Archive pour la catégorie ‘Retraite’

Du pourquoi et du comment…

Mercredi 18 décembre 2013

Oui, je sais, mon blog est en panne depuis un bout de temps… Il faut dire que mon dernier billet n’avait pas été compris dans le sens où je croyais l’avoir écrit… ce qui m’avait fort chagrinée. Je pensais avoir donné des explications « sans parti pris » sur les problèmes entre enseignants et « supérieurs »… cela n’a apparemment pas été le cas, et j’en ai été très mortifiée…

A part ce « couac », il y a aussi la question de la paresse… ou de la procrastination, dont j’ai déjà parlé : pourquoi écrire aujourd’hui le billet que je pourrais aussi bien (encore mieux ?) écrire demain ?…

Et aussi, la question de la retraite…

J’ai commencé en septembre ma 5ème année de « plus prof »… et c’est fou ce que j’ai oublié depuis… Au point que, retournant en novembre au Cross du Collège, les prénoms de collègues côtoyés depuis plus de 10 ans ne me revenaient plus spontanément… J’ai décroché… Je ne suis plus prof… et n’ai pas encore trouvé ma définition de « retraitée »…

Ce qui est particulièrement – et de plus en plus ! – délicat lorsque j’essaie de répondre aux parents me demandant conseil suite aux billets « Comment faire travailler un enfant ? ». Depuis le début, c’est la page la plus consultée (256 fois en janvier 2012… malheureusement, les rapports Google ne me donnent plus l’ »audience » des différentes pages…) et la plus commentée : 66 « commentaires » à ce jour… J’écris « commentaires » entre guillemets, car il s’agit le plus souvent de parents qui exposent l’histoire scolaire de leur enfant et me demandent conseil… Ce n’est pas simple, chaque cas est évidemment unique, je n’ai pas une trousse d’urgence contenant toutes les « bonnes réponses », et j’essaie de faire au mieux, selon les indications données. Cela n’est peut-être pas satisfaisant… car je n’ai reçu qu’une seule fois une réponse à ma réponse…

Cependant, dernièrement, il y a eu deux « vrais » commentaires : celui d’un parent et celui d’un ado. J’aurais aimé que, dès le début, il y ait des discussions à ce sujet, plutôt qu’une demande de conseils, comme si j’étais la mieux placée pour répondre.

Ce n’est évidemment pas le cas… et ce l’est de moins en moins ! Il me semble qu’a priori, les mieux placés pour répondre à cette question sont des personnes qui connaissent l’enfant en question : enseignants, éducateurs, orthophonistes et autres « spécialistes » de l’enfance et de l’adolescence. Je comprends bien l’angoisse des parents (et je l’ai évidemment croisée un certain nombre de fois en 40 ans de métier !)… mais mon angoisse à moi, pour leur répondre, est de plus en plus forte : qui suis-je, de quelles vertus serais-je parée pour avoir LA réponse à des questions que les parents se posent depuis des mois ou des années ?

Tout cela… pour vous expliquer « pourquoi votre fille est muette » (Molière)…

Ces jeunes… ça sait pas !

Mardi 10 janvier 2012

Je lis beaucoup (plus qu’avant la retraite, évidemment !), et vite… J’ai terminé hier Enfant 44, de Tom Rob Smith, scénariste et écrivain anglais. Un « polar » d’un genre un peu particulier, se déroulant dans la Russie du KGB, où la vie n’était pas si facile…

Lecture rapide, donc. Mais il arrive, même lorsqu’on lit vite, qu’une scène, une phrase, un personnage, fasse marquer une pause. c’est ce qui m’est arrivé à la page 153, au début d’un paragraphe sur le personnage principal, Léo :

« Il avait grandi sans robinet d’eau chaude. »

Surprise, je suis retournée au début, pensant que j’avais zappé quelque chose. Mais non : l’histoire se déroule bien en 1953… Et Léo doit bien avoir une trentaine d’années. Il a donc « grandi » entre 1923 et 1943, en gros… Sans eau chaude…

Du coup, je suis retournée voir la petite note sur l’auteur : ah ! né en 1979 ! Comment quelqu’un né en 1979 peut-il savoir qu’il n’y a pas toujours eu l’eau chaude au robinet ???

Je ne « critique » pas, attention ! Je mets seulement le doigt sur le gouffre qui sépare certaines générations. Déjà que les enfants ont du mal à imaginer que leurs parents ou grands-parents n’aient pas eu la télévision quand ils étaient petits… Comment imagineraient-ils qu’ils n’aient pas connu l’eau chaude au robinet dès le berceau ?

Et pourtant…

Je ne sais évidemment pas grand chose des conditions de vie en Russie ou en Angleterre en 1953 (et avant). Elles ne devaient cependant pas être très différentes des conditions de vie en France (enfin… pour l’Angleterre ! En Russie… la vie était moins « confortable », matériellement parlant, sans parler de politique…).

J’ai grandi, moi aussi, sans robinet d’au chaude…

Dans la maison de ma grand-mère, conçue par son mari architecte, il y avait bien, dans le « cabinet de toilette », un lavabo pourvu de 2 robinets : à gauche, CHAUD écrit en rouge ; à droite FROID écrit en bleu… Mais le robinet CHAUD n’était relié à rien… Mon grand-père est mort (en 1933) avant d’avoir pu faire installer un élément aussi moderne… On se lavait donc à l’eau froide… Le samedi, jour du bain des enfants (jamais vu les adultes se baigner ! J’ignore si et comment ils pouvaient faire une toilette « complète » !), une grande marmite posée sur la cuisinière à charbon, parfois une autre sur la cuisinière à gaz, était déversée dans un baquet où les enfants se succédaient, dûment frottés et shampooinés…

Quand, à 10 ans, j’ai habité chez mes parents, l’eau chaude, réservée à la vaisselle ou la lessive, venait de la cuisinière électrique… Mais mon père fréquentait, le dimanche matin, l’établissement de « Bains-Douches », où je découvris non seulement la douche, mais aussi… l’eau sortant chaude du robinet ! On était au début des années 60. Je n’étais pas d’un milieu « pauvre » : ma grand-mère avait sa maison, mes parents avaient acheté un appartement. Mon père était artisan horloger, ma mère employée de bureau. « Français moyens », pourrait-on dire… Mais… on n’avait pas l’eau chaude !

Le premier ballon d’eau chaude, ce fut dans la nouvelle maison, après notre expropriation : en 1967… Il y en avait même deux : un petit dans la cuisine, électrique ; un plus gros dans la salle de bains (avec douche !), à gaz… Mais ce dernier ne dura pas longtemps : ma mère craignant terriblement le gaz… le fit couper !

Vous comprendrez peut-être pourquoi cette phrase du roman me fit arrêter ma lecture…

Je me souviens, étant pensionnaire à Versailles (où nous bénéficiions de douches et d’eau chaude !), que des centaines d’appartements ou de maisons, dans cette ville, n’avaient pas l’eau courante ; d’autres centaines (ou les mêmes ?) ignoraient l’électricité et/ou le gaz… C’était dans les années 60…

Mais comment, pour quelqu’un né « avec l’eau chaude », imaginer un tel état de choses ?

Après cela, on peut toujours gloser sur l’incompréhension entre générations… Mais que des choses si « basiques » pour les jeunes d’aujourd’hui aient été un luxe inimaginable pour celles d’hier… cela explique bien des malentendus…

Nostalgie, quand tu nous tiens…

Mardi 3 janvier 2012

La période s’y prête peut-être (heure des bilans et des résolutions…), mais en fait, c’est le dossier du dernier Nouvel Obs qui m’a replongée dans les années 60…

Sans doute quelques-uns de mes lecteurs et lectrices les ont-ils connues, ces années d’avant le « choc pétrolier »… Pour moi, elles correspondent à ma sortie de l’enfance, collège, école normale catholique, fac et premier poste de prof (MA)… C’est dire qu’elles persistent, par flashes, dans ma mémoire de retraitée…

Pêle-mêle, si je ne fais appel qu’à mes propres souvenirs, ces années m’évoquent Françoise Hardy (« Tous les garçons et les filles… »), Adamo, twist et madison, Gagarine et « On a marché sur la lune », Martin Luther King et Kennedy, la guerre d’Algérie, le Vietnam, mai 68 (!), West Side Story et la Grande Évasion, mon premier électrophone, les cadeaux Bonux, Zappy Max et « Sur le banc », « Non ho l’età » de Gigliola Cinquetti (j’ai déjà dû vous en parler… mais vous pouvez toujours la revoir et l’entendre sur YouTube), le hula hoop, la perruque « Beatles » qu’une de mes condisciples arbora un jour en classe, la suppression de la fête de Ste Catherine ma première année d’internat, due au deuil national en mémoire de John Kennedy, Khrouchtchev tapant sur la table avec sa chaussure, l’invasion de la Tchécoslovaquie, la première bombe française, Che Guevara, le Concorde, le France, le nouveau franc (il y a encore quelques années, je devais reconvertir mentalement les « grosses sommes » en « anciens francs »…), la pilule, la messe en français, Jean XXIII et l’œcuménisme, les math « modernes », Woodstock, Bob Dylan, Graeme Allwright et Michel Polnareff, mon premier magnétophone…

Le dossier du Nouvel Obs cite beaucoup de ces événements et personnes… mais en ajoute bien d’autres, que je n’aurais pas su resituer dans le temps, ou qui m’ont moins marquée… Petits rappels chronologiques :

1960

Indépendance des anciennes colonies africaines de la France. Senghor président du Sénégal. Explosion de la 1ère bombe A française à Reggane. Nouveau franc. Création de l’OPEP. Lancement du « France ». Débuts de Johnny Hallyday. Naissance de Hara Kiri. Construction de Brasilia. Fondation de l’OuLiPo autour de Raymond Queneau. La Dolce Vita, de Fellini. 1er concert des Beatles, à Hambourg.

1961

Les troupes américaines à la baie des Cochons, à Cuba. Procès d’Eichmann à Jérusalem. Construction du Mur de Berlin. Ouverture de l’aéroport d’Orly. Gagarine premier homme de l’espace. West Side Story. Le Robot Marie de Moulinex.

1962

Référendum sur l’indépendance de l’Algérie. Accords d’Evian. Première visite officielle du chancelier Adenauer en France. James Meredith : le 1er Noir américain à entrer à l’Université du Mississipi. Lancement du magazine « Salut les copains ». Concile Vatican II et abandon de la messe en latin.

1963

Assassinat de John Kennedy. Grève des mineurs français pendant plusieurs mois. Le Mépris, de J.-L. Godard. Invention du mot « yéyé ». Téléphone rouge entre Moscou et Washington. Mort de Jean XXIII.

1964

Le Civil Rights Act interdit toute discrimination raciale dans les lieux publics aux USA. Nelson Mandela condamné à la prison à perpétuité. Le monokini apparaît à Saint Tropez. Cassius Clay champion du monde. Eric Tabarly gagne la Transat anglaise. Les Mots, de Jean-Paul Sartre. Dernier Tour de France remporté par Jacques Anquetil. Inauguration du plafond de l’Opéra peint par Chagall.

1965

Réélection de De Gaulle. Enlèvement de Ben Barka. « Satisfaction », des Rolling Stones. Le folk arrive en France : Dylan, Joan Baez… Les Choses, de Pérec.

1966

Révolution culturelle en Chine. 1ère communauté hippie en Californie. Inauguration de l’usine marémotrice de la Rance. Un homme et une femme, de Lelouch. Le Mini-K7.

1967

Bombardements américains sur le Vietnam du Nord. Guerre et famine au Biafra. Putsch des colonels en Grèce. Guerre des 6 jours d’Israël. Exécution de Che Guevara. Lancement de la Carte Bleue. Loi Neuwirth autorisant la pilule comme contraceptif. Marée noire en Bretagne : le « Torrey Canyon ». 1ère greffe du cœur par le professeur Barnard. Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez. Exposition de Toutankhamon.

1968

Mai 68. Bataille de Saïgon. Pourparlers de paix au Vietnam (à Paris). Invasion de la Tchécoslovaquie et fin du « Printemps de Prague ». Assassinat de Martin Luther King. Premier détournement d’avion (par le Front populaire de Libération de la Palestine). Les Shadoks à la télévision. A Mexico, 2 athlètes noirs sur le podium olympique lèvent un poing ganté de noir pendant l’hymne américain. 3 médailles d’or pour Jean-Claude Killy aux JO d’hiver de Grenoble. Le Pavillon des cancéreux, de Soljenitsyne. L’Odyssée de l’espace, de S. Kubrick.

1969

Démission de De Gaulle. Yasser Arafat à la tête de l’OLP. Affrontements entre catholiques et protestants en Irlande du Nord. 4ème semaine de congés payés pour les Français. Premier vol du Concorde. Woodstock. Assassinat de Sharon Tate par des membres de la secte de Charles Manson. Premiers pas sur la Lune. Z, de Costa Gavras.

Voilà pour rafraîchir vos souvenirs… ou vos connaissances !

Rentrée…

Jeudi 1 septembre 2011

Demain, rentrée des profs… Troisième rentrée à laquelle je ne participerai pas…

Loin de moi l’idée de le regretter. D’abord, j’ai eu, à 57 ans, un choix à faire : m’engager à partir à la retraite à 60 ans pour bénéficier des 3 années de « cessation progressive d’activité ». Ces trois dernières années ont presque été idylliques : plus que 3 classes (2 la dernière année) au lieu des 4 que je n’avais jamais réussi à « digérer », et donc retour à des rapports plus approfondis avec les élèves ; et la chance d’avoir une équipe « administrative » avec laquelle je me sentais « en phase »… chose que je n’aurais jamais crue possible ! J’aurais eu bien du mal à me retrouver avec une équipe plus… « classique » à la rentrée suivante !

Ensuite… eh bien, les changements apportés depuis dans l’Éducation dite Nationale m’ont confirmée dans mon choix… Trop de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord… et plus l’envie de me battre contre les moulins à vent… C’est ça aussi, la vieillesse, parfois…

Il n’en reste pas moins vrai que 40 rentrées scolaires marquent une vie… Si j’oublie les dates de « petites vacances », qui ne signifient plus rien pour moi, il m’est bien difficile d’oublier pareillement la date de la Rentrée…

La première prise de contacts avec les classes est un moment difficile, que j’ai toujours abordé avec confiance, certes… mais aussi appréhension… S’il est faux de dire que « tout est joué » lors de cette première rencontre, il faut avouer qu’elle est très importante : une erreur d’appréciation du « public » tout neuf conduira forcément à des réajustements pas toujours évidents. Enfants et ados ont tendance à un jugement rapide, basé sur ce qu’ont pu leur dire les « anciens » et sur leurs réactions personnelles : s’ils « décident », dès la première heure, que vous êtes « dur », « sévère », « cool », « gnangnan », « vieux jeu » ou je ne sais quoi d’autre, il importe de rectifier rapidement le tir, avant que ces épithètes ne vous collent à la peau et faussent vos rapports avec eux. De même, si vous avez réussi à capter leur attention et leur confiance à la première heure, il vous faudra être attentif à ne pas les décevoir par la suite… L’enseignement, à mon sens, n’est possible que dans un climat de confiance respective (et respectueuse ! pas questions de confidences ici !).

A tous mes collègues qui se préparent à ce difficile exercice, je souhaite, du fond du cœur :

Bonne Rentrée !

Referendum pour les retraites

Samedi 20 novembre 2010

Vous avez peut-être reçu, comme moi, un appel relayé par des amis pour signer une pétition demandant l’organisation d’un referendum sur les retraites.

Cette pétition, lancée par l’hebdomadaire Politis, se trouve ici.

Pour connaître les motivations de l’hebdomadaire, vous pouvez lire l’article
Retraites : signez l’appel à référendum ! du vendredi 12 novembre 2010

Et pour suivre l’évolution de cette pétition :

190 000 signatures pour un référendum ! du jeudi 18 novembre 2010

Pourquoi signer ? Un journaliste d’Agora Vox l’explique.

Dans les courriels que j’ai reçus, il est fait mention de l’article 11 de la Constitution :

« Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.  »

Mais… léger détail : on a oublié de mentionner la phrase qui suit ! Et qui montre bien que nos législateurs se sont protégés contre les éventuelles oppositions des Français :

« Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an. » (c’est moi qui souligne)

Or… c’est bien le cas !

« JORF n°0261 du 10 novembre 2010 page 20034
texte n° 1

LOI
LOI n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites (1) »

Quel que soit le nombre des signataires, inutile donc d’espérer que notre Président cèdera à la pression d’une pétition…

Ce qui n’empêche pas que le nombre de signataires sera significatif aux yeux du gouvernement… et qu’on pourra faire valoir notre pétition… dans un an !

Jour de grève

Mardi 12 octobre 2010

Extraits :

suite101.fr

Retraites : les grèves du 12 octobre secteur par secteur

6 oct. 2010 Thierry de Cabarrus
Ce sera un nouveau mardi noir. – DR.
Ecoles fermées, trains, bus et métros à l’arrêt. Il faut s’attendre à des débrayages et des manifestations partout en France mardi 12. Voici les prévisions.

Le mardi 12 octobre sera un mardi noir pour les usagers si l’on se fie aux manifestations et aux débrayages qui se préparent dans toute la France. Les jours suivants risquent aussi d’être perturbés au vu des nombreux préavis de grève reconductibles.

En effet, pour la quatrième fois en un mois, les Français descendront dans les rues afin de protester contre la réforme des retraites. Le projet de loi se trouve, pour deux semaines encore, devant les sénateurs et il devrait faire l’objet de quelques amendements.

buzzinfos.org

Grève du 12 : les perturbations dans les transports

Posté par admin le 11 octobre 2010

Dans la journée du 12 octobre, tous les moyens de transports seront touchés par ce mouvement de grève nationale contre la réforme des retraites, cela risque de durer plusieurs jours.
En raison de la grève du mardi 12 Octobre 2010, les bus et tramway seront perturbés à la TAM.

Voici un guide des transports pour la journée de grève du 12 octobre : prévisions, horaires, adresses pour les trains et les métros …

fr.reuters.com

Semaine sous tension dans la bataille sur les retraites

lundi 11 octobre 2010 13h45

Avant cette nouvelle semaine d’action syndicale, soutenue par l’opposition de gauche, les responsables de droite ont multiplié les appels pour éviter une mobilisation massive dans les lycées, où la contestation s’est accrue la semaine dernière.

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a dénoncé « l’irresponsabilité de personnes qui veulent mettre les lycéens en danger ».

« Manifester sur la voie publique c’est dangereux », a-t-il souligné sur France Info. « Les lycéens n’ont rien à faire dans la rue », a renchéri le chef des députés UMP, Jean-François Copé, dimanche sur Radio J.

La CGT appelle à la grève reconductible dans les ports

lundi 11 octobre 2010 15h59

PARIS (Reuters) – La CGT Ports et Docks a lancé lundi un appel à la grève reconductible dans tous les ports de France à partir de mardi pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

Le syndicat appelle à une intensification du rythme des mobilisations « pour faire renoncer le gouvernement » sur le contenu du texte actuellement débattu au Sénat.

« De façon à couvrir l’ensemble de ses branches corporantes (propreté, manutention ferroviaire et aéroportuaire, mareyage, le transport fluvial, les ports de plaisance et maritimes), la Fédération nationale des ports et docks CGT dépose aujourd’hui (lundi) un préavis de grève reconductible », dit-il dans un communiqué.

Trafic conforme aux prévisions à la SNCF et à la RATP

mardi 12 octobre 2010 08h30

PARIS (Reuters) – Le trafic à la SNCF et dans les transports en commun parisiens était conforme aux prévisions mardi à l’occasion de la journée d’action nationale contre la réforme des retraites.

Les sept fédérations de cheminots (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT-Fgaac, FO, CFTC, CFE-CGC) ont entériné le principe d’une grève reconductible à partir de lundi soir.

« Le plan de transports est tenu », a déclaré mardi matin une porte-parole de l’entreprise.

La SNCF prévoit en moyenne un TGV et un Corail sur trois, quatre TER et Transilien sur dix et huit Thalys sur dix. Le trafic Eurostar devrait être normal.

L’opposition à la réforme des retraites durcit le ton

mardi 12 octobre 2010 07h06

PARIS (Reuters) – La France s’apprête mardi à vivre au ralenti avec un durcissement attendu de l’opposition au projet de réforme des retraites.

Cette nouvelle journée de grèves et de manifestations, que les syndicats espèrent plus intense que les précédentes, est « l’un des dernières occasions de faire changer le projet de réforme du gouvernement », selon les mots du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

La CGT annonce 244 manifestations à travers la France, contre 230 lors de la journée du 2 octobre et 232 le 23 septembre. Fait nouveau depuis le début de la contestation, certains secteurs prévoient des mouvements illimités ou reconductibles, les décisions étant prises chaque jour en assemblée générale.

Selon un sondage Ipsos pour Europe 1, une large majorité de Français estiment que les grèves dureront en fait plusieurs jours. La semaine s’annonce capitale pour les opposants à la réforme avec une autre journée de manifestations prévue samedi.
[...]
Le Sénat a adopté lundi soir l’article 6 de la réforme qui repousse de 65 à 67 ans l’âge permettant d’obtenir une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Les sénateurs avaient voté vendredi le volet le plus important du texte, le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite.

Le Sénat repousse de 65 à 67 ans le départ sans décote

lundi 11 octobre 2010 21h51

PARIS (Reuters) – Le Sénat a adopté lundi par 174 voix contre 159 l’article 6 de la réforme des retraites qui repousse de 65 à 67 ans l’âge permettant d’obtenir une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

« Vous êtes dans une posture qui est idéologique », a dit Eric Woerth, le ministre du Travail, en réponse aux vives critiques des orateurs de l’opposition.

Le « bouclier fiscal », boulet électoral pour le gouvernement

lundi 11 octobre 2010 21h40

(…) supprimer avant la présidentielle l’impôt hautement symbolique qu’est l’ISF serait « suicidaire », soulignent des sources gouvernementales et proches de la direction de l’UMP.

Le gouvernement pourrait donc se contenter, dans le budget 2012, de sortir la résidence principale de l’assiette de l’ISF en contrepartie de l’abrogation du bouclier fiscal ou au moins de son aménagement.

La suppression de l’ISF, qui rapporte plus de 3,2 milliards d’euros par an à l’Etat alors que le bouclier fiscal représente un manque à gagner de 700 millions, pose aussi un problème : où trouver les 2,5 milliards manquants ?

presse-du-web.com

Grève 12 octobre : les enseignants dans la rue

By Daniel, 12 octobre 2010

Pour cette journée du 12 octobre il y aura une mobilisation importante des enseignants du premier degré en ce qui concerne la lutte sur la réforme des retraites.

lefigaro.fr

30% d’annulations à Roissy, 50% à Orly

AFP
12/10/2010 | Mise à jour : 09:30
A l’aéroport de Roissy, 30% des vols étaient annulés, et à Orly 50%, conformément aux prévisions de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la journée interprofessionnelle sur les retraites.

challenges.fr

La grève du mardi 12 octobre secteur par secteur

Alors que les salariés en grève pour défendre les retraites décideront pour la plupart mercredi, au lendemain de la journée de mobilisation du mardi 12 octobre, de la reconduction du mouvement, que ce soit sous forme de grève ou d’autres actions, voici les principaux appels à la grève secteur par secteur.

Journée de mobilisation contre la réforme des retraites

L’intersyndicale appelle à son quatrième mouvement contre la réforme des retraites et table sur une démonstration de force, la mobilisation pouvant être prolongée par des grèves reconductibles.

Un mouvement plus puissant

Forts d’un soutien de l’opinion – selon BVA et CSA, 66% des Français sont favorables à un durcissement des actions et 69% soutiennent les syndicats – et à l’appui des nombreux préavis de grèves, dont certaines reconductibles, les syndicats tablent sur une forte mobilisation, avec 244 défilés prévus.

lalsace.fr

Haut-Rhin : près de 40% des enseignants du primaire en grève demain, selon le SNUipp

Entre 30 et 40 % des enseignants des écoles primaires du Haut-Rhin seront en grève demain mardi 12 octobre à l’occasion de la journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, selon les estimations diffusées aujourd’hui par le SNUipp-FSU 68.

Un syndicat de police conteste le comptage des manifestants

mardi 12 octobre 2010 16h47

PARIS (Reuters) – Le syndicat Unité SGP police s’élève mardi contre le chiffrage par les autorités du nombre des manifestants contre la réforme des retraites, en particulier à Marseille où l’écart est de un à dix.

Dans un communiqué, il estime que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône « s’épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s’amplifie. »

La manifestation à Marseille mardi a réuni 230.000 personnes selon les syndicats, 24.500 selon la police, une différence déjà observée lors des précédents défilés à Marseille et qui a suscité de nombreux commentaires ironiques.

L’opposition à la réforme des retraites se radicalise

mardi 12 octobre 2010 15h57

« Je le dis très solennellement à cette heure devant l’Assemblée nationale, nous sommes décidés à mener cette réforme à son terme », a déclaré François Fillon lors des questions d’actualité au Palais-Bourbon.

Revenir sur la retraite à 62 ans serait « une folie économique et une catastrophe sociale », a ajouté le Premier ministre.

Le gouvernement parle d’une mobilisation en hausse à la mi-journée, avec environ 500.000 manifestants, contre 380.000 à la même heure le 2 octobre, selon le ministère de l’Intérieur.

Les syndicats évoquent un nombre de manifestants plus important que lors de toutes les précédentes journées d’action, qui avaient réuni selon eux jusqu’à trois millions de personnes.

Dans les transports, les sept fédérations de cheminots ont entériné le principe d’une grève reconductible et des perturbations importantes avaient lieu à la SNCF de même que dans les transports urbains, notamment à Paris.

Le taux de grévistes annoncé par la direction de la SNCF est de 40,4%, en hausse de 3,3 points par rapport au 23 septembre.

Le trafic aérien était lui aussi perturbé, dans une mesure similaire à celle des journées précédentes de grève, avec par exemple une réduction de 50% des vols à l’aéroport d’Orly et de 30% à Roissy-Charles de Gaulle.

Dans l’énergie, la CGT a déposé un préavis de grève illimitée dans les secteurs du gaz et de l’électricité qui pourrait engendrer des débrayages chez EDF et GDF Suez, des baisses de charges et des coupures ciblées.

Les salariés de huit des douze raffineries françaises sont en grève et des pénuries locales pourraient intervenir.

Grève du 12 octobre: suivez la journée de mobilisation en direct

17h00: Grosse mobilisation à Nice
Grosse mobilisation dans la capitale azuréenne, où le cortège est parti à 14h de Masséna après un pique-nique géant sur la place. Selon la police, ils étaient 8.100, soit plus que le samedi 2 octobre (7.900). Un chiffre qui contraste fortement avec celui des syndicats (entre 15.000 et 25.000, certains avançant même jusqu’à plus de 35.000 personnes) mais qui reste le plus gros jamais délivré par les autorités pour les manifestations niçoises anti-réforme des retraites.

16h45: Entre 8.000 et 25.000 personnes à Strasbourg

16h29: 10.000 manifestants à Bourges

15h50: 330.000 personnes à Paris

15h30: Nouvelle journée d’action jeudi à Toulouse

15h20: 20.000 personnes à Cherbourg

14h58: Les sénateurs de gauche vont manifester
Alors que le texte sur les retraites est examiné au Sénat, les débats ont été suspendus 30 minutes pour permettre aux élus de gauche de manifester, alors que le cortège passe à proximité.

14h50: Mobilisation des lycées à Lyon

14h40: Ça augmente aussi à Saint-Brieuc
D’après la police, il y a 12.000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la ville bretonne, 40.000 selon les syndicats et 18.000 selon Ouest-France.

14h33: A Grenoble aussi, la mobilisation est en hausse
Entre 14.000 (selon la préfecture) et 72.000 personnes (selon les syndicats)

14h19: A Lyon, le nombre de manifestants s’élevait à 18.500 selon la police et 47.000 selon la CGT

14h16: Record de 22.000 à 60.000 manifestants à Rennes

14h09: 28.000 personnes à Clermont-Ferrand

13h56: La Tour Eiffel en grève
Les salariés de la tour Eiffel devraient se retrouver en grève cet après-midi.

13h21: 500.000 manifestants à la mi-journée
D’après le ministère de l’Intérieur, il y a «environ 500.000» manifestants en France à la mi-journée, soit une «participation légèrement supérieure» à celle du 2 octobre à mi-journée, «due à la forte présence de lycéens».

17h03: La police aurait compté 100.000 personnes à Marseille
Selon les informations recueillies par Europe 1, les policiers auraient compté au moins 100.000 manifestants dans les rues de Marseille ce mardi, bien loin des 24.500 annoncés officiellement.

Les profs encore en grève !

Lundi 6 septembre 2010

Ben oui, encore une grève ! Plus exceptionnel : dès la rentrée. Encore plus exceptionnel : grève de 2 jours ! Aujourd’hui pour la défense de l’École publique, demain pour la défense des retraites.

Je me contenterai aujourd’hui de reproduire ici le modèle de lettre aux parents du SNES.

Parce que les réformes entreprises visent à la destruction de notre École (et, plus largement, de nos services publics).
Parce que je ne peux pas accepter qu’on lance sans formation des milliers de jeunes dans des classes.
Parce que les « économies » ne visent que le moment présent, sans prévoir aucunement le prix qui sera à payer dans 15 ou 20 ans pour tous les élèves qui n’auront pas pu, dans des classes de 30, 40 ou plus, accéder à un métier, une situation, un avenir.
Parce que, bien que retraitée, je ne peux me sentir étrangère à ce mouvement de protestation, que j’espère fort et significatif.

Madame, Monsieur,

L’École publique traverse aujourd’hui une période difficile tant au niveau des moyens qui lui sont alloués qu’à celui des missions qui lui sont confiées.

Sous couvert d’une diminution des dépenses publiques, décidée sans prise en compte du rôle social et économique du service public dans l’émergence d’une société plus juste et plus égalitaire, le ministre de l’Éducation nationale réduit l’offre de formation, dégrade les conditions de travail des élèves et des personnels, détruit la formation professionnelle des enseignants, abandonne les jeunes des catégories les plus défavorisées à un avenir précaire. Les conséquences les plus violentes de cette politique sont le désengagement de l’État qui renvoie aux collectivités locales des responsabilités coûteuses qu’il ne veut plus assumer, et l’aggravation des inégalités entre les établissements et entre les élèves.

Ainsi dans (nom de l’établissement), les conditions de vie et d’étude se sont dégradées: donner quelques éléments significatifs (postes, options, dispositifs d’aides et de soutien supprimés, augmentation des effectifs par classe, remplacements non effectués…).

Les personnels ne peuvent se résoudre à cette situation qui les empêche d’exercer leur mission et remet en cause l’idéal démocratique et égalitaire qui les anime.

Porteurs d’un autre projet pour les jeunes qui leur sont confiés, vos enfants, ils interpellent depuis des mois leur administration et leur ministre, sans succès. Pire, les seules réponses à leurs interrogations, préoccupations ou revendications sont le plus souvent marquées du sceau du mépris pour leur travail et leur engagement professionnel, et accélèrent encore le processus de destruction du service public d’éducation.

Dans le même temps le projet de réforme des retraites procède de la même vision de la société : protéger les plus favorisés et faire payer aux moins riches, aux plus défavorisés, aux plus fragiles les conséquences sociales et économiques d’une crise financière provoquée par l’appétit sans frein des spéculateurs.

Décider de cesser le travail est toujours un choix difficile parce qu’il implique une désorganisation de l’établissement et des contraintes pour les familles, mais aussi à cause de ses conséquences financières pour les personnels qui se voient retirer une journée de salaire.

Mais face à une telle situation, les personnels n’ont pas d’autres recours que l’appel à la grève.

Ils seront en grève le lundi 6 septembre dans les collèges et les lycées pour revendiquer une autre politique éducative et l’abandon des réformes en cours.

Ils seront en grève le mardi 7 septembre et participeront aux manifestations aux côtés de l’ensemble des salariés pour exiger l’abandon du projet de réforme des retraites et obtenir une réforme des retraites plus juste.

Les personnels du (nom de l’établissement)

Lentraite

Mercredi 25 novembre 2009

Je viens de finir le dernier roman de Tahar Ben Jelloun, Au pays.

Mohammed est un Marocain qui vit en France depuis 40 ans. Sa femme l’a rejoint, plusieurs de leurs enfants sont nés en France. Un « beau » jour (pas vraiment « beau » pour lui), il apprend qu’il est à la retraite, lentraite, comme il dit.

Cet homme droit et juste, qui n’a eu comme occupation que le travail et les prières (c’est un musulman très pieux) voit son univers s’écrouler : comment vivre sans travailler ? Que faire de ce temps « donné » ? Ses enfants sont presque tous partis, ils ont « fait leur vie », pas forcément comme le concevait Mohammed, qui n’a jamais su leur parler vraiment. Ils sont Français, ont adopté depuis longtemps les us et coutumes français : qu’ont-ils encore de commun avec lui ? Depuis longtemps, ils ne viennent plus au bled avec lui chaque été : passés les premiers jours, ils s’y ennuyaient…

Mohammed revoit sa vie, par bribes désordonnées : il ne comprend pas. Il ne voit pas comment vivre désormais.

Jusqu’à ce qu’il se trouve un but : retourner au bled, et construire, pour lui et toute sa famille, une grande maison qui accueillera tout le monde…

* * *

Impossible, évidemment, de ne pas me « projeter » plus ou moins dans ce roman… ne serait-ce que pour me rappeler toutes les chances que j’ai eues, que n’a pas eues Mohammed…

Les plus évidentes : je suis dans mon pays, j’en parle la langue, je sais lire et écrire.

J’avoue que, pendant très longtemps, mon métier a été le centre de ma vie, de mes occupations, de mes pensées. Mais j’ai toujours eu la lecture pour m’en évader, ne serait-ce que le temps d’un livre… Parfois, aussi, j’ai écrit : poèmes, nouvelles, et même roman… J’ai eu aussi quelques activités manuelles : couture, tricot, tissage, jardinage… bricolage, même !

Et, petit à petit, d’autres occupations sont venues s’ajouter : l’informatique, la création d’images sur ordinateur, la généalogie. Je savais qu’il y avait, quelque part devant moi, cette période où mon métier me lâcherait : il ne fallait surtout pas que ce moment me laisse nue, désemparée…

Je n’étais cependant pas pressée de prendre ma retraite. Mais j’enviais les collègues en « cessation progressive d’activité » (CPA pour les intimes) qui avaient beaucoup moins d’heures… et surtout : moins de classes ! Or, je n’ai jamais réussi à m’adapter aux 4 classes (2 à mes débuts, puis 3, puis 4) : impossible de m’investir de la même façon, de suivre les enfants individuellement… Aussi rêvais-je de cette CPA miraculeuse qui me ferait retrouver mon enthousiasme, ma disponibilité « d’avant »…

Quand l’heure de la CPA a sonné, ses conditions avaient bien changé… Mais ce qui primait pour moi, c’était 3 classes au lieu de 4… Je m’y suis donc engagée, sachant que la retraite sonnerait obligatoirement 3 ans plus tard.

L’année dernière, j’ai ouvert mon blog, pour m’aider à réaliser (rendre réelle) cette cessation totale d’activité, cette fin de ma vie de prof, à qui j’avais tant donné, de qui j’avais tant reçu…

Et voilà :je suis à la retraite…

Pour le moment, je me sens surtout « en vacances »… comme beaucoup de gens que je connais : ils ont vécu une bonne partie de leur première année comme des vacances…

Mais je n’ai pas, comme Mohammed, besoin de m’interroger sur comment passer mon temps : il passe tout seul, et tout aussi vite qu’avant ! Mes activités « annexes » sont devenues centrales, et voilà tout…

Quant à l’avenir… je verrai plus tard…

La non-rentrée

Mercredi 2 septembre 2009

Je n’aurai pas tout à fait tenu le pari d’un billet par jour, depuis le 1er septembre 2008 : 339 seulement. Vacances, jours sans connexion… et déménagement ! Tout de même : 148 342 mots, assure mon petit logiciel (ywriter 5)… Faut croire que les gens qui me traitent de bavarde n’ont pas entièrement tort…

Hier, donc, j’ai fait ma non-rentrée au collège… D’abord, il fallait que j’aille rendre à l’ouvrier qui me les avait gentiment prêtés son diable (qui a beaucoup servi !) et sa « planche à roulettes » (j’ai oublié le nom de cet instrument fort utile… mais dont nous n’avons pas su nous servir). Ensuite… ensuite, pourquoi ne pas y aller justement le jour de la pré-rentrée, et en profiter pour dire bonjour à mes ex-collègues ?

Traditionnellement, depuis plusieurs années, nous commençons par un café (ou thé, jus de fruits…) accompagné de mini-viennoiseries fort sympathiques. J’ai espéré – à juste titre – que la nouvelle direction n’aurait pas déjà changé cet agréable dispositif.

Accueil étonné : « Mais qu’est-ce que tu fais là ? ». Sympa, les collègues ! De quoi me donner envie de rentrer illico presto à la maison !

Mais non, je plaisante ! Normal qu’ils aient été surpris, après tout ! Une qui n’a pas été surprise, c’est une femme de service qui doit être là depuis aussi longtemps que moi, ou à peu près, et qui m’avait généreusement fournie en cartons, fort utiles pour le déménagement ! On a bavardé ensemble un petit moment…

Je comptais vaguement me présenter à la nouvelle direction (histoire qu’ils ne croient pas que j’étais une passante affamée)… mais je n’ai aperçu qu’assez tard deux messieurs en costume-cravate qui discutaient avec le CPE. Pas question de les déranger, évidemment ! Et quand ils ont bougé du coin retiré où ils se trouvaient, ils se sont dirigés vers l’autel, se préparant à la grand-messe…

Nous appelons « grand-messe », dans notre jargon, ces longs « discours » qui commencent la journée : bilans, présentations, nouveautés, rappels, instructions… Cela dure entre une et deux heures, le plus souvent, pendant lesquelles les profs écoutent… mais aussi échangent quelques mots avec leurs voisins… et trépignent de plus en plus, impatients d’avoir – enfin ! – leurs EMPLOIS DU TEMPS ! Aurai-je mon lundi ? J’espère que je n’aurai pas de 5èmes ! Si je me retrouve encore avec X…, je craque !

Sortie de la « salle à manger » (ça fait mieux que « cantine » !) pour en griller une avec les collègues fumeurs. Qui s’inquiètent, évidemment, de savoir si on les laissera fumer dans le « coin-poubelles » à l’abri des regards des élèves (mais pas de la pluie…), ou s’ils devront sortir de l’enceinte du collège. Une bien-renseignée apporte cette information : le nouveau principal fume. Ouf ! On peut espérer…

« On n’a pas été accueilli », regrette une collègue.

- Évidemment, ils sont nouveaux, ils ne connaissent personne !

- Il y a 3 ans, Mmes X et Y ne connaissaient personne non plus. Mais elles étaient à l’entrée pour nous accueillir !

- Et même : elles avaient dû étudier nos fiches, car elles m’ont tout de suite appelée par mon nom !  »

Eh oui… Il va y avoir quelques changements… D’abord, c’est la première fois que ce collège est nanti d’UN principal… Quelques adjoints sont passés (rapidement), mais pas de principal… si l’on excepte l’intérim qu’avait assuré le principal d’un collège voisin pendant une année… Intérim qui ne s’était d’ailleurs pas très bien passé…

Bien contente d’avoir terminé avec une super-équipe « administrative »… et de ne pas devoir à nouveau me préparer à des conflits !

Bon courage, collègues !

1er septembre 2009

Mardi 1 septembre 2009

Retraite An 1

Jour J