13 : le nombre magique (suite et fin)

Dernières fiches magiques, qui vont permettre de faire de sérieuses économies dans l’Éducation « Nationale »…

10- Lycée d’enseignement général et technologique
Rationalisation de l’offre scolaire

Il s’agit pour l’académie de rechercher les gains potentiels liés aux conditions de mise en œuvre de la réforme du lycée, notamment à la rentrée 2011 qui sera déterminante pour le dimensionnement de l’offre scolaire par la suite.

La réforme du lycée général et technologique offre des possibilités significatives d’optimisation aux établissements :

– une dotation horaire globalisée pour la mise en place de groupes à effectifs réduits,
– la possibilité de  » mise en réseau  » des établissements pour assurer certains enseignements de manière optimale,
– la mise en place d’un  » tronc commun  » en première permettant la constitution de classes réunissant des élèves des différentes séries,
– l’organisation de l’enseignement des langues vivantes par groupes de compétence.

La rationalisation de la carte des langues rares et la mise en place de conventions entre établissements pour la mise en place des enseignements d’exploration devront être recherchées. L’utilisation de la dotation globalisée laissée à la disposition de l’établissement doit être la plus efficace possible dans le cadre du dialogue avec les établissements.

(Vous voyez que les profs n’ont pas forcément tort quand ils se méfient d’une nouvelle réforme… Il est clairement dit ici que cette réforme doit permettre de supprimer des postes… contrairement aux discours officiels « rassurants »…)

En 2009/2010 le nombre moyen d’heures constaté pour la classe de seconde au niveau national (métropole + DOM) est de 41,3.

(Non, non, ce ne sont pas les heures de cours suivies par les élèves, rassurez-vous ! Mais celles affectées à la classe, et comportant des heures à effectif réduit…)

A la rentrée 2010, l' » horaire total élève  » est de 28h30 auquel s’ajoute une enveloppe horaire pour les enseignements en groupes à effectif réduit sur la base de 10h30 par division.

Cet élément de coût rapporté à la division doit naturellement être nuancé par la taille des divisions : ainsi, en fonction du public qu’il accueille, un établissement pourra faire le choix soit de remplir ses divisions, de limiter les petits groupes et d’avoir une offre scolaire importante, soit d’avoir des divisions plus réduites, de favoriser les petits groupes et d’avoir une offre plus resserrée.

(Ça a toujours été le problème, y compris en collège : si on veut créer une nouvelle option – une langue vivante par exemple -, il faut « bourrer » les classes… D’où la suppression inéluctable, depuis pas mal d’années, d’options qui « coûtent cher » en moyens… pour tenter d’alléger un peu les classes…)

Pour la classe de seconde, il s’agit de faire différentes simulations en chiffrant le gain que pourrait dégager une dotation forfaitaire moyenne de 39h par division, 39,5h, 40h.

Par ailleurs, un examen de la carte des options et des enseignements en petits groupes doit être conduit pour l’ensemble du second cycle général de manière à maximiser leur efficacité et chiffrer les gains potentiels.

Pour les classes de première et de terminale générales, il convient d’évaluer les possibilités offertes par le « tronc commun ».

(Donc : « tronc commun » = possibilité de regrouper des élèves de différentes classes… Le « seuil » d’ouverture de classe étant, dans notre académie, à 30 élèves… on peut envisager sans problèmes – y compris de locaux ! – des cours à 40 élèves… Vous avez dit « suivi individualisé » ???)

11- Lycée Professionnel :
Rationalisation de la carte des formations

Les nouvelles grilles horaires présentent des marges d’organisation et d’adaptation locales importantes.

Les spécialités sont regroupées en  » champs professionnels  » devant permettre d’optimiser l’organisation de la formation. Le regroupement des divisions à effectifs réduits sera recherché ainsi qu’une augmentation de la taille des divisions.

(Voilà qui est très clair : toutes les classes doivent être nombreuses ! Quitte, pour les élèves voulant une formation dans un métier moins couru, à faire quelques dizaines de kilomètres pour rejoindre le lycée où elle se fera…)

L’objectif est de rationnaliser la carte des formations et de spécialiser les établissements afin d’optimiser la taille des structures.

La mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle a conduit la plupart des académies à développer leur offre de CAP afin de permettre aux élèves souhaitant une insertion professionnelle rapide de s’orienter vers ce diplôme de niveau V. Cette stratégie initiale doit être questionnée au regard de l’orientation des élèves et du remplissage de ces structures.

(Ouais… on s’en fiche, de ceux qui visent un CAP ! Z’ont qu’à aller dans le privé, ou en apprentissage !)

12- Itinéraires de découverte : état des lieux

Les itinéraires de découverte sont organisés à raison de deux heures hebdomadaires inscrites à l’emploi du temps de la classe afin de permettre aux élèves de s’investir dans des projets interdisciplinaires et de travailler de façon autonome ou en groupes. Ils portent sur au moins deux disciplines.

Deux heures professeurs sont attribuées aux collèges pour leur organisation.

(Euh… j’ai pas bien compris : 2 heures pour l’ensemble du collège ???)

Dans le cadre de son autonomie, l’établissement peut procéder à des groupements d’élèves de plusieurs classes d’un même niveau.

Il conviendra de décrire les différentes organisations et modalités de financement (en termes de moyens horaires), d’indiquer les évolutions qui pourraient être envisagées en recherchant l’optimisation en terme d’organisation et de coût.

(OP-TI-MI-SER : le mot magique ! Pas optimiser le fonctionnement, l’adéquation de l’enseignement aux élèves, l’ambiance de travail… Non : LE COÛT ! L’Éducation ne rapporte rien, elle doit donc coûter le moins possible ! Revoir l’analyse de 1857 dans l’article Parenthèse)

13- Renforcement de l’efficience des emplois administratifs dans les services déconcentrés et dans les EPLE

(C’est qu’ils ont pensé à tout, pas seulement à diminuer le nombre des enseignants ! Je suis même étonnée qu’ils n’aient pas sérieusement comptabilisé les heures de ménage, cantine et entretien : on pourrait sûrement rogner aussi là-dessus !)

De multiples expérimentations et réformes sont conduites dans les domaines de gestion administrative et financière des rectorats et des inspections académiques (IA). Réorganisation des services, suppressions d’emplois, regroupements immobiliers et mise en place de nouveaux systèmes d’information sont étroitement liés.

(Ben oui, un ordinateur remplace facilement un secrétaire !)

Ainsi, la modernisation de l’organisation et du fonctionnement des services fait l’objet d’une programmation propre à chacune des académies et se décline en un ensemble d’actions qui ont pour effet de :
– réorganiser les services en favorisant la mutualisation au niveau académique, inter-académique, voire interministériel ;
– réduire le nombre d’implantations immobilières conformément aux objectifs de performance fixés par France Domaine (ratio portant sur une norme de 12M² SUN par agent) ;
– opérer des regroupements de structures, variables suivant la configuration géographique et la taille des entités administratives existantes, pour une meilleure articulation des compétences entre échelons départemental et académique et l’amélioration des conditions de travail des agents et de l’accueil du public. Inscrites dans un cadre pluriannuel, les restructurations des services académiques reposent sur deux axes :

¢ la mutualisation des fonctions de gestion sur le rectorat ou la création de plateformes de mutualisation sur une ou plusieurs IA ;
¢ les rapprochements Rectorat / IA chef lieu de région.

Depuis 2006, le nombre d’emplois non enseignants supprimés dans les services centraux et déconcentrés s’élève globalement à 2 900 ETP dont 2 550 ETP pour les académies (cf annexe 1). Les services académiques (rectorats et inspections académiques) ont absorbé plus des 2/3 de ces mesures.

b) départs en retraite et taux de remplacement des départs

Cependant, une forte érosion du nombre de départs en retraite a été constatée en 2009 : le nombre de départs effectifs s’est élevé à 745 contre 877 prévus initialement. Par rapport à 2008, le flux sortant est inférieur d’environ 20%.

(Comme c’est curieux ! On élève l’âge de la retraite, le nombre d’annuités… et les gens ne partent plus en retraite comme prévu ! Ils marchent sur la tête, ou quoi, « là-haut » ? C’est vrai qu’ils n’ont sans doute pas de soucis de ce genre…)

L’année 2009 est donc marquée par un changement de comportement des agents en raison de l’application d’une décote dans le calcul de la pension de retraite par trimestre manquant dans la durée d’assurance : pour les personnels non enseignants, le taux d’érosion entre 2008 et 2009 est estimé à 13% (services centraux, services académiques et EPLE).
En l’absence de recul suffisant sur ce nouveau comportement, la durée moyenne des reports de départs en retraite des agents ne peut être évaluée pour la période 2011-2013.

Dans une famille, en général, quand surgissent des difficultés financières, on essaie aussi de rogner sur beaucoup de choses… A ma connaissance, pourtant, on ne rogne qu’en dernière mesure sur le budget « éducation des enfants »… Mais l’État n’est évidemment pas une famille…

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