Archive for the ‘Théâtre’ Category

Côté cour, côté jardin…

jeudi, mai 26th, 2011

Si j’aime les couleurs automnales, j’avoue être toujours surprise et enivrée des floraisons printanières et estivales…

Encore au début du mois, lorsque je me levais et regardais par mon vélux, voici le spectacle qui m’attendait :

(Comme d’habitude, vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir plus grandes.)

Las ! Ce rosier est défleuri, et il ne me semble pas qu’il soit « remontant » (entendez par là qu’il fleurisse plusieurs fois dans l’année)…

Mais je ne suis pas en manque de fleurs pour autant ! Voici le spectacle qui s’offre à moi côté cour :

Les boutons jaunes s’épanouissent en crème… Très florifère, ce rosier !

Côté jardin, je ne suis pas trop dépourvue non plus… Voici le spectacle qui s’offre à moi du seuil de ma cuisine :

Plutôt florifère, lui aussi ! Les boutons roses s’épanouissent presque blancs… Un autre rosier, aux fleurs plus grandes (et plus parfumées) s’y mêle… ainsi qu’un chèvrefeuille et des pois de senteur…

Quel bonheur de voir et respirer toutes ces fleurs dès mon réveil ! J’avoue que mon humeur s’en ressent nettement !

* * *

P.S. qui n’a (presque) rien à voir : quand je travaillais sur le théâtre, avec une classe, il me fallait fréquemment expliquer les « côté cour, côté jardin » à mes élèves… L’ennui est que j’oubliais à chaque fois où se situaient l’un et l’autre (je ne suis pas très bien latéralisée, à vrai dire…)… Mais j’ai fini par trouver un « truc », sans doute adapté d’une idée glanée quelque part : « j’accours ». Quand on est face à la scène, le côté jardin est à gauche (« j’a »), et le côté cour à droite (« cours »)… Si cela peut vous être utile…

Alice…

lundi, juillet 27th, 2009

J’ai déjà (longuement) parlé du spectacle que nous avions monté en 5ème, à partir d’Alice au pays des merveilles. La représentation avait été filmée, et j’en avais eu une cassette. Que j’ai vue 2 ou 3 fois chez un ami… puisque je n’ai jamais eu de magnétoscope.

Il y a quelques mois, devant faire numériser quelques anciennes diapos, j’en ai profité pour demander la numérisation de cette cassette… que je n’ai pas eu le temps de visionner, étant prise par… pas mal de choses !

Hier soir, j’ai donc inséré le DVD dans mon ordinateur, et ai revu ce spectacle… Image et son ne sont pas terribles (mais je ne saurais dire s’ils sont plus mauvais que sur la cassette… il y a trop longtemps que je ne l’avais pas vue !), mais le spectacle est filmé intégralement, et même « l’après-spectacle », que j’avais totalement oublié.

Quelle émotion ! J’ai eu l’impression d’une pièce très aboutie, tant du point de vue des acteurs que du décor, maquillages et costumes, chants, éclairages, même !

Le décor : sur des draps blancs tendus, de grandes cartes à jouer, de grandes pendules, un arbre aux feuilles bleues et roses. Un peu à gauche, une petite estrade surmontée d’un arbre aux feuilles jaunes et rousses, entourée de feuilles vertes. Cette estrade est celle du conteur, Lewis Caroll, entouré de 3 fillettes qui lui demandent une histoire. Elle sera éclairée à divers moments, quand ces personnages prennent la parole (entre autres comme prologue et épilogue), dans l’ombre le reste du temps… ce qui n’empêche pas les acteurs de continuer à jouer, comme s’ils étaient en pleine lumière…

C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus épatée : à aucun moment, je n’ai vu décrocher un acteur, même le temps d’un regard vers la salle ou ailleurs. La plupart n’avaient pourtant presque rien à dire, mais ils restent concentrés sur leur rôle, leurs mimiques, leurs manières particulières de se déplacer (le crabe a des pinces de carton d’un mètre de long environ !). Je me souviens de tout le travail fait par l’animateur pour que chaque animal ait son propre caractère, ses préoccupations personnelles…

Un merveilleux travail d’équipe, tant côté adultes que côté élèves…

Les changements de décor se passent évidemment dans le noir, et très rapidement, sans bruit : on met en place la table du thé, avec tous ses accessoires, la salle du bal, avec table et chaises, le tribunal… Tout se fait comme par magie (j’ai évidemment oublié combien de répétitions il a fallu pour arriver à cette rapidité silencieuse !).

A la fin, après l’indispensable salut au public, les élèves appellent sur scène les adultes ayant participé au spectacle, et leur remettent à chacun un diplôme (dont certains format A2 au moins !), accompagné de fleurs pour les dames… et d’une bouteille de vin pour les messieurs… Je crains que mon diplôme, un peu encombrant, ne se soit perdu lors du précédent déménagement…

Puis ce sont les adultes qui remettent à chaque élève un diplôme (qui a copié sur qui ? Mystère !)… y compris (je l’avais oublié aussi !) à un élève d’une autre classe, plus âgé et plus intéressé par la technique que par l’école, qui avait pris en charge sons et lumières…

J’étais tellement émue en revoyant cette pièce, que j’ai téléphoné ensuite à l’animateur, pour lui redire combien ce travail avait été abouti… Lui-même en avait d’excellents souvenirs (bien qu’il monte plusieurs pièces par an avec des jeunes), et trouvait que ce groupe avait été très porteur…

Je me referai une petite projection, un de ces jours…

Pour le plaisir…

Sportif, le cours de Français !

jeudi, avril 30th, 2009

Hier, énervée par mes questions de fréquences, je ne vous ai pas parlé de mes deux heures avec les 5èmes… Fort intéressantes, pourtant !

Jugez-en : nous avons joué au ping-pong !

Enfin, quand je dis « nous »… les élèves, seulement, pas moi ! Je les regardais seulement, et commentais parfois…

Non, je ne suis pas tombée sur la tête ! Et je ne me suis pas davantage reconvertie !

Et : oui, ils jouaient tous en même temps, par 2 (certains ont voulu faire des « doubles », mais j’y ai mis le holà !).

Non, ce n’était pas si bruyant que ça… J’en vois certains se gratter la tête en se demandant comment je fais tenir 14 tables de ping-pong dans une salle… Et d’autres, jaloux, qui voudraient bien avoir autant de tables dans leur collège !

Bon, je vous dis tout ?

En fait, on était au CDI (« la doc », pour les intimes), les élèves jouaient sans raquette, sans balle, et même, parfois, sans table… Ça vous rassure ?

L’entraînement (intensif !) a duré au moins 20 minutes, au cours desquelles les élèves se sont entraînés à tenir une raquette imaginaire (le nombre de ceux qui avaient la main bien droite, doigts tendus… avant que je leur prouve que dans cette position, la raquette tombait obligatoirement !), à suivre des yeux une balle imaginaire, pour la renvoyer sur une table imaginaire…

Le tout pour parvenir à jouer « Ping-pong », de Dubillard…

Après l’entraînement, la prestation : chaque couple de joueurs a joué devant les autres… qui ont vite compris les problèmes ! La table rétrécissait (elle était imaginaire, et je lui avais donné ses dimensions approximatives dans l’espace), ou tournait ; les joueurs jouaient sous la table, les balles partaient au plafond, le joueur renvoyait une balle… qu’il n’avait pas pu attraper, car elle était arrivée de l’autre côté… Il y a même eu un joueur qui avait une raquette dans chaque main !

A un moment, quelqu’un (je ne le nommerai pas !) est entré dans la salle, et a trouvé trop facile ce que nous faisions. Il s’est proposé pour faire l’exercice, et a choisi son partenaire… Il a vite compris que ce n’était pas si évident, de jouer dans l’imaginaire ! Et a rendu sa raquette (imaginaire), vaincu…

Après quoi, je leur ai donné le découpage de la scène, chaque couple a choisi (tant qu’il restait un choix à faire !) le fragment qu’il voulait apprendre, et s’est mis sérieusement au travail : apprendre… et jouer !

Épuisés, qu’ils étaient, après tant de sport intensif ! Heureusement, ils ont un long week-end pour se remettre… et s’entraîner !

C’est parti !

mardi, avril 28th, 2009

Hier, j’avais trouvé « l’eau un peu froide »… Aujourd’hui, je suis « dans le bain » !

La première heure n’était pourtant pas terrible : sur le modèle de celle d’hier, en fait… Classe muette, avec des élèves à qui il fallait rappeler régulièrement de noter les réponses, comme si cela n’allait pas de soi ! Mes explications sur la transformation passive, le discours indirect ou la nominalisation ne semblaient intéresser personne, ou à peu près… Ils arrivaient juste assez à suivre pour savoir à qui c’était de lire une des phrases de l’exercice, et quelle phrase…

La deuxième heure, avec les 5èmes, fut très différente ! J’avais prévu de les laisser faire leur travail personnel d’orthographe (remise à niveau en fonction des résultats au test de début d’année)… mais vu leur degré d’excitation, j’ai abandonné l’idée ! On est allé chercher les Diablogues (pas tout à fait un par élève, malheureusement !)… Les quelques élèves qui en avaient lu des extraits l’année dernière s’en sont aussitôt souvenus, et ont voulu lire « Ping-pong » ! Puis ça a été « Le malaise de Georges », et enfin « Le tilbury ». Le public a été à la hauteur, riant de bon cœur aux jeux de mots et répliques absurdes… On va pouvoir travailler cela plus sérieusement demain !

Et, pour la dernière heure, j’ai distribué aux 3èmes le chapitre 3 de Zadig, « Le chien et le cheval », avec pour mission de répondre à 5 questions. Travail par deux, pas mal troublé au début par le zozo de service qui avait décidé de ne rien faire… et de le faire savoir bruyamment par tous les moyens possibles ! J’ai réussi tout de même, au bout d’un certain temps, à ce qu’il se calme pour laisser ses camarades travailler.

J’aime bien ce chapitre, que je distribue parfois quand on travaille sur le roman policier : j’y vois en effet un « ancêtre » des romans de détectives… et demande évidemment aux élèves de le prouver. Les rares élèves qui avaient terminé à a fin de l’heure avaient effectivement trouvé le rapport…

Le 3ème trimestre est lancé !

Rentrée…

dimanche, avril 26th, 2009

Après les dernières vacances, la dernière rentrée, comme de juste !

Je vous avouerai que je ne ressens pas du tout l’enthousiasme habituel… Plutôt démotivée, la future retraitée !

Je ne m’inquiète pas trop : une fois « dans le bain », je retrouverai ma forme ! C’est comme au bord de la piscine ou de la mer : on craint un peu le froid, on hésite, on sursaute même aux éclaboussures… Et puis, une fois dedans, on s’y trouve tellement bien qu’on se donne des « encore 5 minutes » avant de ressortir…

Tout de même : si ce n’est la première année, c’est une des très rares années où je n’aurai préparé aucune nouvelle lecture… Il est vrai que la préparation pour les ateliers généalogie m’a pris pas mal de temps… Cela me sera peut-être compté par le Grand Pédagogue ?

Et ma préparation de trimestre a été plutôt rapide, pour ne pas dire bâclée… Un petit coup de Diablogues pour les uns (las ! l’édition Folio Junior n’existe plus ! Quant à Tardieu… pas d’édition bon marché… Tant pis ! On travaillera avec les livres du collège, une fois n’est pas coutume !), un petit coup de Zadig pour les autres (qui n’ont pas été fichus de cesser leurs bavardages pour me dire ce qu’ils souhaitaient, lors du bilan de fin de trimestre)…

C’est un problème pour les profs de Français, les livres qui ne sont plus réédités ! Le nombre de livres que j’ai en 2 ou 3 exemplaires, pour avoir à chaque fois la même édition que les élèves ! J’ai eu une collègue qui faisait toujours étudier à ses classes les mêmes livres… Si elle a continué ainsi, à l’heure qu’il est, elle doit avoir au moins 15 éditions différentes du Salaire de la peur !

J’adore les Diablogues de Dubillard… Et la sélection du recueil Folio Junior est intéressante. On en a vu un ou deux extraits avec une de mes classes de 6ème l’an dernier… mais tant pis ! Ils voulaient faire du théâtre (parce qu’ils participent, eux, au bilan de fin de trimestre !), ils vont en faire ! Et si on en a le temps (mon planning lecture est un peu flou…), on verra en prime Un mot pour un autre, de Tardieu… Ça les changera des fabliaux du Moyen-Age…

Ah ! le théâtre ! Le grand plaisir des élèves, à très peu d’exceptions près ! Et, je l’avoue, mon plaisir à moi aussi ! Si, d’emblée, certains occupent la scène, la plupart progressent doucement, d’une fois sur l’autre, prennent de l’assurance, donnent de la voix, ôtent leurs mains de leurs poches, arrêtent de triturer le bas de leurs manches, oublient de regarder le public (sauf si c’est prévu) pour répondre en regardant leur(s) partenaire(s), leur visage devient mobile, reflète des émotions qu’ils ne ressentent pas… Ils jouent, quoi !

A mon avis (que je partage…), c’est le meilleur entraînement à l’oral… et le plus ludique !

Une fois frappés les trois coups, tout devient possible…

Les 3 C à l’honneur…

samedi, mars 14th, 2009

J’ai des archives. Des archives de prof.

En y opérant des recherches, voici que je tombe sur un article de journal que j’avais totalement oublié…

Je ne peux résister au plaisir de vous le montrer !

Il était une fois... la 3 C

Il était une fois... la 3 C

Cliquez sur l’image pour la voir en GRAND ! Elle le mérite, non ?

Où l’on reparle de la 3 C

jeudi, mars 12th, 2009

Ah ! Cette 3 C ! Il y a un certain nombre de classes dont je garde d’excellents souvenirs, mais celle-là tient tout de même une place particulière…

Tout d’abord, l’ambiance entre élèves était excellente. Bien sûr, comme dans toute classe, il y avait des « clans », mais tout le monde s’entendait bien. D’ailleurs, sans cette ambiance, nous n’aurions jamais pu monter deux pièces dans l’année, toutes deux des créations à partir d’expression corporelle.

Ces deux pièces ont évidemment renforcé les liens. Si la première, assez courte, a été montée en 2 ou 3 mois, la seconde nous a bien pris 5 ou 6 mois !

Impossible, évidemment, de tout faire en cours de Français. Comme nous étions en ville, et que les élèves habitaient assez près du collège, nous « réquisitionnâmes » la salle de spectacle du Centre culturel de la Zup pour y répéter et avancer nos préparatifs.

Je n’étais pas seule prof, dans cette seconde entreprise : leur prof de Maths nous assista, leur prof d’EPS les fit répéter pour des mouvements d’ensemble et les déplacements de groupes (la classe entière – sauf un élève – se retrouvant sur scène à plusieurs reprises) et apprit à une autre classe une danse de rubans qui clôturait la pièce. Je crois que cette dernière (prof, pas classe ni danse !), ainsi peut-être que leur professeur d’Histoire, vint aussi travailler sur les recherches de maquillages. Enfin (j’allais dire : surtout !), il y eut l’indispensable participation d’un ami, prof en lycée (mais époux d’une collègue) : c’est lui qui créa, avec l’aide d’élèves volontaires, le diaporama qui introduisait la pièce, et qui prit les photos ; lui encore qui s’occupa de choisir les éclairages selon les moments, et supervisa la régie lors du spectacle.

Les répétitions au Centre culturel ayant généralement lieu le mercredi après-midi, beaucoup d’élèves venaient ensuite chez moi (mon appartement était dans la tour voisine) boire le thé (ils ne connaissaient pas vraiment… mais certains y prirent goût) et discuter, de la pièce ou d’autres choses. C’est dire que nos relations étaient vraiment particulières : ils me vouvoyaient et je les tutoyais, certes, je les notais et ils ne me notaient pas, mais quand on se retrouve ensemble, chaque semaine pour certains, assis par terre sur un tapis de laine à boire le thé… les rapports prof-élèves ont tendance à se modifier légèrement…

D’ailleurs, à la fin de l’année, c’est la conseillère d’orientation qui nous invita tous (élèves et profs) à venir manger chez elle ! Je ne sais plus qui eut l’idée de demander aux élèves d’origine étrangère d’apporter chacun un plat de chez eux (j’ai oublié si les autres devaient aussi apporter quelque chose…), mais ce fut une réussite ! Je me souviens entre autres des œufs frits portugais et, surtout, portugais également, du foie de veau aux oranges et au cumin ! Moi qui n’aimais pas le foie, je fis de nombreuses fois cette préparation les années suivantes !

Je me souviens encore davantage du couscous : Bel avait dit que sa mère voulait bien le faire, mais qu’il lui fallait de l’aide pour les épluchages. Je débarquai donc dans sa cuisine vers 8 heures du matin… et elle me transforma en marmiton pour la matinée ! Dommage que j’aie tout oublié : il était délicieux, ce couscous ! (mais je fus très vexée que Bel ne vienne pas le manger avec nous ! Il n’arriva que dans l’après-midi…)

Il faisait beau, et l’après-midi se passa sur la terrasse, à danser et s’amuser…

Souvenirs, souvenirs…

mercredi, mars 11th, 2009

Excusez-moi si je fais court encore une fois… Mais je viens de recevoir un long coup de fil d’un « ancien »… que j’ai eu en 3ème (dans cette « fameuse » 3ème dont j’ai déjà parlé, qui avait monté 2 spectacles)… il y a 30 ans !

Beaucoup de nouvelles à s’échanger, évidemment. Et de souvenirs à se rappeler…

Il n’avait pas voulu jouer dans la deuxième pièce, sur les contes de fée, et s’était occupé des éclairages et des diapos (car notre spectacle comportait aussi projection d’images et danses) avec un ami.

A la fin de la pièce, que j’avais passée, comme à mon habitude, dans les coulisses, je suis remontée vers les loges pour féliciter mes acteurs. Lui était déjà là, en haut de l’escalier, occupé à déboucher une bouteille de champagne qu’il avait apportée pour l’occasion… Nous avons tous – ou presque, car Bel étant musulman, ne buvait sans doute pas d’alcool ! – bu à la bouteille…

C’est le deuxième élève de cette classe qui m’appelle, et j’avoue que c’est à la fois très émouvant et jubilatoire, ces nouvelles d’une autre époque… Les souvenirs reviennent, frais comme s’ils dataient d’hier… mais différents, marqués par une autre personnalité.

Je suis heureuse de voir que, pour ces ados devenus adultes, cette classe de 3ème figure dans leurs bons souvenirs.

Si vous permettez :

            A la 3 C !

Inauguration

samedi, mars 7th, 2009

Un autre spectacle de poèmes eut lieu lors de l’inauguration du « patio » : cet espace découvert au centre du collège avait remplacé ses vilains « plots » en ciment par une « verrière » (qui ne servit jamais qu’à entreposer divers matériels…) et par des sculptures réalisées lors d’un PAE (Projet d’Action Éducative) par un sculpteur, le professeur d’arts plastiques et des élèves. Entre les sculptures, des cultures, réalisées aussi par des élèves, et des « sentiers ».

Si nous avions choisi un thème, je ne m’en souviens plus. Les spectateurs étaient à l’intérieur du bâtiment, fenêtres ouvertes. Les acteurs (une classe de 5ème) avaient 2 entrées (et sorties !) sur le patio, qui était donc la « scène ». Nous dûmes certainement déranger des classes lors des répétitions, qui devaient obligatoirement se faire dans le patio, pour étudier mouvements et déplacements, entrées et sorties. Et si, au rez-de-chaussée, le patio donne sur un couloir… à l’étage, des classes l’entourent en partie…

Dans cette classe, il y avait une redoublante que j’avais eue l’année précédente… et je dois dire qu’elle joua un grand rôle dans ce spectacle ! Non parce qu’elle disait beaucoup de poèmes, mais parce qu’elle était très active et responsable (déléguée de classe, entre autres), et qu’elle entraînait les autres avec dynamisme et… autorité, parfois ! Elle savait relancer l’enthousiasme faiblissant, m’informer des problèmes qui pouvaient surgir, que ce soit de mésententes, de manque d’accessoires ou autres.

Je ne sais pas si les spectateurs entendirent vraiment les textes : en extérieur, assez loin parfois des auditeurs, les voix se perdaient sans doute un peu… Ils applaudirent pourtant chaleureusement… et c’était l’essentiel !

J’eus cependant un moment d’inquiétude avant leur arrivée : les personnels de service avaient commencé à installer le « buffet »… et je vis une de mes élèves piocher dans un petit bol de gâteaux à apéritif ! Je la tançai d’importance (elle ne semblait avoir aucune idée que « cela ne se faisait pas » !), et l’incident fut clos… J’imagine la tête des « officiels » devant les bols vidés par ma meute affamée !

Spectacle… scolaire !

vendredi, mars 6th, 2009

Avec une classe de 6ème, nous avions eu le projet de mettre en scène des poèmes sur le thème de l’école. Les élèves avaient parcouru de nombreux recueils pour faire leur choix, et avaient recherché des « mises en scène » par petits groupes.

Le thème étant fixé au départ… il ne nous restait plus qu’à intégrer les poèmes dans une « journée de classe ».

Le plan du spectacle subit de nombreuses modifications au fil du temps : on regroupait bien les poèmes par « thème » (maths, français, récré…), mais il fallait aussi tenir compte des élèves qui avaient envie d’interpréter tel ou tel poème, et veiller à ce que le ou les même(s) élève(s) n’enchaînent pas plusieurs poèmes à la suite. Telle matière regroupant « trop » de poèmes fut divisée en deux « heures » de cours…

Il fallut aussi s’entraîner pour les textes qui étaient dits par plusieurs à la fois, voire par tous. Et attribuer des « activités » aux élèves qui restaient muets quelque temps, afin qu’ils « restent dans » le spectacle.

Les « récrés » avaient l’avantage, outre de mettre un peu de mouvement dans un spectacle somme toute très statique, de permettre les changements d’acteurs : installer toute la classe sur scène… aurait eu pour conséquence de remplir quasiment la salle, donc de laisser le public à la porte ! Aussi, nous avions une douzaine d’élèves sur scène – dont le ou la professeur(e) et, à la fin de la récré, d’autres élèves entraient en classe. Là aussi, il fallut des mises au point minutieuses, afin que chacun se souvienne de la place qu’il devait occuper à tel ou tel moment.

Pour le final, nous avions choisi « En sortant de l’école », de Prévert, que les élèves chantaient ensemble, en formant une farandole au milieu du public. Pendant le « cours » précédent, les élèves les plus proches du tableau y faisaient des traits de craie, de différentes couleurs : au fur et à mesure se dessinait un paysage, qu’on ne voyait vraiment qu’à la fin, avec mer, falaise, sable… le décor du poème final !

Tout cela n’est sans doute pas d’une grande originalité… mais ce fut un vrai travail d’équipe, auquel tous participèrent. J’espère qu’ils en ont gardé un aussi bon souvenir que moi…