Archive pour le mot-clef ‘Généalogie’

Généalogie : une affaire juteuse…

Lundi 28 juin 2010

Premier loisir des Français depuis quelques années, la généalogie suscite aussi l’appétit… financier ! Livres et revues se multiplient, la concurrence entre les logiciels commerciaux est forte (bien qu’il existe de nombreux logiciels gratuits), les sites Internet ne se comptent plus. Et la société NotreFamille.com est en Bourse depuis plusieurs années…

Cette société a envoyé récemment un courrier aux Conseils Généraux, peu enclins à « pactiser » avec elle pour lui « offrir » leurs tables de recensements, en attendant l’état-civil et les actes de baptêmes, mariages et sépultures (BMS pour les initiés) d’avant l’état-civil. Elle les informe que la Commission d’Accès aux Documents Administratifs leur a donné raison contre deux Conseils Généraux qui avaient eu l’outrecuidance de refuser son « partenariat ».

Évidemment, pour les généanautes, l’accès à ces données via NotreFamille.com est payant… alors que l’accès direct aux Archives Départementales est, à 3 exceptions près, gratuit (actuellement, 58 départements sont en ligne, une dizaine d’autres devraient l’être d’ici 1 an). Quel intérêt, alors ? Ben… Au lieu de devoir consulter, page après page, les registres, le généanaute se contente de taper le nom et le lieu qu’il recherche… et a, assez rapidement, accès à l’acte…

Gros travail d’indexation, donc pour la société ?

Oui et non… De nombreux bénévoles, dans tous les départements, ont déjà constitué des tables… Il « suffit » donc de les numériser, et de faire les liens avec les actes…

D’où la colère de nombreux généanautes, qui voient leur travail bénévole réutilisé pour un profit commercial. Sans appel possible : comment prouver que les renseignements viennent de leur travail, et non de celui de la société ?

D’où, aussi, la colère de voir notre état-civil, notre patrimoine, tomber aux mains d’une société commerciale…

Laquelle, très généreusement, propose de numériser elle-même les actes des départements qui ne l’auraient pas encore fait, à partir des originaux, voire des microfilms (réalisés – gratuitement – par les Mormons, et dont les données indexées sont accessibles – gratuitement – via Family Search)…

Pour plus de renseignements, voir l’article sur Eco89.

Un p’tit coup de Bordeaux ? Hips !

Vendredi 23 octobre 2009

Oui, j’en ai bu, du vin de Bordeaux… A table, chez mes amis. Et même du « bourru » !

Et : non, je n’ai pas visité de cave, je n’ai même pas rapporté une petite bouteille : pas le temps !

Rappel : j’allais à Bordeaux rencontrer une dame qui possédait un certain nombre de documents et d’informations sur l’Oncle Sébastien, le centenaire (1839-1940) qui vécut en Nouvelle-Calédonie (une douzaine d’années, d’après les documents vus), puis à Hanoï (presque 30 ans).

Surtout : cette dame, qui avait un peu connu Sébastien (elle était encore enfant quand il est mort), a très bien connu sa femme et ses enfants, et elle m’avait raconté des tas d’anecdotes au téléphone. D’où l’envie d’aller la voir pour l’enregistrer, les notes prises au téléphone ayant vite été abandonnées… D’où, aussi, le cadeau de mes collègues (après plusieurs avatars) : le précieux dictaphone !

Qui a bien rempli son office : 6 heures d’enregistrements environ, sur deux après-midi…

J’étais arrivée avec les documents que j’avais trouvés aux Archives d’Aix, ceux trouvés sur Internet, etc.. Je ne voulais surtout pas donner l’impression que je venais « pomper » des informations, mais plutôt en échanger… même si elle en avait beaucoup plus que moi, ayant hérité des papiers de la famille.

Je suis repartie avec des dizaines de photocopies… et l’assurance que nous continuerions à nous communiquer nos découvertes sur cet étonnant personnage et sa famille. J’ai un avantage : je vais beaucoup sur Internet, d’où je tire pas mal d’informations quand même… Entre autres sur Gallica (site de la BNF)… La dame, elle, n’est pas trop familiarisée avec l’ordinateur…

Entre ces deux après-midi studieuses, la visite de Bordeaux, quand même ! Justement, la fille de l’amie chez qui je logeais travaillait à l’Office du tourisme ! Elle m’a donc fait faire une « visite guidée » très intéressante… et j’ai pu goûter… au charme du tram !

J’ai eu beaucoup de chance : d’abord, un temps superbe ! Et, les 2 fois où je suis allée voir ma « source de renseignements »… j’ai trouvé à me garer juste en face de chez elle, ce qui n’était pas gagné ! Je suis nulle pour les créneaux (dans mon village, ce n’est pas vraiment indispensable…), et il n’y avait pas de parking à proximité… En plus, je ne me suis même pas perdue ! Un record, mon sens de l’orientation étant pour le moins fantaisiste…

Et puis, bien sûr, le plaisir immense de me retrouver chez des amis que je n’avais pas vus depuis plusieurs années…

Au fait, il paraît que c’est bientôt les vacances ? Déjà ?

Je ne vois pas le temps passer…

Dictaphone (origines)

Dimanche 13 septembre 2009

En fait, le dictaphone, au mois de juin, était… une tablette graphique !

J’en avais déjà une, mais forcément plus ancienne (2 ans ?)… ce que je me gardai bien de dire… jusqu’à ce qu’une collègue me pose la question : « Tu n’en avais pas, hein ? »…

Prise au piège, j’avouai honteusement que… si, j’en avais déjà une, mais plus vieille… Je pourrais utiliser celle-ci avec mon portable…

Tollé des collègues : non, on m’offrirait autre chose, on échangerait le cadeau… Je rendis donc la tablette… et fus mise en demeure de trouver une idée de rechange…

Pas facile ! Je finis par suggérer un livre sur l’art numérique… Sans trop de conviction : j’en ai deux ou trois, et ceux que j’ai pu consulter ne répondaient pas vraiment à mes attentes…

Quelques jours plus tard, une collègue m’envoya un courriel : elle avait fait des recherches sur Internet, et me proposait une liste de livres (avec leur descriptif)… J’étais à ce moment-là en plein déménagement… et tout à fait incapable de me souvenir même des titres que je possédais déjà ! Sans compter que je n’avais aucune idée de l’endroit où étaient les livres en question (je ne le sais toujours pas, d’ailleurs… Sont-ils parmi les livres hâtivement mis en place dans une bibliothèque, ou encore dans un mystérieux carton ?)… Rien ne me séduisait particulièrement…

La collègue, venue un peu plus tard à la maison, me relança… et je lui avouai mon incapacité à lui répondre…

Jusqu’au jour où l’idée d’un dictaphone me traversa l’esprit ! Rapide recherche sur Internet pour voir un peu ce qui existait… et envoi d’un courriel à la collègue « chargée de »… qui fut bien soulagée d’avoir enfin une précision sur mon cadeau ! Après avoir fait elle-même une recherche, elle me suggéra un dictaphone assorti d’un logiciel de reconnaissance vocale qui lui avait été recommandé…

Comment diable étais-je passée de livres sur l’art numérique à un dictaphone ???

Il faut remonter un peu plus loin… En février (voir le billet du 27 février 2009), je découvris une lointaine parente de Bordeaux, ignorée jusque là, qui avait connu – un peu – le fameux Oncle Sébastien (arrière-grand-oncle né en 1839, mort en 1940, ayant passé quelques années en Nouvelle-Calédonie, et une trentaine d’années à Hanoï, en « Indochine »), beaucoup sa deuxième femme, et encore plus sa fille… Au cours de nos échanges téléphoniques, elle me conta nombre d’anecdotes ou de détails concernant cette branche de la famille… La première fois, je tentai de prendre des notes… mais il y avait trop de choses à noter ! La meilleure solution était évidemment d’aller à Bordeaux, et d’enregistrer ce qu’elle pouvait raconter…

J’en parlai évidemment à ma soeur… et c’est elle qui eut l’idée du dictaphone : il aurait le gros avantage sur le magnétophone à cassette de pouvoir transférer sur mon ordinateur les enregistrements, ce qui faciliterait sérieusement la retranscription !

Je gardai l’idée en réserve (il n’y avait aucune urgence !)… et la retrouvai quand je me creusai vainement la tête en cherchant une idée de remplacement pour la tablette graphique (bis)…

Voilà toute l’histoire… Il ne me reste plus qu’à aller à Bordeaux, nantie de mon superbe joujou !

Atelier Généalogie (suite… et fin !)

Mardi 7 avril 2009

Dernière séance (sans cinéma) avec l’autre classe de 6ème…

J’ai vu beaucoup d’arbres : une vraie forêt ! Mention particulière pour 2 élèves qui ont collé de petites feuilles séchées sur leurs arbres… Pour une autre qui, au lieu de branches, a dessiné des cercles : vision « moderne », belle composition. Pour un autre qui peinait à recopier l’arbre déjà bien avancé que lui avait confié quelqu’un de sa famille : il avait du mal à « tout faire tenir » !

Là aussi, les recherches se sont curieusement dirigées vers Google Map… « ma maison, madame ! » « le collège ! » D’autres sont allés nettement plus loin (Italie, Guadeloupe, Kurdistan…), mais ne possédaient pas de données précises. Ça ne fait rien : voir le Kurdistan comme si on le survolait, alors qu’on n’y est jamais allé, ça fait quand même quelque chose !

Par contre, je n’ai pas réussi à trouver une carte de l’Europe du 13ème siècle, pour savoir si un lointain ancêtre était « allemand » ou « français » ! Il faudra que je recherche…

Plusieurs ont créé un « Livre de famille ». Là aussi, j’ai eu droit à des questions… Pourquoi, sur ce livret de famille ancien, figuraient plusieurs paragraphes sur la tuberculose « qui pouvait se guérir », et sur les crachats ?

C’est fou, le nombre et la variété des questions qui se posent quand on se plonge dans la généalogie !

C’est d’ailleurs ce qui me plaît le plus dans cette activité : outre le côté « détective » pour chercher les parents de tel ou telle ancêtre, c’est un « travail » qui n’a jamais de fin ! Quand on a trouvé tout ce qu’on pouvait sur les ascendants (c’est loin d’être mon cas !), restent à connaître leurs métiers et leurs outils, leur village, leur époque, leurs vêtements, leur habitation, comment leur région a été bouleversée par tel ou tel événement… Avancer d’un pas, ce n’est pas approcher de la fin, mais découvrir un nouveau terrain de recherches…

Finalement : une excellente activité pour une retraitée !

Atelier Généalogie : bilan ?

Lundi 6 avril 2009

Aujourd’hui, une classe de 6ème a eu sa dernière séance d’Atelier Généalogie (l’autre l’aura demain). Douze heures, sur douze semaines, pour s’initier à l’histoire de sa famille…

Certains se sont plongés avec délices dans ce travail, parfois commencé par un membre de leur famille. D’autres ne sont pas remontés au-delà des arrière-grands-parents, parfois même des grands-parents. Selon la situation familiale, des branches ont été zappées.

Les résultats : de beaux arbres en format A 3, dessinés et coloriés avec amour ; quelques « Livres de Famille », présentant des photos, des dates, des commentaires, parfois des interviews. Peu d’élèves n’ont rien « produit »… mais il y en a tout de même…

Le « grand succès » a été la recherche sur Internet, qui s’est ouvert à toutes leurs curiosités…

Bien sûr, les premières recherches se sont faites sur un site de généalogie, quand les connaissances remontaient assez loin dans le temps. J’ai déjà dit que plusieurs élèves avaient retrouvé des ancêtres sur Geneanet. Elles ont porté ensuite sur l’origine des patronymes (j’avais un livre sur ce sujet, mais des élèves ont trouvé des sites que je ne connaissais pas, qui leur ont fourni des informations), puis sur la répartition des patronymes (et parfois des prénoms). Ensuite,il y a eu des recherches sur des événements : que s’est-il passé l’année de la naissance de mon grand-père ? Wikipedia et Kronobase nous ont bien aidés.

Mais certains ont voulu aller plus loin, et ont fait des recherches sur la guerre de 14, la guerre de 39, la guerre d’Algérie, d’Indochine, selon les informations qu’ils avaient recueillies dans leur famille. Ou bien : comment vivait-on pendant la deuxième guerre mondiale ? J’en ai vu deux aujourd’hui qui avaient imprimé une carte de la France précisant les différentes zones d’occupation, et qui m’ont demandé des explications à ce sujet (pourquoi une zone italienne ? qu’est-ce que c’est, les zones réservées ?).

Aujourd’hui, beaucoup de recherches (initiées par quel élève ? Je n’ai pas cherché à savoir… Ce que trouve l’un intéresse souvent les autres…) se sont portées sur Google Map : voir sa maison, celle de ses grands-parents, c’est très intéressant ! Surtout quand ladite maison se trouve dans un petit village portugais…

Parmi ceux qu’il fallait souvent relancer, un élève a lu pas mal de renseignements sur les yenisch, dont son gran-père lui avait parlé. J’en ai appris sûrement plus que lui… je ne connaissais à peu près que l’orthographe du mot (coup de chance, pour faire les recherches !).

Je pense donc (incurable optimiste que je suis !) que tous ont profité, d’une manière ou d’une autre, de cet atelier, même si le démarrage a été difficile pour quelques-uns. Leur curiosité s’est aiguisée, leur mode de recherches sur Internet s’est affiné, et ils ont beaucoup appris les uns des autres.

Par contre, je dois dire que pour nous, les deux enseignantes qui encadrions cet atelier, ce fut épuisant ! Il fallait sans cesse passer d’un élève à l’autre, d’une histoire à l’autre, pour pouvoir suggérer à chacun une piste, une recherche complémentaire… Le travail étant évidemment très personnel, il n’y avait pas deux élèves au même point ! Chacun avait un projet, une histoire, uniques !

Passionnant… mais je ne crois pas que nous aurions « tenu » sur plus de deux classes, vu l’investissement demandé !

L’Oncle Sébastien

Vendredi 27 février 2009

Quand on commence sa généalogie, c’est rarement dans l’espoir de se découvrir un ancêtre royal. Plus prosaïquement, la curiosité vous pousse à savoir d’où venait tel grand-père ou arrière-grand-mère. Petit à petit, on déroule des fils, de plus en plus nombreux, qui traversent régions et époques, religions, aussi. Vient alors l’envie de savoir comment vivaient ces ancêtres lointains, et on se plonge dans la « petite » Histoire, celle des gens simples qui furent paysans dans leur grande majorité, nos ancêtres.

Et puis, il arrive qu’on croise un Personnage hors du commun, d’une période pas très lointaine, un personnage qui fait rêver…

L’Oncle Sébastien est en fait mon arrière-grand-oncle : né en Lorraine vers le milieu du 19ème siècle, il part « faire fortune » en Nouvelle-Calédonie. Il en revient riche, mais pas pour longtemps, car sa banque fait faillite…

Il repart alors au Tonkin (Vietnam), « colonisé » à grand peine depuis une petite trentaine d’années. Il y loue une « concession » (terres de culture), puis va faire construire un « grand magasin » (comme on en construit alors à Paris ou ailleurs) à Hanoï. C’est un commerçant prospère, qui est pendant un temps président de la Chambre de Commerce, conseiller municipal, qui est décoré de l’Ordre de l’Annam, de la Légion d’Honneur et autres babioles de ce genre.

En cours de route, il s’est marié : une première fois avec une Lorraine comme lui (mais beaucoup plus jeune que lui), dont il reconnaît la fille, née un an plus tôt, lors de son mariage à Hanoï. D’autres enfants suivent, morts en bas-âge ou à la naissance. Sa femme meurt noyée avec un ou deux fils (il reste beaucoup d’incertitudes !) lors d’une tempête sur le Petit Lac d’Hanoï.

De passage en France, il fait la connaissance d’une jeune fille de 18 ans qui le rejoindra à Hanoï… et accouchera le mois suivant leur mariage. Après quelques années – et deux enfants – il rentrera en France où il mourra centenaire…

Beaucoup de questions se posent au sujet de ce Sébastien, auxquelles un cousin a tenté de répondre, avant que je ne reprenne le flambeau. Cet été, j’ai passé 2 jours aux Archives d’Outremer, à Aix, pour tenter de trouver quelques traces de cet « aventurier » dont la vie a été si bien remplie…

Et pourquoi je vous embête avec l’Oncle Sébastien ?

Eh bien, ayant très peu de documents au début, j’avais déposé une demande de renseignements sur un forum de généalogie. En 2004.

En 2006, j’ai reçu deux réponses… mais qui ne m’ont pas vraiment avancée.

Et puis, hier soir…

Hier soir, un message, sur ce forum : une arrière-petite-nièce elle aussi, par alliance. Qui a fort bien connu non pas l’Oncle, mais sa fille du 2ème mariage…

Échanges de courriels, coups de téléphone avec elle, puis avec sa mère, qui fait aussi des recherches généalogiques… et qui me ravit par les anecdotes qu’elle a entendues sur le Personnage…

Promis : quand je serai à la retraite, j’irai la voir, qu’elle me raconte encore des tas et des tas d’anecdotes ! Je vais finir par le connaître un peu, cet oncle mort avant ma naissance !

Atelier Généalogie ?

Vendredi 13 février 2009

Oui, enfin… si on veut !

Mon projet de « livre de famille à montrer aux élèves » part de ma grand-mère maternelle… et ira… je ne sais où ! Mais comme je n’avais pas eu le temps, jusqu’ici, de jeter un œil aux « journaux de marche » des régiments pendant la guerre de 14 (à laquelle a participé mon grand-père maternel), j’ai décidé de faire un tour sur le site « Mémoire des hommes« .

Vous connaissez ce site ? Émanation du ministère de la défense, il donne accès aux fiches des soldats « morts pour la France » et, depuis peu, aux journaux des unités pendant la guerre de 14. Il projetait, il y a quelques années, de mettre en ligne des renseignements sur les soldats de l’Empire ou de la Révolution… mais apparemment, ce projet a été abandonné – du moins pour le moment.

J’ai un peu galéré pour trouver les renseignements que je cherchais. Mes connaissances militaires sont un peu vagues (!) et me retrouver dans les divisions, compagnies et corps d’armée – sans parler des bataillons ! – a été un peu compliqué. Pour le régiment, c’était plus simple : mon grand-père a été au 1er régiment du Génie… qui est devenu le 21ème par la suite, je ne me souviens plus pourquoi. J’ai pu retrouver les combats pour lesquels il a reçu (avec son régiment) une « citation », et celui où il a été blessé.

(Non, on ne parle pas de lui spécifiquement ! Son nom n’apparaît pas dans les « journaux » : tout petit gradé, mon grand-père !)

Le journal du corps d’armée est très intéressant aussi, puisqu’il transcrit tous les mouvements de troupes et fournit des cartes d’état-major où sont placées les unités.

Pendant que j’y étais, j’ai aussi cherché le combat où était « mort pour la France » le père de mon grand-oncle en 1916, près de Verdun. Piètre consolation : 7 hommes de son régiment sont morts ce jour-là…

Et si vous vous intéressez à cette guerre qui devait être « la dernière » (!), je vous conseille également le site du « chtimiste » : riche en renseignements et en photos de régiments.

Bonnes visites !

Atelier Généalogie (3)

Mardi 10 février 2009

Je n’avais pas vu cette classe de 6ème depuis longtemps, car ils étaient en sortie mardi dernier et le mardi précédent. Le mardi précédent, d’ailleurs, ma collègue d’Histoire les avait emmenés aux Archives départementales (AD, pour les intimes). Elle m’avait proposé de les prendre seule aujourd’hui, pour exploiter cette visite. J’avais refusé, principalement parce que cela aurait fait, avec les vacances, 6 semaines sans les voir… et qu’ils risquaient d’avoir oublié ma tête d’ici là ! Sans parler de leurs recherches…

J’étais donc dans la salle, mais laissai la parole à ma collègue, qui commença à distribuer un dépliant sur l’histoire d’une famille de la région.

Deux élèves, au premier rang, me demandèrent discrètement si elles ne pouvaient pas continuer leurs recherches sur Internet.

En effet, je leur avais expliqué le fonctionnement du site Geneanet, où des milliers de « généanautes » déposent le résultat de leurs recherches, et y avais inscrit la classe – sous mon identité. Ils s’étaient déjà amusés à entrer leur nom, pour voir s’il y avait des réponses. Je leur avais expliqué qu’il y avait très peu de chances pour que leurs parents ou grands-parents y figurent (loi des 100 ans), mais qu’ils pouvaient y trouver des ancêtres plus lointains.

Après consultation avec ma collègue, j’emmenai donc les deux généalogistes en herbe dans l’autre partie de la salle, équipée d’ordinateurs. Elles furent bientôt rejointes par une petite dizaine d’autres, qui se connectèrent rapidement à Geneanet, dans l’espoir d’y trouver des renseignements utiles…

Bingo ! En voici une qui découvre… sa mère ! Sans autre renseignement que ses nom et prénom, mais avec ses ascendants ! Le « déposant » est un membre de sa famille, bien sûr !

Un autre cherche ses arrière-arrière-grands-parents : il possède une photocopie de leur livret de famille. Après avoir cherché sans succès les deux premiers patronymes, il trouve toute une liste du 3ème… dans la ville même où est née son arrière-arrière-grand-mère : il a quelques chances d’avoir trouvé une branche de la famille !

Et ce n’est pas tout : en voici un 3ème qui trouve le patronyme qu’il cherche dans le village même d’où viennent ses ancêtres ! Cette fois, il a de fortes chances de « cousiner » : il écrit sur le forum de la « déposante » pour lui demander des informations…

L’heure passe à toute vitesse, pour eux, passionnés par leurs recherches, comme pour moi, appelée sans cesse d’un poste à l’autre pour les aider à préciser leurs recherches. Car parfois, la seule demande d’un patronyme, sans autre précision, donne des milliers de réponses !

S’il y a des réticents, il y en a aussi, je le pressens, qui auront été touchés par le virus de la généalogie !

Il faut que je profite des vacances pour fabriquer un « livre de famille », afin qu’ils voient à quoi cela peut ressembler…

C’est bien, les vacances : ça donne plus de temps pour travailler…

Atelier Généalogie 2

Mardi 13 janvier 2009

Deuxième classe de 6ème en Atelier Généalogie… deuxième démarrage…

La situation est un peu plus compliquée, car la séance de la semaine dernière a été écourtée, et que 7 élèves étaient absents. Il faut distribuer les feuilles à ceux qui ne les ont pas eues, expliquer sans trop répéter ce qui a été dit la semaine dernière…

Là aussi, plusieurs élèves ont apporté leur arbre, établi par une personne de leur famille.

Une élève vient me voir : sa maman ne veut pas qu’elle fasse ce travail (ma collègue, qui enseigne Histoire et Géographie dans cette classe, m’en avait prévenue). Après avoir donné quelques explications à la classe, je m’arrête près d’elle et lui propose deux solutions : elle établit la généalogie de quelqu’un d’autre, ou elle en invente une. Un peu plus tard, elle me demande si elle peut inventer sa propre généalogie. Et, encore plus tard, si elle peut faire quand même sa généalogie : elle pense que sa mère refuse car elle ne veut pas communiquer des renseignements confidentiels au collège. Je rassure l’élève en lui disant qu’elle seule aura accès aux renseignements qu’elle glanera…

Mais le problème se pose aussi chez d’autres élèves, 3 garçons, entre autres. Non pas de la part des parents, mais de la leur. Je finirai par obtenir que l’un d’eux me dise que « ça ne regarde pas les autres ». Et « les autres », en l’occurence, c’est surtout moi, qui passe dans les rangs pour voir s’ils parviennent à remplir leurs fiches.

J’ai réexpliqué à haute voix que leur travail était à eux, pour eux. Que j’étais là pour les aider, pas pour contrôler ou ramasser les copies…

Mais il faudra que je peaufine un peu mieux mon intervention la (les ?) prochaine(s) fois… Car je crois qu’on touche là à quelque chose de difficilement compréhensible pour certains. Le professeur est là pour me corriger, me noter. S’il me demande un travail (et assurément, ici, il s’agit bien d’un travail), c’est qu’il aura forcément un regard sur ce travail. Or, ma famille, c’est à moi, et je ne veux pas qu’il en connaisse l’histoire…

Il faudra aussi que je fasse très attention quand je passe dans les rangs, justement. Vérifier que l’élève travaille… sans lire ce qu’il écrit…

Il y a peut-être d’autres raisons à ce refus, et comme l’atelier dure jusqu’aux vacances de printemps, je devrai tenter de les trouver, et d’y remédier. Après tout, il m’est arrivé de temps à autre qu’un élève cache son travail quand je m’approche : si je pense ou sais qu’il travaille réellement, je n’insiste pas. Je regarde pour aider l’élève : s’il n’a pas besoin d’aide à ce moment, je ne m’impose pas. Mais peut-être ces « cachottiers » étaient-ils plus âgés ?

J’avoue n’avoir pas envisagé un « bloquage » d’élèves (des parents, oui : un mot a été collé dans les carnets de correspondance pour expliquer les objectifs de l’atelier et insister surtout sur la confidentialité des recherches de l’enfant). Erreur de ma part. A rattraper d’ici la semaine prochaine…

Atelier Généalogie

Lundi 12 janvier 2009

Ouf ! J’ai fait ma rentrée… Pas plus fière que ça ce matin, et heureuse cet après-midi de voir que la neige fondait enfin ! Reste à espérer que ça ne regèle pas cette nuit, car les routes sont humides… Mais je suis d’autant plus optimiste (?!) que je ne travaille que demain après-midi : le soleil aura fait fondre les dernières plaques de résistance…

Et donc, j’ai « démarré » l’atelier Généalogie… que ma collègue avait démarré sans moi.

J’ai montré aux enfants 2 exemples d’arbres : celui de mon ascendance sur une dizaine de générations (je commence à être assez avancée dans mes recherches…) et celui de la descendance de mon ancêtre patronymique. Il y a eu pas mal de questions, d’étonnements sur les époques traversées… et, bien sûr, comme les graphiques que je présentais avaient l’un la forme d’un demi-cercle, l’autre celle d’un cercle… « Pourquoi on appelle ça un arbre, puisque c’est des ronds ? » Heureusement, j’avais un schéma vierge sous forme d’arbre que j’ai pu leur montrer !

Au moment où un groupe partait dans une autre salle avec ma collègue, j’ai aperçu un arbre superbe qu’un des élèves restants montrait à son voisin, et je lui ai demandé de nous le montrer. Ma collègue, l’apercevant, a fait revenir le groupe sur le départ, et tous ont admiré l’arbre, qui était un arbre descendant (l’ancêtre au bas du tronc), posant là encore un certain nombre de questions à l’élève, fier et modeste tout à la fois devant l’intérêt de ses camarades…

Bonne surprise : la plupart des enfants qui me restaient avaient « fait leur travail ». J’avais envoyé lundi dernier via internet 2 fiches à remplir. L’une détaillait les parents et frères et soeurs (dates de naissance, mariage, filiation), l’autre était un simple tableau avec la numérotation Sosa où indiquer les noms et prénoms des parents, grands-parents et arrière-grands-parents. J’espère qu’on pourra aller jusque là…

Pardon ? Ah ! la numérotation Sosa, qu’est-ce ?

Très simple : c’est un système de classement pour s’y reconnaître un peu dès qu’on dépasse 3 générations. On attribue le nombre 1 à la personne centrale, celle dont on établit l’ascendance (l’enfant, dans ce cas) ; on double ce nombre (bravo à ceux qui ont trouvé 2 !) pour le père, et on rajoute 1 (oui ! on arrive à 3 !) pour la mère. Le même calcul se répète pour chaque personne : les grands-parents paternels ont donc les nombres 4 (2×2) et 5 (+1), et les grands-parents maternels 6 et 7.

Ce qui nous donne le schéma suivant :

.8 .9 10 11 12 13 14 15
4 5 6 7
2 3
1

(Je sais pas si vous pouvez vous rendre compte, mais j’ai fait ce « superbe » tableau toute seule, en trempant mes mains dans le cambouis du html ! Alors on critique pas, s’il vous plaît !)

Donc, les élèves avaient, pour la plupart, rempli leurs fiches. Ils se sont promenés ensuite sur Geneanet pour voir si d’autres gens avaient déjà fait des recherches sur leur nom (une élève était très déçue de n’avoir aucune réponse…), puis sur Notrefamille pour regarder la carte de répartition de ce nom.

Nous ne sommes pas allés plus loin aujourd’hui, car le temps passe vite ! Ma collègue, elle, a commencé avec son groupe un « questionnaire d’enquête » : quelles questions poser aux parents, grands-parents, etc.. Par exemple : est-ce que tu avais la télévision quand tu étais petit(e) ? Les enfants de l’âge des 6èmes ont en effet des notions encore très floues du temps : ils ont à peu près compris que leurs grands-parents n’avaient connu ni Vercingétorix, ni même Charlemagne… mais c’est à peu près tout ! Imaginer que leurs parents n’avaient pas de jeux vidéo quand ils étaient enfants est tout à fait impossible !

Je suis contente de cette première séance : j’espère que leur enthousiasme et leurs questions vont persister au fil des semaines.