Les cerfs-volants de Kaboul

J’ai terminé hier Les cerfs-volants de Kaboul. J’avoue avoir été rarement aussi bouleversée par la lecture d’un roman…

Ne m’a pas été indifférent que l’auteur, Khaled Hosseini, soit né à Kaboul – même si le fait que son père, diplomate, ait vécu avec sa famille dans divers pays (y compris en France, à Courbevoie…). En 1980 (l’auteur a 15 ans), la famille obtient le droit d’asile aux USA – l’Afghanistan est alors occupé par les Russes – où elle vit toujours (infos sur Wikipedia). Dans un tel roman, il m’a paru extrêmement important que l’auteur « sache de quoi il parle », pas seulement par de la documentation… En effet, l’Afghanistan est (presque) aussi important dans l’histoire que le « héros ».

Le « héros » n’en est pas un, d’ailleurs, du moins pas dans le sens où il accomplit des actes héroïques… Au contraire, il ne sait pas se défendre, encore moins défendre une autre personne. C’est lui le narrateur, qui nous conte son enfance « dorée » à Kaboul : son seul ami est le fils d’un serviteur, Hassan. Mais cette amitié va brutalement se terminer lorsqu’il est témoin d’une violente agression contre Hassan… Et tout à fait incapable d’intervenir au secours de son ami. Le remords va le poursuivre toute sa vie, même aux USA où son père et lui (sa mère est morte à sa naissance) parviennent à s’évader en 1981.

L’Afghanistan royaume, république, pays occupé par les Russes, puis gouverné par les talibans, évolue sous nos yeux atterrés… La vie des réfugiés aux USA aussi… Des gens qui ont été professeurs, médecins, importants dans leur pays, se retrouvent à mendier n’importe quel emploi, à tenter, par la brocante, de survivre un peu moins mal.

Le narrateur, devenu adulte, marié, va retourner en Afghanistan à l’appel d’un vieil ami… Bouleversant parcours qui lui permettra, peut-être, de se racheter à ses propres yeux…

Si vous avez déjà lu ce livre, je serais heureuse d’avoir votre opinion… Sinon… J’espère vous avoir donné envie de le découvrir…

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3 Responses to “Les cerfs-volants de Kaboul

  1. Marif dit :

    Je lis assez peu, néanmoins j’ai lu ce livre d’un jet. En relisant le résumé je retrouve des émotions, l’enfance des gamins, l’évolution de leur quartier… J’ai lu avec plus de difficultés, car j’ai trouvé ces passages très violents, le retour en Afghanistan, cet article me donne envie de reprendre cette lecture.

  2. annick dit :

    Oui je l’ai lu…et j’ai été aussi bouleversée par ce remord qui le hante et par la description du pays. Il y a bien 5 ans que je l’ai lu et malgré sa puissance, je n’ai pas envie de le relire. Trop fort.

  3. Ex-prof dit :

    J’avoue avoir été presque déçue par un autre que j’ai lu ensuite, Mille soleils splendides… C’est que l’auteur est « détaché » de l’histoire, alors que dans Les cerfs-volants, on le sent (je le sens…) très très proche de ce qu’il raconte, des sentiments qu’il évoque. Contrairement à toi, je le relirai sans doute plus tard… En tous cas, je le garde !

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