Alice…

J’ai déjà (longuement) parlé du spectacle que nous avions monté en 5ème, à partir d’Alice au pays des merveilles. La représentation avait été filmée, et j’en avais eu une cassette. Que j’ai vue 2 ou 3 fois chez un ami… puisque je n’ai jamais eu de magnétoscope.

Il y a quelques mois, devant faire numériser quelques anciennes diapos, j’en ai profité pour demander la numérisation de cette cassette… que je n’ai pas eu le temps de visionner, étant prise par… pas mal de choses !

Hier soir, j’ai donc inséré le DVD dans mon ordinateur, et ai revu ce spectacle… Image et son ne sont pas terribles (mais je ne saurais dire s’ils sont plus mauvais que sur la cassette… il y a trop longtemps que je ne l’avais pas vue !), mais le spectacle est filmé intégralement, et même « l’après-spectacle », que j’avais totalement oublié.

Quelle émotion ! J’ai eu l’impression d’une pièce très aboutie, tant du point de vue des acteurs que du décor, maquillages et costumes, chants, éclairages, même !

Le décor : sur des draps blancs tendus, de grandes cartes à jouer, de grandes pendules, un arbre aux feuilles bleues et roses. Un peu à gauche, une petite estrade surmontée d’un arbre aux feuilles jaunes et rousses, entourée de feuilles vertes. Cette estrade est celle du conteur, Lewis Caroll, entouré de 3 fillettes qui lui demandent une histoire. Elle sera éclairée à divers moments, quand ces personnages prennent la parole (entre autres comme prologue et épilogue), dans l’ombre le reste du temps… ce qui n’empêche pas les acteurs de continuer à jouer, comme s’ils étaient en pleine lumière…

C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus épatée : à aucun moment, je n’ai vu décrocher un acteur, même le temps d’un regard vers la salle ou ailleurs. La plupart n’avaient pourtant presque rien à dire, mais ils restent concentrés sur leur rôle, leurs mimiques, leurs manières particulières de se déplacer (le crabe a des pinces de carton d’un mètre de long environ !). Je me souviens de tout le travail fait par l’animateur pour que chaque animal ait son propre caractère, ses préoccupations personnelles…

Un merveilleux travail d’équipe, tant côté adultes que côté élèves…

Les changements de décor se passent évidemment dans le noir, et très rapidement, sans bruit : on met en place la table du thé, avec tous ses accessoires, la salle du bal, avec table et chaises, le tribunal… Tout se fait comme par magie (j’ai évidemment oublié combien de répétitions il a fallu pour arriver à cette rapidité silencieuse !).

A la fin, après l’indispensable salut au public, les élèves appellent sur scène les adultes ayant participé au spectacle, et leur remettent à chacun un diplôme (dont certains format A2 au moins !), accompagné de fleurs pour les dames… et d’une bouteille de vin pour les messieurs… Je crains que mon diplôme, un peu encombrant, ne se soit perdu lors du précédent déménagement…

Puis ce sont les adultes qui remettent à chaque élève un diplôme (qui a copié sur qui ? Mystère !)… y compris (je l’avais oublié aussi !) à un élève d’une autre classe, plus âgé et plus intéressé par la technique que par l’école, qui avait pris en charge sons et lumières…

J’étais tellement émue en revoyant cette pièce, que j’ai téléphoné ensuite à l’animateur, pour lui redire combien ce travail avait été abouti… Lui-même en avait d’excellents souvenirs (bien qu’il monte plusieurs pièces par an avec des jeunes), et trouvait que ce groupe avait été très porteur…

Je me referai une petite projection, un de ces jours…

Pour le plaisir…

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