Atelier Généalogie

Ouf ! J’ai fait ma rentrée… Pas plus fière que ça ce matin, et heureuse cet après-midi de voir que la neige fondait enfin ! Reste à espérer que ça ne regèle pas cette nuit, car les routes sont humides… Mais je suis d’autant plus optimiste (?!) que je ne travaille que demain après-midi : le soleil aura fait fondre les dernières plaques de résistance…

Et donc, j’ai « démarré » l’atelier Généalogie… que ma collègue avait démarré sans moi.

J’ai montré aux enfants 2 exemples d’arbres : celui de mon ascendance sur une dizaine de générations (je commence à être assez avancée dans mes recherches…) et celui de la descendance de mon ancêtre patronymique. Il y a eu pas mal de questions, d’étonnements sur les époques traversées… et, bien sûr, comme les graphiques que je présentais avaient l’un la forme d’un demi-cercle, l’autre celle d’un cercle… « Pourquoi on appelle ça un arbre, puisque c’est des ronds ? » Heureusement, j’avais un schéma vierge sous forme d’arbre que j’ai pu leur montrer !

Au moment où un groupe partait dans une autre salle avec ma collègue, j’ai aperçu un arbre superbe qu’un des élèves restants montrait à son voisin, et je lui ai demandé de nous le montrer. Ma collègue, l’apercevant, a fait revenir le groupe sur le départ, et tous ont admiré l’arbre, qui était un arbre descendant (l’ancêtre au bas du tronc), posant là encore un certain nombre de questions à l’élève, fier et modeste tout à la fois devant l’intérêt de ses camarades…

Bonne surprise : la plupart des enfants qui me restaient avaient « fait leur travail ». J’avais envoyé lundi dernier via internet 2 fiches à remplir. L’une détaillait les parents et frères et soeurs (dates de naissance, mariage, filiation), l’autre était un simple tableau avec la numérotation Sosa où indiquer les noms et prénoms des parents, grands-parents et arrière-grands-parents. J’espère qu’on pourra aller jusque là…

Pardon ? Ah ! la numérotation Sosa, qu’est-ce ?

Très simple : c’est un système de classement pour s’y reconnaître un peu dès qu’on dépasse 3 générations. On attribue le nombre 1 à la personne centrale, celle dont on établit l’ascendance (l’enfant, dans ce cas) ; on double ce nombre (bravo à ceux qui ont trouvé 2 !) pour le père, et on rajoute 1 (oui ! on arrive à 3 !) pour la mère. Le même calcul se répète pour chaque personne : les grands-parents paternels ont donc les nombres 4 (2×2) et 5 (+1), et les grands-parents maternels 6 et 7.

Ce qui nous donne le schéma suivant :

.8 .9 10 11 12 13 14 15
4 5 6 7
2 3
1

(Je sais pas si vous pouvez vous rendre compte, mais j’ai fait ce « superbe » tableau toute seule, en trempant mes mains dans le cambouis du html ! Alors on critique pas, s’il vous plaît !)

Donc, les élèves avaient, pour la plupart, rempli leurs fiches. Ils se sont promenés ensuite sur Geneanet pour voir si d’autres gens avaient déjà fait des recherches sur leur nom (une élève était très déçue de n’avoir aucune réponse…), puis sur Notrefamille pour regarder la carte de répartition de ce nom.

Nous ne sommes pas allés plus loin aujourd’hui, car le temps passe vite ! Ma collègue, elle, a commencé avec son groupe un « questionnaire d’enquête » : quelles questions poser aux parents, grands-parents, etc.. Par exemple : est-ce que tu avais la télévision quand tu étais petit(e) ? Les enfants de l’âge des 6èmes ont en effet des notions encore très floues du temps : ils ont à peu près compris que leurs grands-parents n’avaient connu ni Vercingétorix, ni même Charlemagne… mais c’est à peu près tout ! Imaginer que leurs parents n’avaient pas de jeux vidéo quand ils étaient enfants est tout à fait impossible !

Je suis contente de cette première séance : j’espère que leur enthousiasme et leurs questions vont persister au fil des semaines.

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