Archive for the ‘Gestion mentale’ Category

Referendum pour l’Ecole ?

mercredi, novembre 5th, 2008

Avez-vous déjà entendu parler de SOS Éducation ? J’ai reçu d’eux, il y a plusieurs années, un courriel, qui m’a incitée à aller visiter leur site. Ma religion a été faite très rapidement : en gros, l’école d’autrefois était parfaite, et celle d’aujourd’hui est totalement décadente, voire pernicieuse ; cela étant dû principalement aux "patrons" (?) des syndicats d’enseignants…

Ma soeur vient de recevoir (pourquoi est-elle sur leur liste ? Elle n’en sait rien, pas plus que je ne sais pourquoi j’avais reçu un courriel il y a quelques années… Achat de fichiers, sans doute…) un courrier l’invitant à se prononcer dans un "Referendum national pour l’Ecole". Dont elle m’a fait cadeau, pensant que j’y trouverais matière à réflexion pour mon blog…

Ce courrier de 4 pages est effectivement riche de sujets de réflexion… Quelques "morceaux choisis" :

"Avec ses 65 000 membres actifs, SOS Éducation est de loin la plus puissante association indépendante dans le débat sur l’école ; nous avons remporté de nombreuses victoires, la dernière en date concernant la lutte contre la méthode globale."

Effectivement, voilà qui est intéressant : la victoire contre une méthode qui n’a, quoi qu’on en dise, jamais été pratiquée en France (à part peut-être par quelques instituteurs très isolés, dans les années 60), vaut son pesant d’or.

Qu’on me permette de revenir ici sur cette grave question, cette méthode "contre nature" qui aurait entraîné des générations de mauvais lecteurs et de nuls en orthographe…

Le principe directeur de la méthode globale était qu’un enfant n’apprend à lire que s’il en a "envie". Pour lui en donner l’envie, le maître partait d’une petite "discussion" avec les enfants, et écrivait au tableau une phrase qui reprenait un des thèmes de la "discussion". Par exemple (c’est un exemple sorti de mon imagination, pas d’un "manuel") : "Coralie a vu son grand-père hier". Les enfants apprenaient à identifier "globalement" (d’où le nom…) les mots et la phrase. Par une étude judicieusement choisie de phrases, les enfants identifiaient de plus en plus de mots, et apprenaient peu à peu à lire.

Je connais (trop) bien l’argument : "Mon fils/ma fille répétait la phrase, mais il/elle était incapable de la reconnaître.

On arrive là au sujet dont j’ai déjà parlé : la gestion mentale. L’enfant "auditif" a effectivement retenu la phrase… mais n’a pas "codé" visuellement ses éléments. Il la répète donc, ou une autre des jours précédents, sans la lire, effectivement. Mais… le même élève réagira de la même façon avec une méthode syllabique : il ne "codera" pas plus les lettres et les syllabes que les mots…

La méthode généralement appliquée en France est la méthode "mixte" : on part effectivement d’une phrase (mais généralement d’un manuel, pas des enfants), et on décompose ensuite les mots en syllabes et en lettres. Cette méthode ne résout pas davantage le problème de l’élève "auditif"… qui continue à avoir des difficultés avec l’apprentissage de la lecture, puis avec l’orthographe… Elle est cependant intéressante, car motivante pour les enfants : lecture et écriture prennent un "sens".

Je reviendrai sans doute demain sur cette lettre… qui mérite quelques autres réflexions…

Referendum pour l’Ecole ?

mercredi, novembre 5th, 2008

Avez-vous déjà entendu parler de SOS Éducation ? J’ai reçu d’eux, il y a plusieurs années, un courriel, qui m’a incitée à aller visiter leur site. Ma religion a été faite très rapidement : en gros, l’école d’autrefois était parfaite, et celle d’aujourd’hui est totalement décadente, voire pernicieuse ; cela étant dû principalement aux "patrons" (?) des syndicats d’enseignants…

Ma soeur vient de recevoir (pourquoi est-elle sur leur liste ? Elle n’en sait rien, pas plus que je ne sais pourquoi j’avais reçu un courriel il y a quelques années… Achat de fichiers, sans doute…) un courrier l’invitant à se prononcer dans un "Referendum national pour l’Ecole". Dont elle m’a fait cadeau, pensant que j’y trouverais matière à réflexion pour mon blog…

Ce courrier de 4 pages est effectivement riche de sujets de réflexion… Quelques "morceaux choisis" :

"Avec ses 65 000 membres actifs, SOS Éducation est de loin la plus puissante association indépendante dans le débat sur l’école ; nous avons remporté de nombreuses victoires, la dernière en date concernant la lutte contre la méthode globale."

Effectivement, voilà qui est intéressant : la victoire contre une méthode qui n’a, quoi qu’on en dise, jamais été pratiquée en France (à part peut-être par quelques instituteurs très isolés, dans les années 60), vaut son pesant d’or.

Qu’on me permette de revenir ici sur cette grave question, cette méthode "contre nature" qui aurait entraîné des générations de mauvais lecteurs et de nuls en orthographe…

Le principe directeur de la méthode globale était qu’un enfant n’apprend à lire que s’il en a "envie". Pour lui en donner l’envie, le maître partait d’une petite "discussion" avec les enfants, et écrivait au tableau une phrase qui reprenait un des thèmes de la "discussion". Par exemple (c’est un exemple sorti de mon imagination, pas d’un "manuel") : "Coralie a vu son grand-père hier". Les enfants apprenaient à identifier "globalement" (d’où le nom…) les mots et la phrase. Par une étude judicieusement choisie de phrases, les enfants identifiaient de plus en plus de mots, et apprenaient peu à peu à lire.

Je connais (trop) bien l’argument : "Mon fils/ma fille répétait la phrase, mais il/elle était incapable de la reconnaître.

On arrive là au sujet dont j’ai déjà parlé : la gestion mentale. L’enfant "auditif" a effectivement retenu la phrase… mais n’a pas "codé" visuellement ses éléments. Il la répète donc, ou une autre des jours précédents, sans la lire, effectivement. Mais… le même élève réagira de la même façon avec une méthode syllabique : il ne "codera" pas plus les lettres et les syllabes que les mots…

La méthode généralement appliquée en France est la méthode "mixte" : on part effectivement d’une phrase (mais généralement d’un manuel, pas des enfants), et on décompose ensuite les mots en syllabes et en lettres. Cette méthode ne résout pas davantage le problème de l’élève "auditif"… qui continue à avoir des difficultés avec l’apprentissage de la lecture, puis avec l’orthographe… Elle est cependant intéressante, car motivante pour les enfants : lecture et écriture prennent un "sens".

Je reviendrai sans doute demain sur cette lettre… qui mérite quelques autres réflexions…

Gestion mentale, orthographe et lecture

dimanche, septembre 21st, 2008

Un jour, je reçus la visite d’un ancien élève : je l’avais eu quelques années plus tôt en 5ème (c’était bien avant mon stage de gestion mentale), et son niveau en orthographe était assez dramatique à l’époque. Quand il vint me voir (je crois qu’il avait une vingtaine d’années), il avait un sérieux problème : pour le métier qu’il voulait faire, il y avait un examen… où 0 en dictée était éliminatoire! Il me demanda si je pouvais l’aider…

Il fit preuve de beaucoup de courage : il venait une fois par semaine après son travail pour 2 heures intensives d’orthographe. Un éditeur avait alors sorti un manuel qui s’appuyait sur la gestion mentale : Les gestes de l’orthographe 6ème-5ème, je crois. Je me servis largement de ce manuel pour établir mon programme, et surtout trouver des idées d’exercices (malheureusement, il était truffé d’erreurs, donc inutilisable en classe, et, à ma connaissance, il n’y eut jamais de réédition ni de suite).

Notre collaboration dura au moins un an, peut-être plus. Mais le résultat ne fut pas immédiat… Il eut encore 0 à sa dictée d’examen à la fin de l’année.

Par contre, je fus très surprise le jour où il m’annonça : "Tu sais, en 5ème, tu nous avais donné à lire Tartarin de Tarascon; je ne l’avais jamais lu. Là, je l’ai lu : mais il est très drôle, ce livre!"

Nous avions déjà parlé de la lecture : il ne lisait que des articles de journaux, les romans étaient trop longs, il s’y perdait. Et là, d’un seul coup, il s’était mis à lire un roman entier!

Si les exercices de visualisation ne l’avaient pas amené à éviter le fatidique zéro, ils lui avaient du moins facilité la lecture! C’est même lui qui m’apporta un jour Comment j’ai mangé mon père, que je ne connaissais pas…

Encore une parenthèse: j’ai compris un jour le problème qui se posait aux "mauvais" lecteurs. Je me remettais mal d’une opération, et restais allongée jour et nuit. Je décidai de "profiter" de ces heures d’inaction pour lire des livres en anglais: j’en avais quelques-uns, mais n’avais jamais réussi à m’y mettre. Je pris tout d’abord un Agatha Christie dont je croyais connaître la traduction (en fait, je ne la connaissais pas…) pour me faciliter les choses. Ce fut l’horreur totale : je lisais "en auditive", me disant les phrases – parfois même leur traduction. C’est très long, presque aussi long que de lire à haute voix. Je ne percevais le sens de la phrase qu’au point final. Quand j’arrivais à la page suivante, j’avais oublié la page précédente. Et quand je reprenais le roman un peu plus tard, je ne savais plus du tout ce qui s’était passé avant. Je compris alors la souffrance de certains de mes élèves, qui se heurtaient aux mêmes difficultés (moins la traduction, en principe), et leur rejet violent quand je leur imposais une lecture.

Il me fallut plusieurs romans pour retrouver mon mode "normal" de lecture (c’est-à-dire "visualiser" les scènes, comme dans un film que je me projetais mentalement). Et même, il m’arriva un jour une chose curieuse: après Agatha Christie, Lewis Carroll et Kipling, j’avais attaqué Narnia. J’en étais peut-être au 5ème tome (il y en avait 7 dans l’édition que je possédais); comme j’allais mieux, je quittais mon lit quelques heures par jour et, ce jour-là, je décidai de retourner dans mon lit continuer les aventures de Narnia. Je m’installai confortablement, ouvris mon livre et… surprise! Je ne comprenais rien…

Cela ne dura pas, bien sûr. J’étais tellement "dans l"histoire" que j’avais oublié qu’elle était en anglais…

Gestion mentale et orthographe

samedi, septembre 20th, 2008

Bien sûr, je me hâtai d’approfondir mes découvertes par des lectures, des discussions avec des collègues… et de les expérimenter en classe, particulièrement en orthographe, puisque maintenant, je disposais d’une "clef"! Encore fallait-il que je trouve comment m’en servir…

Au début, je distribuai aux élèves un questionnaire qui devait les amener à identifier leur mode de fonctionnement (visuel ou auditif); et je les aidai à trouver comment passer d’un mode à l’autre, comment utiliser tel mode pour telle tâche. J’approfondis particulièrement ce travail avec une classe de "5ème en 2 ans" qui se heurtait à de nombreuses difficultés, et dont j’étais professeur principal. Je rencontrais sur l’heure (bien courte!) du déjeuner les élèves qui le souhaitaient et qui me posaient des questions pour comprendre comment apprendre leur leçon de maths ou leur carte de géographie. Nous parvînmes ensemble à trouver parfois des réponses. Pas toujours…

J’abandonnai par la suite cette recherche du mode de fonctionnement de chacun. Sans doute quand une nouvelle réforme nous attribua 4 classes au lieu de 3 en français : utiliser ces données personnelles demandait un investissement dont je n’étais plus capable, compte tenu de la surcharge de travail. Plus de classes, donc moins d’heures dans chaque classe… mais le programme ne s’était pas allégé pour autant, et on (parents, élèves, administration) attendait toujours une quantité "raisonnable" de devoirs de grammaire, explication de textes, orthographe, rédaction… J’avoue que je ne réussis jamais à "me faire" à ces 4 classes, et retrouvai un plus grand plaisir à enseigner quand les "cessation progressive d’activité", préparation à la retraite, m’autorisa à moins d’heures… donc 3 classes au lieu de 4.

Fermons la parenthèse…

Non, finalement, rouvrons-la pour quelques lignes : on entend souvent les gens se plaindre que "le niveau baisse" (je reviendrai peut-être sur ce sujet une autre fois…). Mais, en français, j’ai fait un petit calcul : si on compare les horaires obligatoires en français au collège de 1969 et 2008, la différence équivaut à peu près à une année. Oui, les élèves qui sortent du collège aujourd’hui au bout de 4 ans ont eu autant d’heures de français que ceux de 1969 au bout de 3 ans. Je n’ai pas étudié comment cette même matière avait évolué en primaire, mais ce serait sans doute très intéressant de le faire.

Bon, revenons à l’orthographe. Je me souviens d’une classe de 6ème, d’un assez bon niveau global, à qui je donnais parfois des autodictées. Les résultats n’étant pas toujours conformes à mes attentes, je repris mes explications : pour écrire correctement une autodictée, il faut l’apprendre en la visualisant, par groupes de mots de préférence, par mots isolés si les groupes s’avéraient trop difficiles à visualiser. Et nous fîmes quelques essais à partir d’une phrase écrite au tableau. Soudain, une élève (qui avait des notes presque aussi mauvaises en autodictée qu’en dictée) s’écria: "Mais alors, c’est facile!".

Il faut croire qu’effectivement, c’était "facile "pour elle, car elle n’eut plus que des bonnes notes en autodictées… L’amélioration des résultats en dictée furent beaucoup moins spectaculaires…

Sur la route de la gestion mentale

vendredi, septembre 19th, 2008

J’avais été convaincue par les propos d’Antoine de la Garanderie parce qu’il m’avait "prouvé" que je fonctionnais essentiellement en visuelle : l’apprentissage de l’orthographe ne m’avait posé aucun problème, par contre, j’étais incapable de répéter un mot étranger, par exemple, dont je ne pouvais imaginer l’orthographe – fût-elle fausse. Il me restait à vérifier ses propos auprès d’autres que moi – et que mes co-stagiaires, tout aussi convaincus.

Justement, peu de temps après, j’avais deux enfants à la maison pour le week-end : deux garçons de 6-7 ans dont l’un lisait assez bien et l’autre n’arrivait pas à lire. Antoine de la Garanderie nous avait parlé des enfants auditifs au CP, qui ne parviennent pas à assimiler la lecture : quand on leur demande, le soir, par exemple, de "relire" la leçon du jour, on a l’impression qu’ils disent "n’importe quoi". En fait, ils ne disent pas "n’importe quoi" : ils se souviennent des mots ou des phrases étudiés en classe, et les redisent… mais comme ils n’ont pas "codé" la forme des mots… ils ne les disent pas forcément au bon endroit…

Les deux garçons étaient donc plongés dans la lecture d’Astérix. Je m’approchai de celui qui avait des difficultés et lui demandai si, dans les deux pages qu’il avait sous les yeux, il reconnaissait des mots. Il parcourut des yeux les bulles : non, il ne reconnaissait rien. Puis soudain, arrivant à la dernière vignette :
"Là, c’est "A l’attaque!"
– Ah? Comment tu le sais?
– Parce qu’il y a un A, et puis un L et encore un A, alors je me suis dit "A l’attaque!"

"je me suis dit…"

Un "auditif"… Par la suite, j’ai rencontré beaucoup d’auditifs qui avaient eu des difficultés en CP : tous ceux que je connais qui ont redoublé leur CP étaient des auditifs… Et comme la plupart des enseignants sont des visuels, ils enseignent naturellement pour des visuels, sans savoir que certains de leurs élèves ne comprennent pas un certain nombre de choses qui leur paraissent pourtant, à eux, enseignants, évidentes (évidentes : qui se voient!).

Par exemple : vous écrivez au tableau le plan d’une leçon, vous faites des titres, numérotés, des retraits pour les sous-titres, et encore des retraits pour des contenus. Vous passez dans les rangs… et vous vous énervez contre quelques élèves qui négligent vos beaux retraits et copient tout contre la marge : "Mais enfin! Tu ne vois pas ce qui est au tableau?"

Bien sûr que si, ils voient, quand ils regardent… mais tous vos beaux retraits ne leur disent rien, ils ne sont pas porteurs de sens pour eux…

J’ai donné quelques cours particuliers à une élève de 5ème, que je reconnus assez vite comme auditive. Je parlerai peut-être des cours particuliers : ils m’ont permis de découvrir certains problèmes… et d’apprendre à les traiter. L’élève en question devait faire le plan d’un texte. Le problème était qu’elle n’arrivait absolument pas à comprendre ce qu’on attendait d’elle : qu’est-ce qu’était un plan?
Elle lut le texte, puis me le raconta. Je m’aperçus alors qu’elle avait parfaitement compris, mais était incapable de retrouver dans le texte les différentes parties : l’auditif n’ayant pas de repères visuels, il est obligé de tout relire à chaque question pour trouver la réponse; alors que le visuel saura qu’il lui faut la chercher dans le 2ème paragraphe, par exemple. Pour faire le fameux "plan", nous nous basâmes donc uniquement sur l’oral : lui faisant redire l’histoire, je lui demandai de retrouver les différents épisodes et de les formuler sous forme de titre. Ce qui ne lui posa aucun problème.

Et l’orthographe, alors?

J’y viens, j’y viens…

Une découverte : la gestion mentale

jeudi, septembre 18th, 2008

Il me fallut encore quelques années où j’enseignais l’orthographe sans aucune conviction avant de rencontrer une réponse à mes questions…

La réponse était : la gestion mentale. Et son prophète : Antoine de la Garanderie.

Je rencontrai ce monsieur lors d’un stage pédagogique, où il nous expliqua ses recherches et ses découvertes. Au lieu de s’intéresser, lui, au problème : pourquoi certains apprenants ne réussissent-ils pas?, il avait inversé le problème : qu’est-ce qui fait que certains réussissent? Autrement dit: allons interviewer les forts en thèmes, les grands sportifs, etc., et essayons de trouver des dénominateurs communs.

Il découvrit qu’un skieur renommé, par exemple, se représentait mentalement son parcours avant la course, et se le "projetait" jusqu’à temps qu’il soit sûr de lui; qu’un autre se redisait ce parcours, se le répétant jusqu’à avoir l’impression qu’il le connaissait parfaitement.

La gestion mentale était née.

Je simplifie tellement que cela doit avoir un air de caricature, des tas de livres ont été écrits sur ce sujet, je ne peux les résumer ici. Disons, en gros, que nous avons chacun un mode préférentiel d’apprentissage, de compréhension et de mémorisation : certains vont "voir" la leçon, le trajet, la manipulation à effectuer ; d’autres vont "réentendre" ou se redire ce qu’on leur a dit. Les premiers (les "visuels") vous diront : "Ah oui! C’est en haut d’une page de droite, sur fond bleu"; les seconds (les "auditifs") vous diront : "C’est juste après la leçon sur la Tunisie". Beaucoup de gens manipulent les deux modes, certains n’en manipulent qu’un. Suivant le type d’apprentissage, il est préférable d’adopter tel ou tel mode… à condition de savoir le faire! Pour apprendre une récitation, le mode auditif est peut-être plus efficace; mais pour dessiner une carte de géographie, le mode visuel est sans doute plus commode.

En tous cas, j’avais découvert une réponse à mes questions :
Les "bons" élèves en orthographe sont ceux qui parviennent à visualiser les mots, à les "voir écrits dans leur tête" ; et les "mauvais"… sont ceux qui n’y parviennent pas.

En effet, si je dois écrire le mot "skieur" et que je visualise un skieur… cela ne me sera d’aucune aide pour l’écrire. Si je me l’épelle – à condition que j’aie réussi à en retenir l’orthographe – je pourrai écrire le mot… mais cela me prendra un peu plus de temps que de simplement "copier" le mot que je vois écris dans ma tête.

Evidemment, convaincue, soulagée, ravie de cette découverte, je voulus la vérifier sans retard…