Archive pour la catégorie ‘Classes inoubliables’

Encore la 3 C !

Dimanche 15 mars 2009

Ben oui, j’ai pas fini mon histoire… Je ne la finirai peut-être pas, d’ailleurs, car elle est en train de redémarrer…

L’année suivante, plusieurs élèves prirent l’habitude de passer chez moi (ils s’étaient habitués au thé… mais osaient parfois demander du café, plus conforme aux habitudes de ch’nord). Nous passions des heures à discuter, assis sur mon tapis ! Parfois, j’en retrouvais un ou deux au tennis (ce fut MA période sportive !!!).

Vers Noël, une petite fête costumée réunit quelques « anciens » chez moi.

L’année de seconde ne se passait pas très bien : nous avions présumé de leurs forces, ou leurs intérêts étaient ailleurs… Deux (à ma connaissance) départs à l’armée à la fin de l’année… Je le pris très mal…

Quatre garçons surtout venaient régulièrement. Comment en sommes-nous arrivés aux « Super-Zupiens » ? Je ne sais plus ! Toujours est-il que nous avions inventé ces personnages, héros de multiples aventures. Je dois encore avoir quelque part dans mes archives nos élucubrations…

A la fin de cette deuxième année « post-3 C », j’obtins ma mutation pour la région parisienne. J’étais dans le Nord depuis 6 ans, et les amis que je m’y étais faits avaient déjà tous été mutés. Il faut dire qu’entre « exilés », presque tous logés à la Zup, nous nous voyions souvent. Leurs départs, en 2 ans, m’avaient laissée « orpheline »…

Mais je continuai pendant plusieurs années à avoir des nouvelles de quelques ex-3 C. Trois surtout vinrent me voir, entre autres à ma pendaison de crémaillère et à mes 40 ans (il y avait alors 9 ans qu’ils étaient sortis du collège…). Je me souviens aussi d’une fin d’après-midi où nous étions partis dans une petite ville voisine, et où nous inventâmes une sombre histoire de poursuite, de mafia et autres… Les habitants qui nous virent courir ventre à terre d’un coin de rue à un autre, surveillant attentivement si nous pouvions, sans danger, courir jusqu’au coin suivant, durent se demander ce que nous fabriquions ! Le théâtre, il nous en restait quelque chose !

Il m’arriva aussi de retourner dans le Nord, entre autres à l’occasion d’un festival de rock : j’étais une groupie d’un groupe… dont un des chanteurs, prof de français, avait passé 2 ou 3 ans dans mon collège…

Et puis… et puis le temps passa ! L’un vint me présenter sa future femme, un autre m’envoya une photo de son fils… Peu à peu, les courriers (pas encore de courriels, à l’époque !) s’espacèrent… D’autres choses à vivre, d’autres gens à connaître…

C’est vrai que ces récentes retrouvailles avec quelques-uns d’entre eux m’ont replongée dans tous ces souvenirs… Mais eux aussi, car ils expriment le désir de se retrouver, les uns les autres…

Il y a … 29 ans (!!!), nous préparions notre deuxième spectacle…

Avant-hier, quoi !

Les 3 C à l’honneur…

Samedi 14 mars 2009

J’ai des archives. Des archives de prof.

En y opérant des recherches, voici que je tombe sur un article de journal que j’avais totalement oublié…

Je ne peux résister au plaisir de vous le montrer !

Il était une fois... la 3 C

Il était une fois... la 3 C

Cliquez sur l’image pour la voir en GRAND ! Elle le mérite, non ?

Où l’on reparle de la 3 C

Jeudi 12 mars 2009

Ah ! Cette 3 C ! Il y a un certain nombre de classes dont je garde d’excellents souvenirs, mais celle-là tient tout de même une place particulière…

Tout d’abord, l’ambiance entre élèves était excellente. Bien sûr, comme dans toute classe, il y avait des « clans », mais tout le monde s’entendait bien. D’ailleurs, sans cette ambiance, nous n’aurions jamais pu monter deux pièces dans l’année, toutes deux des créations à partir d’expression corporelle.

Ces deux pièces ont évidemment renforcé les liens. Si la première, assez courte, a été montée en 2 ou 3 mois, la seconde nous a bien pris 5 ou 6 mois !

Impossible, évidemment, de tout faire en cours de Français. Comme nous étions en ville, et que les élèves habitaient assez près du collège, nous « réquisitionnâmes » la salle de spectacle du Centre culturel de la Zup pour y répéter et avancer nos préparatifs.

Je n’étais pas seule prof, dans cette seconde entreprise : leur prof de Maths nous assista, leur prof d’EPS les fit répéter pour des mouvements d’ensemble et les déplacements de groupes (la classe entière – sauf un élève – se retrouvant sur scène à plusieurs reprises) et apprit à une autre classe une danse de rubans qui clôturait la pièce. Je crois que cette dernière (prof, pas classe ni danse !), ainsi peut-être que leur professeur d’Histoire, vint aussi travailler sur les recherches de maquillages. Enfin (j’allais dire : surtout !), il y eut l’indispensable participation d’un ami, prof en lycée (mais époux d’une collègue) : c’est lui qui créa, avec l’aide d’élèves volontaires, le diaporama qui introduisait la pièce, et qui prit les photos ; lui encore qui s’occupa de choisir les éclairages selon les moments, et supervisa la régie lors du spectacle.

Les répétitions au Centre culturel ayant généralement lieu le mercredi après-midi, beaucoup d’élèves venaient ensuite chez moi (mon appartement était dans la tour voisine) boire le thé (ils ne connaissaient pas vraiment… mais certains y prirent goût) et discuter, de la pièce ou d’autres choses. C’est dire que nos relations étaient vraiment particulières : ils me vouvoyaient et je les tutoyais, certes, je les notais et ils ne me notaient pas, mais quand on se retrouve ensemble, chaque semaine pour certains, assis par terre sur un tapis de laine à boire le thé… les rapports prof-élèves ont tendance à se modifier légèrement…

D’ailleurs, à la fin de l’année, c’est la conseillère d’orientation qui nous invita tous (élèves et profs) à venir manger chez elle ! Je ne sais plus qui eut l’idée de demander aux élèves d’origine étrangère d’apporter chacun un plat de chez eux (j’ai oublié si les autres devaient aussi apporter quelque chose…), mais ce fut une réussite ! Je me souviens entre autres des œufs frits portugais et, surtout, portugais également, du foie de veau aux oranges et au cumin ! Moi qui n’aimais pas le foie, je fis de nombreuses fois cette préparation les années suivantes !

Je me souviens encore davantage du couscous : Bel avait dit que sa mère voulait bien le faire, mais qu’il lui fallait de l’aide pour les épluchages. Je débarquai donc dans sa cuisine vers 8 heures du matin… et elle me transforma en marmiton pour la matinée ! Dommage que j’aie tout oublié : il était délicieux, ce couscous ! (mais je fus très vexée que Bel ne vienne pas le manger avec nous ! Il n’arriva que dans l’après-midi…)

Il faisait beau, et l’après-midi se passa sur la terrasse, à danser et s’amuser…

La 5ème d’appui (2)

Mercredi 10 décembre 2008

Voici d’autres « rédactions » (je dirais plutôt : réflexions) par cette même classe, sur Jonathan Livingston le goéland :

Jonathan Livingston n’est pas un oiseau quelconque : il n’est pas borné comme les autres goélands qui ne pensent qu’à manger. Il s’efforce d’oublier ses parents, ses amis, et tous les problèmes qui l’empêchent de voler. Tous ces goélands ont un point faible, une chose qui les tient, et à laquelle ils ne peuvent s’empêcher de penser.

Le but de Jonathan est d’aller dans un autre monde pour faire mieux que d’habitude. Quand il revient du monde, qu’il a appris à se perfectionner, Jonathan Livingston montre à Fletcher qu’il ne faut pas être borné, qu’il faut sortir du lieu, qu’il faut s’évader, partir, et être plus fort que ses problèmes : il ne faut plus penser au passé.

(Graziella)

Moi je pense qu’il faut en premier comprendre et ensuite apprendre.

Nous ne pouvons pas nous donner un but sans avoir essayé de comprendre le sens de celui-ci, pour ne pas être déçus par la suite.

Mais je crois que nous ne pouvons pas apprendre sans avoir compris.

Ces deux mots n’ont pas une si grande différence finalement…

(Estelle)

Pour arriver à faire quelque chose, il faut se connaître. Pour savoir si on peut réussir à l’école, il faut d’abord savoir travailler, s’organiser. Jonathan, pour savoir s’il va réussir, il faut d’abord qu’il s’entraîne et qu’il travaille. Pour réussir, il faut s’apprendre.

Quand Jonathan veut voler plus haut et plus vite, il doit se connaître et s’apprendre : c’est pour ça qu’il réussit.

Quand Chiang veut lui apprendre à voler à la vitesse de la lumière, Jonathan doit encore apprendre et pour cela, il fallait qu’il s’apprenne et se connaisse. Une fois qu’il a réussi à voler le plus vite, il va vouloir apprendre aux autres.

(Marcel)

Faites comme Jonathan : enlevez de vos pensées les bornes qui vous retiennent. Comme Chiang nous le dit : « Pour voler à la vitesse de la pensée vers tout lieu existant, il faut commencer par être convaincu que tu es déjà arrivé à destination. »

Quand Jonathan voulut voler le plus haut possible, il dut enlever ses bornes pour y arriver. Il vola très haut, plus de 300 mètres, en retirant ses bornes.

Il voulut aussi apprendre l’omniprésence : il se concentra vraiment très fort, il oublia tous les problèmes qu’il avait en tête, il enleva aussi ses bornes intérieures, il pensa que son but était déjà atteint, qu’il était là où il voulait être, et il arriva sur un rivage inconnu.

Chaque effort donné et chaque borne retirée en lui l’ont aidé à réussir.

(Sylvie)

« Si j’étais fait pour apprendre tant de choses sur le vol, j’aurais des cartes marines en guise de cervelle. Si j’étais fait pour voler à grande vitesse, j’aurais les ailes courtes du faucon et je me nourrirais de souris et non de poisson. »

Pour voler, il faut se connaître soi-même. Pour se connaître, il faut dépasser les bornes.

Jonathan veut voler plus vite et mieux pour apprendre aux autres. Pour apprendre, il faut progresser dans la vie, apprendre à vivre. Il faut déjà s’apprendre soi-même, se donner un but, savoir de plus en plus, progresser.

Ça veut nous montrer que nous pouvons mieux faire que ce que l’on fait.

Quelqu’un qui se sent « mal dans sa peau » n’y arrivera jamais. Il faut tout oublier pour apprendre à voler.

Dès qu’on se connaît, on peut bien apprendre.

(Daniel)

En ce jour anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, j’espère de tout cœur que ces enfants ont réalisé leur rêve, chacun à sa façon. Ils le méritent amplement, ne croyez-vous pas ?

***

Je ne suis pas spécialement portée sur les célébrations et commémorations… mais en ces temps où, si nous sommes toujours dans « le pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », nous sommes de moins en moins dans un État de droits, et que nous n’avons pas à nous targuer d’être « le pays des Droits de l’homme », j’avais envie d’évoquer ce soixantième anniversaire… D’autres le font mieux que moi : voir le site de la Ligue des Droits de l’Homme

La 5ème en 2 ans

Mardi 9 décembre 2008

J’ai dit qu’il m’était arrivé plusieurs fois d’avoir des « classes faibles ». Parmi celles-ci, une tient une place particulière pour moi : la 5ème en 2 ans.

A cette époque, on avait inventé un nouveau dispositif : 6ème-5ème en 3 ans. Mais, dans mon collège, nous n’étions pas tellement d’accord pour regrouper dans une classe des enfants avec pour seuls indicateurs leurs bulletins du primaire. Les objectifs primaire-collège n’étaient pas forcément les mêmes, de nouvelles matières apparaissaient en 6ème… et puis, nous voulions « voir par nous-mêmes ». Aussi avions-nous opté pour une « 5ème en 2 ans », en regroupant des enfants qui avaient montré des difficultés en 6ème. Là encore, les professeurs étaient volontaires, et s’engageaient pour 2 ans. Théoriquement, du moins. En fait, seul le professeur de mathématiques a changé entre ces 2 années.

Une équipe soudée, une classe de 19 élèves dont la plupart étaient calmes et désireux de bien faire. La plupart seulement, car j’avais insisté pour y mettre 2 « zozos », pas méchants pour 2 sous, mais un peu agités et n’ayant pas vraiment l’habitude de travailler (ni d’écouter les cours, d’ailleurs !). Certains avaient un an de retard, la plupart avaient 12 ans. Tous avaient évidemment des difficultés diverses.

Notre objectif était de reprendre le programme de la 6ème pendant les 5 ou 6 premiers mois, puis d’aborder le programme de 5ème, qui se poursuivrait sur la 2ème année. Avec, en fin de cycle, une entrée en 4ème.

J’étais professeur principale, et, aidée par l’équipe pédagogique, je jouais pleinement mon rôle. Nous communiquions beaucoup entre nous, nous informant mutuellement des réussites, des échecs, des problèmes rencontrés.

Et des problèmes… il y en avait !

Curieusement, quand j’ai commencé à écrire sur cette classe, j’avais totalement oublié ces problèmes… Mais je me suis replongée dans le dossier que je lui avais consacré et… le démarrage de la première année fut difficile !

Tant pis ! Je vous raconterai les débuts une autre fois. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la 2ème année…

La 2ème rentrée s’opéra avec un élève en moins… et un élève en plus ! En effet, un des élèves avait constamment régressé tout au long de l’année, posant de plus en plus de problèmes de comportement (eh non ! ce n’était pas un de mes « zozos » !). Ce n’était pas vraiment le but recherché ! Il intégra donc une 5ème « normale » (je le retrouvai 2 ans plus tard en CPPN…).

Quant à l’élève en plus… c’était une histoire bien douloureuse. Il avait redoublé sa 6ème (sans atteindre un niveau « terrible » d’ailleurs – je l’avais en classe lors de son redoublement), était passé en 5ème… mais sa scolarité avait été très réduite : cancer des os…

Chauve, amputé d’une jambe, il revenait au collège. Je suggérai qu’on l’accueille en 5ème d’appui : il avait été en 6ème avec plusieurs d’entre eux, ses 2 ans de retard y pèseraient moins lourd, et les 5èmes avaient acquis une certaine « maturité », me semblant donc capables de bien réagir à l’arrivée de cet élève.

C’est en pensant à lui – entre autres – que je décidai de travailler sur Jonathan Livingston le goéland. Il me semblait que les idées exprimées dans ce « conte philosophique » pouvaient l’aider.

Ce fut l’occasion de nombreuses discussions. A la fin, je leur donnai comme sujet de rédaction de choisir un des thèmes évoqués dans le conte. Voici ce qu’écrivit cet enfant :

« Le but est cité dans Jonathan Livingston le goéland presque tout le temps.

Le but de Jonathan est de faire des performances, d’aller plus vite, d’améliorer son vol et sa vitesse. De mieux voler, plus longtemps, en se fatiguant moins. De mieux planer, plus vite, à la vitesse rapide. De monter de plus en plus haut et de redescendre de plus en plus vite. Dans sa chute libre, de mieux se contrôler pour arriver à la perfection. De faire des tonneaux à plus de 300 km à l’heure, des loopings.

Son but est de toujours aller plus loin et d’apprendre aux autres. C’est aussi mon but : aller plus loin. »

Il lui restait alors quelques mois à vivre…

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Pour ne pas rester sur une note triste, vous pouvez aller jeter un œil à cette coupure de journal… qui nous en apprend de belles sur notre ministre !

Une classe inoubliable

Jeudi 2 octobre 2008

Parmi les classes inoubliables que mon chemin a croisées, il est une classe de 3ème que je découvris l’année de mon retour dans l’Académie de Versailles.

Ils étaient peu nombreux, 18 si je me souviens bien, d’un niveau moyen, rien de bien remarquable à première vue…

Tout avait assez mal commencé : en fait, une collègue m’avait proposé de travailler avec elle, qui avait une autre 3ème, sur Iphigénie de Racine. Je n’étais pas très chaude (c’est le moins que l’on puisse dire!) : je gardais un souvenir cuisant d’une classe de 4ème, bien des années plus tôt, à qui j’avais fait lire Le Cid… et à qui j’avais dû "traduire" une bonne partie de la pièce, qui en perdait tout son intérêt. Je n’avais jamais osé Racine, et je me doutais que cela serait encore pire… Cependant, l’attrait du travail "en équipe" me poussa à imposer Iphigénie à ma classe.

Pour le travail d’équipe… ce fut un ratage complet, la collègue ayant finalement décidé de travailler sur Médée… Je l’avais mauvaise, mais il était trop tard pour changer d’avis, les livres étant commandés…

Et l’étude de la pièce démarra… encore pire que je l’avais imaginée! Il me fallait "traduire" mot à mot, avant que des élèves se lancent dans une lecture à haute voix. L’horreur totale!

Mais, dès la première scène, se produisit une discussion que je n’avais pas prévue… Nous en étions à ces vers adressés au roi Agamemnon :

"Mais quels malheurs dans ce billet tracés
Vous arrachent, Seigneur, les pleurs que vous versez ?
Votre Oreste au berceau va-t-il finir sa vie ?
Pleurez-vous Clytemnestre, ou bien Iphigénie ?
Qu’est-ce qu’on vous écrit ? Daignez m’en avertir. "

La discussion partit sur le sujet : un homme peut-il pleurer? Et, par extension, sur les différences entre hommes et femmes. Très vite, les élèves firent référence à leur vie personnelle, à leur famille. Ainsi, Céline: "Les femmes ne sont pas plus faibles que les hommes ! Ma mère a travaillé à la construction de notre maison, elle a charrié des sacs de ciment, a poussé les brouettes… Même qu’elle a le corps complètement déformé par tous ces travaux de force!"

C’était la première fois que je voyais des élèves s’impliquer ainsi personnellement dans une discussion somme toute assez générale. Il y eut sans doute beaucoup d’autres réflexions personnelles lors de cette étude… ne m’en veuillez pas si je les ai oubliées!

Au 3ème trimestre, les élèves travaillaient par groupes sur des sujets concernant l’adolescence, la famille (et aussi les motos!), pour les exposer à la classe. Là encore, il y eut des implications très personnelles. Par exemple, quand un groupe expliqua que les problèmes des adolescents venaient souvent de problèmes familiaux :
" Mes parents sont divorcés, et alors?
- Moi, mes parents ne se sont jamais mariés… Je ne vois pas le rapport!"

Impossible de se souvenir de tout ce qui fut dit dans cette classe, comme si c’était un lieu de confiance totale, où ni les camarades, ni le professeur ne porterait de jugement sur ce qui était dit. Trois ou quatre garçons dirent un jour qu’ils avaient déjà "fumé". Un autre provoqua une vive discussion en affirmant que la prostitution des hommes était plus "grave" que celle des femmes… Je ne me rappelle pas tout, loin de là! Mais il y eut un jour une très longue discussion…

… j’en parlerai demain…