Archive for the ‘Poésie’ Category

Et la poésie, b…! ?

jeudi, décembre 15th, 2011

Cela fait longtemps (?) que je ne vous ai pas donné à lire quelques textes d’élèves… En ces temps difficiles, un petit rayon de soleil n’est pas inutile… Voici encore quelques « jeux de rythmes » des 6èmes d’il y a une douzaine d’années :

La petite pie
Prit la route
Dans la direction
De sa mère
Et atterrit sur
Le banc vert.
Après cinq minutes,
Elle se leva
Et s’envola.

Sonia

*     *     *

Bonjour !

– Ça va bien ?

– Très bien.

– Ça va bien ?

– Normal.

– Ça va bien ?

– Bof, bof !

– Ça va bien ?

– Très mal.

Julie

*     *     *

Regarde, Maman !

Où ?

Qui ?

Quoi ?

Là ! Joyeuse fête !

Oh…

Ah…

Euh…

C’est pour toi !

Bien merci,

Ma chérie…

Julie

*     *     *

Un jour d’été, quand
Je
Suis
Allée
Sur la plage de
Mon
Grand-
Père,
Il n’y avait plus
De
Poissons
Dans la mer.

Gwendoline

*     *     *

Il y a longtemps
Je chantais
De très bell’ chansons
Comme ça.
Il y a longtemps,
Je dansais
Sur des rythmes.
Maintenant,
Je n’ sais plus.

Anthony

*     *     *

Des enfants jouent
Dans une rue
À se bagarrer.
Mais quand leur
Mère arrive,
Ils se font
Gronder
Devant
Tout le monde
Qui regarde.

Kevin

Questions de rythmes…

dimanche, juillet 17th, 2011

Peut-être devrais-je vous parler du rapport sur les rythmes scolaires… mais je n’ai pas fini de le lire… et ne suis pas sûre que j’en parlerai…

Je vais donc vous parler de rythmes… poétiques ! Ou plutôt, je laisserai la parole à quelques élèves de 6ème…

Quand j’étudiais la poésie, il y a un « exercice » que je donnais assez souvent, surtout en 6ème-5ème : je frappais un rythme sur lequel les enfants devaient écrire. C’était donc une écriture très rapide (je leur laissais 5 minutes au maximum) de 4 à 15 vers comportant chacun une à 5 syllabes. Le plus souvent, je frappais ainsi 4 rythmes différents, puis leur laissais le restant de l’heure pour revoir leurs textes.

Ce n’était donc pas l’heure de la « grande poésie », lyrique ou pleine d’images ! Leur travail était noté sur le respect des rythmes donnés et la cohérence du texte.

Voici donc quelques « rythmes » d’élèves de 6ème :

Il y a longtemps
Je chantais
De très bell’ chansons
Comme ça.
Il y a longtemps,
Je dansais
Sur des rythmes.
Maintenant,
Je n’ sais plus.

Anthony

Un
Râteau
Deux
Marteaux
Trois
Ciseaux
Six
Oiseaux
Sept
Tableaux
Tout
Normaux.

Julie

Un Chinois mange
Dans
La
Nuit.
Une Chinoise dort
Dans
Son
Lit.
Un oiseau saute
Sur
Eux
Puis
Il les a mangés
Dans
La
Nuit.

Jérémy J.

Dans la rue,
Il y a
Des personnes
Très bizarres.

Cynthia

Un
Monsieur
Se balance
Et tombe
Par terre :
Boum !

Cynthia

Un jour d’été, quand
Je
Suis
Allée
Sur la plage de
Mon
Grand-
Père,
Il n’y avait plus
De
Poissons
Dans la mer.

Gwendoline

A ceux qu’on foule aux pieds

lundi, décembre 6th, 2010

Dans un article sur le téléfilm Fracture, je découvre un extrait d’un poème de Victor Hugo, écrit à la suite de la Commune de Paris, dans le recueil L’année terrible. Extrait qui me donne envie d’aller lire A ceux qu’on foule aux pieds.

En voici deux fragments :

Je défends l’égaré, le faible, et cette foule
Qui, n’ayant jamais eu de point d’appui, s’écroule
Et tombe folle au fond des noirs événements ;
Étant les ignorants, ils sont les incléments ;
Hélas ! combien de temps faudra-t-il vous redire
À vous tous, que c’était à vous de les conduire,
Qu’il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité ;
D’une tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,
Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin ;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte ;
C’est qu’ils n’ont pas senti votre fraternité.
Ils errent ; l’instinct bon se nourrit de clarté ;
Ils n’ont rien dont leur âme obscure se repaisse ;
Ils cherchent des lueurs dans la nuit, plus épaisse
Et plus morne là-haut que les branches des bois ;
Pas un phare. A tâtons, en détresse, aux abois,
Comment peut-il penser celui qui ne peut vivre ?
En tournant dans un cercle horrible, on devient ivre ;
La misère, âpre roue, étourdit Ixion.
Et c’est pourquoi j’ai pris la résolution
De demander pour tous le pain et la lumière.

Ce n’est pas le canon du noir vendémiaire,
Ni les boulets de juin, ni les bombes de mai,
Qui font la haine éteinte et l’ulcère fermé.
Moi, pour aider le peuple à résoudre un problème,
Je me penche vers lui. Commencement : je l’aime.
Le reste vient après. Oui, je suis avec vous,
J’ai l’obstination farouche d’être doux,
Ô vaincus, et je dis : Non, pas de représailles !
Ô mon vieux cœur pensif, jamais tu ne tressailles
Mieux que sur l’homme en pleurs, et toujours tu vibras
Pour des mères ayant leurs enfants dans les bras.

[…]

Sans compter que toutes ces vengeances,
C’est l’avenir qu’on rend d’avance furieux !
Travailler pour le pire en faisant pour le mieux,
Finir tout de façon qu’un jour tout recommence,
Nous appelons sagesse, hélas ! cette démence.
Flux, reflux. La souffrance et la haine sont sœurs.
Les opprimés refont plus tard des oppresseurs.

No comment

Etre ou ne pas…

mercredi, avril 28th, 2010

Un texte que m’a fait parvenir une amie, et que vous connaissez peut-être déjà, car il circule pas mal sur Internet en ce moment :

Loin des vieux livres de grammaire
Écoutez comment un beau soir
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir…

Parmi mes meilleurs auxiliaires
Il est deux verbes originaux
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau

Bien qu’opposés de caractères
On pouvait les croire jumeaux
Tant leur histoire est singulière
Mais ces deux frères étaient rivaux

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir
À ne vouloir ni dieu ni maître
Le verbe Être s’est fait avoir

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder

Avoir était ostentatoire
Dès qu’il se montrait généreux
Être en revanche, et c’est notoire
Est bien souvent présomptueux

Avoir voyage en classe Affaires
Il met tous ses titres à l’abri
Alors qu’Être est plus débonnaire
Il ne gardera rien pour lui

Sa richesse est tout intérieure
Ce sont les choses de l’esprit
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix…

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord
Entre verbes ça peut se faire
Ils conjuguèrent leurs efforts

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être c’est exister
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été

J’ai aimé la « conjugaison » de ces deux verbes, et les jeux sur les mots… J’ai écrit à la « source » du message reçu, mais elle n’en connaissait pas plus l’auteur…

Petite (très courte !) recherche sur Internet : c’est une chanson d’Yves Duteil ! Et apparemment, je n’ai pas été la seule à en chercher l’auteur ! Voir avoir-et-etre-mais-dou-vient-ce-texte/.

Cela me rappelle une petite devinette que vous connaissez sans doute tous, et que j’ai parfois donnée à « comprendre » à mes élèves :

« Je suis ce que je suis.
Mais je ne suis pas ce que je suis,
car si j’étais ce que je suis,
je ne serais pas ce que je suis. »

J’aime bien les jeux de mots…

Inauguration

samedi, mars 7th, 2009

Un autre spectacle de poèmes eut lieu lors de l’inauguration du « patio » : cet espace découvert au centre du collège avait remplacé ses vilains « plots » en ciment par une « verrière » (qui ne servit jamais qu’à entreposer divers matériels…) et par des sculptures réalisées lors d’un PAE (Projet d’Action Éducative) par un sculpteur, le professeur d’arts plastiques et des élèves. Entre les sculptures, des cultures, réalisées aussi par des élèves, et des « sentiers ».

Si nous avions choisi un thème, je ne m’en souviens plus. Les spectateurs étaient à l’intérieur du bâtiment, fenêtres ouvertes. Les acteurs (une classe de 5ème) avaient 2 entrées (et sorties !) sur le patio, qui était donc la « scène ». Nous dûmes certainement déranger des classes lors des répétitions, qui devaient obligatoirement se faire dans le patio, pour étudier mouvements et déplacements, entrées et sorties. Et si, au rez-de-chaussée, le patio donne sur un couloir… à l’étage, des classes l’entourent en partie…

Dans cette classe, il y avait une redoublante que j’avais eue l’année précédente… et je dois dire qu’elle joua un grand rôle dans ce spectacle ! Non parce qu’elle disait beaucoup de poèmes, mais parce qu’elle était très active et responsable (déléguée de classe, entre autres), et qu’elle entraînait les autres avec dynamisme et… autorité, parfois ! Elle savait relancer l’enthousiasme faiblissant, m’informer des problèmes qui pouvaient surgir, que ce soit de mésententes, de manque d’accessoires ou autres.

Je ne sais pas si les spectateurs entendirent vraiment les textes : en extérieur, assez loin parfois des auditeurs, les voix se perdaient sans doute un peu… Ils applaudirent pourtant chaleureusement… et c’était l’essentiel !

J’eus cependant un moment d’inquiétude avant leur arrivée : les personnels de service avaient commencé à installer le « buffet »… et je vis une de mes élèves piocher dans un petit bol de gâteaux à apéritif ! Je la tançai d’importance (elle ne semblait avoir aucune idée que « cela ne se faisait pas » !), et l’incident fut clos… J’imagine la tête des « officiels » devant les bols vidés par ma meute affamée !

Spectacle… scolaire !

vendredi, mars 6th, 2009

Avec une classe de 6ème, nous avions eu le projet de mettre en scène des poèmes sur le thème de l’école. Les élèves avaient parcouru de nombreux recueils pour faire leur choix, et avaient recherché des « mises en scène » par petits groupes.

Le thème étant fixé au départ… il ne nous restait plus qu’à intégrer les poèmes dans une « journée de classe ».

Le plan du spectacle subit de nombreuses modifications au fil du temps : on regroupait bien les poèmes par « thème » (maths, français, récré…), mais il fallait aussi tenir compte des élèves qui avaient envie d’interpréter tel ou tel poème, et veiller à ce que le ou les même(s) élève(s) n’enchaînent pas plusieurs poèmes à la suite. Telle matière regroupant « trop » de poèmes fut divisée en deux « heures » de cours…

Il fallut aussi s’entraîner pour les textes qui étaient dits par plusieurs à la fois, voire par tous. Et attribuer des « activités » aux élèves qui restaient muets quelque temps, afin qu’ils « restent dans » le spectacle.

Les « récrés » avaient l’avantage, outre de mettre un peu de mouvement dans un spectacle somme toute très statique, de permettre les changements d’acteurs : installer toute la classe sur scène… aurait eu pour conséquence de remplir quasiment la salle, donc de laisser le public à la porte ! Aussi, nous avions une douzaine d’élèves sur scène – dont le ou la professeur(e) et, à la fin de la récré, d’autres élèves entraient en classe. Là aussi, il fallut des mises au point minutieuses, afin que chacun se souvienne de la place qu’il devait occuper à tel ou tel moment.

Pour le final, nous avions choisi « En sortant de l’école », de Prévert, que les élèves chantaient ensemble, en formant une farandole au milieu du public. Pendant le « cours » précédent, les élèves les plus proches du tableau y faisaient des traits de craie, de différentes couleurs : au fur et à mesure se dessinait un paysage, qu’on ne voyait vraiment qu’à la fin, avec mer, falaise, sable… le décor du poème final !

Tout cela n’est sans doute pas d’une grande originalité… mais ce fut un vrai travail d’équipe, auquel tous participèrent. J’espère qu’ils en ont gardé un aussi bon souvenir que moi…

Drôle de cuisine !

jeudi, mars 5th, 2009

Il est tout à fait regrettable que ma pauvre mémoire n’en ait pas conservé davantage d’exemples… voici donc quelques souvenirs de mises en scène imaginées par des élèves…

Je crois que la première classe que j’ai fait travailler « librement » sur les poèmes était une 4ème, qui avait fort bien compris les règles du jeu et s’était fortement investie dans ce travail.

Un groupe mettant en scène un poème sur l’automne (ou la fuite du temps… j’ai aussi oublié les poèmes !) avait ainsi dessiné un arbre sur une feuille d’au moins 2 mètres sur 2, et découpé des dizaines de feuilles diversement colorées que chacun jetait au fil du poème…

Un autre, pour « illustrer » l’éclosion de fleurs, commençait le poème recroquevillé au sol, se dressait peu à peu (jupes aux couleurs vives, hauts assortis), et, une fois debout, pour le « final »… ouvraient des parapluies colorés…

Un groupe de 2 filles, qui réalisait souvent des mises en scène d’une grande qualité, s’étaient maquillé le visage, l’une tout en noir, l’autre tout en blanc, et jouaient « en miroir ».

J’ai aussi le souvenir, dans une classe de 5ème, cette fois, d’une mise en scène qui m’a quelque peu inquiétée au départ…

Les élèves commencèrent à « installer » leurs accessoires : sur une table, un morceau de toile cirée, une poêle, cuillères et spatules, paquet de farine (aïe !) et… un œuf que l’une tira de sa trousse. Détail qui me rassura, bêtement…

Elles (je crois que c’était un groupe uniquement de filles) avaient choisi de traiter le poème comme une recette, et la « cuisinière » enfila son tablier…

Tout en disant – fort bien – le poème, l’une cassa l’œuf (car il était frais, finalement !) dans la poêle, une autre y jeta la farine, la cuisinière se mit à touiller le tout… Je crois qu’il y avait d’autres ingrédients, mais j’ai oublié lesquels…

C’était bien joué, bien rythmé… mais mon inquiétude allait vers les « dégâts » : de la farine était tombée par terre… et… qu’allaient-elles faire du contenu de la poêle ???

Inquiétude inutile : des élèves capables de penser à la toile cirée avaient envisagé la suite…

Le poème terminé, l’une sortit un sac poubelle dans lequel elles versèrent le contenu de la poêle, une autre de l’essuie-tout avec lequel elle ramassa la farine tombée et essuya la poêle… Et le sac poubelle, bien fermé, se logea dans la poubelle de la classe…

Ouf !

Poèmes mis en scène

mardi, mars 3rd, 2009

J’ai déjà évoqué plusieurs pièces de théâtre montées avec des classes. Mais il est une autre sorte de spectacle qu’il m’est arrivé de monter : la mise en scène de poèmes.

Je suppose qu’un professionnel du mime parviendrait à des créations intéressantes avec une classe. Comme je n’ai aucune connaissance ni compétence en ce domaine… j’interdis le mime, purement et simplement ! Ce n’est pas une règle « de principe », mais une règle nécessaire si je veux éviter une « mise en gestes » répétitive et sans aucun intérêt (à mon avis). La règle n’est pas dite, mais elle est amenée de plusieurs façons.

Quand je travaille avec une classe sur ce thème, j’aborde la question d’une manière détournée depuis plusieurs années. L’exercice de « sensibilisation » consiste à envoyer 2 élèves devant le tableau : ils doivent réciter la table de multiplication par 2 en alternant les « phrases » et en se conformant à la situation que je leur indique. Par exemple, 2 amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps se rencontrent dans la rue ; un monsieur va chez le coiffeur ; un adolescent rentre très tard chez lui et trouve son père qui l’attend…

Il s’agit de « débloquer » le rapport étroit entre les mots (la table de multiplication) et les gestes (la situation imaginaire). Tous les élèves, à tour de rôle, font cet exercice, qui a en plus pour intérêt de dédramatiser le regard des autres pour les élèves plus ou moins timides.

Mais alors, allez-vous me dire, ils peuvent jouer « n’importe quoi » sur n’importe quel texte ? Cela dénature le texte !

Non, ils ne peuvent pas tout à fait faire « n’importe quoi ». Une fois le principe compris, on passe aux « travaux pratiques » : par groupes, les élèves choisissent un poème à mettre en scène (ou deux, s’ils sont très courts : le travail de restitution étant noté, je demande à ce que chacun ait l’équivalent d’une dizaine de vers à « réciter »). Et là, on passe à la chose intéressante : comment découper le poème ?

Le premier réflexe, devant un poème « classique », est de distribuer une strophe à chacun ; si c’est un poème d’une seule strophe, les élèves comptent les vers et « coupent » le poème de façon mathématique : « Toi, tu prends les 10 premiers vers, moi les 10 suivants… »

J’exige alors un découpage plus « subtil », qui tienne compte du rythme du poème, de sa progression. Le poème devient dialogue, certains vers sont dits par 3 acteurs différents, d’autres sont dits « en choeur ». Souvent, l’idée de mise en scène vient au cours de cette lecture particulière ; parfois, elle était fixée au départ et se modifie en fonction du « découpage ».

Cette première séance de travail de groupes exige généralement plus d’une heure, car c’est un travail totalement nouveau, qui demande une compréhension « intuitive » du texte, liée à son rythme propre. Les fois suivantes, une heure suffira, et les élèves commenceront souvent à apprendre leur texte et/ou à le répéter.

Car, bien sûr, ce n’est pas un travail isolé : cette « mise en scène » se reproduira 5 ou 6 fois dans le trimestre, et la progression des élèves sera étonnante, certains groupes arrivant à « jouer » des abstractions, et non plus des illustrations. L’investissement de tous est important, car sur chacun repose la « réussite » du groupe. Accessoires, costumes, maquillages… les élèves ne laissent rien au hasard !

Et, comme en théâtre, l’évaluation se fait avec la participation de la classe.

Je vous parlerai une autre fois de quelques réalisations qui m’ont marquée…

Conjugaisons d’élèves

jeudi, octobre 23rd, 2008

Connaissez-vous les conjugaisons de Pef ? C’est un "classique" dont je fais lire quelques extraits aux 6èmes… avant de leur demander décrire des conjugaisons sur le même principe.

Voici quelques exemplaires de créations d’il y a… quelques années :

Verbe acheter

J’achète
tu achètes
il achète
nous achetons
vous achetez
ils n’ont plus d’argent.

Verbe voler

Je vole
tu voles
il vole
nous sommes arrêtés
vous êtes arrêtés
ils sont en prison.

Verbe vendre
Je vends
tu vends
il vend
nous vendons
vous vendez
ils sont riches.

Verbe marcher

Je marche
tu marches
il marche.
  – Plus vite, plus vite!
nous courons
vous courez
ils sont essoufflés.

Conjugaisons d’élèves

jeudi, octobre 23rd, 2008

Connaissez-vous les conjugaisons de Pef ? C’est un "classique" dont je fais lire quelques extraits aux 6èmes… avant de leur demander décrire des conjugaisons sur le même principe.

Voici quelques exemplaires de créations d’il y a… quelques années :

Verbe acheter

J’achète
tu achètes
il achète
nous achetons
vous achetez
ils n’ont plus d’argent.

Verbe voler

Je vole
tu voles
il vole
nous sommes arrêtés
vous êtes arrêtés
ils sont en prison.

Verbe vendre
Je vends
tu vends
il vend
nous vendons
vous vendez
ils sont riches.

Verbe marcher

Je marche
tu marches
il marche.
  – Plus vite, plus vite!
nous courons
vous courez
ils sont essoufflés.