Drôle de cuisine !

Il est tout à fait regrettable que ma pauvre mémoire n’en ait pas conservé davantage d’exemples… voici donc quelques souvenirs de mises en scène imaginées par des élèves…

Je crois que la première classe que j’ai fait travailler « librement » sur les poèmes était une 4ème, qui avait fort bien compris les règles du jeu et s’était fortement investie dans ce travail.

Un groupe mettant en scène un poème sur l’automne (ou la fuite du temps… j’ai aussi oublié les poèmes !) avait ainsi dessiné un arbre sur une feuille d’au moins 2 mètres sur 2, et découpé des dizaines de feuilles diversement colorées que chacun jetait au fil du poème…

Un autre, pour « illustrer » l’éclosion de fleurs, commençait le poème recroquevillé au sol, se dressait peu à peu (jupes aux couleurs vives, hauts assortis), et, une fois debout, pour le « final »… ouvraient des parapluies colorés…

Un groupe de 2 filles, qui réalisait souvent des mises en scène d’une grande qualité, s’étaient maquillé le visage, l’une tout en noir, l’autre tout en blanc, et jouaient « en miroir ».

J’ai aussi le souvenir, dans une classe de 5ème, cette fois, d’une mise en scène qui m’a quelque peu inquiétée au départ…

Les élèves commencèrent à « installer » leurs accessoires : sur une table, un morceau de toile cirée, une poêle, cuillères et spatules, paquet de farine (aïe !) et… un œuf que l’une tira de sa trousse. Détail qui me rassura, bêtement…

Elles (je crois que c’était un groupe uniquement de filles) avaient choisi de traiter le poème comme une recette, et la « cuisinière » enfila son tablier…

Tout en disant – fort bien – le poème, l’une cassa l’œuf (car il était frais, finalement !) dans la poêle, une autre y jeta la farine, la cuisinière se mit à touiller le tout… Je crois qu’il y avait d’autres ingrédients, mais j’ai oublié lesquels…

C’était bien joué, bien rythmé… mais mon inquiétude allait vers les « dégâts » : de la farine était tombée par terre… et… qu’allaient-elles faire du contenu de la poêle ???

Inquiétude inutile : des élèves capables de penser à la toile cirée avaient envisagé la suite…

Le poème terminé, l’une sortit un sac poubelle dans lequel elles versèrent le contenu de la poêle, une autre de l’essuie-tout avec lequel elle ramassa la farine tombée et essuya la poêle… Et le sac poubelle, bien fermé, se logea dans la poubelle de la classe…

Ouf !

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2 Responses to “Drôle de cuisine !”

  1. odile dit :

    Un arbre à poèmes s’appelle un poèmier.
    Il porte ses fruits jusqu’à ce que le vent souffle les mots et les entraîne panser les maux des ombres.
    Alors de nouvelles fleurs-poèmes s’épanouissent laissant, à la saison, les poèmes parer les branches noueuses de la pensée.

  2. Future ex-prof dit :

    Merci beaucoup pour cette information… que j’ignorais, je l’avoue !

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