Archive for the ‘Ateliers thématiques’ Category

Atelier Généalogie (suite… et fin !)

mardi, avril 7th, 2009

Dernière séance (sans cinéma) avec l’autre classe de 6ème…

J’ai vu beaucoup d’arbres : une vraie forêt ! Mention particulière pour 2 élèves qui ont collé de petites feuilles séchées sur leurs arbres… Pour une autre qui, au lieu de branches, a dessiné des cercles : vision « moderne », belle composition. Pour un autre qui peinait à recopier l’arbre déjà bien avancé que lui avait confié quelqu’un de sa famille : il avait du mal à « tout faire tenir » !

Là aussi, les recherches se sont curieusement dirigées vers Google Map… « ma maison, madame ! » « le collège ! » D’autres sont allés nettement plus loin (Italie, Guadeloupe, Kurdistan…), mais ne possédaient pas de données précises. Ça ne fait rien : voir le Kurdistan comme si on le survolait, alors qu’on n’y est jamais allé, ça fait quand même quelque chose !

Par contre, je n’ai pas réussi à trouver une carte de l’Europe du 13ème siècle, pour savoir si un lointain ancêtre était « allemand » ou « français » ! Il faudra que je recherche…

Plusieurs ont créé un « Livre de famille ». Là aussi, j’ai eu droit à des questions… Pourquoi, sur ce livret de famille ancien, figuraient plusieurs paragraphes sur la tuberculose « qui pouvait se guérir », et sur les crachats ?

C’est fou, le nombre et la variété des questions qui se posent quand on se plonge dans la généalogie !

C’est d’ailleurs ce qui me plaît le plus dans cette activité : outre le côté « détective » pour chercher les parents de tel ou telle ancêtre, c’est un « travail » qui n’a jamais de fin ! Quand on a trouvé tout ce qu’on pouvait sur les ascendants (c’est loin d’être mon cas !), restent à connaître leurs métiers et leurs outils, leur village, leur époque, leurs vêtements, leur habitation, comment leur région a été bouleversée par tel ou tel événement… Avancer d’un pas, ce n’est pas approcher de la fin, mais découvrir un nouveau terrain de recherches…

Finalement : une excellente activité pour une retraitée !

Atelier Généalogie : bilan ?

lundi, avril 6th, 2009

Aujourd’hui, une classe de 6ème a eu sa dernière séance d’Atelier Généalogie (l’autre l’aura demain). Douze heures, sur douze semaines, pour s’initier à l’histoire de sa famille…

Certains se sont plongés avec délices dans ce travail, parfois commencé par un membre de leur famille. D’autres ne sont pas remontés au-delà des arrière-grands-parents, parfois même des grands-parents. Selon la situation familiale, des branches ont été zappées.

Les résultats : de beaux arbres en format A 3, dessinés et coloriés avec amour ; quelques « Livres de Famille », présentant des photos, des dates, des commentaires, parfois des interviews. Peu d’élèves n’ont rien « produit »… mais il y en a tout de même…

Le « grand succès » a été la recherche sur Internet, qui s’est ouvert à toutes leurs curiosités…

Bien sûr, les premières recherches se sont faites sur un site de généalogie, quand les connaissances remontaient assez loin dans le temps. J’ai déjà dit que plusieurs élèves avaient retrouvé des ancêtres sur Geneanet. Elles ont porté ensuite sur l’origine des patronymes (j’avais un livre sur ce sujet, mais des élèves ont trouvé des sites que je ne connaissais pas, qui leur ont fourni des informations), puis sur la répartition des patronymes (et parfois des prénoms). Ensuite,il y a eu des recherches sur des événements : que s’est-il passé l’année de la naissance de mon grand-père ? Wikipedia et Kronobase nous ont bien aidés.

Mais certains ont voulu aller plus loin, et ont fait des recherches sur la guerre de 14, la guerre de 39, la guerre d’Algérie, d’Indochine, selon les informations qu’ils avaient recueillies dans leur famille. Ou bien : comment vivait-on pendant la deuxième guerre mondiale ? J’en ai vu deux aujourd’hui qui avaient imprimé une carte de la France précisant les différentes zones d’occupation, et qui m’ont demandé des explications à ce sujet (pourquoi une zone italienne ? qu’est-ce que c’est, les zones réservées ?).

Aujourd’hui, beaucoup de recherches (initiées par quel élève ? Je n’ai pas cherché à savoir… Ce que trouve l’un intéresse souvent les autres…) se sont portées sur Google Map : voir sa maison, celle de ses grands-parents, c’est très intéressant ! Surtout quand ladite maison se trouve dans un petit village portugais…

Parmi ceux qu’il fallait souvent relancer, un élève a lu pas mal de renseignements sur les yenisch, dont son gran-père lui avait parlé. J’en ai appris sûrement plus que lui… je ne connaissais à peu près que l’orthographe du mot (coup de chance, pour faire les recherches !).

Je pense donc (incurable optimiste que je suis !) que tous ont profité, d’une manière ou d’une autre, de cet atelier, même si le démarrage a été difficile pour quelques-uns. Leur curiosité s’est aiguisée, leur mode de recherches sur Internet s’est affiné, et ils ont beaucoup appris les uns des autres.

Par contre, je dois dire que pour nous, les deux enseignantes qui encadrions cet atelier, ce fut épuisant ! Il fallait sans cesse passer d’un élève à l’autre, d’une histoire à l’autre, pour pouvoir suggérer à chacun une piste, une recherche complémentaire… Le travail étant évidemment très personnel, il n’y avait pas deux élèves au même point ! Chacun avait un projet, une histoire, uniques !

Passionnant… mais je ne crois pas que nous aurions « tenu » sur plus de deux classes, vu l’investissement demandé !

Atelier Généalogie ?

vendredi, février 13th, 2009

Oui, enfin… si on veut !

Mon projet de « livre de famille à montrer aux élèves » part de ma grand-mère maternelle… et ira… je ne sais où ! Mais comme je n’avais pas eu le temps, jusqu’ici, de jeter un œil aux « journaux de marche » des régiments pendant la guerre de 14 (à laquelle a participé mon grand-père maternel), j’ai décidé de faire un tour sur le site « Mémoire des hommes« .

Vous connaissez ce site ? Émanation du ministère de la défense, il donne accès aux fiches des soldats « morts pour la France » et, depuis peu, aux journaux des unités pendant la guerre de 14. Il projetait, il y a quelques années, de mettre en ligne des renseignements sur les soldats de l’Empire ou de la Révolution… mais apparemment, ce projet a été abandonné – du moins pour le moment.

J’ai un peu galéré pour trouver les renseignements que je cherchais. Mes connaissances militaires sont un peu vagues (!) et me retrouver dans les divisions, compagnies et corps d’armée – sans parler des bataillons ! – a été un peu compliqué. Pour le régiment, c’était plus simple : mon grand-père a été au 1er régiment du Génie… qui est devenu le 21ème par la suite, je ne me souviens plus pourquoi. J’ai pu retrouver les combats pour lesquels il a reçu (avec son régiment) une « citation », et celui où il a été blessé.

(Non, on ne parle pas de lui spécifiquement ! Son nom n’apparaît pas dans les « journaux » : tout petit gradé, mon grand-père !)

Le journal du corps d’armée est très intéressant aussi, puisqu’il transcrit tous les mouvements de troupes et fournit des cartes d’état-major où sont placées les unités.

Pendant que j’y étais, j’ai aussi cherché le combat où était « mort pour la France » le père de mon grand-oncle en 1916, près de Verdun. Piètre consolation : 7 hommes de son régiment sont morts ce jour-là…

Et si vous vous intéressez à cette guerre qui devait être « la dernière » (!), je vous conseille également le site du « chtimiste » : riche en renseignements et en photos de régiments.

Bonnes visites !

Atelier Généalogie 2

mardi, janvier 13th, 2009

Deuxième classe de 6ème en Atelier Généalogie… deuxième démarrage…

La situation est un peu plus compliquée, car la séance de la semaine dernière a été écourtée, et que 7 élèves étaient absents. Il faut distribuer les feuilles à ceux qui ne les ont pas eues, expliquer sans trop répéter ce qui a été dit la semaine dernière…

Là aussi, plusieurs élèves ont apporté leur arbre, établi par une personne de leur famille.

Une élève vient me voir : sa maman ne veut pas qu’elle fasse ce travail (ma collègue, qui enseigne Histoire et Géographie dans cette classe, m’en avait prévenue). Après avoir donné quelques explications à la classe, je m’arrête près d’elle et lui propose deux solutions : elle établit la généalogie de quelqu’un d’autre, ou elle en invente une. Un peu plus tard, elle me demande si elle peut inventer sa propre généalogie. Et, encore plus tard, si elle peut faire quand même sa généalogie : elle pense que sa mère refuse car elle ne veut pas communiquer des renseignements confidentiels au collège. Je rassure l’élève en lui disant qu’elle seule aura accès aux renseignements qu’elle glanera…

Mais le problème se pose aussi chez d’autres élèves, 3 garçons, entre autres. Non pas de la part des parents, mais de la leur. Je finirai par obtenir que l’un d’eux me dise que « ça ne regarde pas les autres ». Et « les autres », en l’occurence, c’est surtout moi, qui passe dans les rangs pour voir s’ils parviennent à remplir leurs fiches.

J’ai réexpliqué à haute voix que leur travail était à eux, pour eux. Que j’étais là pour les aider, pas pour contrôler ou ramasser les copies…

Mais il faudra que je peaufine un peu mieux mon intervention la (les ?) prochaine(s) fois… Car je crois qu’on touche là à quelque chose de difficilement compréhensible pour certains. Le professeur est là pour me corriger, me noter. S’il me demande un travail (et assurément, ici, il s’agit bien d’un travail), c’est qu’il aura forcément un regard sur ce travail. Or, ma famille, c’est à moi, et je ne veux pas qu’il en connaisse l’histoire…

Il faudra aussi que je fasse très attention quand je passe dans les rangs, justement. Vérifier que l’élève travaille… sans lire ce qu’il écrit…

Il y a peut-être d’autres raisons à ce refus, et comme l’atelier dure jusqu’aux vacances de printemps, je devrai tenter de les trouver, et d’y remédier. Après tout, il m’est arrivé de temps à autre qu’un élève cache son travail quand je m’approche : si je pense ou sais qu’il travaille réellement, je n’insiste pas. Je regarde pour aider l’élève : s’il n’a pas besoin d’aide à ce moment, je ne m’impose pas. Mais peut-être ces « cachottiers » étaient-ils plus âgés ?

J’avoue n’avoir pas envisagé un « bloquage » d’élèves (des parents, oui : un mot a été collé dans les carnets de correspondance pour expliquer les objectifs de l’atelier et insister surtout sur la confidentialité des recherches de l’enfant). Erreur de ma part. A rattraper d’ici la semaine prochaine…

Atelier Généalogie

lundi, janvier 12th, 2009

Ouf ! J’ai fait ma rentrée… Pas plus fière que ça ce matin, et heureuse cet après-midi de voir que la neige fondait enfin ! Reste à espérer que ça ne regèle pas cette nuit, car les routes sont humides… Mais je suis d’autant plus optimiste (?!) que je ne travaille que demain après-midi : le soleil aura fait fondre les dernières plaques de résistance…

Et donc, j’ai « démarré » l’atelier Généalogie… que ma collègue avait démarré sans moi.

J’ai montré aux enfants 2 exemples d’arbres : celui de mon ascendance sur une dizaine de générations (je commence à être assez avancée dans mes recherches…) et celui de la descendance de mon ancêtre patronymique. Il y a eu pas mal de questions, d’étonnements sur les époques traversées… et, bien sûr, comme les graphiques que je présentais avaient l’un la forme d’un demi-cercle, l’autre celle d’un cercle… « Pourquoi on appelle ça un arbre, puisque c’est des ronds ? » Heureusement, j’avais un schéma vierge sous forme d’arbre que j’ai pu leur montrer !

Au moment où un groupe partait dans une autre salle avec ma collègue, j’ai aperçu un arbre superbe qu’un des élèves restants montrait à son voisin, et je lui ai demandé de nous le montrer. Ma collègue, l’apercevant, a fait revenir le groupe sur le départ, et tous ont admiré l’arbre, qui était un arbre descendant (l’ancêtre au bas du tronc), posant là encore un certain nombre de questions à l’élève, fier et modeste tout à la fois devant l’intérêt de ses camarades…

Bonne surprise : la plupart des enfants qui me restaient avaient « fait leur travail ». J’avais envoyé lundi dernier via internet 2 fiches à remplir. L’une détaillait les parents et frères et soeurs (dates de naissance, mariage, filiation), l’autre était un simple tableau avec la numérotation Sosa où indiquer les noms et prénoms des parents, grands-parents et arrière-grands-parents. J’espère qu’on pourra aller jusque là…

Pardon ? Ah ! la numérotation Sosa, qu’est-ce ?

Très simple : c’est un système de classement pour s’y reconnaître un peu dès qu’on dépasse 3 générations. On attribue le nombre 1 à la personne centrale, celle dont on établit l’ascendance (l’enfant, dans ce cas) ; on double ce nombre (bravo à ceux qui ont trouvé 2 !) pour le père, et on rajoute 1 (oui ! on arrive à 3 !) pour la mère. Le même calcul se répète pour chaque personne : les grands-parents paternels ont donc les nombres 4 (2×2) et 5 (+1), et les grands-parents maternels 6 et 7.

Ce qui nous donne le schéma suivant :

.8 .9 10 11 12 13 14 15
4 5 6 7
2 3
1

(Je sais pas si vous pouvez vous rendre compte, mais j’ai fait ce « superbe » tableau toute seule, en trempant mes mains dans le cambouis du html ! Alors on critique pas, s’il vous plaît !)

Donc, les élèves avaient, pour la plupart, rempli leurs fiches. Ils se sont promenés ensuite sur Geneanet pour voir si d’autres gens avaient déjà fait des recherches sur leur nom (une élève était très déçue de n’avoir aucune réponse…), puis sur Notrefamille pour regarder la carte de répartition de ce nom.

Nous ne sommes pas allés plus loin aujourd’hui, car le temps passe vite ! Ma collègue, elle, a commencé avec son groupe un « questionnaire d’enquête » : quelles questions poser aux parents, grands-parents, etc.. Par exemple : est-ce que tu avais la télévision quand tu étais petit(e) ? Les enfants de l’âge des 6èmes ont en effet des notions encore très floues du temps : ils ont à peu près compris que leurs grands-parents n’avaient connu ni Vercingétorix, ni même Charlemagne… mais c’est à peu près tout ! Imaginer que leurs parents n’avaient pas de jeux vidéo quand ils étaient enfants est tout à fait impossible !

Je suis contente de cette première séance : j’espère que leur enthousiasme et leurs questions vont persister au fil des semaines.

Les vacances sont finies…

dimanche, janvier 4th, 2009

Eh oui, dernier jour des vacances… J’aime beaucoup mon métier, je crois l’avoir déjà dit, mais j’avoue que, depuis quelques années, j’apprécie énormément les vacances… Et qu’elles ne se passent plus, comme « avant », à préparer des cours, étudier des oeuvres à lire en classe, établir des fiches de ceci ou de cela… Il m’arrive même, au retour de vacances, d’avoir quelques hésitations à nommer tel ou tel élève…

Et aujourd’hui, il faut bien l’avouer, je ne suis pas vraiment « prête »… Je le dis à voix basse, car la principale et son adjointe font partie de mes lecteurs occasionnels…

Il me reste des copies à corriger (eh oui !), des préparations à faire… J’ai établi le planning du trimestre, étudié les Annales du Brevet pour répertorier les types de questions posées, repris Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas, pour y chercher des exemples de raisonnements : les 3èmes ayant montré en majorité qu’ils désiraient lire un roman policier, et mon programme désignant l’argumentation comme objectif principal du second trimestre, je cherche des points d’accord entre ces deux exigences…

J’ai un peu négligé les 5èmes… parce que je ne les aurai que mardi après-midi, et que j’aurai donc le temps de m’y replonger demain après-midi et mardi matin (mais leur planning est fait, quand même !).

La seule chose de vraiment prête est la première séance de l’atelier thématique de généalogie, en 6ème. Je conduirai cet atelier avec une collègue d’Histoire, et nous essaierons de faire en sorte que chaque enfant s’intègre dans l’histoire de sa famille, et acquière quelques repères historiques. Un projet qui m’intéresse beaucoup, et j’espère que les enfants « accrocheront »… J’ai lu sur Internet les conclusions d’expériences plus ou moins similaires, et ai tenté de réutiliser les éléments positifs, d’éliminer les points qui ont été sources de réticences. On verra…

Un trimestre tout neuf, avec des reprises de cours et d’activités des années précédentes, mais avec son lot, aussi, de nouveautés…

En route vers de nouvelles aventures !

Où l’élève dépasse le maître…

mardi, octobre 7th, 2008

Depuis l’année dernière, nous "offrons" à nos 6èmes deux heures hebdomadaires d’"Ateliers thématiques pédagogiques" : il s’agit d’activités qui se déroulent le plus souvent sur 6 semaines, en classe entière ou en demi-groupes, qui visent à faire acquérir aux élèves certaines compétences, dans un cadre moins contraignant que le cours (entre autres : pas de notes!). Les ateliers sont divers, et animés par des professeurs de toutes matières, seuls ou en tandem. Quelques exemples? Le conte, écrire un récit ou un poème, le théâtre, jeux mathématiques, etc..

L’année dernière, j’ai choisi d’ouvrir un atelier de Jeux Logiques. Fouillant dans toutes les ressources que m’offre mon impressionnante bibliothèque personnelle, j’ai élaboré une dizaine de fiches de difficulté croissante (3 "degrés"), regroupant des exercices variés (histoire à remettre en ordre, suite logique de mots, dessins ou nombres, sudoku, questions-pièges, intégrammes…). Au début de l’heure, je distribue les fiches aux élèves (ils sont en demi-groupes, et par deux, selon affinités). Les élèves font les jeux qu’ils veulent (la fiche ne peut absolument pas être faite entièrement en une heure), et je passe de groupe en groupe pour répondre aux questions, donner des explications sur tel jeu ou indiquer une méthode. Si, à la fin de la 2ème séance, des élèves jugent les jeux trop faciles, je leur apporte la fois suivante la 1ère fiche du 2ème degré. Ils peuvent donc avancer selon leur propre rythme.

J’ai repris cet atelier cette année et, hier, j’avais donc une demi-classe dont certains avaient une fiche plus difficile que d’autres.

Je passe dans les rangs, et remarque qu’une élève (une des plus avancées, justement) écrit sur une feuille qu’elle cache quand j’arrive. J’en déduis (logiquement!) qu’elle fait autre chose que les jeux logiques, et lui demande de ranger cette feuille.

Un peu plus tard, je passe à nouveau devant elle : elle écrit toujours sur sa feuille! Un peu étonnée, car, jusqu’ici, elle s’est montrée très intéressée et volontaire, je lui intime un peu plus sévèrement de ranger sa feuille! Elle obéit, souriant et rougissant à la fois.

A la fin de l’heure, elle dépose une demi-feuille sur mon bureau, et sort sans attendre.

Vous voulez savoir ce qu’elle écrivait avec tant de persévérance?

Voici (orthographe corrigée) :

1) Vous participez à une course de moto; vous êtes le 5ème. Vous doublez le 3ème, il repasse avant vous: vous êtes le ?

2) S’il y a 10 poussins sur une table et que vous voulez qu’il n’y en ait que 9, comment faites-vous?

3) Mélissa a 16 billes, Solène 21 billes et Julie 19 billes. Julie en perd 6 contre Solène, mais Solène en perd 2 contre Mélissa, et Mélissa en perd 3 contre Julie et Julie en gagne 4 contre Solène et 2 contre Mélissa. Combien chacune a-t-elle de billes?

Je vous laisse : il faut que j’essaie de trouver les réponses à ces jeux de logique inventés par une élève de 6ème!!!

Où l’élève dépasse le maître…

mardi, octobre 7th, 2008

Depuis l’année dernière, nous "offrons" à nos 6èmes deux heures hebdomadaires d’"Ateliers thématiques pédagogiques" : il s’agit d’activités qui se déroulent le plus souvent sur 6 semaines, en classe entière ou en demi-groupes, qui visent à faire acquérir aux élèves certaines compétences, dans un cadre moins contraignant que le cours (entre autres : pas de notes!). Les ateliers sont divers, et animés par des professeurs de toutes matières, seuls ou en tandem. Quelques exemples? Le conte, écrire un récit ou un poème, le théâtre, jeux mathématiques, etc..

L’année dernière, j’ai choisi d’ouvrir un atelier de Jeux Logiques. Fouillant dans toutes les ressources que m’offre mon impressionnante bibliothèque personnelle, j’ai élaboré une dizaine de fiches de difficulté croissante (3 "degrés"), regroupant des exercices variés (histoire à remettre en ordre, suite logique de mots, dessins ou nombres, sudoku, questions-pièges, intégrammes…). Au début de l’heure, je distribue les fiches aux élèves (ils sont en demi-groupes, et par deux, selon affinités). Les élèves font les jeux qu’ils veulent (la fiche ne peut absolument pas être faite entièrement en une heure), et je passe de groupe en groupe pour répondre aux questions, donner des explications sur tel jeu ou indiquer une méthode. Si, à la fin de la 2ème séance, des élèves jugent les jeux trop faciles, je leur apporte la fois suivante la 1ère fiche du 2ème degré. Ils peuvent donc avancer selon leur propre rythme.

J’ai repris cet atelier cette année et, hier, j’avais donc une demi-classe dont certains avaient une fiche plus difficile que d’autres.

Je passe dans les rangs, et remarque qu’une élève (une des plus avancées, justement) écrit sur une feuille qu’elle cache quand j’arrive. J’en déduis (logiquement!) qu’elle fait autre chose que les jeux logiques, et lui demande de ranger cette feuille.

Un peu plus tard, je passe à nouveau devant elle : elle écrit toujours sur sa feuille! Un peu étonnée, car, jusqu’ici, elle s’est montrée très intéressée et volontaire, je lui intime un peu plus sévèrement de ranger sa feuille! Elle obéit, souriant et rougissant à la fois.

A la fin de l’heure, elle dépose une demi-feuille sur mon bureau, et sort sans attendre.

Vous voulez savoir ce qu’elle écrivait avec tant de persévérance?

Voici (orthographe corrigée) :

1) Vous participez à une course de moto; vous êtes le 5ème. Vous doublez le 3ème, il repasse avant vous: vous êtes le ?

2) S’il y a 10 poussins sur une table et que vous voulez qu’il n’y en ait que 9, comment faites-vous?

3) Mélissa a 16 billes, Solène 21 billes et Julie 19 billes. Julie en perd 6 contre Solène, mais Solène en perd 2 contre Mélissa, et Mélissa en perd 3 contre Julie et Julie en gagne 4 contre Solène et 2 contre Mélissa. Combien chacune a-t-elle de billes?

Je vous laisse : il faut que j’essaie de trouver les réponses à ces jeux de logique inventés par une élève de 6ème!!!