Comment faire travailler un enfant ???

Hier, j’ai vu un papa soucieux de faire « bien travailler » son fils. J’avais déjà le gamin l’année dernière : enfant intelligent, vif, aux résultats moyens (sauf en orthographe : franchement mauvais…). Caractéristique principale : un grand sens de l’humour. J’ai dû « me battre » un peu contre lui cette année, d’ailleurs, car ses interventions intempestives amusaient, certes, mais… déconcentraient aussi toute la classe, qui avait déjà bien du mal à se concentrer. Le genre de gosse à me demander, sur le point d’entrer en classe pour un contrôle : « C’est bien demain, le contrôle, madame ? » ou « Je suis malade, je peux aller à l’infirmerie ? » ou encore « Vous n’êtes pas là, madame, hein ? ». Petits exemples de son humour…

J’ai compris hier d’où lui venait ce sens de l’humour… Son père expliquait comment il le faisait travailler, espérant que le gamin pourrait bientôt travailler tout seul… Et moi :

« Vous voulez que je vous dise quelque chose ? »

Il me regarde, interrogateur. Puis :
« Non, je sens que ça ne va pas me plaire !

– D’après ma longue expérience, les garçons sont généralement autonomes dans leur travail en première…

– Je savais bien que ça ne me plairait pas ! »

Bien sûr, j’en ai rencontré, des garçons qui étaient autonomes bien avant. Mais ils représentent une toute petite minorité… Pour les filles, la plupart acquièrent cette autonomie en 4ème, toujours d’après mon expérience. Il s’agit là de « statistiques » (plutôt vagues, je le reconnais !), avec toutes les exceptions que requièrent ce genre de « moyenne »…

Je ne m’inquiète pas pour ce garçon en particulier : il aime jouer, s’amuser, raconter des blagues aux copains… Il a 13 ans, quoi ! Bien encadré par ses parents, il avancera sans trop forcer, mais arrivera sûrement au but qu’il se sera fixé.

L’enfant (ou l’ado) qui refuse de travailler est bien plus inquiétant. Je ne parle pas là d’un enfant plus ou moins livré à lui-même, qui découvre et adopte les règles « de la rue ». Non, je parle de l’enfant élevé dans un milieu lambda, par des parents soucieux de bien faire ; l’enfant en bons termes (hormis la question du travail scolaire…) avec sa famille ; l’enfant d’une intelligence « normale », sans problèmes particuliers. Et qui, pourtant, collectionne les mauvaises notes parce qu’il n’a pas fait le travail, n’a pas appris la leçon, quelle que soit la matière, ou à peu près.

Evidemment, ses parents lui ont expliqué tout ce qu’il y avait à dire sur la nécessité de travailler, l’orientation plus tard, et toutes ces sortes de choses. Ses profs aussi, d’ailleurs. Sans davantage de résultats.

Je ne suis pas parent, mais… en ai entendu pas mal, au long de ma « carrière »… Voici quelques-unes des méthodes que j’ai entendues :

– les parents (l’un ou l’autre, l’un et l’autre) s’attellent au travail scolaire dès leur retour du travail. Très difficile à tenir : le parent, fatigué de sa journée, manque de patience ; l’enfant se met en position de refus ; les rapports parents-enfant se compliquent d’un rapport profs-enfant difficile à gérer. Si le parent est prof, c’est encore plus vite dramatique : le parent-prof n’a aucune envie de reconnaître dans son rejeton les élèves en difficulté qu’il a eus en cours ! En fait, c’est un peu le même problème que le jeune enfant qui refuse de manger : plus ses parents insistent, plus il perçoit le message comme quoi la nourriture est « pour ses parents », pas pour lui ; leur insistance ne fait que le renforcer dans son refus.

– l’aide extérieure : un étudiant (ou un professeur) fait travailler l’enfant une, deux ou trois fois par semaine. Quelques fois, cela suffit à faire « démarrer » un enfant. En tous cas, cela dédramatise un peu les relations familiales. Il arrive aussi qu’un psychologue arrive à « débloquer » la situation.

– la surveillance : les parents vérifient quotidiennement (ou à peu près) cahiers, agenda, carnet de correspondance, devoirs rendus, etc. Et complètent éventuellement les informations obtenues en téléphonant à un voisin dont l’enfant est dans la même classe. Cela peut marcher avec un jeune enfant, en primaire. En collège, il y a beaucoup de chances pour que l’enfant se mette à dissimuler, tricher, mentir. Et quand il aura été pris sur le fait, il en voudra encore plus à ses parents.

– les privations : les parents suppriment ce qu’ils supposent être source de temps « perdu » : activité, console, ordinateur, portable… ou quelque chose (activité ou objet) dont l’enfant tire un grand plaisir. Si l’enfant n’est pas déjà entré dans une phase trop « rebelle », cela peut marcher. Sinon, c’est peine perdue : l’enfant affiche un « j’m’en-fichisme » consternant… et s’installe dans une révolte croissante.

Le problème est que l’enfant ressent de plus en plus que ses résultats scolaires (et surtout les mauvais !) sont « la chose » de ses parents, et non la sienne. Un ado dans ce cas, alors que je lui demandais comment il réagissait quand il avait une mauvaise note, me répondait : « Ça me fait mal au ventre… surtout quand je sais que le soir, ça va mal se passer à la maison ». A ce stade, est-il encore capable de dissocier SA réaction (dépit, déception, blessure d’amour-propre…) de celle de ses parents ?

Je suis évidemment très loin d’avoir fait le tour de la question… et encore davantage d’avoir présenté des solutions ! C’est que je compte sur vos commentaires, chers lecteurs, pour avancer dans ma réflexion…

Merci de voir aussi Comment faire travailler un enfant ??? (suite…)

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116 Responses to “Comment faire travailler un enfant ???”

  1. …. et je suis totalement désemparée….
    Vos conseils (si vous le pouvez..) seraient les bienvenus…
    Merci

  2. vanessa ngabama dit :

    vous donnez des cours ou pas?????

  3. Future ex-prof dit :

    Non, désolée…

    Mais il y a plein de gens qui en donnent !

  4. Mme Lamda dit :

    Votre analyse est intéressante. Ma double casquette :enseignante et mère, me fait quotidiennement percevoir la difficulté mais je voudrais ajouter qu’en tant qu’enseignante, la réticence au travail de mon fils n’a paradoxalement jamais été signalée par les enseignants et ce depuis le primaire. C’est ma connaissance des outils d’évaluation qui ont alarmé la mère prof, et quand j’insistais pour avoir un rendez-vous bilan, j’ai fait face à un corps enseignant qui considérait que cela relevait de mes compétences de mère. Cela continue encore aujourd’hui, mon enfant est élève dans mon établissement et un seul enseignant en deux ans !! a mis un mot dans le carnet de correspondance. Laissant les notes s’accumuler en ne comptant que sur ma bonne volonté de mère.
    Ce corps enseignant auquel j’appartiens devrait peut être commencer à accepter qu’il représente l’adulte qui éduque et donc qui doit cadrer ( le règlement intérieur offre un cadre contractuel) avec maturité et pertinence. Ce n’est pas toujours le cas, c’est dommage car bien des jeunes ne nécessitent que ce repère pour se construire et s’engager.
    J’ai travaillé en ZEP, en Zone sensible et je travaille aujourd’hui en centre ville : mon expérience multiple me conduit au même constat quel que soit le profil socio culturel de l’élève. J’enseigne d’autre part de la sixième à la terminale, ce qui m’offre un regard assez complet sur le parcours d’élève.

  5. Future ex-prof dit :

    Je vous remercie de votre témoignage. Oui, c’est vrai, les enseignants « laissent passer » beaucoup de choses. L’augmentation des tâches, du nombre d’élèves (j’ai appris la semaine dernière que, pour attribuer un nombre de classes à un lycée… le rectorat divise le nombre d’élèves d’un niveau par 35… Honnêtement, comment espérer que 35 élèves pourront valablement apprendre et progresser ? Et que les profs seront à même de déceler un problème chez l’un ou l’autre ?), la pénibilité accrue… font que l’enseignant pare au plus urgent : assurer son cours, désamorcer les éventuels conflits, voire neutraliser tel ou tel récalcitrant…

    Pour mémoire, je rappelle que j’ai commencé à enseigner le Français en 69 avec 2 classes… et que j’ai terminé avec 4 ! J’ai très largement apprécié ma CPA, qui m’a permis de retrouver, avec 3 classes (2 la dernière année), le plaisir de connaître un peu mes élèves, et pas seulement les « très bons » et les « à problèmes »…

    Parallèlement, l’exigence des parents vis-à-vis de l’institution est devenue de plus en plus prenante. J’ai encore en mémoire le reproche d’un parent (et cela ne date pas d’hier !) qui trouvait que je ne donnais pas assez de travail… puisque son fils passait tout son temps devant la télé ! Comme si c’était à moi, prof, de gérer le temps passé devant la télé !

    Tout cela fait que nous avons tendance à négliger… ce qui ne NOUS pose pas problème…

    Personnellement, quand des élèves avaient systématiquement zéro aux contrôles de conjugaison, je leur donnais les verbes (2 à chaque fois) à copier en entier… Mais, au bout de quelques semaines, j’oubliais régulièrement de réclamer (et corriger !) ces punitions… Un surcroît de travail qui n’entrait pas vraiment dans mes priorités… D’autant que je ne suis pas sûre que les punitions soient très efficaces…

    En écrivant ce billet, j’espérais qu’un dialogue s’instaure, qui permettrait une approche plus fine des questions et, qui sait ?… une approche de réponses au problème…

    Qui reste ouvert…

  6. marina78 dit :

    Bonjour,
    je suis maman d’un ado de 13 ans (élève de 4ème).
    C’est un enfant qui a toujours été très responsable et assez rapidement, très apprécié des autres parents d’élèves car mon fils « était un modèle à suivre pour les leurs ».
    Depuis la rentrée scolaire de cette année, le ton a changé.
    Il ne nous parle plus, se plaint de ne pas avoir plus de liberté, d’avoir trop de travail au collège.Il est agressif avec son frère plus jeune.Il élève souvent la voix et s’enferme dans sa chambre.
    Il refuse de travailler à l’école.
    Jusqu’à présent, c’est un enfant qui n’avait pas besoin que l’on soit derrière lui pour avoir de bons résultats. Mais il savait que l’on était toujours dispo pour lui.
    Aujourd’hui, il demande qu’on lui fasse confiance ( ce que l’on a toujours fait) mais ses résultats sont mauvais.
    Je donne un exemple : aujourd’ hui il a un contrôle de SVT.
    Il a été absent à l’un des cours car il est allé à l’infirmerie et il n’a jamais rattrapé ce cours. Alors qu’il m’avait dit q’un de ses camarades lui ferait une copie de ce cours. Je lui ai fait confiance…..
    Lorsque j’ai voulu l’interroger sur son cours, à ce moment il m’a avoué qu’il n’avait pas la totalité du cours avec un sourire.
    Que faire sur un tel comportement !!!!!!
    J’ai toujours été proche de mon fils mais je sens qu’il m’échappe. Je sais qu’il ne faut surtout pas perdre le contact avec un ado.
    Mais là, c’est le grand doute. Je suis désespéré car je pense qu’il va de plus en plus se renfermer sur lui même et je ne sais pas comment réagir.
    Il m’a quand même avoué qu’il sait ce qu’il doit faire pour avoir de meilleurs résultats : TRAVAILLER SES DEVOIRS.
    Il est donc conscient de ce qu’il fait.

    Merci de votre lecture.

  7. Ex-prof dit :

    Merci de votre témoignage.

    L’entrée dans l’adolescence est un moment difficile… pour l’adolescent, mais aussi pour son entourage ! L’enfant se détourne de son enfance (et donc de ses parents, symboles de cette enfance qu’il veut rejeter… en partie !), cherche d’autres centres d’intérêt, d’autres « valeurs », qu’il trouve généralement chez les copains… Les copains, c’est une règle, ont toujours plus de libertés, plus d’argent, plus de biens matériels : un ado ne parle jamais des « autres », qui ont moins ou autant que lui ! Et les copains « hors normes » bénéficient généralement d’une aura toute particulière…

    Vous avez raison : il ne faut surtout pas perdre le contact !

    Je ne saurais vous conseiller, mais je me permets de vous poser quelques questions :

    – La situation est-elle « dramatique » ? Les résultats scolaires sont-ils si importants ? Qu’est-ce qui est en jeu exactement : la confiance… ou l’éventualité d’un redoublement ?

    – A-t-il quelque idée de ce qu’il veut faire plus tard ? A-t-il envisagé la possibilité d’un échec cette année, et donc d’un doublement ? Comment réagit-il à cette idée ?

    – Est-il possible d’envisager un « contrat » entre lui et vous ? Du type « que me donnes-tu en échange de ma confiance ? »

    – Est-il possible d’envisager des activités communes avec lui ? Des moments où vous pourriez parler… en essayant de ne pas parler des résultats scolaires, justement !

    Il est « normal », même si c’est très désagréable et déroutant, qu’un ado se renferme – non pas sur lui-même, mais sur le nouveau monde qu’il découvre, et dont il exclut ses parents. Il est « normal » qu’il essaie de se construire à partir d’autres personnes, d’autres valeurs. Il reste indispensable cependant de conserver un dialogue avec lui, ne serait-ce que pour avoir une idée des changements qui s’opèrent…

    Bien sûr, si la situation devient « dramatique », si l’ado s’enferme vraiment, reste à voir une personne « spécialiste », je veux dire un psy… Mais avant cela, peut-être un entretien avec le conseiller d’orientation du collège pourrait-il vous aider, votre fils et vous, à faire la part des choses…

    N’hésitez pas non plus à rencontrer des profs, qui pourront vous informer sur son attitude en classe, par exemple.

    Votre question est douloureuse, et je ne me sens pas compétente pour y répondre. J’espère toutefois vous avoir donné quelques pistes…

  8. marina78 dit :

    Re-bonjour,

    Tout d’abord merci beaucoup de votre réponse, car je ne suis pas une habituée de forum.

    Non, ces résultats ne sont pas catastrophiques. J’ai attendu son 1er bulletin de demi-trimestre, il a une moyenne de 14.45.
    C’est plus une question de confiance…son attitude qui est décevante !!!
    Il ne sait pas ce qu’il veut faire plus tard mais je ne m’inquiète pas à ce sujet car à 13 ans c’est assez difficile.
    Mais en aucun cas il pense au redoublement. C’est bizarre. Il dit qu’il gère ses notes, ses devoirs….
    Désespérément, je continue à lui répéter que je suis là.
    Et je pense qu’il le sait car lorsqu’il a besoin, il sait demander.
    Au niveau des activités, on fait du vélo, on va au ciné, on fait des balades en famille et je me doute bien que quelque fois il préfère être avec ses copains. Mais je l’autorise également à les voire à partir du moment où il travaille à l’école ; comme un contrat.

    Et bizarrement il a des notes corrects quand il a quelques choses à demander ou une sortie à faire.

    PS : il a eu 9.50 à son contrôle de SVT mais ça ne le perturbe pas.

    merci.

  9. gabriel dit :

    Voilà, nous sommes exactement dans les approches que vous décrivez (les 3 !) , notre enfant est en terminale S mais ne fait rien cette année et plus l’échéance approche pire c’est. A 1 mois du Bac il reste allongé sur son lit et refuse de travailler avec des « j’men fous… » On ne comprend rien à son comportement : on a tout essayé comme vous le signalez : dialogue, soutien, (OK pour cette sortie mai tu bosses…privation de l’ordi., Tv.. et c’est pire, … il menace de ne plus aller à l’école si on ne lui rend pas son Ipod.
    C’est un enfant avec des capacités, a une très bonne mémoire (a été diagnostiqué précoce petit, a sauté une classe mais a redoublé sa 2e) et aujourd’hui est à 9.5 de moyenne : on lui dit donc que c’est possible mais il baisse complétement les bras et on ne comprend pas pourquoi.
    Comme vous dites c’est encore plus difficile à vivre pour nous : je suis prof et j’aide des élèves en difficulté et son père est médecin. Nous n’étions pas très courageux en classe mais à l’approche des échéances nous nous y mettions…
    Je ne comprends pas qu’il s’enferme dans ce système alors qu’il devrait avoir hâte d’en sortir au contraire.
    Il dit en avoir marre du lycée, il peut s’il travaille un minimum en partir mais non il se bute.
    l’ambiance devient terrible, son père refuse qu’il redouble en cas d’échec pour lui cela ne servirait à rien, il n’a qu’à aller travailler il a 18 ans.
    alors que pour ma part j’ai du mal à accepter qu’il sorte de l’école sans bac, alors qu’il n’a pas d’année de retard.
    Quelles solutions, car en effet vous avez bien analysé les phénomènes mais quelles pistes pour nous aider ?

  10. Ex-prof dit :

    Vous ne parlez pas des projets ni des goûts de votre fils : a-t-il une idée de ce qu’il veut faire plus tard ? Une action est-elle possible dans cette direction (stages par exemple) ?

    Une autre réponse (mais pas solution !) serait une coupure d’un an (ou de plusieurs mois), par exemple dans le cadre du programme européen, où il serait à l’étranger, pour une tâche d’intérêt public : les jeunes dans ce cas sont encadrés, et peuvent découvrir, ailleurs, d’autres façons de vivre… et approcher davantage la réalité de la vie. S’il rate son Bac, ou n’a pas l’orientation souhaitée, il peut reprendre ses études à son retour.

    « Aller travailler »… c’est un vœu pieux, et pas très réaliste, que formule votre mari : en admettant qu’il parvienne à décrocher un « petit boulot » (et ce n’est pas si facile, de nos jours !) à MacDo ou dans un supermarché… on ne peut guère espérer que votre fils y trouve sa voie…

    J’ai tendance à penser que, parfois, la sortie du cadre habituel peut être salutaire, d’autant que les conflits, larvés ou déclarés, tendent à durcir les positions des uns et des autres. Si le jeune se trouve en situation « d’adulte », c’est-à-dire, dans une certaine mesure, responsable de lui-même, cela peut l’amener à changer d’optique. Tant qu’il est à la maison, qu’il a sa chambre et son repas assurés… il garde, malgré son âge, un statut d’enfant…

    Je serais heureuse si ces quelques réflexions pouvaient vous aider à trouver des réponses… mais j’ai bien conscience de la difficulté !

  11. ral le bol dit :

    Demain mon fils passe sa première épreuve facultative au cap et rien, rien, rien. Il na rien révisé de son cap. Quand je lui dis de le faire, sa réponse est toujours la même « ouais, je le fais » et rien. Pour l encourager ou me rassurer, je lui fais même ses sujets de révisions. Depuis des semaines, le climat est insoutenable, cela crie tous les soirs, mon mari craque et à des paroles dures envers lui. Je le comprends. J’ai beau expliquer à mon fils que son cap est important, qu il n aura pas de boulot sans mais lui ne s’inquiéte pas. Il pense qu il l aura. Mais comment ? Il ne travaille pas, à de mauvais résultats, vient de se faire virer de son CFA. Pourtant il travaille bien chez son patron et nous espérons qu il l embauchera. Mais les études, il ne veut pas. Ce n est que conflits, cela devient irrespirable. Du coups, le soir, il sort contre notre avis. Il a 18 ans. Nous pensons lui trouver un appartement pour pouvoir retrouver le calme. Constat d’échec, espérer de plus en plus que son enfant parte de la maison pour retrouver la sérénité. Désolant.

  12. Ex-prof dit :

    18 ans… majeur, donc. Et se considérant peut-être, plus ou moins, comme un « adulte »… D’autant qu’il travaille chez un patron… « Je travaille, je fais ce que je veux »…

    Qu’en dit le patron ? A-t-il abordé avec votre fils la question de ses études, de son examen, de l’utilité d’avoir un CAP dans sa branche ?

    Les épreuves pratiques ont évidemment une grande importance au CAP : si votre fils se sent sûr de lui dans ce domaine, cela peut l’amener à négliger « le reste »… qui représente sans doute pour lui tout un passé d’échecs ou de semi-échecs sur les bancs de l’école.

    L’éloignement n’est pas forcément une mauvaise réponse, ni même une réponse « égoïste » des parents : cela peut aider le jeune à s’assumer davantage. Deux écueils cependant : il faut que le jeune sente que c’est une solution « pour lui »… et non « contre lui », autrement dit, que les liens familiaux restent forts (visites, invitations…) ; un autre danger serait qu’il « oublie » que ce nouveau lieu ne lui appartient pas réellement, qu’il est payé par ses parents. Pas question évidemment de le lui rappeler, cela ne ferait que nourrir son ressentiment. Peut-être démarrer sur un « contrat » du genre « on te paie un appart pour tes deux premières années (mais tu es toujours chez toi ici) ».

    Et s’il échoue à son CAP ? Eh bien, cela lui permettra de faire le point sur ses insuffisances, et d’en tirer lui-même les conséquences… pour l’avoir l’année prochaine !

    Je vous souhaite bon courage pour aborder cette période avec le plus de sérénité possible…

  13. gerscau dit :

    Mon fils a 15 ans et est en seconde.

    Toutes ses années de collège, j’ai dû l’aider et le surveiller pour son travail scolaire ; plus les années passaient, plus cela était difficile, car il cachait ses devoirs et ne travaillait pas pour lui mais pour une note correcte et donc la paix à la maison… Toutes les soirées et les week-ends lui ont été consacrés !
    En seconde, décision familiale : internat pour qu’il gagne en autonomie.
    Résultat, au bout d’un mois, les notes sont très basses (de 3 à 8) ; il ne fait rien ! Lorsque nous vérifions ses devoirs, c’est du plus que « baclé ».

    Depuis la 3ème, on essaie de savoir ce qu’il veut faire : réponse, chômeur…

    Nous lui avons proposé de choisir un bac pro qui lui donnerait moins de travail scolaire ; il ne veut pas.

    Pour le choix de son établissement, en seconde, nous avons dû attendre plus d’un mois et avons rendu les papiers avec 10 jours de retard. Nous souhaitions qu’il choisisse lui… Il l’a fait.

    Il se plait beaucoup au lycée et surtout à l’internat car il est plus tranquille… nous ne le surveillons pas.

    Que faut-il faire ?
    – Le laisser se débrouiller seul et aller jusqu’au redoublement en espérant un sursaut de sa part…
    – ou continuer notre combat : le faire travailler, supprimer l’internat ???

    Il parait évident que nous devons le mettre devant ses responsabilités. Mais, c’est très dur de le regarder ne rien faire et aller vers l’échec.

    Mais avons-nous seulement le choix ?

  14. Ex-prof dit :

    Je sais que la situation est difficile à vivre… pour vous, mais aussi pour votre fils…

    J’ai souvent constaté que les garçons commençaient à travailler pour eux-mêmes en première… Jusque-là, c’est souvent la galère ! Mais je connais pas mal d’anciens élèves, devenus adultes, qui ont très bien réussi professionnellement… malgré un démarrage tardif !

    Ce qui est ennuyeux dans l’histoire de votre fils, c’est que vous ne savez pas ce qu’il veut faire… et peut-être ne le sait-il pas lui-même. A mon avis, c’est plutôt dans ce sens qu’il faudrait chercher, en l’incitant par exemple à aller voir le conseiller d’orientation. Ce serait évidemment mieux s’il pouvait faire la démarche seul… S’il n’y parvient pas, vous pouvez peut-être prendre un rendez-vous avec lui… mais il est moins sûr que ce soit profitable, s’il est – plus ou moins – braqué.

    Vous me demandez mon avis… et je vais vous le donner : à prendre avec toute la prudence requise ! Les professeurs de votre fils (il y en a bien au moins un avec lequel ça se passe bien…) seraient mieux à même de vous conseiller, sans doute. Je ne pense pas que supprimer l’internat, où il se sent bien, soit une solution : il risque de le prendre comme une brimade et se braquer davantage. Essayez, dans la mesure du possible, de faire de vos moments ensemble des moments d’échanges : cela ne marchera sans doute pas au début, et de toutes façons, pas à chaque fois, mais cela vaut la peine d’essayer de mieux connaître ses goûts, ses intérêts… et de lui faire part des vôtres. Qu’il sente que vous êtes des parents, certes, mais aussi des personnes, et que vous reconnaissez que lui aussi est une personne.

    Un redoublement n’est pas une catastrophe : il permet parfois, surtout à ce niveau, de se remettre en question et de se préciser des objectifs. Là aussi, votre soutien peut lui être bénéfique.

    Je vous souhaite beaucoup de courage pour tenter de débloquer la situation, et vous conseillerais de tenter de « prendre du champ », même si c’est plus difficile à faire qu’à dire ! S’il est arrivé jusqu’en seconde, c’est qu’on lui a reconnu des capacités, et il n’y a pas de raisons pour que ces capacités ne s’épanouissent pas… Il est difficile d’avoir confiance en l’avenir d’un jeune « rebelle »… mais… c’est une période de leur vie où ils ont d’autres préoccupations, qui leur semblent plus importantes, et surtout plus immédiates. Le « long terme » leur est souvent étranger.

    Prenez confiance… et, encore une fois, bon courage !

  15. ALAIDE dit :

    Bonjour,
    En lisant vos divers échanges, j’ai l’impression finalement qu’il n’y a aucune solution miracle et visiblement, l’internat vers lequel nous pensions nous orienter pour notre fils 13 ans scolarisé en 4ème, ne semble pas être non plus une solution, si ce n’est pour la tranquilité familiale.
    La question que je me pose, ne faudrait-il pas laisser notre fils sombré totalement… en fait nous sommes constamment derrière lui, pour qu’il travaille… et malgré nos bonnes volontés, il fait semblant de travailler, n’apprend pas ses leçons…, nous ment, immite notre signature….etc…
    A priori, il emploie son énergie à lutter pour ne pas apprendre plutôt qu’à lutter pour étudier…
    Comment inverser cette tendance… l’ambiance familiale est une catastrophe… ce sont des cris en permanence de notre part bien sûr, avec des mots qui dépassent notre pensée…

  16. Ex-prof dit :

    Je crains qu’effectivement, il n’y ait pas de solution miracle…

    Pour l’internat… tout dépend de la façon dont l’adolescent l’envisage… S’il le ressent comme une sanction (ou comme un rejet), tous les rapports risquent d’être encore plus exacerbés. Mais il peut, comme en faisait état récemment une maman, l’envisager positivement : comme une échappatoire à l’ambiance tendue de la maison, certes, mais aussi comme une manière d’exister sans les parents… Auquel cas, l’internat peut (je dis bien : peut !) être bénéfique : l’éloignement peut aider parents et enfant à prendre du recul, les moments où l’on se retrouve peuvent être consacrés à autre chose que le travail scolaire, et l’enfant, plongé dans un nouveau milieu, va consacrer son énergie à s’y adapter.

    Il y a peu de chances pour que cela change rapidement ses manières d’agir : son premier objectif va être de se sentir bien dans ce nouveau milieu, de s’y faire des copains… Mais, une fois qu’il sera bien intégré, qu’il aura compris que vous ne l’aimez pas moins, il est possible qu’il mûrisse un peu, réfléchisse à un projet professionnel, mette en œuvre des ébauches de travail personnel.

    L’urgent, comme vous le soulignez, est de dédramatiser la situation, même s’il est tout à fait normal de s’inquiéter pour l’avenir d’un jeune qui ne semble pas mettre les chances de son côté. Je suppose que vous avez consulté le conseiller d’orientation et les professeurs : ils peuvent vous aider à trouver des réponses. Dans mon collège, il est arrivé qu’un professeur – ou un surveillant – prenne en charge le contrôle du travail d’un élève, en lieu et place de ses parents : ce n’est pas, là non plus, une solution miracle, mais du moins on arrive ainsi à dédramatiser un peu la situation. Ce rôle peut être joué aussi par un étudiant qui viendrait le faire travailler quelques heures par semaine.

    N’oubliez pas : les garçons, d’après mon expérience personnelle, n’acquièrent une réelle autonomie de travail qu’en 1ère… Il vous reste (peut-être : mes « statistiques » comportent bien sûr des garçons autonomes bien plus tôt !) 3 années au moins d’ici là : impensable d’en faire 3 années d’enfer pour tout le monde…

    Ne pas oublier non plus : l’école – les résultats scolaires – ne décident jamais de toute une vie ! J’ai eu une élève qui a redoublé son CP, puis fait une 5ème en 2 ans – terminant donc son collège avec 2 ans de retard : cela ne l’a pas empêchée de faire des études… jusqu’à la thèse ! Et j’ai eu – entre autres – un garçon ayant opté pour un CAP mécanique à la fin de la 5ème (à l’époque, cela se pouvait encore)… et que j’ai retrouvé des années plus tard dans un garage, où il était heureux de travailler, et où son chef était très content de lui !

  17. Sophie Lemon dit :

    Bonjour
    Moi aussi, j’ai un fils de 18 ans en terminale STI qui ne travaille pas ou du moins juste le strict strict minimum. Et ce pour la 5e année consécutive. Il a commencé en 3e à se laisser aller, il a redoublé sa troisième, changé de lycée et rien n’a changé. Avec son accord, nous l’avions inscrit en STI pensant qu’un enseignement moins « culturel » lui conviendrait mieux.
    Or, s’il a de bonnes notes en TP (autour de 16), toute la partie théorique est assez catastrophique. Ce qu’il voudrait, c’est « travailler ». Je lui rétorque que, dans l’état actuel des choses, trouver un emploi est plutôt difficile et que le meilleur moyen pour lui de vivre sa vie serait d’avoir son bac pour prendre son indépendance, ce qu’il attend avec impatience.
    Ses préoccupations principales sont ses copains, sa petite copine, son ordinateur et sortir.
    Par ailleurs, il est très bricoleur et débrouillard quand il s’agit d’un problème informatique ou automobile ou tout autre problème technique.
    Il sait être charmant mais aussi très désagréable voire agressif.
    Petite précision : il a un frère aîné qui a suivi des études d’ingénieur avec succès et il pense que nous souhaiterions le voir suivre la même voie. Comme il ne s’en estime pas capable, le mieux peut-être pour ne pas y arriver n’est-il pas d’en faire le moins possible ?
    Je le pense tout à fait capable de trouver une voie qui lui convient mais comment et quand ?
    Merci de votre avis.

  18. Ex-prof dit :

    Bonjour,

    Je suppose que vous avez déjà parlé avec ses professeurs, et vu – avec votre fils – le conseiller d’orientation.

    Le jeune que vous décrivez semble effectivement plus intéressé par le côté « technique » des choses que par le côté « intellectuel ». Pourquoi ne pas voir avec lui les BTS ouverts dans votre région, dans un premier temps ? Cela lui donnerait une petite idée de ce qui existe dans le coin, des débouchés que cela offre et des conditions pour y entrer. Il existe toutes sortes de BTS, et c’est une formation qui peut donner accès à des IUT pour ceux qui le désirent.

    Il y aura sans doute au second trimestre des journées d’information dans son lycée. Mais si, d’ici là, il pouvait avoir une petite idée de ce qu’il veut faire, ce serait mieux. S’il n’a pas d’autre désir que « travailler » (c’est-à-dire arrêter l’école, si je vous comprends bien), il est important qu’il comprenne qu’un travail prend beaucoup d’heures dans une journée et dans une vie, et qu’il est très important (pardon pour les répétitions !) que ce travail lui convienne le mieux possible.

    A-t-il fait un stage en 3ème ? Si oui, dans quelle branche, et qu’en a-t-il retiré ? Si vous avez la possibilité de lui faire faire un stage de quelques jours dans une branche qui semblerait l’intéresser, cela l’aiderait sans doute à préciser ses idées.

    Peut-être a-t-il une image trop négative de lui (par rapport à son aîné) pour se prendre en main ? Une aide psychologique pourrait alors peut-être être envisagée, s’il en est d’accord.

    D’après ce que vous dites, il me semble que l’essentiel est de lui faire comprendre que vous l’appréciez lui, avec ses qualités et ses défauts, et que vous ne voyez pas en lui un clone de son frère. Les réelles qualités techniques que vous décrivez sont un atout énorme : à lui de les transformer en projet d’avenir.

    Il y a plusieurs BTS centrés sur l’informatique : une idée, peut-être ?

    A 18 ans, tout est loin d’être joué ! Et s’il est arrivé jusque là, c’est qu’il a des qualités certaines !

    J’espère sincèrement que vous pourrez le convaincre de ses possibilités et de la nécessaire recherche d’une branche qui pourrait lui convenir, où il se sentirait bien. Ce qui ne signifie pas forcément non plus un « engagement pour la vie » : on a droit à l’erreur…

  19. Ex-prof dit :

    Mais encore ???

  20. odile dit :

    J’adore ce commentaire de M Pelouin: au moins, en voilà un qui m’a fait sourire!
    Mais je regrette de ne pas en savoir plus, car il semble que ce soit quelqu’un qui a l’air d’avoir une grande expérience… Dommage que nous ne puissions pas la partager.

  21. Ex-prof dit :

    Qui sait ? Peut-être voudra-t-il nous expliquer ce qu’il entend par là ?

    J’admire en tous cas la concision du propos…

  22. Selene dit :

    Quel dommage de devoir finir le collège pour pouvoir faire un CAP !

    Mon fils de 12 ans, en 5ème, veut devenir cuisinier et ne supporte plus du tout le collège : refus de travailler, insolence avec les profs, bref , très difficile à gérer.

    J’angoisse à l’idée des 2 ans qui lui restent à « tirer », c’est comme une peine de prison pour lui, et encore, 2 ans dans le meilleur des cas, si j’arrive à le convaincre de travailler assez de janvier à fin avril pour monter sa moyenne à 11/12 pour ne pas redoubler.
    Ce n’est pas un problème de capacité, mais de désintérêt total : merci les clowns qui ont « inventé » le collège unique obligatoire !

  23. Ex-prof dit :

    Je suis bien d’accord avec vous, et ai pesté quasiment chaque année depuis qu’on a supprimé les accès CAP après la 5ème. Il y avait sans doute des abus quant aux orientations, je n’en disconviens pas. Mais la raison fondamentale de ces suppressions a été, à mon avis, encore une question d' »économies » ! Les 4èmes et 3èmes CAP étaient trop difficiles à gérer – trop chères ! – dans les lycées professionnels.

    Et pourtant… j’en ai connu, de ces élèves qui ambitionnaient d’être mécanicien, boulanger ou carreleur, et qui réussissaient bien dans ces sections où ils apprenaient le métier qu’ils désiraient exercer ! Ils revenaient me voir l’année suivante (parfois même : LES années suivantes !) pour me dire combien ils étaient contents, quelles bonnes notes ils avaient eues. Il y en a que j’ai revus une fois qu’ils ont été dans la profession qu’ils avaient choisie, et ils étaient heureux de leur choix, même si les années d’apprentissage avaient été difficiles, avec des patrons exigeants…

    Depuis, il ne reste plus, à ma connaissance, que des internats formant surtout aux métiers ayant trait à l’agriculture. Seule « échappatoire » possible avant la fin de la 3ème…

    Et j’ai souvent été désolée de voir, au fond de la classe, tel ou telle élève de 3ème s’ennuyer mortellement et attendre – plus ou moins calmement ! – la fin du collège, pour faire enfin ce qu’il ou elle voulait ! De plus, ces années au collège leur donnent des habitudes de désintérêt, de passivité, de non-travail, qui leur nuisent sûrement par la suite.

    Encore une fois, ce n’était pas une « solution-miracle », mais une réponse précise à des enfants qui avaient une idée précise de ce qu’ils voulaient faire. Et je pense que, même si le « niveau » (le fameux « niveau » !) de connaissances générales était moins bon qu’en collège, les enfants y gagnaient largement en motivation et intérêt !

  24. Selene dit :

    Tout à fait d’accord !

    J’ai très peur qu’à l’issue de ces 2 années d’ennui total, il ne devienne trop difficile à gérer car ayant perdu tout goût à apprendre quoi que ce soit.

    Je suis allée faire un tour sur des sites expliquant le système éducatif allemand, et, encore une fois, je découvre un système beaucoup plus intelligent que le nôtre, prenant en compte les capacités et les motivations des enfants. De plus, un système assez souple pour passer d’une filière « technique » à une filière plus « intellectuelle ».

    Quand à la culture générale, je vois dans l’entreprise dans laquelle je travaille se succéder des CDD, jeunes femmes très sympas, en général diplômées bac + 2, et d’une nullité absolue en histoire, géographie, littérature…
    C’est la curiosité et la recherche personnelle qui alimentent la culture générale, beaucoup plus que l’école : dans la vie quotidienne, de quoi a-t on besoin? Des choses apprises à l’école primaire et quasiment rien de plus…

  25. Selene dit :

    Je rage quand je vois qu’un enfant peut (si une convention est signée avec un lycée professionnel) intégrer une 4ème ou une 3ème technologique SI il est dans sa 15ème année…

    Comment motiver mon fils : ne fais plus rien et redouble? Il n’a jamais redoublé, est en 5ème à l’âge normal, 12 ans, et en sera pénalisé???

    Et puis si j’ai bien compris sur le site de l’éducation nationale, on ne redouble pas la 5ème, ou alors dans des cas extrêmes!

    Enfin,je vous remercie, car au moins sur votre site, j’ai découvert que mon fils n’est pas unique en son genre!

  26. Ex-prof dit :

    Peut-être, si son rêve est vraiment d’être cuisinier, serait-il efficace de le motiver dans cette optique : voir s’il est possible (malgré son jeune âge) de lui faire passer quelques journées pour observer le travail d’un cuisinier ; demander un rendez-vous dans un lycée qui assure cette formation, pour avoir un entretien avec un responsable – et avec votre fils.

    Un ami, âgé maintenant de 30 ans, a suivi cette formation. Qui lui a permis de trouver du travail à peu près partout : comme il aimait voyager, il a travaillé en France, bien sûr, mais aussi en Allemagne et en Argentine. Depuis 5 ou 6 ans, il est au Vietnam, et envisage de créer son propre restau. Ceci pour vous dire que l’apprentissage de langues étrangères peut être important, ainsi que des connaissances solides en maths (gestion…), voire… en géographie (et en histoire) ! Et, bien sûr, il est important de savoir écrire, tant pour des courriers de motivation que pour être capable de monter un dossier en vue d’une création.

    Un de mes petits cousins, un ancien élève, ont aussi suivi cette formation, et ont maintenant leur propre gîte, où ils assurent toujours la cuisine. Mon ancien élève a travaillé une dizaine d’années dans un restau, où je l’ai vu assez régulièrement, avant de fonder son gîte.

    C’est donc un métier intéressant, qui permet beaucoup d’ouvertures. Pour cela, il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté. Difficile à comprendre à 12 ans, je sais… C’est l’âge où beaucoup de garçons « décrochent » plus ou moins du système scolaire.

    Si vous pouvez trouver un jeune cuisinier qui accepte de parler à votre fils, cela pourrait peut-être l’aider à se resituer dans la perspective qui l’intéresse ?

    En n’oubliant pas toutefois que les rêves d’enfant peuvent se modifier au fil du temps… Et qu’il aura peut-être, dans 2 ou 3 ans, envie de faire tout à fait autre chose…

  27. Maman dit :

    Bonjour,
    J’ai un garçon en 3ème qui a 15 ans il a redoublé sa 6ème..Et je ne sais plus quoi faire depuis tout petit il a des difficultés scolaire a été suivi de nombreuses années par un orthophoniste à vu des psychologues etc…mais c’est surtout un enfant comme dirait ces profs passif, aucune envie, enfoutisme, etc.mais cette année c’est la catastrophe il ne fait strictemment rien 4 de moyenne générale aucune notes au-dessus de la moyenne.quand je lui demande ce qu’il veut faire plus tard il ne sait.Là nous sommes allés voir la conseillère d’orientation , aller sur des sites ONISEP.. Les métiers du sport et social l’attire le plus (enfin c’est ce qu’il me dit) je ne sais plus si c’est sincère où pas.où pour me faire plaisir.Je suis une maman très protectrice surement de trop toujours derrière eux (j’ai 3 enfants), les profs me disent souvent de le lâcher.quand je le fait c’est encore pire et de toute façon il vient toujours vers moi il ne peut pas apprendre une leçon si je suis pas avec lui a lui lire et relire la leçon ( si je le laisse seul il reste des heures devant son cahier et ne sait pas une phrase)..A la maison c’est un enfant agréable qui discute sourit m’aide sans que je lui demande, à l’école, je n’ai pas a me plaindre de lui au contraire, un de ces profs me dit d’aller voir un psycho thérapeute que c’est enfant qui souffre au fond de lui car on ne peut pas avoir un tel dénie.ça m’a fait mal et je ne veux pas encore l’envoyé voir des psys a chaque fois on me dit père souvent par son métier mère trop protectrice.
    Je ne sais plus quoi faire il ne veut pas entrer en apprentissage, aurait aimé faire une seconde générale (ce que je ne comprends pas vu son enfoutisme pour l’école), il serait aussi intéressé pour un BAC pro accompagnement soins et services à la personne, ces profs qu’il ne sera jamais accepté avec de tel résultat.Aidez-moi je sais plus quoi faire, nous parlons beaucoup ensemble, que je sois gentille, à l’écoute, punir rien n’y fait je ne sais pas comment le motiver.
    Un grand merci pour vos réponses

  28. Ex-prof dit :

    Tout d’abord, excusez-moi de vous répondre si tard…

    Je comprends votre souci… mais il me manque pas mal d’éléments pour pouvoir vous répondre…

    Par exemple : dans quelles matières scolaires votre fils réussit-il le mieux ? Que dit-il lui-même du collège, des profs ? Va-t-il faire un stage cette année ? Dans quel genre d’entreprise ?

    Ou encore : quels sont ses centres d’intérêt ? ses occupations, ses sports préférés ?

    Ou encore : quelles sont ses relations avec son père ? ses frères et sœurs ? ses camarades ? A-t-il des amis ? Si oui, vers quelles voies se dirigent-ils ?…

    Peut-être, ainsi que vous le dites, l’accompagnez-vous un peu trop : la volonté de réussir doit venir de lui, pas de vous. C’est le problème des enfants qui mangent peu (je ne parle pas là des ados anorexiques !) : plus les parents s’efforcent de le faire manger, plus l’enfant comprend que la nourriture est une affaire de ses parents, et non la sienne…

    Par exemple : au lieu de lui lire et relire la leçon, pourriez-vous lui demander de la lire lui-même, à haute voix, pendant que vous-même êtes en train de faire autre chose ? Le fait qu’il ait besoin de vous entendre pourrait laisser penser qu’il est « auditif », c’est-à-dire qu’il a besoin d’entendre pour comprendre et retenir. Mais le résultat sera le même s’il lit lui-même à haute voix. Demandez-lui ensuite de vous dire ce qu’il a retenu et compris : si cela vous paraît insuffisant, dites-lui de relire à haute voix en s’écoutant et en se concentrant davantage sur ce qu’il lit.

    Qu’il veuille faire une 2nde générale… cela signifie simplement que, comme la grande majorité des ados de cet âge, il n’a pas d’idée précise de ce qu’il veut faire… et que la voie générale est celle qui laisserait le plus de choix possibles. Mais, d’après les résultats que vous indiquez, il n’est guère probable qu’il puisse y être accepté, sauf remontée spectaculaire dans les mois qui viennent (l’année est loin d’être jouée, quand même !). Si le bac pro services à la personne l’intéresse, qu’il fasse 2 ou 3 stages, même de 2 ou 3 jours, dans des établissements pour vérifier que c’est bien ce qu’il pense.

    Si vous désirez me répondre en privé, il suffit d’indiquer en tête de votre commentaire : « En privé », et je vous répondrai directement, sans afficher votre commentaire.

    Cordialement,

    Ex-prof

  29. lujapo dit :

    bonjour,
    j’ai lu avec attention vos commentaires mais il concerne surtout les ados… et mon ado est plutôt calme (touchons du bois pour que ça dure!!!) c’est ma fille de 7 ans qui me donne des soucis, elle ne fais rien, ses notes sont très moyennes et elle ne fait rien pour s’améliorer(en classe comme à la maison).nous avons essayés beaucoup de choses avec mon mari, je travaille à la maison donc je suis très présente et disponible,j’ai de bon contact avec les institutrices, j’ai tenté de déléguer à son frère ou à sa soeur pensant qu’ils auraient peut être des mots plus clairs pour expliquer ce qu’elle ne comprenait pas jusqu’au moment ou j’ai réaliser qu’elle n’a pas de difficulté d’apprentissage mais juste un énorme poil dans la main!!!
    je suis un peu perdue et ne sais pas quoi faire, mon ainé a toujours très bien réussi (sans trop se forcer) , ma fille ainée a eu des difficultés mais est une travailleuse acharnée et aujourd’hui ses résultats sont passés de moyens à excellents….est ce sa place dans la fratrie (troisième sur quatre) son tempérament ou une façon de nous dire quelque chose????
    si vous avez quelques pistes merci de vos conseils

  30. Ex-prof dit :

    Effectivement, la question du travail scolaire pour un enfant est très différente de celle concernant un ado ou pré-ado…

    Le travail n’est pas « naturel » : pour l’enfant, le « naturel » est de jouer, de s’amuser, seul ou avec des camarades, des frères et sœurs. La grande motivation d’un enfant de cet âge pour travailler est de faire plaisir à ses parents. Viennent ensuite la « compétition » avec camarades, frères et sœurs… et l’attrait de « récompenses » (sous quelque forme que ce soit). Il ne travaille pas « pour lui », et encore moins pour un avenir qui lui échappe totalement.

    Alors, qu’est-ce qui « ne va pas » chez votre fille ?

    Vous ne parlez pas de son apprentissage de la lecture : comment s’est-il passé ? Lit-elle couramment ? A-t-elle commencé à prendre plaisir à lire ? C’est sans doute la première chose à évoquer : si la lecture lui paraît quelque chose de rébarbatif, tout travail scolaire devient une corvée épouvantable… Il me semble qu’alors, il serait bon de l’encourager en lui lisant des histoires, mais aussi des « documentaires » : un enfant est généralement heureux de savoir des choses que les autres ne savent pas (pourrais-je vous conseiller, à ce sujet, de lire « La Rencontre », d’Allan Wesley Eckert : un roman pour pré-ados, que je trouve assez éclairant sur la place d’un enfant dans une fratrie ? La situation évoquée n’a rien à voir avec celle de votre fille, mais elle peut, peut-être, vous aider, vous et votre mari, à comprendre ce qui peut se passer dans sa tête…).

    Un autre aspect est évidemment l’affectif : ses relations avec son père et vous, avec ses frères et sœurs. Peut-il y avoir jalousie (il y en a toujours plus ou moins…), rancœur vis-à-vis du « petit dernier » qui lui a ravi sa place, impression d’être moins aimée, compétition avec frères et sœurs où elle se sent régulièrement « perdante » ?

    Enfin, un troisième point serait son attitude en classe : avec l’institutrice, mais aussi vis-à-vis de ses camarades. Est-elle « éveillée » ou atone ? Cherche-t-elle les relations ou les évite-t-elle ?

    En dehors de ces pistes de réflexion, il me semble important que vous essayiez de ne pas, intérieurement, la cataloguer « paresseuse » : en effet, si elle sent ce qualificatif lui coller à la peau… elle risque fort de tout faire pour le mériter… Non pas par méchanceté ou revanche, évidemment ; tout simplement parce qu’à cet âge, la parole des parents est encore « sacrée » : ce qu’ils disent de moi est forcément vrai…

    Je ne sais pas si je vous aurai aidée un tant soit peu… Vous pouvez me répondre pour approfondir la réflexion, et indiquer « privé » sur votre commentaire pour que je ne le publie pas et vous réponde par courriel.

    (Excusez-moi du retard à vous répondre : des fêtes familiales en sont la cause…)

  31. lujapo dit :

    merci pour votre réponse, elle me conforte dans ce que je pensais, c’est une petite fille très joyeuse et sociable qui aime lire mais qui se sent souvent moins aimée que son frère et ses soeurs (ce qui est faux évidemment!). je crois que c’est à moi de me remettre en question!!! depuis quelques jours je passe du temps seule avec et je tente de ne pas faire de généralités sur son comportement et c’est vrai que je vois qu’elle fait des efforts ce qui est réconfortant. d’autant plus que pour moi le résultat n’est pas important mais les moyens mis en oeuvre (une mauvaise note n’est pas grave du moment qu’on a fait de son mieux!). il ne s’agit pas d’être tout le temps là si on ne passe pas des moments de qualités avec nos enfants. J’avais oublié que quleques fois il faut s’arrêter et prendre le temps de voir nos enfants tel qu’ils sont et non pas comme on voudrait qu’ils soient….. merci de vos conseils

  32. Ex-prof dit :

    Il est fréquent qu’un enfant se sente moins aimé que ses frères et sœurs : il ressent des différences avec eux, et les prend pour des « infériorités » (il est plus jeune, moins habile…). Il tente de rejeter cette infériorité sur ses parents : c’est parce qu’ils l’aiment moins qu’il réussit moins bien en telle ou telle chose… mais se sent, malgré tout, plus ou moins « coupable », ce qui le bloque parfois… C’est compliqué, ce qui peut se passer dans la tête d’un enfant ! Surtout qu’il n’a pas encore « les mots pour le dire »…

    Je suis heureuse de voir que la situation s’améliore. C’est vrai qu’en tant que parent, on est tellement stressé par l’avenir de nos enfants qu’on en oublie parfois « le reste »…

    Bon courage, à vous et à elle !

  33. bleumalouine dit :

    Bonjour!
    Etant désespérée et recherchant un peu de réconfort ou des idées sur internet, j’ai atterri ici…Je suis exactement dans la situation de Gabriel (message de mai 2010), j’aimerais bien savoir ce qu’est devenu son fils depuis…
    Mon grand a été détecté haut potentiel avant son entrée en sixième. Il avait passé son CP car comme disait la prof qui aurait dû le recevoir dans sa classe « je ne vois pas ce que je pourrais lui apprendre durant cette année ».
    Il a été très brillant durant tout le primaire ,tout en gênant régulièrement la classe : en faisant le clown…sans doutes pour se valoriser « autrement » aux yeux de ses camarades.
    Au collège, il est rentré dans une classe « H.P ». Résultats moyens, pas trop de travail et années de 4ème(surtout) mais aussi 3ème très pénibles: devoirs non rendus régulièrement. Comme son père tiens généralement le même discours style « tu fous rien… » et ne fait que crier, j’ai tenté diverses approches (les fameuses relations parents/enfants : recadrage, explication, punition ou adulte/adulte : discussion censée être constructive ou, en désespoir de cause la méthode de mon mari avec une pointe de j’en peux plus…)
    Les résultats ?
    – retrait du PC, playstation, etc…: attitude que j’appelle : « je m’en fous et je bosserai encore moins pour te montrer que tu ne m’auras pas comme ça »
    -la discussion constructive : il reconnaît son manque de travail, écoute quand je lui explique le but mais je vois bien qu’il « n’entend » pas.
    Il a perdu son année d’avance en redoublant sa seconde: deuxième seconde pas mal…il avait demandé un passage en STG mais quand on a parlé de ce qu’il voulait faire ensuite (études et profession), il s’est rendu compte qu’il devait passer par une filière S. On a donc pris rdv avec le directeur adjoint et le responsable de niveau des 1ère : passage accordé. Il était très content et je lui ai alors dit : l’équipe du lycée, toi et moi, nous sommes engagés pour toi, tu dois respecter cela, grandir et te prendre en main l’année prochaine. Tu as un projet qui te tiens à coeur, il faut te donner les moyens d’y parvenir. Réponse: ah, ouais, je vais bosser!
    Et nous y voilà : 1ère S : 1er trimestre honnête…et 2ème trimestre catastrophique !!! Le lycée vient de m’envoyer, avec le bulletin, un avertissement travail + demande de rdv pour réorientation…quand je lui demande ce qu’il compte faire : j’sais pas…
    En fait, j’ai l’impression qu’il a le sentiment que tout va s’arranger tout seul: durant ses années collège, il a été constamment mis en garde mais a obtenu son brevet avec mention bien alors que sa moyenne annuelle était en deçà et son diplôme d’anglais avec mention « with merit » (ils n’étaient que 3 dans ce cas et les deux autres avaient vécu dans des pays anglophones plusieurs années).
    Quand on lui a annoncé son redoublement en seconde et là, la question de la réorientation, il a l’air de ne pas y croire.
    Je sais qu’il peut arriver là où il veut, mais malheureusement, dans le système, il faut des résultats chiffrés et ça, il n’arrive pas à s’y plier…
    Je vais prendre rdv comme demandé, mais je ne sais plus quoi faire: plaider sa cause (ça me parait plus que difficile), accepter une réorientation (qui ne le mènera pas où il veut). C’est SON projet professionnel, pourquoi ne se donne-t-il pas les moyens d’y arriver, je ne comprends pas et tout cela me désespère.

  34. Ex-prof dit :

    Le problème avec les enfants à haut potentiel est qu’ils comprennent assez vite qu’ils peuvent réussir avec un minimum de travail… Ce minimum, généralement suffisant en primaire, devient un peu « juste » au collège, et tout à fait insuffisant au lycée…
    Un autre aspect du problème est la manière dont l’entourage scolaire réagit : les collégiens – et lycéens – ont souvent tendance à valoriser les « rebelles » et à isoler les « bons élèves ». Si le « bon élève » n’est pas assez « solide » pour résister à la pression, pour s’imposer… il tente de trouver un « moyen terme » qui le fera accepter par les autres. D’où, sans doute, les problèmes de votre fils en 4ème, âge où la pression est la plus forte, compte tenu de l’instabilité liée à l’adolescence.
    Le point très positif de votre témoignage est que votre fils a un but, une idée précise de ce qu’il veut faire et du chemin à parcourir. C’est un puissant levier, dont vous tenez compte, à juste titre.
    Alors, que faire ?
    Je pencherais plutôt pour une solution d' »assistance » : Tu n’y arrives pas tout seul, tu as du mal à organiser ton travail ? OK, on va trouver un étudiant qui puisse t’aider à t’organiser, 2 ou 3 fois par semaine.
    L’avantage de l’étudiant (la difficulté étant d’en choisir un « bon » !) est qu’il est plus proche par l’âge, et plus apte à comprendre les motivations – et les non-motivations – de votre fils. Par ailleurs, il n’a pas la responsabilité parentale, souvent lourde pour l’adolescent, d’autant qu’il se sent – forcément – coupable de ne pas répondre aux attentes de ses parents.
    Je vous conseillerais de tenir bon contre l’avis de réorientation, et d’obtenir un Rdv avec un professeur qui a de bons contacts avec votre fils : peut-être serait-il d’ailleurs susceptible de vous indiquer un étudiant qu’il connaît.
    Je serais heureuse de connaître la suite… Comme vous l’avez remarqué, il n’y a que très rarement des « suites » à mes réponses – que j’espère utiles malgré tout…

  35. emma dit :

    Bonjour,
    Je suis une maman de deux garçons de 16 et 13 ans. Le premier est en Bac pro Restauration en 2ème année et le deuxième est en 4ème. Ce sont des enfants qui ne posent pas de gros soucis sauf qu’ils ne travaillent pas à l’école. Ils ont à peu près les mêmes moyennes (environ 9,5). Les tensions à la maison sont énormes. Je les ai toujours énormément assistés, j’avais un peu l’impression d’aller au collège à leur place… J’ai maintenant décidé de les lâcher un peu en leur faisant confiance afin qu’ils prennent conscience qu’ils travaillent pour eux, que je suis content d’eux quand les notes sont bonnes mais que surtout ILS doivent être contents d’eux-mêmes. On se dispute souvent avec mon mari à leur sujet, unique sujet de discorde… Les bulletins du 2ème trimestre sont arrivés et les avertissements de travail aussi ! Mon deuxième garçon a fait un primaire excellent et pour des raisons de santé avait dû passer un test de QI qui était très bon. Je ne sais plus quel discours tenir, comment agir. Je suis constamment stressée pour eux, pour leur réussite. Cela agit vraiment sur mon moral et donc celui de la famille. Mon ainé doit passer son BEP cette année, mais je doute qu’il puisse l’obtenir même si le discours que je lui tiens lui dit d’y croire et de travailler pour l’avoir. Durant sa formation il doit faire des stages en entreprise et ses responsables sont toujours très contents de lui. Ce sont des enfants qui ne sèchent pas les cours, qui ne répondent pas aux profs.. Que faire ??

  36. bleumalouine dit :

    PRIVE- Merci pour votre réponse. Je ne crois pas que mon fils ait voulu jouer un rôle de rebelle pour mieux se faire accepter des autres : au collège, il était scolarisé dans une section « H.P. », les élèves savaient qu’ils avaient tous des potentiels élevés ou très élevés. Je pense que, bien qu’il fasse partie des potentiels très élevés, il a manqué (manque encore?) de confiance en lui.
    En primaire, il faisait certainement « le clown » pour s’attirer la sympathie des autres…avec lesquels il ne jouait pas lors de la récréation parce que leurs jeux ne l’intéressait pas…
    Maintenant, au lycée, je me demande s’il manque toujours de confiance en lui, s’il est encore trop immature pour comprendre les enjeux, ou s’il a simplement un baobab dans la main…Il est dans un très bon lycée et les « têtes de classe » semblent plutôt « cools » et bien intégrés…En ce qui concerne les enjeux et les méthodes de travail, votre idée d’un accompagnement étudiant me paraît peut-être judicieuse, mais nous habitons en Seine-et-Marne, les étudiants « migrent » souvent ailleurs en région parisienne et en trouver un disponible (et « bon », effectivement…) risque d’être ardu, mais je vais tenter …
    Aujourd’hui, le directeur l’a convoqué et lui a proposé une section STG-SI (notre ancienne G option informatique) : mon fils dit avoir répondu que cela le pénaliserait pour les études qu’il envisage de faire. Comme ce troisième trimestre débute assez bien (je touche du bois…), le directeur lui a dit que ce trimestre, il devait continuer sur sa lancée sinon il n’obtiendrait pas son passage en terminale S.
    Je rencontre le responsable de niveau des 1ères après-demain, donc feuilleton à suivre…

    PS : Une piste pour le manque de suivi de la part des personnes qui ont posté un message: cala vient peut-être du fait qu’elles ont « atterri » ici en cherchant une réponse ou un soutien dans le problème qu’elles rencontraient avec leur enfant (comme moi), mais qu’elles ont omis d’enregistrer la page dans leur marque-pages ou liste des favoris (et difficile de retrouver ensuite le site sur lequel on était tombé par hasard…). Une solution pourrait être de proposer un « abonnement » (comme pour les flux Facebook) ou de rajouter un bouton « ajouter à mes favoris » mais ce n’est que mon avis de surfeuse…
    Sincèrement.

  37. Ex-prof dit :

    Excusez-moi de vous laisser sans réponse pour le moment… Je viens de subir un cambriolage, et suis un peu perturbée…

  38. Marjorie dit :

    Bonjours ,

    Je suis mère d’une fille de 12 ans qui est en 5eme , elle a 11 de moyenne et si elle ne remonte pas sa moyenne , elle vas redoubler sa 5eme . En plus , elle est un peu flaimarde ( pardon pour le mot ) je ne sais pas comment dois-je faire pour qu’elle remonte sa moyenne . Pouvez-vous me donnez quelques conseils pour lui donné le goût d’apprendre ?

    Merci d’avance .

  39. Kalimara dit :

    Moi chui une élève en 6eme . Et moi mes mot jles montre pas a mes parent ! Je signe a leur place et apres quend jai des heures de colles bah je dis que je ves voir des amis . Et ma moyenne pour le 2 eme trimestre est de 9.27

  40. Ex-prof dit :

    Et… as-tu des recettes pour faire travailler un(e) élève qui n’en a pas trop envie ?

    C’est curieux… mais j’ai un peu de mal à croire que tu es en 6ème… Je te donnerais bien quelques années de plus…

  41. Ex-prof dit :

    Excusez-moi de vous répondre si tardivement… Je ne comprends pas bien comment il peut être question de redoublement avec 11 de moyenne, surtout dans une période où les directives vont contre les redoublements ! A moins que les moyennes soient vraiment très mauvaises en Math, Français, LV1 ? De toutes façons, si vous faites appel de la décision du conseil de classe, vous risquez fort que la commission d’appel vous donne raison…

  42. SORIN dit :

    Je viens de lire tout les commentaires sans malheureusement trouver de réponses à mes questions. Mon fils à 11 ans et est en 6è il travaille peu et à donc eu 9.70 de moyenne au 1er trimestre et 9 au 2ème , lui a souhaité demander un doublement mais la réponse du collège est que le doublement n est pas la solution! Mais quelle est la solution avec un enfant qui a un gros soucis avec le crayon, il deteste écrire, il a certes des capacités d apprentissage mais ne s en sert pas il n ecrit meme pas tous cves cours et il n apprend meme pas ses leçons, chaque soir c est le meme soucis avec les devoirs ça finit pas des cris…. En primaire il a été suivi pas le RASED qui a toujours dit la meme chose il va avoir le déclic mais il ne l a pas eu. En cm2 la maitresse a voulu l orienter en SEGPA mais le psychologue du RASED lui a fait faire des tests qui ont révélé qu il n a rien a faire en SEGPA et a des grandes capacités et un age mental de 12-13 ans ( il en avait que 10 et 1/2). La rentrée de 6è nous nous sommes dit il est motivé et c’est vrai qu il était ca va le faire il va bosser et malheureusement non.. la prof principale je l ai rencontré au 1er trimestre et elle m a dit que c est clair que mon fils n avait rien a faire en SEGPA alors je lui ai dit qu est ce qui bloque, il a vu le conseiller orientation et psychologue du collège celui ci a dit qu il manque de concentration et maturité… il voit une orthophoniste pour progresser en logique à la base j ai été la voir pour que mon fils améliore son rapport à l’écrit et elle m a dit qu elle pouvait rien faire par contre qu elle peut l aider dans sa logique mais ca n a rien fait pour le moment. Au 2e trimestre j ai ete convoque par un nouveau prof principale car celle du 1er trim est en arret maternité et là lui il dit clairement que mon fils ne redoublera pas car il a des capacités mais il est fainéant…. j ai demande un RDV au centre medico pychologique de ma ville mais l attente est longue pour avoir RDV… je vais aller visiter un collège pensionnat garcon samedi avec lui , il aide les enfants qui sont en echec scolaire a avoir confiance en eux , en l enseignement.. cela va du ce2 à la 3eme… le seul hic c’est le cout c est privé et faut compter 3400 € l année…mais je suis prete à m endetter pour l avenir de mon fils…le fait qu il ne travaille pas engendre des conflits entre moi et son pere et son pere et lui et lui et moi aussi… je ne sais plus quoi faire … je suis prete à ecouter tous les conseils possible… Merci d avance de vos réponses!!

  43. Ex-prof dit :

    Merci de bien vouloir patienter un peu pour la réponse : j’ai été assez choquée par un cambriolage, et n’ai pas la tête assez claire pour vous répondre vraiment.

  44. caix dit :

    bonsoir,
    je suis mère d’un ado (grand 17 ans). Toute la scolarité de notre fils a été un problème. refus de travail depuis le primaire.
    Il est toujours passé dans la classe supérieure mais avec des petites moyennes (10,5,11).Il a eu des difficultées dans les divers apprentissages ( lecture et surtout écriture) et a été suivi par une orthophoniste qui nous a dit qu’il nétait pas dyslexique.
    A son entrée au collège, les vrais difficultées ont commencées.
    Le soir était un enfer, il fallait se battre contre lui pour le faire travailler.
    Après avoir négocié chaque année son passage dans la classe supérieure ,un neuro pasychologue consulté pour un éventuel déficit de l’attention, nous a conseillé un test de QI. Résultat QI à 144 mais dyspraxique et dysorthographique, puis suivi psychomotricienne et psychologue.
    .Celà n’a rien changé dans sa façon d’être. il n’apprend jamais ses leçons, régulièrement le travail est non rendu.
    il vient de passer deux ans en internat et rien…
    Il en 1ère STG, nous avons fait le forcing pour qu’il passe mais dans un autre établissement. Il est à la maison tous les soirs et là comme d’habitude aucun travail. l’ambiance familiale est catastrophique.
    Il a la même attitude pour son permis de conduire il n’apprend pas le code!!!
    Il est le 4ème et dernier de nos enfants mais ses frères et soeur ne sont plus là.
    Il a pourtant un projet professionel, depuis son plus jeune âge il veut être militaire. Ses 2 stages de classe de 3ème (il a redoublé) en milieu militaire se sont très bien déroulés. C est un garçon interressant, il a des amis , petites amies aussi donc socialement bien intégré.
    Aves nous il est difficile, « nous lui avons pourri la vie ». Maintenant il est grand et les disputes sont plus violentes. L ambiance est tendue mais nous gardons le contact. Nos relations ne sont pas satifaisantes. et c’est domage…
    Nous ne savons plus quoi faire, il a un bureau auquel il ne s’assoit jamais et quoi qu’il fasse il faudra toujours qu’il apprenne…
    Nous avons tout essayé, écoles privées, cours particuliers, cours de méthodologie, psychologues spécialisés dans les apprentissages.
    Les résultats sonts divergants certaint disent qu’il est en « stand bay » d’autres que c’est normal tant que sa dyspraxie n’est pas réduquée… pas de spécialiste en province…
    Si vous avez des conseils je suis prête à tout pour que nous sortions e cette impasse. Le système scolaire est tel qu’il ne lui rete pas beaucoup de temps pour modifier sa façon d’être et obtenir son bac.
    Merci pour vos réponses!!

  45. Ex-prof dit :

    Pour moi, un enfant qui parvient à passer de classe en classe avec la moyenne (même petite) sans montrer un réel travail fait preuve : 1) de grandes qualités de compréhension ; 2) d’une bonne mémorisation. D’ailleurs, 17 ans en terminale, il est sans doute parmi les plus jeunes : on passe en général le Bac à 18 ans.
    Son refus de travail vient peut-être d’un désir d’intégration parmi ses camarades : les « bons » élèves sont souvent mal vus par les autres, qui les taxent de « polar », « lèche-bottes » et autres gentillesses. C’est particulièrement vrai chez les garçons, et encore plus à partir de la 5ème : il faut alors une vraie force intérieure pour continuer malgré les moqueries des autres.
    Le problème s’aggrave du fait qu’il se trouve en opposition avec vous ou avec ses camarades… et bien sûr, à cet âge-là, les camarades ont beaucoup plus d’importance que les parents ! Mais il est sans doute très mal à l’aise dans cette situation de conflit… et en rejette sans doute la faute sur vous, parents.
    Vous dites qu’il veut être militaire : pour faire quoi, exactement ? S’est-il renseigné sur les formations apportées par l’armée ? C’est très varié ! Trois de mes anciens élèves sont passés par l’armée : l’un est infirmier militaire, les 2 autres sont techniciens, l’un dans l’armée de terre, l’autre dans la marine. Il faudrait peut-être qu’il précise un peu ses choix, voire qu’il fasse un stage (voir le site du ministère de la défense). Le Bac n’est pas obligatoire (et, de toutes façons, il n’est pas trop vieux pour refaire une année au besoin…).

    A mon avis, le mieux serait peut-être que vous puissiez « passer la main » (en partie !) à quelqu’un d’autre… A un militaire qu’il a rencontré en 3ème, par exemple (ou à quelqu’un de votre famille ou entourage, s’il s’en trouve un). Cela lui permettrait d’entendre une opinion différente et motivée, et aurait l’avantage de détendre un peu les relations familiales. S’il est à l’âge d’opposition par excellence (c’est un âge où l’on cherche tellement qui on est qu’on supporte très mal les conflits… même si on les provoque !), il en souffre sûrement sous ses airs assurés…

    Je me permettrais de vous conseiller de relativiser : un échec au Bac n’est pas un brevet de « nullité » : d’une part, il peut redoubler (à condition qu’il soit un peu motivé – d’où l’importance de préciser ses choix -, sinon, c’est une perte de temps – et d’énergie – pour lui comme pour vous) ; d’autre part, des tas de métiers restent ouverts sans le Bac, et exigent des formations assez poussées.

    Son désir d’être militaire montre, a priori, qu’il veut s’intégrer dans un groupe… et partir de la maison (ce sont du moins les motivations que j’ai rencontrées chez mes anciens élèves, pour diverses raisons). Le statut de « petit dernier » n’est pas forcément le plus facile, et l’armée est alors une voie pour se projeter en tant qu’homme, et non plus en tant qu’enfant.

    Je ne sais si j’aurai pu vous être d’une quelconque utilité. Je serai heureuse que vous me teniez au courant, par courriel ou en répondant à mon commentaire (vous pouvez préciser « Ne pas publier » si vous désirez que je ne l’affiche pas).

  46. Carole16 dit :

    Bonjour.
    Tout d’abord, merci et bravo à vous de consacrer autant de temps à répondre aux questions que nous, parents, nous nous posons !
    J’ai 2 fils.
    Un de 7 an, en ce1/ce2, qui a toujours eu des facilités, qui ne s’est jamais foulé jusque là, a une excellente mémoire, et à toujours eu des rappels pour son comportement un peu vif. Il n’est pas méchant, et ne manque pas de respect, mais rêve beaucoup…il me dit qu’il sait…mais a la flegme. Il fait ses devoirs sans difficultés et pige vite. Mais, il est toujours le plus « terrible » et distrait de sa classe, et fait des erreurs bêtes, car rêve énormément ! Cela m’énerve d’entendre ça souvent… de plus l’an passé, il a fait son CP en GS/CP, et a mené une vie d’enfer à sa maîtresse, car il a vait décrété qu’il voulait être en cp/ce1…….je ne sais pas pourquoi !!!!
    Il vise toujours plus haut, sans maitriser forcément la base….comme par exemple, là il me dit vouloir être en cm1 l’an prochain ???..pour l’heure il s’en sort très bien….mais l’avenir me fait peur, car c’est un enfant qui ne craint pas les adultes……et là sa maitresse qui dédute, me dit être stupéfaite de par ses réactions et analyses mais ne sait pas trop quoi faire !!!

    L’ainé, qui va faire 13 ans, est en 4eme……..et lui aussi est très faignant ! Il a tj vécu sur ses acquis…..en primaire très bien, en 6ème dans le privé, niveau très élévé, mais année difficile car lui ne collait pas au moule, toujours en train de faire le clown, des aiguilles sous les fesses……en 5eme je l’ai mis dans le public, car comme il fait beaucoup de judo, leur prof de judo les récupérait après le collège pour le cours de judo (3/4 par semaine)……et sa 5eme s’est passée avec une moyenne en gros de 12…..sans rien faire….toujours après lui, à souvent crier…..le forcer…….et là, la 4eme, toujours dans ce collège, et il me dit n’avoir jamais de devoirs à faire !!!!!!
    Ce qui m’énerve, c’est que son agenda est vide, et apparemment aux dires des parents, il y a pas beaucoup de devoirs !!! Même dans une matière (SVT) son cahier est vide…….et le prof ferait ses interros en fonction de ce qu’il dit…………..bref, mon fils me chagrine, car je sens qu’il va droit dans le mur………..là il a 2 bilans pour lundi, et ne fait rien. Il attends que je lui fasse une synthèse……………car son cours c’est le flou totale ! Bref……….complexe……..et il se voit en sport étude dès la 3eme (un collège privé dans une grande ville, adapte cela pour les sportif de haut niveau………………) et moi je lui dit de bosser, car il sera pris en fonction de sa moyenne scolaire + de son palmarès de judo………………il ne s’affole pas ! Mais en rêve, car bien sûr sera en internat, et me dit qu’il bossera ! Mais j’y crois pas trop.
    Une chose est sûr, je le retire de collège public, l’an prochain pour le remettre dans le privée plus proche de chez nous (13km, au lieu de 25….) s’il n’allait pas dans ce complexe.
    2 faignants……chacun à sa mesure, avec des capacités mais…..j’en ai marre de l’entendre !
    Merci de votre attention.

  47. Ex-prof dit :

    Deux enfants différents, mais pas faciles à « cadrer », si je comprends bien !

    Le plus jeune : d’après ce que vous me dites, j’ai l’impression qu’il rêve en classe et travaille peu car il n’en sent pas le besoin. Il attend de se heurter à la difficulté, d’où son envie de CP/CE1, puis de CM1. Si, par hasard, il existait dans son école une classe de CE2/CM1, cela vaudrait peut-être la peine de demander à ce qu’il en fasse partie l’année prochaine : il pourrait au moins voir ce que font ses camarades plus âgés.
    Sinon… Faire sauter une classe à un enfant est toujours un risque, mais il est des enfants à qui cela est bénéfique. Il y a quelques années, un de mes élèves de 6ème (un peu le profil de votre fils) est passé directement en 4ème : personnellement, j’y étais opposée… mais je crois qu’il s’en est bien sorti : il avait – enfin ! – des efforts à fournir pour suivre dans certaines matières, et c’est ce qu’il attendait…
    Bien sûr, pour savoir si cela a des chances de « marcher » pour votre fils, il serait bon de connaître l’avis de l’institutrice et du directeur. Et, à mon avis, d’un psychologue scolaire qui, en s’entretenant avec votre fils, pourrait peut-être vous éclairer sur ses motivations et ses attentes.

    Pour l’aîné : la première chose est évidemment de savoir s’il y a – ou non – du travail à faire. En principe, les cahiers de textes de la classe devraient être en ligne, sur le site du collège. Si ce n’est pas le cas, il vous faudrait aller au collège et demander le cahier de textes, rempli par les professeurs. L’année de 4ème est difficile, avec des matières et des notions nouvelles, et je serais bien étonnée qu’il n’y ait pas de travail à faire à la maison ; en 5ème, c’est davantage un approfondissement de la 6ème, et le travail personnel est plus réduit. Si son cahier de SVT est vide… c’est peut-être qu’il n’a pas pris de notes, comme l’a sans doute demandé le professeur. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec le professeur principal et/ou avec des professeurs qui semblent vous donner peu de travail à faire.
    5ème-4ème, c’est souvent le niveau où des élèves décrochent… particulièrement les garçons ! Ils ont d’autres centres d’intérêt, cherchent davantage à plaire aux copains qu’à faire plaisir aux parents…
    Effectivement, on ne prend en général en sport-études que des élèves de très bon niveau… pour la simple raison qu’ils ont beaucoup d’heures de sport, et doivent donc ingérer plus rapidement les programmes des autres matières. Si, en plus, son dossier scolaire indique qu’il travaille peu… ses chances d’entrer dans une classe de ce type sont très réduites !
    Encore une fois, je vous conseille de prendre très vite rendez-vous avec des professeurs de votre fils…

    En espérant vous avoir été de quelque utilité…

  48. Carole16 dit :

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre réponse rapide. En ce qui concerne le plus petit, je suis contre de toute façon le saut d’une classe, car d’une part il est pas trop mature sur certains points, mais beaucoup pour d’autres. De plus il est toujours dans la phase où le jeu est plus important. Donc nous avons dialogué et il doit fournir un effort de comportement sinon il risque d’être isolé à une table dans le fond……par manque de place, car il est en double niveau et ils sont 28 !!!

    Le grand lui…..dur dur ! Là encore il edit qu’il a tout fait, et est persuadé d’avoir bien travaillé hier ! Alors que non, il ne sait quasi rien de sa leçon, juste les cartes sur la mondialisation, mais les temres c’est de l’approximatif ! Lui qui déteste lire, va se heurter, et se heurte déjà à l’expression, puisque maintenant on demande de disserter en géo. Bref….il use mes nerfs……je dois absolument le laisser sombrer seul…plutôt que de m’acharner et de le pousser….même si je ne le souhaite pas. Il est tj persuadé qu’il ira dans ce collège l’an prochain. ceci dit, un garçon y est allé, car il a fait une excellente saison de judo, mais n’avait que 8 de moyenne générale à l’année !!!!!! ( et aucun des 3 trimestres avec la moyenne).
    alors je n’y comprends plus rien….son prof de judo me dit qu’un autre copain sera pris (il a tj eu 7/8 de moyenne général depuis toujours et n’a jamais redoublé….je suis sidérée !!!! Ce copain a eu juste un palmarès impressionant en judo…..).
    Alors sur quoi se baser ?
    A chaque jour suffit sa peine.
    Merci encore

  49. Cécile dit :

    Bonsoir, Quentin aura 14 ans en février, et depuis la grande section de maternelle, c est un élève perturbateur et effronté. Le passage au college à marque une chute remarquable, et cette année, en 4ème, c est le refus total de travailler. Moyenne générale d à peine 8 au 1er trimestre. Je ne sais plus quoi faire, la punition ne marche absolument pas, il se braque, et de plus, il se fiche totalement de moi et me ment, pensant que suis dupe. Il passe tout son temps sur l ordinateur, et ne fais ni ses devoirs ni n apprend ses leçons. Mon seul réconfort est de constater qu au moins cette année, il n à eu « qu un » avertissement de travail, quant l année dernière, c était travail ET comportement. Je suis à court et au bout du rouleau.

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