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Pique-nique sur l’herbe…

vendredi, novembre 30th, 2012

Comment cela, ce n’est pas la saison ? D’abord, ça dépend pour qui… Et puis, il y a de drôles d’œufs de Pâques, dans l’herbe, bien appétissants !

Vous ne me croyez pas ?

Eh bien, regardez donc ce Déjeuner sur l’herbe du 30 novembre… légèrement différent, il est vrai, de celui de Daily Maille

(Et remarquez que les moineaux acceptent la présence d’une « étrangère »… qui habite par ici, d’ailleurs…)

(Et un étranger, en plus ! Sans doute celui qui s’invite chez moi de temps en temps… Pas du genre à poser pour la photo, lui ! N’arrête pas de bouger, de sautiller par-ci par-là ! La bougeotte, je vous dis !)

Chacun son sien, et pas de jaloux !

Contente d’avoir quand même réussi à « l’avoir », ce rouge-gorge !

Bon, d’accord, j’ai raté les tourterelles qui sont venues participer au festin… Mais ce n’est que partie remise !

Visiteurs du matin…

dimanche, novembre 11th, 2012

Grande première ! Outre les nombreuses visites de lézards, j’avais eu celle d’une hirondelle, puis celles d’un rouge-gorge curieux. Aujourd’hui, c’est une mésange charbonnière qui s’est glissée dans l’entrebâillement (étroit… mais pas assez pour elle !) de la porte de la cuisine. Alertée par le bruit, je suis allée voir, lui ai ouvert la porte en grand… et elle en a évidemment profité, comme « les autres »… pour filer dans la salle à manger et se heurter aux vitres closes… Contrairement aux autres visiteurs, cependant, la panique ne l’a pas conduite à laisser des souvenirs de son passage un peu partout…

Je ne l’ai pas vue tout de suite dans la salle à manger : elle s’était réfugiée derrière une grande corbeille. Comme je l’approchais, elle a filé derrière le métier à tisser, s’est coincée entre le mur et le câble de la télé (que je n’ai plus…). Immobile, bec ouvert dans un cri rentré…

Sur le moment, ne voyant pas comment la récupérer et la faire sortir… je suis allée prendre mon appareil photo… Pas terrible, la photo… mais pas facile à prendre non plus !

Puis je lui ai glissé sous les pattes un long morceau d’écorce (allume-feu bien pratique pour ma cheminée), auquel elle a eu la bonne idée de s’agripper… C’est ainsi que je l’ai sortie de la maison, sans qu’elle décide pour autant de s’envoler !

J’ai posé mon écorce sur le muret, et ai profité de son immobilité pour prendre des photos. Il lui a fallu plusieurs minutes pour se percher sur une branche au-dessus d’elle, et plus encore pour s’éloigner un peu, avant de prendre son vol…

J’ai refermé encore un peu plus la porte de la cuisine, et suis revenue à mon ordinateur, curieuse de voir si quelques photos de ma visiteuse étaient passables…

C’est alors que j’ai entendu un nouveau bruit dans la cuisine ! Ah non ! me suis-je dit, une expérience ne t’a donc pas suffi ?

Dans la cuisine, vol de plumes contre les vitres, puis envol sur une étagère… Non, ce n’était pas un retour de la charbonnière… mais bien celui du rouge-gorge ! Contrairement à la précédente visiteuse, il ne m’a pas laissé le temps de le prendre en photo, mais a réussi tout de suite à sortir, dès que j’ai eu ouvert la porte en grand… non sans m’offrir de nombreux souvenirs de son passage…

Le croirez-vous ? J’ai alors fermé complètement la porte de la cuisine… et ne me suis même pas laissé attendrir par les battements d’ailes entendus dans le quart d’heure suivant…

Un petit moineau…

mardi, juillet 31st, 2012

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Il était une fois un petit moineau.

Enfin… il n’était pas tout seul ! Il avait des parents… et quelques frères et sœurs…

Tous les matins, ils allaient en classe, et suivaient attentivement les leçons de Maître Moineau, titi parisien venu se retirer à la campagne sur ses vieux jours. Oubliant la proximité qu’il avait connue avec les Humains dans les jardins du Luxembourg, il enseignant la plus grande prudence à ses jeunes élèves, qui s’envolaient bien vite dès qu’ils percevaient un mouvement dans les environs.

Mais, ce qu’ils préféraient, plutôt que la classe, c’était l’heure du repas… Une gentille Humaine, justement, ornait le rebord de sa fenêtre d’une orgie de graines plus savoureuses les unes que les autres !
Bien sûr, ils s’enfuyaient dès qu’elle apparaissait, mais revenaient bien vite goûter à ce succulent repas.

L’ennui, c’est que, très vite, des tas d’autres familles arrivaient, affamées. Et les pauvres petits moineaux, à qui on avait bien inculqué le respect de leurs aînés, n’osaient pas trop les bousculer pour s’approcher de la Table.

C’était une telle presse, à ce moment ! Et un petit moineau trop hardi se faisait bien vite chasser d’un bec vengeur !

Il fallait donc attendre que la plupart des « grands » soient repus pour se régaler… Et c’était bien dur, pour les pauvres petits moineaux dont le ventre criait famine ! Ah ! ils étaient loin, les repas pris au nid avec des parents attentionnés ! Leurs parents, comme les autres « grands », les écartaient bien vite pour se nourrir en premier !

Et le petit moineau rêvait…
Quand il serait plus grand, il irait à cette autre Table, suspendue… La presse y était bien moins grande ! Mais il fallait d’abord bien maîtriser le vol ! Il observait la manière dont les « grands » voletaient autour de cette drôle de Table, picorant sans même se poser, parfois ! C’était bien difficile !

Et même là, il fallait parfois attendre ! Car deux moineaux tenaient à peine à cette Table !

Le petit moineau, mélancolique, observait la file d’attente…
Mais une idée le fit sourire, tout à coup : quand il sera plus grand, que son bec sera plus fort, lui aussi piquera les plus jeunes pour les écarter, et se servira dans les premiers !
Na !

Encore des intrus ???

dimanche, juin 10th, 2012

Par où est-il entré, celui-là ? Pas comme ses congénères habituellement, vu l’endroit où je l’ai aperçu, à bien 1,50 mètre du sol… Non, il devait grimper sur le mur extérieur et, quand j’ai ouvert la porte, il s’est glissé entre le montant et la porte… et s’est trouvé bien attrapé quand j’ai refermé la porte !

Dès que je l’ai vu, j’ai rouvert, qu’il puisse partir. Mais il ne semblait pas en avoir tellement envie… Paralysé par la peur ? Ou désireux de se faire remarquer ? Je penche plutôt pour cette dernière option, vu l’aisance avec laquelle il a « posé » pour quelques photos… Jugez plutôt :

Il a fallu, finalement, que je le pousse du doigt pour qu’il se décide à sortir !

Et pendant que Monsieur se prélassait sur mon mur, que se passait-il côté cuisine ?

Eh bien, Dame Limace, s’étant massé le ventre sur le tapis brosse, visitait calmement la cuisine…

Euh… Non, je ne l’ai pas photographiée, malgré ses superbes dégradés de gris… Je l’ai (doucement) poussée dans la pelle, et l’ai portée dans le jardin…

Je vous assure : on n’est plus tranquille chez soi !!!

Symposium sur ma terrasse…

samedi, mai 9th, 2009

J’aime bien « symposium ». Ça fait sérieux, distingué. Un coup d’œil sur le dictionnaire m’informe même qu’il s’agit d’une référence à Platon. (Ben oui, j’aime bien les grands mots – de temps en temps – mais je vérifie quand même que je ne les emploie pas en dépit de leur bon sens…)

Donc, sur ma terrasse, conciliabules d’éminents spécialistes de la météo, plutôt versés dans la partie pluie, d’ailleurs.

Je ne sais pas chez vous, mais ici, il a plu pas mal, aujourd’hui. Même si en ce moment précis un rayon de soleil essaie de me démentir.

Et donc, tout à l’heure, alors qu’il cessait de pleuvoir, je vois un tas de saletés sur la terrasse. Étonnée, car la pluie n’avait pas été accompagnée de vent, je m’approche pour regarder…

Eh non ! Ciel ! Ce ne sont pas des saletés, mais des escargots ! Une vingtaine, au bas mot, qui déambulent (oui, peut-être que les escargots ne déambulent pas vraiment…) lentement, cornes dressées. Ils doivent en être à la phase de réflexion personnelle, car à part un groupe de trois, les autres glissent majestueusement seuls.

Ce ne sont pas des petits gris, ni des Bourgogne (il en pousse quelques fois, par ici), mais des petits colorés, du jaune au rose, parfois rayés de noir. Qu’ils préfèrent ma terrasse dallée au jardin me paraît un peu curieux, mais enfin, chacun ses goûts !

Pardon ? Ah ! Les coccinelles ? Eh bien, les plus frileuses se sont finalement décidées à sortir (elles le regrettent peut-être, vu la température qu’il fait ces jours-ci…).

Il y a quelques années, lors d’une visite de ma sœur et de sa petite famille, les escargots aussi étaient au rendez-vous sur la terrasse. Petits gris et colorés. Mon neveu et ma nièce, qui s’ennuyaient sans doute des « conversations de grandes personnes » (ils devaient avoir 14 et 16 ans, quelque chose comme ça), se sont entendu conseiller d’aller faire une « course d’escargots » sur la terrasse… Et ils y sont allés, ces grands dadais ! Ils ont soigneusement aligné chacun son équipe sur la ligne de départ, remettant dans le droit chemin les poètes qui s’en éloignaient…

Tiens ! Encore un « conseil » pour ma rubrique de prof-qui-a-de-l’expérience :

Ne jamais, jamais, oublier qu’on a été enfant…