Groupes de remédiation

J’ai vainement cherché dans mes archives-ordinateur le « protocole » de cette expérience, histoire d’être un peu plus précise… Il figure sans doute dans mes archives-papiers… mais là, c’est un travail de spéléologie qui nous entraînerait un peu loin… Vous voudrez donc bien excuser les souvenirs parfois un peu vagues…

Je crois que nous avons mené deux fois cette expérience : une fois à trois, et une fois à quatre. Une collègue avait expérimenté ce dispositif dans un autre établissement, et nous avions adopté ce projet.

Les principes :
– Notre projet concerne la grammaire en 6ème ;
– Nous avons forcément constaté que certains enfants peinaient à reconnaître certaines notions, ce qui les handicapait sérieusement pour la suite de leurs apprentissages ;
– Le « soutien », tel qu’il était conçu alors, ne nous paraissait pas une bonne réponse au problème : difficile de mobiliser et motiver des enfants sur un apprentissage… alors que leurs copains, pendant ce temps, rentrent à la maison ! Ils se sentent souvent « punis », ce qui n’est pas la disposition d’esprit rêvée pour apprendre…
– Les « groupes de remédiation » seront donc constitués sur l’emploi du temps de Français, et non en plus.
– Ils rassembleront des élèves des 3 (ou 4) classes concernées, qui n’ont pas acquis une certaine notion (constat fait à la suite d’un contrôle). Un prof reverra avec eux ces notions, une heure par semaine, pendant 5 semaines environ ; cette séquence se terminera par un nouveau contrôle.
– En aucun cas, les élèves « en remédiation » ne seront des élèves en échec plus ou moins constant : par définition, le groupe sera à chaque fois constitué de « nouveaux » élèves… même s’il peut arriver qu’un enfant s’y retrouve plusieurs fois dans l’année…
– Le groupe sera restreint à 10-12 élèves, afin de faciliter au maximum le travail individualisé.
– Le prof « en remédiation » sera un des profs concernés, à tour de rôle.
– Les autres élèves seront répartis dans des « ateliers » divers de Français (pas forcément de Grammaire).

Les contraintes de mise en œuvre :
– une heure de cours alignée pour les profs/classes concernés ;
– un travail commun de programmation sur l’année, de choix des notions à reprendre, d’élaboration des contrôles ;
– une mise en commun des ressources de chacun (cours et exercices) ;
– une heure dégagée pour une 4ème (ou 5ème) personne pour encadrer un groupe « atelier » : le groupe de remédiation réunissant peu d’élèves, il est hors de question de « gonfler » les autres groupes.

Ces dispositions ont bien aidé les élèves en difficulté ponctuelle, qui ne se sentaient pas pour autant « exclus » ou « punis », vu la courte durée de vie du groupe. Le contrôle final, axé sur des notions plus limitées que le contrôle préalable, était globalement réussi. Les ateliers, où les élèves d’une classe se retrouvaient avec un autre prof que le leur, ont bien marché (contes, écriture, lecture, théâtre, poésie…) et se sont renouvelés dans l’année.

Bilan « globalement positif » donc… mais les contraintes d’emploi du temps et la nécessité de dégager une heure par semaine pour un autre prof (ou un surveillant : à l’époque, je crois qu’on n’avait pas encore les « assistants d’éducation »…) ont eu raison de ce projet…

Si on pouvait faire le compte du nombre de « réponses » trouvées par les uns et les autres, et abandonnées faute de moyens…

Tags: ,

Comments are closed.