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Demain : Grève…

lundi, septembre 26th, 2011

Peut-être le savez-vous déjà : une grève des enseignants est prévue pour demain… Je n’ai pas trouvé beaucoup d’articles sur cette question dans la presse nationale, hormis cet article de L’Humanité :

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants

Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l’Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d’élèves augmentent.

[…]

L’enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé « zéro retrait d’emploi pour 2012 ». Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n’est en disponibilité, et qu’il n’y a pas de remplaçants.

Par contre, je suis tombée (non, non, je ne me suis pas fait trop mal…) sur un site « armees.com » : très étonnée qu’un site dédié à l’armée parle de la grève des enseignants, je suis allée voir… Il s’agit en fait du blog d’un certain Ivan… qui s’indigne qu’en France la rentrée scolaire soit toujours marquée par une grève, laquelle augmente le déficit de l’État… Visiblement, ce monsieur ignore que c’est tout le contraire, vu que l’État fait alors l’économie d’un certain nombre de journées de salaire (et qu’un prof « manque » ainsi une ou huit heures de cours, on lui soustrait pareillement un trentième de son salaire mensuel…). Profs privilégiés, mythe des classes surchargées… je vous passe les prises de position de ce monsieur…

Plus intéressant à mon avis, le courrier adressé par la FSU aux parlementaires :

Crise : la FSU adresse un courrier aux parlementaires !

La FSU a adressé le 6 septembre un courrier à chacun des parlementaires pour leur faire part de son analyse et de ses propositions.

[…]

Suite aux annonces faites par le Premier ministre « pour réduire le déficit de la France », le parlement examine dès cette semaine les propositions du gouvernement qui consistent à trouver 1 milliard sur le budget 2011 et 10 milliards sur celui de 2012. […]

La FSU estime que les mesures annoncées par le gouvernement s’inscrivent toujours dans la logique d’une politique d’austérité qui pénalise essentiellement les salariés.

En effet, le gouvernement met peu à contribution les hauts revenus (200 millions sur un plan de 11 milliards), de surcroît il le fait à partir d’un seuil élevé qui va exonérer une large part des bénéficiaires du « bouclier fiscal ». Il ne remet pas en cause la réforme de l’ISF (2 milliards de recettes fiscales en moins). […]

L’effort demandé face à la crise économique et financière n’est donc pas partagé. D’un côté des mesures ponctuelles et réduites de taxation des hauts revenus et de l’autre, réforme des retraites, suppressions massives d’emplois publics, Révision Générale des Politiques Publiques et stagnation du pouvoir d’achat pour les salariés. […]

A cela s’ajoute la taxation des contrats d’assurance solidaires. Il s’agit d’une mauvaise solution qui va mettre à mal des dépenses de santé et en difficulté des mutuelles et va aggraver ainsi les possibilités d’accès au soin pour les plus modestes.

Pour la FSU, l’argument de la dette publique dont d’ailleurs la hausse résulte pour l’essentiel des cadeaux fiscaux aux plus riches et des exonérations de charges pour des entreprises décidées ces 4 dernières années, relève d’une mauvaise analyse de la situation. […]

Dans la situation actuelle, pour faire face à la crise mais aussi aux défis à venir qu’ils soient économiques, scientifiques, culturelles et écologiques, la FSU propose d’agir sur :

La relance de l’emploi
L’Etat employeur devant montrer l’exemple en renonçant au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans la Fonction publique et en créant les emplois nécessaires. Il convient également de mettre fin au développement des heures supplémentaires dans la Fonction publique, comme dans le secteur privé, et de revenir sur les dispositions de la loi TEPA. Les politiques publiques de l’emploi doivent non seulement stabiliser l’emploi mais également participer au développement de l’emploi et de la formation professionnelle. Les minima sociaux et les indemnités chômage doivent être revalorisés.

L’amélioration du pouvoir d’achat et la revalorisation des salaires et des retraites afin notamment de relancer la consommation

La fiscalité
Il s’agit de permettre un autre partage des richesses produites. La nécessité de travailler à la reconstruction d’un impôt réellement progressif s’impose aujourd’hui.

Des investissements productifs pour l’avenir
Les services publics, Education, Formation, Recherche, Santé, Culture, Justice, Logement, Energie, Environnement…sont des « biens communs ». Leur développement est indispensable et notamment en situation de crise. […]

De nouvelles recettes
En effet, il ne s’agit pas pour la FSU de regarder uniquement à réduire les dépenses mais bien aussi à trouver de nouvelles recettes. L’emploi est un facteur qui y contribue. La fiscalité doit être refondée dans le sens de plus d’équité et d’un autre partage des richesses produites. […]

Enfin, pour la FSU, il faut cesser de considérer les services publics et la Fonction publique comme une charge pour notre pays. Ce sont bien des investissements productifs indispensables qui sont une chance pour l’avenir de notre société.

Vous vous méfiez des arguments des syndicats ? Alors, peut-être serez-vous sensibles à ceux de l’OCDE, dans le rapport déjà cité :

L’avantage économique que procure l’élévation du niveau de formation profite non seulement aux individus, mais aussi à la société, au travers de la réduction des transferts sociaux et de l’augmentation des recettes fiscales, dès l’entrée des individus dans la vie active. Il est important de tenir compte de l’équilibre entre le rendement public et le rendement privé lors de l’élaboration des politiques.

[…]

Comme les secteurs des services et les systèmes de production deviennent de plus en plus complexes, ils requièrent des travailleurs plus qualifiés. Il est donc important de compter sur une main-d’œuvre hautement qualifiée, non seulement pour pourvoir les postes dans le segment supérieur de compétence, mais également pour garder un avantage salarial compétitif dans les segments inférieurs de compétence. Avec l’intensification de la mobilité des travailleurs dans le monde, il est plus important de trouver un juste équilibre entre l’amélioration de l’équité dans la société et l’offre d’incitations financières persuasives pour attirer et fidéliser des travailleurs qualifiés.

[…]

La littérature foisonne d’éléments à l’appui de la corrélation positive entre l’éducation et un éventail d’indicateurs sociaux, dont l’amélioration de la santé, le renforcement de l’engagement civique et la réduction de la criminalité (OCDE, 2007c ; 2010e). Quelques études, dont le nombre va croissant, suggèrent que l’éducation a un impact causal positif sur ces retombées sociales (voir, par exemple, Grossman, 2006, au sujet de la santé). Selon d’autres recherches, l’éducation peut être un moyen relativement rentable d’améliorer la santé publique et de réduire la criminalité (voir, par exemple, Lochner et Moretti, 2004).

[…]

Dans l’ensemble, les adultes dont le niveau de formation est plus élevé sont plus susceptibles d’être plus satisfaits de leur vie, de participer davantage à la vie de la société (se rendre aux urnes, s’intéresser à la politique et faire preuve de confiance interpersonnelle) et de s’estimer en bonne santé.

[…]

Dans tous les pays de l’OCDE qui ont participé à l’enquête, les élèves de 8e année ayant de meilleures connaissances civiques (c’est-à-dire qui connaissent et comprennent les principes et les concepts de la citoyenneté) sont plus susceptibles, une fois adultes, de voter et d’être favorables à l’égalité entre les sexes.

[…]

Connaissances civiques et retombées sociales

L’éducation peut améliorer les retombées sociales dans la mesure où elle aide les individus à prendre des décisions réfléchies en toute connaissance de cause, à s’informer, et à améliorer leurs aptitudes cognitives et leurs facultés socio-émotionnelles (zèle, image de soi et compétences sociales). En ce sens, l’éducation peut les amener à choisir des modes de vie plus sains et à s’engager davantage dans la société civile. Les établissements d’enseignement peuvent aussi offrir un environnement idéal pour amener les enfants à prendre des habitudes saines, à se montrer coopératifs et à adopter des normes favorables à la cohésion sociale : un climat d’ouverture en classe, une implication concrète dans des matières civiques et une philosophie qui promeut la citoyenneté active peuvent, par exemple, améliorer la participation à la vie de la société.

[…]

Force est d’ailleurs de constater que dans certains pays où le degré perçu de corruption est relativement élevé, plus les individus ont un niveau élevé de connaissances civiques, moins ils sont susceptibles de faire confiance aux institutions civiques (voir l’encadré A11.1). Il ne faut toutefois pas en déduire que l’éducation a nécessairement un « effet négatif ». En fait, si des institutions civiques sont effectivement corrompues dans un pays, une relation négative entre le niveau de connaissances civiques et la confiance vis-à-vis des institutions civiques peut indiquer que le système d’éducation de ce pays inculque aux élèves la faculté de juger les institutions de façon critique et en toute connaissance de cause.

L’Éducation n’est pas le gouffre financier sans fond qu’on voudrait nous faire croire : c’est un investissement à moyen et long terme qui bénéficie au pays tout entier, y compris financièrement. Cela a été la réflexion des politiques du 19ème siècle. Il est regrettable de constater que ceux d’aujourd’hui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez… ou de leur mandat !

Prise d’otages… ou prise de têtes ?

samedi, octobre 16th, 2010

J’ai réagi assez « brutalement », il y a quelque temps, à un commentaire reprenant le terme – désormais courant – d' »otages » pour désigner les gens empêchés de vaquer à leurs occupations pour cause de grève.

« Otage » renvoie dans notre imaginaire à tous ces gens – français ou non – pris par les autorités allemandes pendant la dernière guerre, et souvent exécutés. Pris au hasard de rafles, innocents ou non (pas de jugement, même expéditif), en représailles contre des actes « anti-allemands ».

Plus récemment, « otages » renvoie à tous ces gens, de tous pays, kidnappés par tel ou tel parti de tel ou tel pays : considérés comme « monnaie d’échange » pour obtenir de l’argent ou une décision politique.

Dans les deux cas, un « otage » n’est pas une personne, mais un moyen de faire pression, et sa vie n’a que la valeur de ce qu’on peut obtenir en contrepartie. Si on ne peut rien obtenir, on tue l’otage.

Quel rapport avec les gens massés sur le quai d’une gare un jour de grève, attendant un train hypothétique ? Lesquels gens – au passage – sont avertis des difficultés attendues, et ont donc la possibilité de décider à l’avance de ce qu’ils vont faire le jour de la grève…

Je ne mésestime pas leurs difficultés. Je les reconnais. Mais je leur dénie le droit de s’appeler « otages »… D’ailleurs, ce n’est pas eux qui s’arrogent ce terme…

Oui, je sais, le vocabulaire fait partie des moyens de lutte. J’ignore qui a eu un jour (quand ?) l’idée « géniale » d’utiliser le mot « otage » dans le cadre d’un conflit social, mais il est évident que ce mot a fait recette chez les patrons et leurs affiliés, politiques ou non. C’est un moyen peu onéreux de discréditer une grève. Et toute grève est évidemment bonne à discréditer…

Évidemment, on pourrait imaginer que, lors d’un désaccord entre travailleurs et patrons (ou État… lui-même patron), des représentants des deux parties s’installent autour d’une table, et discutent jusqu’à obtenir satisfaction, de part et d’autre. Malheureusement, le plus souvent, ces discussions n’aboutissent pas, les intérêts des uns et des autres s’opposant : le patron veut gagner davantage d’argent, quitte à « tondre » un peu plus ses employés (ou à, carrément, délocaliser son entreprise pour avoir une main-d’œuvre moins onéreuse et plus docile), le travailleur veut gagner un peu mieux sa vie, quitte à diminuer quelque peu les bénéfices du patron. Donc, rapport de forces.

La force étant, par définition, du côté du plus fort, donc du patron, ne reste plus au travailleur qu’à lui opposer le nombre. Et la grève est, jusqu’ici, le moyen le plus efficace de « faire nombre » et de montrer sa détermination… Cela, malgré son coût pour les travailleurs, car on oublie bien souvent qu’une grève, pour un travailleur, signifie un important manque à gagner, voire une menace pour son emploi. Ce n’est pas une décision qu’on prend de gaieté de cœur !

Et les usagers, alors, quel est leur rôle là-dedans ?

Énorme : car c’est à l’aune de leur mécontentement que va se jouer la décision. Selon qu’ils soutiennent la grève ou se plaignent, des pressions vont s’exercer pour endiguer le conflit et trouver des réponses adéquates. Pris en otages, dites-vous ? Mais… par le patron ou par les travailleurs ? Qui des deux bloque les discussions ?

J’entends bien : telle ou telle grève ne concerne qu’une (petite) catégorie de travailleurs, vous lui déniez donc le « droit » de gêner tous les autres… Mais dites-moi, dans l’Histoire, est-ce que les « avantages » obtenus ici ou là à la force du poignet n’ont pas fini par être ceux de l’ensemble des travailleurs ? Est-ce que nous n’avons pas tous bénéficié, au fil du temps, des avantages obtenus par les Mineurs du Nord ou d’ailleurs ?

Je me souviens d’une petite histoire, lorsque j’étais surveillante d’internat, en 69. A table, une prof se vantait que ses enfants, étudiants tous deux, n’avaient pas fait grève, avaient continué à aller aux cours qui persistaient encore, à travailler, à préparer leurs examens. Une autre collègue lui a répondu : « Oui, c’est bien, ils ont récolté les bénéfices des grèves et, en plus, ils ont eu leurs examens ! ».

J’attends qu’un « otage » refuse pour lui-même les avantages que ses « ennemis » grévistes auront acquis…

Jour de grève

mardi, octobre 12th, 2010

Extraits :

suite101.fr

Retraites : les grèves du 12 octobre secteur par secteur

6 oct. 2010 Thierry de Cabarrus
Ce sera un nouveau mardi noir. – DR.
Ecoles fermées, trains, bus et métros à l’arrêt. Il faut s’attendre à des débrayages et des manifestations partout en France mardi 12. Voici les prévisions.

Le mardi 12 octobre sera un mardi noir pour les usagers si l’on se fie aux manifestations et aux débrayages qui se préparent dans toute la France. Les jours suivants risquent aussi d’être perturbés au vu des nombreux préavis de grève reconductibles.

En effet, pour la quatrième fois en un mois, les Français descendront dans les rues afin de protester contre la réforme des retraites. Le projet de loi se trouve, pour deux semaines encore, devant les sénateurs et il devrait faire l’objet de quelques amendements.

buzzinfos.org

Grève du 12 : les perturbations dans les transports

Posté par admin le 11 octobre 2010

Dans la journée du 12 octobre, tous les moyens de transports seront touchés par ce mouvement de grève nationale contre la réforme des retraites, cela risque de durer plusieurs jours.
En raison de la grève du mardi 12 Octobre 2010, les bus et tramway seront perturbés à la TAM.

Voici un guide des transports pour la journée de grève du 12 octobre : prévisions, horaires, adresses pour les trains et les métros …

fr.reuters.com

Semaine sous tension dans la bataille sur les retraites

lundi 11 octobre 2010 13h45

Avant cette nouvelle semaine d’action syndicale, soutenue par l’opposition de gauche, les responsables de droite ont multiplié les appels pour éviter une mobilisation massive dans les lycées, où la contestation s’est accrue la semaine dernière.

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a dénoncé « l’irresponsabilité de personnes qui veulent mettre les lycéens en danger ».

« Manifester sur la voie publique c’est dangereux », a-t-il souligné sur France Info. « Les lycéens n’ont rien à faire dans la rue », a renchéri le chef des députés UMP, Jean-François Copé, dimanche sur Radio J.

La CGT appelle à la grève reconductible dans les ports

lundi 11 octobre 2010 15h59

PARIS (Reuters) – La CGT Ports et Docks a lancé lundi un appel à la grève reconductible dans tous les ports de France à partir de mardi pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

Le syndicat appelle à une intensification du rythme des mobilisations « pour faire renoncer le gouvernement » sur le contenu du texte actuellement débattu au Sénat.

« De façon à couvrir l’ensemble de ses branches corporantes (propreté, manutention ferroviaire et aéroportuaire, mareyage, le transport fluvial, les ports de plaisance et maritimes), la Fédération nationale des ports et docks CGT dépose aujourd’hui (lundi) un préavis de grève reconductible », dit-il dans un communiqué.

Trafic conforme aux prévisions à la SNCF et à la RATP

mardi 12 octobre 2010 08h30

PARIS (Reuters) – Le trafic à la SNCF et dans les transports en commun parisiens était conforme aux prévisions mardi à l’occasion de la journée d’action nationale contre la réforme des retraites.

Les sept fédérations de cheminots (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT-Fgaac, FO, CFTC, CFE-CGC) ont entériné le principe d’une grève reconductible à partir de lundi soir.

« Le plan de transports est tenu », a déclaré mardi matin une porte-parole de l’entreprise.

La SNCF prévoit en moyenne un TGV et un Corail sur trois, quatre TER et Transilien sur dix et huit Thalys sur dix. Le trafic Eurostar devrait être normal.

L’opposition à la réforme des retraites durcit le ton

mardi 12 octobre 2010 07h06

PARIS (Reuters) – La France s’apprête mardi à vivre au ralenti avec un durcissement attendu de l’opposition au projet de réforme des retraites.

Cette nouvelle journée de grèves et de manifestations, que les syndicats espèrent plus intense que les précédentes, est « l’un des dernières occasions de faire changer le projet de réforme du gouvernement », selon les mots du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

La CGT annonce 244 manifestations à travers la France, contre 230 lors de la journée du 2 octobre et 232 le 23 septembre. Fait nouveau depuis le début de la contestation, certains secteurs prévoient des mouvements illimités ou reconductibles, les décisions étant prises chaque jour en assemblée générale.

Selon un sondage Ipsos pour Europe 1, une large majorité de Français estiment que les grèves dureront en fait plusieurs jours. La semaine s’annonce capitale pour les opposants à la réforme avec une autre journée de manifestations prévue samedi.
[…]
Le Sénat a adopté lundi soir l’article 6 de la réforme qui repousse de 65 à 67 ans l’âge permettant d’obtenir une retraite à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

Les sénateurs avaient voté vendredi le volet le plus important du texte, le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite.

Le Sénat repousse de 65 à 67 ans le départ sans décote

lundi 11 octobre 2010 21h51

PARIS (Reuters) – Le Sénat a adopté lundi par 174 voix contre 159 l’article 6 de la réforme des retraites qui repousse de 65 à 67 ans l’âge permettant d’obtenir une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

« Vous êtes dans une posture qui est idéologique », a dit Eric Woerth, le ministre du Travail, en réponse aux vives critiques des orateurs de l’opposition.

Le « bouclier fiscal », boulet électoral pour le gouvernement

lundi 11 octobre 2010 21h40

(…) supprimer avant la présidentielle l’impôt hautement symbolique qu’est l’ISF serait « suicidaire », soulignent des sources gouvernementales et proches de la direction de l’UMP.

Le gouvernement pourrait donc se contenter, dans le budget 2012, de sortir la résidence principale de l’assiette de l’ISF en contrepartie de l’abrogation du bouclier fiscal ou au moins de son aménagement.

La suppression de l’ISF, qui rapporte plus de 3,2 milliards d’euros par an à l’Etat alors que le bouclier fiscal représente un manque à gagner de 700 millions, pose aussi un problème : où trouver les 2,5 milliards manquants ?

presse-du-web.com

Grève 12 octobre : les enseignants dans la rue

By Daniel, 12 octobre 2010

Pour cette journée du 12 octobre il y aura une mobilisation importante des enseignants du premier degré en ce qui concerne la lutte sur la réforme des retraites.

lefigaro.fr

30% d’annulations à Roissy, 50% à Orly

AFP
12/10/2010 | Mise à jour : 09:30
A l’aéroport de Roissy, 30% des vols étaient annulés, et à Orly 50%, conformément aux prévisions de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour la journée interprofessionnelle sur les retraites.

challenges.fr

La grève du mardi 12 octobre secteur par secteur

Alors que les salariés en grève pour défendre les retraites décideront pour la plupart mercredi, au lendemain de la journée de mobilisation du mardi 12 octobre, de la reconduction du mouvement, que ce soit sous forme de grève ou d’autres actions, voici les principaux appels à la grève secteur par secteur.

Journée de mobilisation contre la réforme des retraites

L’intersyndicale appelle à son quatrième mouvement contre la réforme des retraites et table sur une démonstration de force, la mobilisation pouvant être prolongée par des grèves reconductibles.

Un mouvement plus puissant

Forts d’un soutien de l’opinion – selon BVA et CSA, 66% des Français sont favorables à un durcissement des actions et 69% soutiennent les syndicats – et à l’appui des nombreux préavis de grèves, dont certaines reconductibles, les syndicats tablent sur une forte mobilisation, avec 244 défilés prévus.

lalsace.fr

Haut-Rhin : près de 40% des enseignants du primaire en grève demain, selon le SNUipp

Entre 30 et 40 % des enseignants des écoles primaires du Haut-Rhin seront en grève demain mardi 12 octobre à l’occasion de la journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, selon les estimations diffusées aujourd’hui par le SNUipp-FSU 68.

Un syndicat de police conteste le comptage des manifestants

mardi 12 octobre 2010 16h47

PARIS (Reuters) – Le syndicat Unité SGP police s’élève mardi contre le chiffrage par les autorités du nombre des manifestants contre la réforme des retraites, en particulier à Marseille où l’écart est de un à dix.

Dans un communiqué, il estime que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône « s’épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s’amplifie. »

La manifestation à Marseille mardi a réuni 230.000 personnes selon les syndicats, 24.500 selon la police, une différence déjà observée lors des précédents défilés à Marseille et qui a suscité de nombreux commentaires ironiques.

L’opposition à la réforme des retraites se radicalise

mardi 12 octobre 2010 15h57

« Je le dis très solennellement à cette heure devant l’Assemblée nationale, nous sommes décidés à mener cette réforme à son terme », a déclaré François Fillon lors des questions d’actualité au Palais-Bourbon.

Revenir sur la retraite à 62 ans serait « une folie économique et une catastrophe sociale », a ajouté le Premier ministre.

Le gouvernement parle d’une mobilisation en hausse à la mi-journée, avec environ 500.000 manifestants, contre 380.000 à la même heure le 2 octobre, selon le ministère de l’Intérieur.

Les syndicats évoquent un nombre de manifestants plus important que lors de toutes les précédentes journées d’action, qui avaient réuni selon eux jusqu’à trois millions de personnes.

Dans les transports, les sept fédérations de cheminots ont entériné le principe d’une grève reconductible et des perturbations importantes avaient lieu à la SNCF de même que dans les transports urbains, notamment à Paris.

Le taux de grévistes annoncé par la direction de la SNCF est de 40,4%, en hausse de 3,3 points par rapport au 23 septembre.

Le trafic aérien était lui aussi perturbé, dans une mesure similaire à celle des journées précédentes de grève, avec par exemple une réduction de 50% des vols à l’aéroport d’Orly et de 30% à Roissy-Charles de Gaulle.

Dans l’énergie, la CGT a déposé un préavis de grève illimitée dans les secteurs du gaz et de l’électricité qui pourrait engendrer des débrayages chez EDF et GDF Suez, des baisses de charges et des coupures ciblées.

Les salariés de huit des douze raffineries françaises sont en grève et des pénuries locales pourraient intervenir.

Grève du 12 octobre: suivez la journée de mobilisation en direct

17h00: Grosse mobilisation à Nice
Grosse mobilisation dans la capitale azuréenne, où le cortège est parti à 14h de Masséna après un pique-nique géant sur la place. Selon la police, ils étaient 8.100, soit plus que le samedi 2 octobre (7.900). Un chiffre qui contraste fortement avec celui des syndicats (entre 15.000 et 25.000, certains avançant même jusqu’à plus de 35.000 personnes) mais qui reste le plus gros jamais délivré par les autorités pour les manifestations niçoises anti-réforme des retraites.

16h45: Entre 8.000 et 25.000 personnes à Strasbourg

16h29: 10.000 manifestants à Bourges

15h50: 330.000 personnes à Paris

15h30: Nouvelle journée d’action jeudi à Toulouse

15h20: 20.000 personnes à Cherbourg

14h58: Les sénateurs de gauche vont manifester
Alors que le texte sur les retraites est examiné au Sénat, les débats ont été suspendus 30 minutes pour permettre aux élus de gauche de manifester, alors que le cortège passe à proximité.

14h50: Mobilisation des lycées à Lyon

14h40: Ça augmente aussi à Saint-Brieuc
D’après la police, il y a 12.000 personnes qui ont manifesté dans les rues de la ville bretonne, 40.000 selon les syndicats et 18.000 selon Ouest-France.

14h33: A Grenoble aussi, la mobilisation est en hausse
Entre 14.000 (selon la préfecture) et 72.000 personnes (selon les syndicats)

14h19: A Lyon, le nombre de manifestants s’élevait à 18.500 selon la police et 47.000 selon la CGT

14h16: Record de 22.000 à 60.000 manifestants à Rennes

14h09: 28.000 personnes à Clermont-Ferrand

13h56: La Tour Eiffel en grève
Les salariés de la tour Eiffel devraient se retrouver en grève cet après-midi.

13h21: 500.000 manifestants à la mi-journée
D’après le ministère de l’Intérieur, il y a «environ 500.000» manifestants en France à la mi-journée, soit une «participation légèrement supérieure» à celle du 2 octobre à mi-journée, «due à la forte présence de lycéens».

17h03: La police aurait compté 100.000 personnes à Marseille
Selon les informations recueillies par Europe 1, les policiers auraient compté au moins 100.000 manifestants dans les rues de Marseille ce mardi, bien loin des 24.500 annoncés officiellement.

Les profs encore en grève !

lundi, septembre 6th, 2010

Ben oui, encore une grève ! Plus exceptionnel : dès la rentrée. Encore plus exceptionnel : grève de 2 jours ! Aujourd’hui pour la défense de l’École publique, demain pour la défense des retraites.

Je me contenterai aujourd’hui de reproduire ici le modèle de lettre aux parents du SNES.

Parce que les réformes entreprises visent à la destruction de notre École (et, plus largement, de nos services publics).
Parce que je ne peux pas accepter qu’on lance sans formation des milliers de jeunes dans des classes.
Parce que les « économies » ne visent que le moment présent, sans prévoir aucunement le prix qui sera à payer dans 15 ou 20 ans pour tous les élèves qui n’auront pas pu, dans des classes de 30, 40 ou plus, accéder à un métier, une situation, un avenir.
Parce que, bien que retraitée, je ne peux me sentir étrangère à ce mouvement de protestation, que j’espère fort et significatif.

Madame, Monsieur,

L’École publique traverse aujourd’hui une période difficile tant au niveau des moyens qui lui sont alloués qu’à celui des missions qui lui sont confiées.

Sous couvert d’une diminution des dépenses publiques, décidée sans prise en compte du rôle social et économique du service public dans l’émergence d’une société plus juste et plus égalitaire, le ministre de l’Éducation nationale réduit l’offre de formation, dégrade les conditions de travail des élèves et des personnels, détruit la formation professionnelle des enseignants, abandonne les jeunes des catégories les plus défavorisées à un avenir précaire. Les conséquences les plus violentes de cette politique sont le désengagement de l’État qui renvoie aux collectivités locales des responsabilités coûteuses qu’il ne veut plus assumer, et l’aggravation des inégalités entre les établissements et entre les élèves.

Ainsi dans (nom de l’établissement), les conditions de vie et d’étude se sont dégradées: donner quelques éléments significatifs (postes, options, dispositifs d’aides et de soutien supprimés, augmentation des effectifs par classe, remplacements non effectués…).

Les personnels ne peuvent se résoudre à cette situation qui les empêche d’exercer leur mission et remet en cause l’idéal démocratique et égalitaire qui les anime.

Porteurs d’un autre projet pour les jeunes qui leur sont confiés, vos enfants, ils interpellent depuis des mois leur administration et leur ministre, sans succès. Pire, les seules réponses à leurs interrogations, préoccupations ou revendications sont le plus souvent marquées du sceau du mépris pour leur travail et leur engagement professionnel, et accélèrent encore le processus de destruction du service public d’éducation.

Dans le même temps le projet de réforme des retraites procède de la même vision de la société : protéger les plus favorisés et faire payer aux moins riches, aux plus défavorisés, aux plus fragiles les conséquences sociales et économiques d’une crise financière provoquée par l’appétit sans frein des spéculateurs.

Décider de cesser le travail est toujours un choix difficile parce qu’il implique une désorganisation de l’établissement et des contraintes pour les familles, mais aussi à cause de ses conséquences financières pour les personnels qui se voient retirer une journée de salaire.

Mais face à une telle situation, les personnels n’ont pas d’autres recours que l’appel à la grève.

Ils seront en grève le lundi 6 septembre dans les collèges et les lycées pour revendiquer une autre politique éducative et l’abandon des réformes en cours.

Ils seront en grève le mardi 7 septembre et participeront aux manifestations aux côtés de l’ensemble des salariés pour exiger l’abandon du projet de réforme des retraites et obtenir une réforme des retraites plus juste.

Les personnels du (nom de l’établissement)

Bonne grève !

jeudi, janvier 29th, 2009

Eh bien, pas si ratée, cette grève ! Pour que la police annonce plus d’un million de manifestants… c’est qu’il devait y en avoir un peu plus ! Sans parler de tous ceux qui sont restés à la maison…

« Quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » disait il n’y a pas si longtemps un personnage célèbre… S’en est-il aperçu aujourd’hui ? Ou bien, terré dans son palais, a-t-il évité radio et télévision ?

Il doit y avoir des gens qui s’en aperçoivent trop, car un journal demande à ce qu’on revoie les règles du service minimum : que chacun ait « le droit » de se déplacer et d’aller travailler les jours de grève…

C’est vrai, quoi ! Il faudrait supprimer le droit de grève aux fonctionnaires, qui ont déjà bien de la chance de l’être, fonctionnaires ! Et le Service Public, dans tout ça ?

Ces braves gens mécontents ne se posent pas la question de savoir si, de privatisation en privatisation, il en restera quelque chose, du Service Public…

Je fais grève !

mercredi, janvier 28th, 2009

Eh bien oui : demain, je fais grève…

L’avantage, quand on est à temps partiel… c’est qu’on perd moins d’argent : le 30ème de salaire retenu par l’Etat est plus réduit que sur un temps complet… pour le moment tout au moins…

L’inconvénient… c’est que les jours de travail (qui sont quand même nettement plus nombreux, quoi qu’on dise !) sont eux aussi à « tarif réduit »…

Pourquoi je fais grève ?

Non, je ne vais pas vous parler de nos salaires en berne, des réformes, des suppressions de postes, de la précarisation, de la crise, de la privatisation des services publics… Tout ça, vos journaux, vos radios, vos télés en ont sûrement parlé !

La question, c’est : pourquoi moi, bientôt retraitée, je prive encore mes élèves d’une heure de cours ?

Je n’ai jamais été une militante, je l’avoue. Les deux seules fois que je me suis trouvée embarquée dans une action, c’est lors de la Coordination des enseignants de l’Essonne (il y a bien longtemps), et quand le maire d’une certaine commune a trouvé, pour résoudre les « problèmes » que lui posait la MJC, l’idée proprement géniale d’y passer le bulldozer (il y a encore plus longtemps)…

Bien sûr, j’ai distribué des tracts, je suis allée à des manifestations (il y a longtemps aussi… j’ai toujours eu un peu peur de la foule…), j’ai participé à des délégations et toutes ces sortes de choses… Mais j’avoue qu’il y a bien longtemps (encore !) que je ne suis pas allée au collège un jour de grève pour une réunion.

Si la « fatigue de l’âge » ne se sent pas encore trop dans mon travail, elle s’est sentie bien plus tôt dans les « activités périphériques » (conseil d’administration, syndicat,…).

La grève reste donc pour moi l’unique moyen « à ma portée » de me joindre à ceux qui, plus actifs, montreront leur mécontentement devant des problèmes croissants. Je serai « une de plus »… dans un mouvement que j’espère important.

Demain, je fais grève.