Dernières heures…

Non, mon silence d’hier n’est pas dû à une petite déprime des derniers jours. Plus prosaïquement, à une espèce de bronchite qui m’exténue depuis plusieurs jours… et m’empêche de dormir la nuit !

Coup de chance : à part lundi, j’ai commencé tous les jours à 8h 1/2… Il n’est pas sûr que j’aurais trouvé l’énergie d’aller au collège l’après-midi !

Mais bon, j’ai pu « assurer » jusqu’au bout, et ai terminé ma « carrière » à midi et demi, après 2 heures de troisièmes, une pause, et une heure de cinquièmes…

Rien d’extraordinaire, si ce n’est que j’avais emporté mon appareil photo… pour garder le souvenir de ces « derniers élèves »… Les 3èmes ont, sur l’instigation d’un camarade, « fait semblant de travailler » pour les photos… mais en fait, ils ont travaillé assez sérieusement jusqu’au bout (d’accord, surtout les filles…).

Quant aux 5èmes, ils ont fait le bilan du trimestre et celui de l’année. Ils avaient envie de « faire la fête », pour ma dernière heure… mais n’avaient évidemment rien prévu de ce genre… Nous avons donc repris la lecture de Un mot pour un autre de Tardieu, vu rapidement lundi. L’attention n’était pas au top, j’avoue, d’autant que la disposition de la petite salle (tables en rectangle pour le bilan) ne se prêtait pas vraiment au théâtre…

Pendant que certains, une fois la cloche sonnée, remettaient la salle en ordre, quelques filles se précipitaient vers le tableau pour m’inscrire leurs messages d’adieu… J’ai pris quelques photos, je vous montrerai peut-être leurs « mots d’amour »…

Cependant, j’ai veillé à rester « égale à moi-même »… refoulant toute sentimentalité qui ne demandait qu’à déborder : aucune envie de finir en pleurant ! Déjà que je transpirais pas mal (fièvre et chaleur mêlées…), je ne voulais pas « en rajouter » !

Et voilà, c’est fini. Il me reste à corriger le Brevet mercredi (sympathiquement séparée de mes collègues par un « organisateur » pas très doué), et j’aurai « bouclé la boucle »…

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6 commentaires sur “Dernières heures…”

  1. odile dit :

    En ce dernier jour de ta carrière, je voulais te lancer un coup de chapeau pour : avoir été jusqu’au bout avec le même enthousiasme pour ton métier,
    avoir donné le goût du « français » à certainement des milliers d’élèves, avoir transmis à un bon paquet de ceux-là le désir d’entrer dans l’enseignement,
    désirer partager avec tes collègues ou futurs collègues ton expérience et ceci sans orgueil,
    et aussi, pour avoir tenu ce blog/décompression pendant toute l’année scolaire.
    Moi qui ne suis pas dans l’enseignement, j’y ai trouvé beaucoup d’intérêt et j’ai rejoint ce petit billet quotidien avec toujours la même curiosité et un plaisir chaque jour renouvelé. J’ai particulièrement apprécié les échanges de points de vue des uns et des autres.
    Je souhaite, comme d’autres lecteurs, que ce blog continue et te souhaite plein de courage pour aborder ta nouvelle vie!

  2. lulubie dit :

    Bravo à toi pour ta carrière, pour ton enthousiasme, pour ce blog que tu mènes avec simplicité et bonne humeur.

    A demain !!!!!!!

  3. lulubie dit :

    Et soigne-nous vite cette bronchite !!!!!!!!

  4. Future ex-prof dit :

    Merci pour ce coup de chapeau… qui me fait enfler sérieusement les chevilles !

    Quand on fait le « bilan de l’année », je demande à chaque élève (depuis plusieurs années), de dire une chose qu’ils ont apprise. Comme d’habitude, les réponses des 5èmes ont été très variées : l’impératif présent, parler devant les autres, écrire un dialogue, réciter une scène de théâtre, une nouvelle méthode de conjugaison, la voix active et passive, le subjonctif imparfait (avec citation du célèbre « pour que vous m’assassinassiez’ !), mettre sur pied une scène de théâtre… Voici quelques-unes de leurs réponses (je n’invente rien : je note leurs réponses au fur et à mesure)…

    Mais il en est une autre, tout à fait inhabituelle, et qui rejoint curieusement ce que tu dis : aimer le Français…

    Cette réponse, d’une gamine assez bonne élève, qui participait bien, a déclenché quelques remarques plus ou moins « bienveillantes » chez certains garçons… Mais j’avoue qu’elle m’a fait énormément plaisir…

  5. Sophie V. dit :

    OUI, je confirme et répète là aussi : merci de m’avoir fait « aimer le français ». Vu les études littéraires que j’ai poursuivies après, je suis sûre que tu y a été pour quelque chose… Quoi exactement, je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que ce que tu as transmis à l’époque a pris de plus en plus d’importance, au fil des années. Comme un effet « boule de neige » ; un effet « grossissant »… C’est drôle en effet et contraire à toute logique : plus les années passaient et plus j’aurais dû « oublier »… Mais non : des souvenirs de ce que nous avions appris en classe avec toi, me revenaient de plus en plus clairement à la mémoire. Je suis d’ailleurs aujourd’hui encore capable de citer pleins de travaux et de textes que nous avons élaborés et/ou étudiés… Et quand je me retourne sur mon « passé scolaire », je m’aperçois que tu es la seule prof avec qui ce phénomène étrange se produit… Bien sûr j’ai d’autres souvenirs, avec d’autres profs, mais pas autant finalement, et pas aussi précis. Ta personnalité y est peut-être pour quelque chose ; le fait que nous nous sommes recroisées à une certaine époque, (dure pour moi !!… ) sûrement aussi. Bref.

    En dehors, de la matière « français », ce qui me touche le plus c’est la place que tu faisais à chacun d’entre nous … ça me touche évidemment particulièrement parce que je suis instit aujourd’hui et que je me reconnais quand tu dis l’importance de s’adresser aux élèves « individuellement » (cf billet antérieur, en réponse à un commentaire…), par le regard notamment.
    Au-delà de tous les souvenirs « littéraires » et/ou grammaticaux de mon année de 5ème, ce qui remonte à la surface, c’est cette attention particulière et ce « regard » bienveillant que tu portais à chacun d’entre nous. Les « bons » comme les « mauvais » ; les « biens dans leurs baskets » comme les plus « paumés »… Tu as toujours fait du mieux que tu pouvais pour être à l’écoute. Tu savais t’effacer lorsque tu t’adressais aux élèves afin qu’ils puissent mesurer eux-mêmes le « chemin parcouru ». Bref, tu savais nous faire cogiter. Et tu nous as fait beaucoup grandir…

  6. Future ex-prof dit :

    No comment…

    (Mais : MMMerci !!!)

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