Nos frères les oiseaux…

Une de mes « inquiétudes », quant à mon changement de domicile, était de perdre la compagnie des oiseaux.

En effet, ma maison, tout à la fin du village, était dans une zone très riche en animaux, et en oiseaux en particulier. Les terrains y sont grands (1000 à 2000 m2 en moyenne) et, de mon côté de la rue, ils se terminent en bois longeant la rivière, bordée de bois encore sur l’autre rive. Un paradis pour ces charmants volatiles, très bavards dès l’aube…

Mon bureau me permettait de fréquents coups d’œil au jardin, et je me laissais souvent distraire par les mouvements ou les chants des merles, hirondelles et autres, voire par le passage de vols de canards ou l’irruption soudaine de faisans dans le jardin. Le pivert, aussi, attirait mon attention, avec ses couleurs vives. Et le curieux chant de cet oiseau inconnu dont j’avais toujours l’impression qu’il me disait « Plus vite ! plus vite ! ». Plus que tous, j’appréciais les incroyables acrobaties des mésanges bleues… et aussi, je dois avouer, la curiosité du rouge-gorge qui n’hésitait pas, parfois, à venir faire l’inventaire de mon intérieur…

Avant, de l’autre côté de la rue, je n’avais jamais vu de mésanges bleues. Des charbonnières, oui, et même des huppées et des longues queues (que je ne revis jamais après avoir traversé).

Donc, en acquérant une maison « de ville », entourée d’autres maisons aux petits jardins (300 à 400 m2 de terrain en moyenne), ne risquais-je pas de perdre ce spectacle sonore qui me ravissait ?

La réponse est non, finalement ! Les premiers jours, je vis surtout des moineaux,… totalement absents de mon précédent domicile ! Oiseaux de ville, évidemment. Des pigeons, bien sûr. Des merles. Une ou deux charbonnières. Et, depuis quelques jours, un pinson, qui vient jusque sur ma terrasse, mais se montre d’une prudence extrême : il a raison : le superbe chat roux des voisins n’en ferait qu’une bouchée !

Pas de mésanges bleues… Je m’y ferai !

Tout à l’heure, un inconnu perché sur l’abricotier : ventre jaune clair (plus clair qu’une charbonnière), gris-beige par ailleurs… Je ne l’ai pas bien vu : il était à contre-jour. Il faudra que je cherche dans mes livres ce que pourrait être ce passereau…

Quand j’étais arrivée ici, après 6 ans de Zup dans le Nord, je m’étais tout de suite intéressée aux oiseaux, et avais même acheté un disque, pour apprendre à reconnaître leurs chants… Je n’y suis jamais arrivée…

Je m’y remettrai peut-être…

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2 Responses to “Nos frères les oiseaux…”

  1. Armand dit :

    Chère ex-Proffe,
    J’adorais les oiseaux… jusqu’à ce que je me mette en tête de cultiver un petit potager.
    Les voisins se contentent d’une pelouse et de quelques rosiers.
    Je préfère les plantes utiles… mais, vu leur appétit, les oiseaux (comment connaissent-ils ma cuisine) n’hésitent pas à « tondre » mes salades, cassissiers et même les ronces non protégés par des filets. Une équipe de pies voraces oe même s’attaquer aux nois qu’elles cueillent ‘au vol’.
    Vivent les chats constipés car les autres félins sont une nuisance!
    Le paradis, ce sera plus tard… enfin, j’espère! Mais qu’est-ce que je m’ennuierai! 😉
    Amitiés

  2. Future ex-prof dit :

    J’avoue que, du temps où j’ai cultivé un modeste potager, j’ai été beaucoup plus embêtée par les limaces que par les oiseaux !

    Par contre, les volées de sansonnets sur les cerisiers, qui faisaient tomber d’un coup des kilos de cerises sans se donner la peine de les manger (contrairement aux merles), ça oui, elles m’ont beaucoup embêtée ! Au point d’ailleurs que, dans ma précédente maison, quand je voyais quelques sansonnets venir grignoter le pain déposé sur ma terrasse, je les faisais fuir… bien que je n’aie plus de « culture » à protéger !

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