Archive pour la catégorie ‘Ecrits d’élèves’

Et la poésie, b…! ?

Jeudi 15 décembre 2011

Cela fait longtemps (?) que je ne vous ai pas donné à lire quelques textes d’élèves… En ces temps difficiles, un petit rayon de soleil n’est pas inutile… Voici encore quelques « jeux de rythmes » des 6èmes d’il y a une douzaine d’années :

La petite pie
Prit la route
Dans la direction
De sa mère
Et atterrit sur
Le banc vert.
Après cinq minutes,
Elle se leva
Et s’envola.

Sonia

*     *     *

Bonjour !

- Ça va bien ?

- Très bien.

- Ça va bien ?

- Normal.

- Ça va bien ?

- Bof, bof !

- Ça va bien ?

- Très mal.

Julie

*     *     *

Regarde, Maman !

Où ?

Qui ?

Quoi ?

Là ! Joyeuse fête !

Oh…

Ah…

Euh…

C’est pour toi !

Bien merci,

Ma chérie…

Julie

*     *     *

Un jour d’été, quand
Je
Suis
Allée
Sur la plage de
Mon
Grand-
Père,
Il n’y avait plus
De
Poissons
Dans la mer.

Gwendoline

*     *     *

Il y a longtemps
Je chantais
De très bell’ chansons
Comme ça.
Il y a longtemps,
Je dansais
Sur des rythmes.
Maintenant,
Je n’ sais plus.

Anthony

*     *     *

Des enfants jouent
Dans une rue
À se bagarrer.
Mais quand leur
Mère arrive,
Ils se font
Gronder
Devant
Tout le monde
Qui regarde.

Kevin

Questions de rythmes…

Dimanche 17 juillet 2011

Peut-être devrais-je vous parler du rapport sur les rythmes scolaires… mais je n’ai pas fini de le lire… et ne suis pas sûre que j’en parlerai…

Je vais donc vous parler de rythmes… poétiques ! Ou plutôt, je laisserai la parole à quelques élèves de 6ème…

Quand j’étudiais la poésie, il y a un « exercice » que je donnais assez souvent, surtout en 6ème-5ème : je frappais un rythme sur lequel les enfants devaient écrire. C’était donc une écriture très rapide (je leur laissais 5 minutes au maximum) de 4 à 15 vers comportant chacun une à 5 syllabes. Le plus souvent, je frappais ainsi 4 rythmes différents, puis leur laissais le restant de l’heure pour revoir leurs textes.

Ce n’était donc pas l’heure de la « grande poésie », lyrique ou pleine d’images ! Leur travail était noté sur le respect des rythmes donnés et la cohérence du texte.

Voici donc quelques « rythmes » d’élèves de 6ème :

Il y a longtemps
Je chantais
De très bell’ chansons
Comme ça.
Il y a longtemps,
Je dansais
Sur des rythmes.
Maintenant,
Je n’ sais plus.

Anthony

Un
Râteau
Deux
Marteaux
Trois
Ciseaux
Six
Oiseaux
Sept
Tableaux
Tout
Normaux.

Julie

Un Chinois mange
Dans
La
Nuit.
Une Chinoise dort
Dans
Son
Lit.
Un oiseau saute
Sur
Eux
Puis
Il les a mangés
Dans
La
Nuit.

Jérémy J.

Dans la rue,
Il y a
Des personnes
Très bizarres.

Cynthia

Un
Monsieur
Se balance
Et tombe
Par terre :
Boum !

Cynthia

Un jour d’été, quand
Je
Suis
Allée
Sur la plage de
Mon
Grand-
Père,
Il n’y avait plus
De
Poissons
Dans la mer.

Gwendoline

Dans mes archives…

Vendredi 17 juin 2011

Cela ne vous étonnera sans doute pas, mais la grande majorité des textes d’élèves que je retrouve depuis quelques jours dans mes archives n’évoquent pas grands souvenirs chez moi… Parmi les milliers de textes que j’ai pu lire et corriger en 40 ans, ceux-là ont été conservés… mais je les avais oubliés. Permettez-moi d’en remettre quelques-uns à l’honneur…

Ce poème, par exemple, d’un groupe de 4 élèves de 6ème des années 80. Visiblement fait d’après le « modèle » d’un poème surréaliste que je ne retrouve pas (un « jeu » d’écriture sur des proverbes), bien qu’il soit forcément quelque part sur mon ordinateur… Si vous le reconnaissez, merci de m’indiquer son titre et son auteur !

Dans le royaume de l’école
qui déchire les cahiers récolte les punitions
le Principal est roi

Dans le royaume de l’école
il ne faut pas brûler les tickets d’absence par les deux bouts

Dans le royaume de l’école
il n’y a pas de notes sans contrôles
le Principal est roi

Dans le royaume de l’école
un professeur absent, trente élèves contents

Dans le royaume de l’école
au bout de l’année plus d’écoliers
et le Principal
n’est plus roi

* * *

Joli, non ? Je trouve que les proverbes transformés sont bien adaptés…

Cet autre poème est de 86, mais l’auteur est sans doute plus âgé, 4ème ou 3ème. Malheureusement, sa signature ne me donne pas son nom… Le poème est paru dans le journal de classe « Ptit’tête »… et je ne sais pas du tout s’il s’agit d’un « devoir » ou d’un poème « spontané » (je pencherais plutôt pour cette dernière hypothèse) :

Nous ne sommes pas des délinquants

Nous ne sommes pas des délinquants
Comme disent les gens.
Si un de nous est délinquant,
Nous ne sommes pas des délinquants.
Les gens
généralisent tout le temps

Nous ne sommes pas des délinquants
Nous sommes des adolescents.
Nous avons envie de nous amuser
de rigoler, de chanter, de nous éclater
de vivre,
d’être libres :
comme les oiseaux
volant dans le ciel
Tout là-haut
Comme les hirondelles
ou les aigles.

Nous ne sommes pas des délinquants
Comme disent les gens.
Nous sommes des adolescents.

* * *

Merci à tous ces élèves qui, au fil des ans, m’ont enchantée par leurs textes !

Retour vers le passé…

Mercredi 15 juin 2011

Ce n’est plus un retour, c’est une plongée, une immersion dans le passé !

D’abord, comme je vous l’ai écrit, les recherches généalogiques me transportent entre le Montereau de 1670 et celui de 1730…

Ensuite, mon « livre de chevet » du moment est un livre d’Histoire (un gros, de plus de 600 pages !) sur la période 1850-1914… Comme j’ai lu récemment un certain nombre de romans de Zola, je complète ma culture… et me rapproche tout de même un peu d’aujourd’hui…

Enfin, hier, j’ai reçu un courriel d’une ancienne élève, via Copains d’avant… Assez « ancienne », tout de même : en 5ème en 72/73… Ça nous rajeunit pas, ma pôv’dame ! Ben oui, pas loin de 40 ans, quand même…

Nous avons échangé plusieurs courriels, essayant l’une et l’autre de retrouver des noms, des souvenirs, des visages… Plus de trous que de souvenirs, dans nos échanges ! J’ai parlé ici de cette classe de l’Aisne avec laquelle nous avions monté un « grand spectacle » :

http://blogdeprof.fr/?p=12 (et suivante)
http://blogdeprof.fr/?p=31

Françoise m’a signalé une photo de leur classe sur le site « Photo de classe », , prise lors d’une « activité Moyen Age » : mais la définition est très mauvaise, et je n’y ai reconnu personne… sauf moi, tout au fond !

Du coup, je suis repartie vers un tas de photos non triées rangées dans un tiroir, et en ai trouvé 4, dont une sur laquelle il me semblait reconnaître une certaine Blandine…

La nuit portant conseil, j’ai repris ces photos ce matin : oui, pas de doute, c’est une photo du spectacle de ces 5èmes… mais je n’y reconnais que 2 ou 3 têtes… et je n’ai aucun souvenir de ce spectacle où l’on voit des danseuses (certaines en tutu, d’autres en justaucorps), des équilibristes, une soubrette, un « couple »… Effectivement, il y avait une histoire de pickpockets qui opéraient pendant des spectacles… d’où sans doute ces danseuses…

J’ai donc envoyé ces photos à Françoise…

Et puis… je suis allée ouvrir quelques cartons d’archives… Oui, je suis très « archiviste »… Au 3ème, bingo ! Une série de BD où je reconnais des noms !

Me voilà partie à établir une liste de noms à partir de ces BD, dont certaines sont signées… Quelques têtes me reviennent, ou quelques caractéristiques physiques… mais je n’irais pas jurer de l’exactitude de ces souvenirs brumeux…

Ma correspondante a reconnu d’autres têtes sur les photos… Je lui ai envoyé ma liste, pour éveiller – peut-être ! – d’autres souvenirs…

Dans ce 3ème carton d’archives (il va falloir que je les range un peu, et regroupe celles qui vont ensemble… quand je peux le savoir !), un petit carnet à spirales, bien mince…

Et dedans : des poèmes d’élèves, que j’ai recopiés… d’une classe de 5ème de 1970…

Tiens ! Je vous en livre un : qui sait ? l’auteur se reconnaîtra peut-être…

Le Printemps au parc Leblanc

Le Printemps est là,
Dans le parc Leblanc,
Si beau mais si las,
Si beau et si grand.

Dans un coin de gazon,
Un paon fait la roue,
Étonnant les bourgeons,
Devant le soleil roux.

Les arbres sont en fleurs,
Les merles ont sifflé,
Mais là-bas, l’homme pleure
Sur son triste passé.

Le cygne immaculé,
Le plus beau, le plus grand,
S’en va sur l’eau, reflété,
Mi-glissant, mi-nageant.

Près de l’eau miroitante,
Se penchent de jolies plantes :
Et sur la pelouse endormie,
S’étirent les pâquerettes fleuries.

Le Printemps est là,
Dans le parc Leblanc,
Si beau mais si las,
Si beau et si grand.

Je vous laisse à vos propres souvenirs…

Publier des textes d’élèves ?

Vendredi 22 octobre 2010

J’ai déjà, sur ce blog, publié quelques textes d’élèves… et j’en publierai d’autres encore, même s’ils ne m’amènent que quelques rares commentaires…

Pourquoi publier des textes d’élèves ? me demanderez-vous. A quoi ça sert ?

Pas à grand chose, c’est sûr… Mais est-ce qu’un blog « sert » à quelque chose ?

* * *

Disons que, peut-être, ces textes donneront à quelques lecteurs une autre idée de la « rédaction » au collège. Peut-être même quelques collègues s’en inspireront-ils pour leurs classes. Peut-être…

Ce qui est sûr, c’est que moi, je suis très fière de ces textes ! Non que je les trouve « littérairement » intéressants, mais ils sont le produit d’un travail d’enfants qui ont créé, à partir de l’imaginaire qui leur est propre, des enchaînements de mots, de phrases, d’idées. Et que la fierté de ces enfants, face à leur « produit » fini, photocopié, distribué, est quelque chose d’inoubliable… Un peu comme, disons, celle que des enfants ressentent sur scène, à la fin d’un spectacle, étourdis par les applaudissements… Avec cette différence qu’ils ont eux-mêmes créé le « spectacle » : un objet à lire (et à regarder : il y a parfois des dessins).

Et leur fierté… je m’en sens un peu responsable : je leur ai donné la possibilité de cette création, je les ai aidés tout au long de son élaboration, parfois longue. Leur fierté d’ »auteurs », c’est la mienne, de « pédagogue », de prof…

Voilà pourquoi je vous en montrerai d’autres… Ce n’est évidemment qu’un reflet très partiel de ce qui a été mon travail pendant 40 ans… mais c’est le plus valorisant, pour eux comme pour moi…

Tom le Gnome

Lundi 18 octobre 2010

Tom le Gnome est un récit collectif écrit par une classe de 5ème en 2002. Nous avions étudié Bilbo le hobbit et, entraînés par notre élan, avions décidé de créer notre propre histoire d’un pays d’ailleurs… Nous avions lu le conte de Queneau, l’Histoire de 3 petits pois, et notre projet prit cette forme particulière…

Ce projet fut un gros investissement : en temps, bien sûr, mais aussi en ambiance… Le principe en a été toujours à peu près le même : à partir de textes écrits par les élèves (généralement en groupes, mais parfois individuellement), la classe décidait collectivement de l’orientation du conte, et de la suite (ou des suites) à donner ; les incohérences et incorrections étaient relevées, à charge pour les auteurs de les corriger. Ce fut donc un gros travail, qui nous prit plusieurs mois !

Voici le résultat de nos efforts :


Tom le Gnome

1

Vertville était un village féerique, il y avait des petites fées qui se baladaient et qui parlaient aux habitants. Les maisons étaient rondes, les immeubles aussi ; au milieu de la ville, il y avait le marché des lutins. Dans la ville, tout le monde était poli et aimable. Contrairement aux nôtres, les villes et villages n’étaient pas pollués.

Les bâtiments s’élevaient tellement haut que l’on n’apercevait presque pas le toit.

La ville brillait sous le soleil, mais elle paraissait plutôt étrange. Car les habitants étaient des… des gnomes !

Eh oui, les gnomes existaient, et ils étaient très nombreux.

Toutes les heures, passaient des personnes avec un grand sac et elles ramassaient toutes les ordures pour aller les brûler ensuite, car les habitants voulaient que leur ville soit propre.

Cette ville était donc propre, non polluée et féerique.

Il y a très longtemps, dans ce village, vivait un gnome. Il se prénommait Tom, et était âgé de vingt ans.

Sa maison était faite en bois. Il avait aussi une petite ferme pour élever les cochons dont il se nourrissait. Dans l’entrée, se carrait un vieux fauteuil.

Une porte s’ouvrait dans la chambre de Tom, très petite. Tous les soirs, il contemplait de son grenier, où il réservait sa nourriture, la lueur du soleil couchant qui se reflétait dans la mare située juste derrière un marais.

Il possédait un petit coffre où il disposait tous ses porte-bonheurs ainsi que de nombreux souvenirs. Son petit jardin recouvrait l’ancien puits qui bordait la mare. Le toit de sa maison était recouvert de chaume qu’il devait nettoyer tous les deux mois.

En plus de ses qualités d’homme d’intérieur, il était rapide et rusé, et sortait toujours vainqueur de ses combats. Il portait toujours sur lui un portrait de son frère disparu quelques années auparavant. Il avait la peau verte (comme tous les gnomes) et les yeux mauves. Il portait un petit pantalon rouge, une armure blanche et une épée que son père lui avait fabriquée. Son désir le plus cher était de revoir ses parents qu’il n’avait pas vus depuis longtemps. Il avait un ami qu’il connaissait depuis sa plus grande enfance, Bibi.

Tom aurait bien voulu apprendre à voler, mais comment faire ?


2
Toujours la forêt…

Dans cette forêt apparaissent beaucoup de bambous, de ronces, d’orties.

C’est une forêt avec plein de broussailles, de roseaux et de taillis.

Le sol de ce grand bois est recouvert de mousse et on peut apercevoir aussi beaucoup de bruyères.

Et quand on s’approche des épines et des ronces, on aperçoit des marécages et en marchant un petit peu plus loin, on est pris dans un brouillard, puis l’on ne voit plus rien et au bout d’environ un quart d’heure, on aperçoit enfin le sommet des arbres.

En faisant quelques mètres, Tom se trouva pris dans un petit tourbillon de vent.


3
À la maison

Arrivé sur le pas de sa porte, il entendit une voix :

« Ouvre la porte, entre et referme la porte ! » C’est ce qu’il fit. Tom se dirigea vers la cuisine ; il s’arrêta en plein milieu et il entendit :

« Ouvre le frigo, prends à manger et mange ! » C’est ce qu’il fit. Tom était conscient de ses gestes, mais son esprit était brouillé ainsi que ses yeux. Donc il ne voyait et ne comprenait pas ce qu’il faisait mais restait conscient de ses gestes. Après, la même voix lui dit :

« Monte dans ta chambre, change-toi et dors ! ». Il s’endormit.


4
A la recherche du diamant de feu (suite de la suite)

Mais Tom sauta sur la main de l’ogre et alla chercher Clochette puis ils s’enfuirent tous les huit.

Mais plus loin ils virent trois autres ombres : c’était d’autres ogres de feu.

Le premier cracha du feu mais les loupa

Alice sauta sur les jambes du premier ogre.

Océane, avec l’aide de Rachel et Eden, sauta sur les bras du deuxième ogre de feu et le mordit.

Puis Angel, Léa et Clochette sautèrent sur les jambes du dernier ogre de feu et le mordirent.

Mais celui-ci résistait ; donc Tom se mit à voler et arracha une touffe de cheveux à l’ogre de feu et ils le firent tomber.

Tom accompagné des fées prit le diamant de feu et ils s’enfuirent de la grotte pour faire un bon repas.

Tom dit :

« Demain, nous partirons à la recherche du diamant de terre. »

Et il s’endormit, heureux de sa journée, mais surtout de son diamant.

Mais les fées chuchotèrent en chœur :

« Tu partiras à la recherche du diamant de terre… »


5
À suivre…

Toute cette aventure qu’il venait de vivre lui redonna du courage et il réussit à s’arracher aux sables mouvants, il ne savait pas comment il avait fait mais il était heureux, il était vivant et il décida de continuer seul son chemin.


6
Lisa est-elle jolie ?

La forêt était grande, et ils marchaient déjà depuis deux jours.

Tom se demandait toujours ce que voulait Lisa.

« Et pourquoi me demande-t-elle si souvent : « Je te plais ? »

Et pour lui faire plaisir, je lui réponds (comme d’habitude) : « Oui, tu es très jolie. »

Comment pourrais-je lui dire que je ne la trouve pas si jolie que ça ? »

Mais au fil du temps, Tom pensait qu’elle n’était pas si moche que ça et qu’elle avait beaucoup de charme.

« Je te plais ? » lui demanda-t-elle.

- Oui, tu me plais, et plus précisément je trouve que tu as beaucoup de charme, lui dit-il d’une voix assez timide. Je voudrait t’avouer quelque chose…

- Ah oui ! mais quoi ? demanda-t-elle d’un air surpris.

- Je n’osais pas t’avouer que je t’aimais beaucoup. »


7
Un nouvel arrivant

Un jour, un gnome arriva à « Vertville ». Tom alla l’accueillir et lui demanda :

« Bonjour, qui es-tu ?
- Je suis un apprenti magicien. Je suis passé là par hasard, car j’ai perdu mon chemin. Sais-tu où je pourrais trouver l’hospitalité pour la nuit ?
- Viens chez moi, je t’hébergerai.
- Merci, tu es trop gentil. »

Le lendemain, l’apprenti magicien décida de rester à Vertville, et Tom aida son nouvel ami à trouver une maison.

« Comment pourrai-je te remercier de ton hospitalité et de ton aide ?
- J’aimerais apprendre à voler…
- Je vais essayer… Acadabra, macaley ! »

Et hop ! Tom se transforma en crapaud.

 » Acadabra, macaley, meley, chilé !  »

Tom retrouva sa forme, essaya de voler, mais ne réussit pas.

L’apprenti magicien se plongea dans ses livres, et trouva enfin la bonne formule :

« Concentre-toi !
Voler, tu apprendras
Voler, tu réussiras
Car avec moi, ton bras droit,
Ton vœu s’exaucera ! »

Aussitôt, Tom se sentit voler. Il redescendit sur terre et dit à l’apprenti magicien :

« Je te remercie pour ce don que tu m’as fait. À présent, je vais rentrer, il se fait tard. »

Et il rentra chez lui.


8
Le Mage Noir

Le Mage Noir apprit par son aigle serviteur que Tom avait obtenu le premier diamant. Furieux, il décida de jouer avec les sentiments de Tom.


9
A la recherche du diamant de feu (suite)

Toutes les sept, accompagnées de Tom, continuèrent à survoler les montagnes à la recherche d’une caverne où pourrait se trouver le diamant bleu.

Ils virent une montagne creusée d’une caverne.

Alors que Tom entrait dans la mystérieuse ouverture qui se dessinait devant lui, il entendit un rugissement qui le fit sursauter. Il s’avança dans un couloir démesuré dont les parois de pierre noire étaient humides. À mesure qu’il avançait, une odeur nauséabonde augmentait. Le couloir qui montait commençait à l’essouffler. Heureusement, il vit plus loin une lumière qui le rassura.

Lorsqu’il l’atteignit enfin, il se trouvait dans une salle gigantesque remplie de colonnes. L’endroit était pestilentiel, mais magnifique. Tom entendit de nouveau un rugissement, et il se rendit compte que ce son horrible venait du ronflement d’un ogre qui dégageait une fumée grise.

Tout à coup, Tom et les fées virent une ombre et un ogre de feu de feu surgit devant eux.

« Que faites-vous dans notre grotte ?
- Rien… », bredouilla Tom.

Puis Angel fit signe aux fées de passer entre les jambes de l’ogre mais Clochette resta figée par la peur.

Tom en profita pour passer.

« Viens vite !! » fit Angel à Clochette mais celle–ci refusait de passer. L’ogre commença à vouloir l’attraper.


10
Combat

Ayant repris son sac, Tom partit à la recherche du troisième diamant (celui de terre), pour cela il devait traverser une grande forêt très dangereuse que les gens du coin surnommaient « La forêt du croque-mort ».

Tom arriva dans la forêt qui était remplie de broussailles, de ronces et d’orties qui le piquaient. Tout autour de lui s’élevaient de grandes lianes et le terrain était très gadouilleux. Il y avait tellement de brouillard qu’il ne voyait presque rien. Il avança pendant des heures, puis s’allongea sur de la mousse pour se reposer.

Soudain, une grosse tempête s’éleva et déchira la voile sous laquelle il s’était réfugiée.

Tom leva la tête, il vit un troll de dix mètres de hauteur environ.

Tom pouvait voir la haine du monstre dans ses yeux. Le troll était équipé d’une masse avec laquelle il essayait de le frapper. Tom esquiva chaque coups, il prit son épée et commença à se battre. Il la lui enfourcha dans le ventre, mais pour le troll, c’est comme s’il n’avait rien senti. Le combat continua jusqu’à ce que Tom monte sur la tête du troll. Celui-ci se demanda où était le gnome et commença à le chercher.

Tom savait bien que les trolls étaient bêtes, et il en était heureux. Ce troll-ci était intelligent pour sa race, car il remarqua enfin que le gnome était sur sa tête. Il s’agita, Tom tomba et perdit connaissance.

Quand il reprit conscience, il était pendu par les pieds… à côté d’une marmite…

Le troll, quant à lui, était en train d’éplucher des oignons qui le faisaient pleurer. Tom voulut lui expliquer qu’il n’était pas bon à manger, mais le troll ne voulait rien entendre et continuait à éplucher ses oignons. Il mit ensuite la marmite en-dessous du gnome, et y versa les oignons.

Tom eut soudain une idée. Avec sa ruse, il pourrait se jouer du troll. Son idée était de lui raconter l’histoire du troll qui se fit battre par un nain. Il commença à la lui raconter. Cela dura une bonne dizaine de minutes. À la fin de l’histoire, le troll eut peur, détacha le gnome qui partit tranquillement à la recherche du troisième diamant.


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11
Le diamant du vent

Tom, en quête du premier diamant, se retrouva après un long chemin en face de le première montagne. Celle-ci était d’une clarté telle que Tom fut ébloui.

Cette masse de pierre démesurée était inhabituelle. En bas, le crépuscule s’était levé tandis qu’en haut apparaissait une lueur aveuglante. À l’est de la montagne, les marécages, les bois et les marais empêchaient toute personne de passer à pied : heureusement que Tom pouvait voler ! À sa droite, la chaleur était telle qu’il s’y trouvait un désert sablonneux et aride où rien ne poussait.

Mais, au centre de cette montagne, Tom crut à une hallucination quand plusieurs rochers s’envolèrent vers lui dans un vacarme si assourdissant que ses oreilles en furent bouchées. Mais il sortit son terrifiant casse-pierres, qui désintégra les rochers en milliers de petits cailloux. Tom atterrit dans une grande forêt.

Tout en errant dans la forêt, le gnome Tom découvrit un étrange symbole incrusté dans un arbre qui lui faisait penser à une flamme. Celui-ci l’intrigua car cette flamme lui rappelait une ancienne et mystérieuse histoire de dragon à trois têtes : il avait une tête qui crachait du feu, une autre de l’eau et la dernière soufflait une tempête.

Pour combattre la tête de feu, il faut détourner celle de l’eau ; pour combattre la tête de la tempête, il faut détourner celle du feu ; pour combattre la tête de l’eau, il faut envoyer un éclair.


12
Et voilà !

Tom voulait aller chercher Clochette mais l’ogre de feu arriva, donc Tom prit peur et sortit de la caverne en courant. Une fois sorti, il tapa du pied et s’envola, et les petites fées moururent, brûlées.

Tom fut terriblement choqué et il se dit :

« J’en ai un peu assez de ces histoires de diamants, pourquoi c’est pas Bibi qui irait les chercher ? Après tout, il peut rester en centaure, ça lui va bien ! De toutes façons, il n’aurait pas fait tout cela pour moi, c’est qu’une histoire d’amitié ! »

Et Tom rentra chez lui.

FIN

13
Perdu Grigri…

Tom entendit la voix de l’arbre qui lui disait : « Maintenant, rentre chez toi, Tom, tu n’as rien à faire ici ! »

Tom se releva et commença à marcher. Jour et nuit, il marchait sans s’arrêter. Tom se baladait sur une route où il y avait des plantes rares dans la région. C’était très beau, les fleurs étaient de toutes les couleurs et brillaient au soleil. Pendant un long moment, en marchant, il les regardait.

Malheureusement, comme il était hypnotisé, il ne pouvait vraiment les admirer. Il était encore loin de chez lui. Il y serait dans six jours au plus tôt. Alors qu’il continuait sa route, son grigri (le collier où était suspendu le portrait de son frère) tomba de son cou Tom s’en rendit compte, il en était conscient mais toujours hypnotisé. Comment faire pour le récupérer? Il se mit à tourner en rond, incapable d’avancer. Il entendit la voix de l’arbre :

« Je vais te redire l’énigme à laquelle tu n’as pas répondu. Si tu perds, tu ne récupéras pas ce grigri ; si tu réussis, tu le récupèreras. »

Sur 4 pattes le matin
Sur 2 pattes l’après midi et
Sur 3 pattes le soir
Alors, qui suis je ? »

Pendant un court moment, le temps de répondre et de récupérer peut-être son grigri, Tom ne fut plus hypnotisé. Cette fois, il sut répondre : « Le gnome »

« Bonne réponse, dit la voix. Va le chercher ».

Juste au moment où Tom prit son grigri, brillant étrangement sous les feuilles et la mousse, il fut à nouveau hypnotisé.

« Reprends ton chemin » dit la voix, et Tom continua.

Enfin, il arriva devant chez lui.


14
Fin…

À ce moment, Angel et ses sœurs apparurent :

« Tu as gagné, Tom ! Bibi est redevenu un gnome ! Le règne du Mage Noir est terminé ! »

Heureux, mais épuisé, Tom décida de se reposer avant de prendre le chemin du retour…

FIN

15
Plouf !

Tom se réveilla et ne vit aucune fée près de lui il cria : « Angel, Léa, Clochette ! » Mais personne ne se réveilla. Tom regarda tout autour de lui, mais il ne vit personne. Alors Tom comprit que les fées étaient parties. Donc il tapa du pied et s’envola poser le diamant de feu sur la dune de sable.

Le gnome, qui avait l’intention de trouver le diamant de terre par la voie des airs, fut pris dans de fortes turbulences qui le firent vaciller de gauche à droite et le firent tomber raide comme une pierre.

Quelques instants plus tard, quand il reprit ses esprits (car il était tombé sur la tête) il découvrit avec stupeur qu’avant d’être arrivé dans le seau d’un puits, il avait percé un nuage et presque détruit un arbre en s’écrasant dessus.

Il sortit du seau dans lequel il avait atterri et vit un panneau : il était dans la Forêt Noire.


16
Et voilà !

Dans la soirée, Tom et sa gnomide, allongés sur une couche d’herbe verte, regardaient les étoiles et parlaient de ce qui s’était passé dans leur vie avant qu’ils se rencontrent. Au bout d’un certain moment, tous deux s’endormirent et firent de très beaux rêves. La gnomide qui se réveilla avant Tom fit chanter aux oiseaux un air magique qui réveilla Tom et lui fit oublier sa mission.

Tom oublia le Mage Noir, Bibi, l’apprenti magicien et les fameux diamants…

FIN

17
Transformation !

Un matin, sur une route de campagne, Bibi marchait gaiement pour aller rendre visite à Tom. A 3 km de chez lui, Bibi tomba et perdit connaissance. Quand il reprit ses esprits, il vit qu’il était dans un trou, et quelqu’un avec une longue capuche qui cachait son visage était penché sur lui. En entendant le rire atroce et en voyant la baguette noir Bibi reconnut le MAGE NOIR. Le mage avait tout préparé. Bibi demanda :

« Que voul… »
« Taisez-vous ! coupa froidement le mage et répondez à ma question.
- Quelle est vo… ?
- Comment Tom a-t-il eu le pouvoir de voler ? » demanda t-il. Car, comme tous les mages noirs, il détestait ne pas savoir voler.
« Alors ? » s’impatienta-t-il.

Bibi hésita et répondit :

« Je ne vous dirai rien car c’est un ami et nous, les gnomes, ne trahissons jamais nos amis ! »

Alors, sur ce, un éclair jaillit de la baguette du Mage Noir et vint entourer Bibi. Le haut de son corps resta intact mais ses jambes, ses pieds, son bassin se changèrent et prirent la forme d’un cheval. Il sauta de son trou et galopa vers la maison du paisible Tom qui ignorait ce qui s’était passé.

En partant dans la direction de Tom, Bibi vit la maison. Tom entendit un galop arriver en plein sur sa maison. Il se demanda :

« Mais qu’est-ce qui se passe ? »

Quand il le vit de plus près, Tom demanda à l’inconnu (qui était Bibi) :

« Qui es-tu ?
- C’est moi, Bibi.
- Ce n’est pas vrai, Bibi est un gnome, pas un centaure !
- Si c’est moi, mais un Mage Noir m’a transformé ! »

Et Bibi raconta ce qui s’était passé.

A la fin de l’étrange récit, Tom, pas très sûr de cette histoire, demanda :

« Quel est mon métier ?
- Tu es apprenti voleur.
- Oui, mais comment le sais-tu ?
- C’est normal, je suis Bibi. Tom, il faut que tu m’aides ! »

Abasourdi par une telle aventure, Tom s’affala dans un fauteuil et réfléchit longuement.


18
Le diamant du vent (suite)

Tom décida de continuer son chemin tout en regardant autour de lui, quand tout à coup, il aperçut le même symbole sur la paroi d’une grotte. Curieux, il entra et découvrit endormi le fameux dragon à trois têtes, et aperçut le premier diamant incrusté dans le front d’une des têtes. Tom était déterminé à le prendre, mais le dragon se réveillait.

Avec quelques pouvoirs que lui avaient donnés les fées, comme le fouet magique, il arriva à vaincre le dragon pour prendre la pierre précieuse. Puis il partit, tout joyeux d’avoir trouvé le premier diamant.


Voulez-vous savoir ce que pense le Mage Noir ?
Oui => Suite au numéro 8
Non => Suite au numéro 8

19
Hypnotisé !

Après avoir marché un moment, Tom entendit une voix qui lui dit :

« Approche »

Tom hésitant approcha de quelques pas et parla en bégayant :

« Qui…. Qui…. Qui êtes vous ?
- Comme tu le vois, je suis un arbre magique. Que fais-tu dans cette forêt ? demanda l’arbre.

Tom lui répondit :

- Je suis en quête d’un diamant pour aider mon ami qui s’est transformé en centaure.
- Avant que tu partes pour ta quête, tu devras répondre à deux énigmes, si tu réponds juste, tu pourras partir ; mais si tu échoues, je te jetterai un sort » lança l’arbre magique.

Après ces paroles, Tom dit :

« Je suis prêt. Commençons »

Quand l’arbre magique entendit les paroles de Tom, il fut stupéfait par son courage. Et il lui lança la première énigme :

« Un homme arrive devant un ravin,
Pour passer ce ravin il y a une passerelle.
Un écriteau annonce :
« Une seule personne à la fois ou le pont s’écroule. »
L’homme traverse, la passerelle se casse.
Pourquoi ? »

Tom réfléchit un long moment et répondit :

« Je suppose que c’est parce que un homme averti en vaut deux.
- Tu es plus malin que je ne le pensais ! Seras-tu aussi malin à la deuxième énigme que voici :

Sur 4 pattes le matin,
Sur 2 pattes l’après-midi et
Sur 3 pattes le soir.
Qui suis-je ? »

Tom répondit :

« Je pense que c’est un chien.
- Faux, tu as mal répondu cette fois-ci. Maintenant, je te jette ton sort. » dit l’arbre.

Puis Tom tomba, hypnotisé.


20
Rencontre

Tom se dirigeant vers la prochaine montagne vit une Gnomide qui pleurait. Tom alla la voir et lui demanda ce qu’elle avait et qui elle était. Elle lui dit qu’elle s’appelait Lisa et qu’elle s’était perdue dans la forêt. Tom ne voulait pas l’emmener avec lui car les aventures étaient terriblement dangereuses. Le temps passa et il dit qu’il l’aiderait à sortir mais qu’ils devraient se quitter plus tard. Puis Lisa répondit qu’elle voulait venir avec lui et qu’elle pourrait l’aider à la recherche des diamants. Tom, surpris, lui demanda comment elle le savait. Lisa lui répondit qu’elle avait entendu une personne parler de cette histoire, et avait voulu aller à la recherche de Tom pour l’aider.

Bien sûr, Tom ne pouvait savoir que Lisa était l’une des servantes du Mage Noir…

La nuit commença à tomber, et Tom dit à Lisa qu’ils allaient dormir là et que le lendemain, il y aurait un long voyage à faire.

En se réveillant, ils se préparèrent pour leur voyage de quelques jours. Puis Lisa lui demanda :

« Je te plais ? »

Et Tom répondit :

« Oui, tu es très jolie. »


21
Le quatrième diamant (suite)

Sur ces mots, il sortit son fouet. et en donna un grand coup au Mage Noir. Celui-ci, surpris, sentit comme une brûlure dans le dos. Il se retourna en colère et donna une énorme claque à Tom, l’envoyant voler sur une pierre. Tom assommé se releva et réussit à passer derrière le Mage Noir. Alors il lui donna un deuxième coup de fouet qui l’envoya contre une énorme pierre. Le Mage Noir assommé ne bougea plus. Tom avait gagné.


22
Pris au piège

Tom étant redescendu dans la forêt, il crut apercevoir deux personnes. Il ne sut pas tout de suite qui elles étaient. Mais en avançant un peu, il vit que c’était ses parents. Tout content, il s’approcha pour leur demander comment ils étaient arrivés là.

Très rapidement, ses parents lui demandèrent de les suivre. Tom obéit, tellement joyeux de ces retrouvailles.

Mais très vite il s’aperçut que ses soi-disant parents l’entraînaient dans un endroit assez étrange.

Lorsqu’il marchait, il avait une sensation étrange, mais il se sentait en sécurité en même temps car il était avec ses parents.

Puis plus le temps passait, et plus cette sensation l’inquiétait, ses pieds s’enfonçaient et il avait beaucoup de mal à les soulever. Il se rendait compte que maintenant, c’était son corps qui s’enfonçait, il s’inquiétait, il manquait de souffle et se posait des questions sur ses parents qui eux, ne s’enfonçaient pas et surtout qui le regardaient sans rien faire.

A ce moment-là, il se rendit compte qu’il se trouvait dans des sables mouvants, et que ces deux personnes n’étaient pas ses parents.


23
A la recherche du diamant de feu

Tom survolait les montagnes, il n’arrivait pas encore à se remettre de la trouvaille du premier diamant… et de l’aventure qui avait suivi.

Pendant qu’il volait, Tom vit un marécage où il y avait des animaux que Tom n’avait jamais vus : c’étaient des tigres. Tom voulait s’en approcher, mais après avoir vu leurs dents, il continua sa route en ayant un but précis, la deuxième montagne.

En arrivant sur la montagne de feu, Tom vit des ajoncs, puis, plus à gauche, un petit champ de bambous, et un bois énorme, dans lequel on pouvait distinguer un petit étang avec une petite île au milieu. Au centre de cette île, il y avait de la broussaille entourant une toute petite dune de sable : c’était là qu’il fallait poser le diamant.

Tom regardait le magnifique paysage lorsqu’un orage énorme éclata, avec des éclairs gigantesques. Le paysage magnifique n’était plus que souvenir, et il tombait une pluie battante, comme lors d’une grande tempête.

Tout à coup, il entendit une toute petite voix :

« Salut, Tom ! Moi, c’est Angel, mais toutes les autres petites fées me surnomment Ange. »

Tom tout étonné chercha tout autour de lui, mais il ne voyait rien.

« Tom ! par ici !
- Mais où te caches tu ? »

Puis Tom vit une petite fée. Il crut rêver.

« Je suis la reine des petites fées.
- Mais où sont les autres petites fées ?
- Retourne-toi et tu les verras. Voici mes six sœurs.
- Bonjour, moi c’est Léa !
- Moi, Rachel.
- Moi, Eden.
- Moi, c’est Océane.
- Moi, … Clochette.
- Clochette est très timide, fit Angel.
- Et moi, c’est Alice.
- Mais pourquoi tout ce monde ?
- En fait, on a appris que tu es à la recherche d’un diamant, plus précisément le diamant de feu.
- Comment vous savez tout cela ?
- Viens, on te racontera tout ça plus tard. En attendant allons chercher le diamant de feu…


24
Au secours !

Après avoir longuement réfléchi, Tom décida d’aller voir l’apprenti magicien et se dirigea vers sa maison.

La vue était très fantasmagorique. Un petit pont donnait sur un jardin broussailleux qui laissait apparaître une sorte de petite tour. Dans ce jardin, on apercevait du bois découpé en bûches, entouré de ronces et de mousse. Dans un autre coin, étaient plantés des genêts qui formaient une petite forêt.

La tour était abîmée et couverte de lianes. Un perron aboutissait à une porte d’entrée spacieuse. À l’intérieur, étaient disposés des produits bizarres ainsi qu’un ameublement curieux. De temps à autre, une explosion retentissait. Une sorte de murmure courait dans l’étrange maison. À chaque tournant, on frissonnait, de peur de voir une apparition.

À l’étage, il y avait un laboratoire. Cette pièce paraissait se découper en plusieurs parties. Ses murs montraient l’apparition de plusieurs fissures. Il restait encore quelques traces montrant le passage de l’incendie qui, quelques années auparavant, avait ravagé le laboratoire. En entrant, on revoyait les images de cet incendie, provoqué par l’ancien magicien qui avait fait une mauvaise expérience.

Tom demanda de l’aide à l’apprenti magicien, il lui expliqua la situation :

« Bibi venait me voir et sur le chemin il est tombé dans un trou et a perdu connaissance. Quand il a repris ses sens, il y avait un Mage Noir au dessus de lui. Le Mage Noir lui a demandé comment il fallait faire pour voler, mais Bibi ne voulant pas lui répondre, le mage l’a transformé en Centaure. Et maintenant je ne sais pas comment faire pour l’aider. »

Le magicien regarda dans sa boule de cristal quelle pouvait être la solution du problème de Tom :

« Il faut que tu trouves 4 diamants : le vent, le feu, la terre, l’eau, et que tu les poses sur les 4 sommets correspondants. Une fois posés, cela produira un champ de forces qui délivrera Bibi de la peau du centaure et le Mage Noir sera détruit. A toi de jouer. »

Il lui donna une machine appelée « casse-pierres » :

« Si on dirige cette machine vers une pierre tout en récitant une formule (crac ratac) , la pierre se disloque en milliers de petits cailloux. »

Tom accepta le cadeau en pensant qu’il l’utiliserait pour creuser des galeries dans la montagne afin de trouver les diamants.

Après son entrevue avec le magicien, Tom rentra chez lui avec le casse-pierres. Les fées du village, averties de son prochain départ, lui donnèrent un fouet magique transformant les monstres en pierre. Le soir, il s’endormit très rapidement.

Le lendemain matin, il mit dans son sac le casse-pierres, le fouet magique et son épée. Puis il partit vers la première montagne.


25
Et voilà !

Mais il était trop tard ! Avant même d’avoir fait un geste, Tom fut englouti par les sables mouvants !

FIN

26
Le diamant de terre

Le lendemain matin, Tom s’ennuyait à ne rien faire. Il lui vient une idée géniale : il se préparait à faire du feu dans la cheminée quand il entendit sonner la cloche de sa maison. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque il ouvrit la porte ! Un jeune troll se tenait dans l’encadrement de la porte armé d’une hache qu’il brandit et … CRAACH !

Le troll venait de défoncer la porte sans se rendre compte qu’il avait fait tomber un diamant avec une lettre. Tom, lui, l’avait remarqué, et du pied droit, il poussa le tout sous une des lattes arrachées de la porte. Le troll dit :

« Je veux à manger !»

Et comme le troll bavait en voyant toute la nourriture qu’il y avait, Tom le poussa dehors. Tom ferma ce qui lui restait de sa porte, il ramassa la lettre et lut :

« Foulère Guinot,

Ramenez-moi le diamant avant que Tom l’obtienne et le mette sur votre Montagne.

Le Mage Noir. »

Tom se dit qu’il devait chercher la montagne. Et quand il pensa à ça, toute l’histoire lui revint et il partit dans sa chambre pour réfléchir au sujet.


27
Le quatrième diamant

Après avoir livré un dur combat contre le troll, Tom, en possession du troisième diamant (bien mal enterré par le troll !), reprit la route vers le quatrième diamant, celui de l’eau. Ce diamant était le plus puissant, le plus beau, mais aussi le plus difficile à s’approprier, car c’était le plus puissant de tous les monstres qui le détenait : le terrible Mage Noir !

La quatrième montagne était sèche et aride. On aurait dit qu’elle était très ancienne. Tom se trouva face à un ravin, mais ce n’était pas cela qui l’arrêterait dans son vol !

Sur le sommet de la montagne, on pouvait voir des hiéroglyphes. Tom les regardait attentivement. Des effondrements laissaient croire qu’il y avait une grotte.

Arrivé au sommet, Tom tomba dans un trou noir.

Au fond, il vit un passage. Il avança et vit une ombre qui se dirigeait vers une lueur bleue comme la mer.

Intrigué, il se dit : « Peut-être que c’est le diamant ? »

Alors qu’il allait le prendre, l’ombre apparut : c’était un Mage Noir.

Le Mage Noir dit : « Es-tu prêt à combattre pour le dernier diamant ? »

Tom répondit :

« Oui, je suis prêt à me battre. »


Roman médiéval…

Lundi 11 octobre 2010

Je vous ai déjà parlé du « roman » qu’on m’avait demandé d’écrire en 5ème. A mon tour, il y a une douzaine d’années, j’ai demandé à mes 5èmes d’écrire – par groupes – un roman « du Moyen-Age ». Préalablement, ils avaient lu un certain nombre de textes documentaires variés sur cette époque, textes auxquels ils pouvaient accéder lors des séances de rédaction.
En voici un : vous le trouverez sans doute un peu court pour un « roman »… mais n’oubliez pas que les écrivains ont une douzaine d’années…

L’embuscade

En l’an de grâce mille cent cinquante trois existait un seigneur qui gouvernait le royaume de Barcelone. Ce seigneur se nommait Carolus. Il était très rusé, puissant et possédait un château sur un site imprenable, construit sur le sommet d’une colline. Cette situation le rendait invincible.
Il faisait travailler sur ses terres des paysans. En échange, ils lui faisaient des corvées.
Cette forteresse et toutes ces terres rendaient jaloux le roi d’Italie Axtérius.

Chapitre 1

Axtérius envoya des serviteurs chargés d’aller de ville en ville pour recruter des combattants. Il leur donna comme consigne de ne choisir que des gens en bonne santé et en âge de combattre.
Quelques mois plus tard, les serviteurs revinrent avec leur liste de guerriers. Axtérius fit préparer les armes : haches, épées, arbalètes… Puis devant l’assemblée, il prit la parole :
« Messieurs, je vous ai fait venir dans le but d’élaborer une stratégie telle que nous puissions nous emparer de Barcelone. »
Un des hommes se leva et conclut :
« Je propose la voie terrestre car les tempêtes sont nombreuses et extrêmement violentes en Méditerranée. »
Tout le monde approuva cette idée. Ils se mirent donc à préparer ce long voyage.

Chapitre 2

Plus tard, au château de Carolus, un homme entra brusquement :
« Messire, messire! L’armée d’Axtérius est en route pour nous assiéger. »
Le seigneur surpris, leur dit :
« Il me vient une idée pour notre défense! Nous allons leur tendre une embuscade au col du Perthus qui est à deux cent quatre-vingt-dix mètres d’altitude. Et là-bas, nous pourrons facilement les tuer. »
Il fit donc venir ses guerriers dans la grande salle du château. Quand ils furent devant lui, il fut surpris, car se trouvait là Clamencius qui, au lieu de porter ses bottes de guerre, avait mis des sandalettes. Le seigneur lui demanda :
« Qu’as-tu fait de tes bottes?
- Je ne peux pas les porter car un jour un grand sorcier m’a jeté un sort, disant que je ne pourrai plus porter de chaussures fermées.  »
Le seigneur accepta cette explication et reprit :
« Bon, très bien nous allons au Perthus, ce qui n’est pas tout proche d’ici. C’est pourquoi nous partons sur-le-champ. »

Chapitre 3

Ils se mirent donc tous en route pour le col du Perthus. Les femmes dirent au revoir à leur mari en leur faisant un signe de la main.
Derrière eux s’élevait un énorme nuage de poussière.
Ils mirent soixante-huit jours à arriver au col du Perthus. Là-bas ils s’organisèrent en attendant l’ennemi. Ce n’était pas très dur de trouver de la nourriture car les arbres fruitiers et les animaux étaient nombreux.
Au bout de treize jours d’attente, ils aperçurent l’armée d’Axtérius qui arrivait au loin. Un des hommes, pour rassurer ses amis, lança :
« N’ayez pas peur, bientôt nous en aurons fini avec eux !  »
Et ils se mirent tous à pousser un cri de guerre.
Ils envoyèrent Clamencius pour savoir quand arriveraient les adversaires, car comme il portait ses sandalettes, il ne faisait pas de bruit.
En effet, l’armée d’Axtérius ne se méfiait pas et quand ils furent arrivés au col, les guerriers de Carolus leur lancèrent une pluie de flèches. Puis les deux armées se trouvèrent face à face et les chefs crièrent : « A L’ATTAQUE !!  »
Ce fut un vrai massacre, l’armée de Carolus trancha des têtes, coupa des jambes dans la bataille. Axtérius, en voyant qu’il allait lui aussi se faire tuer, prit discrètement la fuite par les bois.

Chapitre 4

Ce fut une glorieuse victoire pour les guerriers de Barcelone.
Quand ils rentrèrent au château, ils firent préparer un festin, avec des plats variés aux épices, aux fruits secs, aux amandes et à l’huile d’olive. Carolus fit aussi offrir pour les paysans de son royaume une soupe de pois avec du pain blanc.
Le jour suivant, il fit préparer des joutes avec tous les chevaliers du royaume.
Ce tournoi fut attrayant. La vie coulait de nouveau tranquille dans le royaume de Barcelone. Enfin, pour le moment…

Thomas
William

Lettre d’excuses

Lundi 4 octobre 2010

Replongée dans mes archives, j’en extrais cette lettre d’excuses écrite il y a 2 ans par une élève de 3ème :

Mademoiselle Manon D. M., le 08/09/2008

18 parc G. ,

9…. M…..

Madame,

J’ai le regret de vous annoncer que je n’ai pas pu faire les exercices que vous nous avez demandés. En rentrant de l’école, je me suis aperçue que je n’avais pas mes clefs. J’ai dû attendre l’arrivée de ma maman qui avait raté son train. Vers dix-sept heures trente, j’ai enfin pu rentrer dans ma maison.

Dehors, il faisait chaud et il y avait beaucoup de soleil. Je décidai alors de faire mes devoirs dehors. Arrivée au milieu de mes exercices de français, un coup de vent intense, ma copie où il y avait l’énoncé s’envola dans ma piscine. Je la mis sur la table pour qu’elle sèche, je pris donc la décision d’aller goûter. Mais, à ma grande déception, mon papa mit la feuille dans la cheminée. J’essayai d’appeler une amie pour l’énoncé, mais le fil de communication s’était coupé. Je n’ai donc pas pu faire mes exercices.

Je vous prie de bien vouloir m’excuser, et d’accepter mes salutations les plus distinguées.

Manon D.

Non, ce n’est pas une « vraie » lettre d’excuses, je vous rassure (?). C’est un travail de rédaction donné à la suite d’une lecture. J’avais découvert dans le livre de Français de la classe un texte (dont j’ai malheureusement oublié l’auteur, le titre,…) où un ouvrier du bâtiment s’excusait de n’avoir pu exécuter sa tâche, en raison d’une suite de catastrophes incroyables. Et j’avais donné pour mission à mes élèves d’imaginer un texte semblable « justifiant » qu’ils n’avaient pu faire leur devoir de Français. Je n’ai gardé que trop peu de ces devoirs, mais je vous en montrerai d’autres…

Si un de mes lecteurs voit à quel texte je fais allusion et peut me rappeler son auteur, je le remercie d’avance !

Pour de rire…

Lundi 27 septembre 2010

Pour lutter contre la morosité des ciels gris automnaux (en attendant l’été indien…), je vous propose un poème écrit par 4 élèves de 3ème en 2006-2007. (Ce texte fait suite à un travail sur les expressions toutes faites.)

Rire…

Rire de mourir
Mourir de rire

Rire de plier
Plié de rire

Rire de pleurer
Pleurer de rire

Rire de manger
Manger de rire

Rire de crise
Crise de rire

Trop de rire
Tue le rire

Mieux vaut rire
Pour le pire
Que de pire pour le rire

Mieux vaut rire de manquer
Que manquer de rire

Où un simple contrôle de grammaire… en dit beaucoup !

Dimanche 26 juillet 2009

Laissant errer mon esprit vagabond à la recherche de quelque petite chose à vous raconter, me revient en mémoire un certain contrôle de grammaire, donné en 4ème il y a… quelques années !

Depuis très longtemps, mes contrôles de grammaire se décomposent en 2 parties, chacune notée sur 20 : la première, intitulée « Reconnaître », comporte plusieurs exercices visant à mettre en œuvre les méthodes d’analyse censées être acquises après plusieurs leçons ; la seconde, intitulée « Manipuler », fait travailler les transformations et les utilisations des notions apprises dans des phrases.

L’avantage de ces deux parties est qu’elles permettent de dissocier les « compétences » (pour utiliser un terme à la mode !) d’analyse des compétences d’écriture. Bien sûr, un élève qui n’a aucune idée de ce qu’est un complément d’objet aura du mal à écrire une phrase en comportant un… Mais, dans l’ensemble, la plupart des élèves réussissent plus ou moins bien l’une des deux parties. Cela me permet aussi de voir où se posent les problèmes pour l’un ou l’autre, en cas (fréquent) de grande différence de résultat entre les deux parties.

La deuxième partie, donc, comporte souvent des exercices où il faut créer une phrase, à partir d’éléments donnés. Le plus souvent, je retrouve des phrases ressemblant à celles vues en classe, ou des phrases « bateau », du type « Le petit chat est dans la cour. » Mais il arrive, rarement, que ces phrases soient très personnelles, et dévoilent quelque chose de l’élève…

Dans ce contrôle précis, un exercice demandait d’écrire une phrase comportant un attribut du complément d’objet à partir de verbes donnés : considérer, trouver… (je n’ai pas la liste en mémoire !).

Et voici la phrase (de mémoire !) que je découvre chez une de mes élèves :

« Mes parents adoptifs me considèrent comme leur vraie fille. »

Tout à fait atypique, comme phrase ! Et très étonnante !

A ma connaissance, Maelle (ce n’est pas son prénom) n’a pas du tout été adoptée ; j’ai eu sa sœur, Laurence, deux ou trois ans plus tôt, ai rencontré leurs parents plusieurs fois…

Il me semble aussitôt nécessaire de contacter les parents. En parler avec Maelle ne me semble pas une bonne réponse : que pourrais-je lui dire ? Que pourrait-elle me répondre ?

Je demande donc à la maman de venir, et lui fais lire cette phrase (correcte par ailleurs du point de vue de l’exercice !).

Et la maman soupire… Quand Maelle était petite, sa « grande sœur » Laurence lui racontait qu’elle avait été adoptée, qu’elle n’était pas la « vraie fille » de leurs parents… Les parents, surprenant ce discours, avaient rétabli la vérité… et croyaient fermement que toute cette histoire était oubliée… Mais il apparaissait que l’histoire inventée par Laurence avait influencé durablement Maelle… et continuait à faire des dégâts…

La maman me remercia de l’avoir alertée, et de nouvelles « mises au point » eurent lieu dans la famille…

Une petite phrase… qui en disait beaucoup, finalement !