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A l’heure du « manuel » numérique…

samedi, avril 23rd, 2011

Suite à l’intéressant billet de Lucien sur le « dégraissage du mammouth » et la fermeture de 1500 classes pour la rentrée 2011, je me suis un peu promenée sur Internet, et ai découvert, un peu par hasard, le rapport de l’Inspection Générale (demandée par le ministère en septembre 2009) de juillet 2010 : Le manuel scolaire à l’heure du numérique.

Vous l’avouerai-je ? J’ai eu comme un sursaut, pensant à tous ces manuels que j’ai compulsés dans mon existence d’élève et de prof… et même de retraitée (mais là, c’est vrai, je m’intéresse plutôt aux manuels « anciens », XIXème et début XXème…).

Bien que j’aie été traitée, ici même, d’animal préhistorique incapable de comprendre la réalité du monde moderne (je schématise, n’ayant plus en tête les termes utilisés), je veux rappeler quelques détails me concernant :

– 1985 : Plan « Informatique pour tous » : stage (plus ou moins obligatoire, je ne me souviens plus). A partir de là, j’ai emmené mes classes en salle informatique, équipée de TO7 et MO5, redoutables petits engins d’une faible capacité (je crois me souvenir de 8 ko…) et demandant pas mal de patience au prof et aux élèves pour en sortir quelque chose… Deux ou trois touches pour obtenir une lettre accentuée, une de plus pour l’accent circonflexe, une de plus pour le tréma… Les élèves, estimant qu’ils n’avaient pas assez de doigts pour tout cela, écrivaient sans accents…).

– 1990 : Achat de mon premier PC (disque dur de 20 Mo… ça fait rêver, non ?) avec imprimante (à aiguilles, évidemment !) qui me permettait de ranger ma machine à écrire pour réaliser mes fiches de cours (à dupliquer avec la machine à alcool). J’ai été une des premières de mon collège (sinon la première) à distribuer à mes élèves des cours en police Courrier violette…

– 1995 (je crois) : connexion à Internet, et découverte – professionnelle (ce qui n’empêche pas les autres découvertes…) – de textes, illustrations et exercices multipliant mes possibilités de « création ».

Entre temps, le collège s’est doté de PC, s’est connecté lui aussi quelques années plus tard, et je pense qu’une bonne partie de mes classes, sinon toutes, ont été conduites en salle informatique.

Je ne suis donc pas une adversaire acharnée du numérique (la preuve : ce blog !), j’ai créé il y a quelques années un site de « révisions » de grammaire, avec quelques cours et des exercices à faire en ligne (qu’il faudrait d’ailleurs que je retravaille un de ces jours…).

Par ailleurs, je crois n’avoir jamais été esclave d’un manuel, quel qu’il soit. J’ai toujours préparé mes cours avec un certain nombre de manuels, tirant un texte de l’un, des leçons de plusieurs autres, des exercices de plusieurs autres encore. Dès que la photocopieuse est apparue au collège, tous mes cours ont été photocopiés pour les élèves (c’était plus compliqué avec la machine à alcool et la police Courrier, qui ne permettait pas de mise en page terrible…). L’avantage premier, c’est que les élèves pouvaient écrire dessus, souligner, annoter. L’avantage second était qu’on gagnait beaucoup de temps pour les exercices de grammaire ou de vocabulaire, les élèves pouvant compléter ou souligner les phrases au lieu de devoir tout recopier. Enfin, pour les études de textes, la mise en relation d’éléments (de champs lexicaux, par exemple) pouvait se faire facilement et visuellement à l’aide de crayons de couleurs ou de surligneurs.

Cependant, si l’on utilisait peu les manuels en classe, il me semblait important (et il me semble toujours…) que les élèves puissent s’y référer en dehors des cours : mes « leçons » photocopiées étaient forcément très brèves, et les manuels donnaient beaucoup plus d’explications, qui pouvaient rappeler aux élèves les explications orales du cours.

Le « manuel » (???) numérique ne me semble pas pouvoir remplacer le « vrai » manuel qu’on peut feuilleter, relire plus facilement qu’à l’écran (je trouve… j’avoue que je ne saurais lire un livre sur écran, j’ai besoin de me repérer dans la page, de tourner les feuillets pour trouver la fin d’un chapitre, etc.). La lecture à l’écran me semble plus « volatile »…

D’ailleurs, dans l’expérience menée dans les Landes, les élèves, munis d’un ordinateur portable, avaient cependant le manuel papier à la maison.

Le rapport fait, pour ce que je puis apprécier, le tour de la question : enseignants, élèves et parents, bien sûr, mais aussi éditeurs et contraintes du numérique. Il précise même le danger de cours encore plus magistraux avec l’utilisation de l’écran numérique…

Pour ma part, j’imagine mal, en classe, chaque élève devant son ordinateur portable (sans parler de l’encombrement de la table) faisant ses exercices. Sauf occasionnellement, bien sûr ! Entre autres, me manquent les relations entre élèves : quand on fait un exercice sur papier, il est facile de se pencher sur la feuille du voisin et de lui poser une question ; beaucoup moins facile de se pencher sur un écran. Or, pour moi, les relations entre élèves sont très importantes : au point de vue humain, certes, mais aussi au point de vue pédagogique : un voisin peut apporter une précision, éclairer une démarche ; une recherche commune peut aider l’un et l’autre à avancer.

Un des avantages du « manuel » numérique… est de diminuer le poids du cartable, dont on se soucie beaucoup depuis quelques années… Mais je me demande si, dans quelques années, on ne se souciera pas des problèmes de vue d’enfants soumis de 6 à 16 ans (voire plus) à la vision d’un écran 5 ou 6 heures par jour (pour ne parler que des heures de classe, et imaginer qu’il y a tout de même des moments « sans ordinateur », selon les matières)…

Le rapport fait état des problèmes posés par les parents :

Pour les parents d’élèves, la problématique majeure, s’agissant des outils et des ressources numériques, demeure celle de l’égalité d’accès. Pour eux le problème se pose doublement :
– d’une part, ils dénoncent la disparité des situations des établissements et des écoles au regard des usages du numérique : réseaux et accès haut débit (ou très haut débit), équipements et maintenance, espace numérique de travail, disponibilité de ressources numériques. Cette disparité est d’autant plus grande que l’investissement des collectivités territoriales est variable et s’exerce selon un modèle de partage des responsabilités dont on a vu qu’il n’était pas toujours clairement établi. Le problème est encore plus complexe pour les établissements d’enseignement privé, dont l’État assure seulement le premier équipement, à charge pour les collectivités territoriales (qui n’y sont pas expressément tenues) de compléter et de renouveler celui-ci ;
– d’autre part, pour l’utilisation au domicile, les effets redoutés sont ceux d’une double fracture numérique : certaines familles en effet ne sont pas équipées des matériels requis (ordinateurs, mais aussi connexion à l’internet en haut débit) ou, même si elles sont équipées, n’ont ni la pratique ni la maîtrise de l’outil.

Plus loin, le rapport minimise la « fracture numérique », en voie de résolution : je veux bien croire que de plus en plus de familles possèdent ordinateur et accès à Internet… mais, n’y aurait-il qu’un tout petit pourcentage de familles ne les ayant pas, il me semble que la vocation d’une Éducation « Nationale » est de prévoir un enseignement pour tous… D’ailleurs, dans ses « Recommandations », à la fin, le rapport préconise :

Soutenir et accompagner les usages de l’ENT dans l’espace privé, tant par les élèves que par les parents, notamment pour l’accès aux ressources pour l’enseignement.
Prendre en charge sous forme d’aides directes, les cas de carence d’équipement et d’accès au réseau au domicile familial, fournir une offre de substitution, soit dans l’établissement, soit directement à l’élève et à sa famille.

Le rapport évoque également les problèmes liés à la couverture du réseau, inégale selon les régions, et à l’obsolescence rapide du matériel numérique :

Quelles qu’elles soient, les évolutions du « manuel », numérisé ou numérique, s’inscrivent dans une histoire de l’industrie informatique caractérisée par une extrême volatilité des machines aussi bien que des logiciels. Le « temps de vie » d’un système opératoire est de l’ordre de cinq à six ans et, conformément à la « loi de Moore », l’accroissement de la puissance des « puces » se traduit par des avancées presque exponentielles dans les usages informatiques eux-mêmes : utilisation d’applications de plus en plus « lourdes » et « gourmandes » en ressources, production d’objets de plus en plus complexes.

Il envisage aussi (abomination des abominations !) l’utilisation d’autres outils que les ordinateurs :

Une tablette Kindle, un iPad, une Slate (HP), un assistant numérique ou certains téléphones portables accomplissent désormais des tâches autrefois dévolues aux seuls ordinateurs de relativement forte puissance. Du coup, la lecture sur écran, son ergonomie et ses conditions changent d’échelle avec la prolifération des unités informatiques qu’un particulier peut manipuler : ordinateur de bureau, ordinateur portable, netbook, reader, digital assistant, téléphone, clé USB, etc. L’ordinateur n’est donc pas l’espace de prédilection du « manuel » à l’heure du numérique, c’en est un support parmi d’autres, et c’est bien plutôt la multiplicité de ces « autres » qui doit être au centre des préoccupations des créateurs de contenus, des éditeurs scolaires aussi bien que des médiateurs-savants que sont les enseignants.

Lire Zola sur un téléphone portable… Vous imaginez ???

Pour finir, quelques-unes des Recommandations du rapport :

Introduire, dans le cadre actuel des épreuves du baccalauréat, des modalités d’évaluation de la maîtrise de ressources numériques, de leur utilisation et de leur compréhension.
Mettre en place des expérimentations dès la session 2011.

Je suis curieuse de savoir si ces expérimentations vont avoir lieu, et quels vont être les « exercices » permettant cette évaluation…

Veiller, dans le cadre des instances de pilotage départementales ou de circonscription à la fixation d’objectifs de diminution progressive du nombre de photocopies réalisées.
Dégager les marges d’autonomie financière consécutives à cette diminution pour y substituer l’utilisation de ressources numériques.
Accompagner cette mutation des pratiques au plan juridique, au plan technique comme au plan managérial.

Plus de photocops ! Hé bien, heureusement que je suis partie !
Mais c’est pas grave : à la maison, l’élève (ou ses parents !) imprimeront le texte ou la leçon eux-mêmes ! Comme pour un certain nombre de modes d’emploi qu’on ne trouve plus maintenant que sur CD !
Quant aux familles qui ne pourront, pour des raisons matérielles, réaliser ces multiples impressions quotidiennes (ou à peu près)…
Ben quoi : on s’en fiche, non ?

Corrections…

lundi, janvier 17th, 2011

Non, non, je ne vais pas faire un trip nostalgique sur les corrections de copies, rassurez-vous !

Vous vous souvenez peut-être d’un billet de décembre où j’avais voulu afficher des tableaux issus de Google Analytics… J’avais passé plusieurs heures sur ces tableaux, mais ils s’affichaient désespérément loin les uns des autres, laissant des tas de pages blanches entre deux… Peut-être d’ailleurs ne les aviez-vous pas vus, découragés par les pages à défiler avant le tableau suivant…

J’ai demandé conseil à un Pro… (merci à lui !) et on s’est aperçu que WordPress avait ajouté des sauts de ligne à chaque cellule du tableau… ce qui faisait évidemment des tas de lignes blanches qu’il (WordPress) avait aimablement regroupées au-dessus de chaque tableau…

Je suis donc repassée par les copies d’écrans, découpées et collées bout à bout (merci XnView !) pour obtenir quelque chose de moins lisible… mais de plus facilement consultable !

Les chiffres ne sont pas exactement les mêmes, puisqu’il y a eu des visites entre le moment de l’écriture et la fin de la journée… mais bon, ça ne change pas grand chose…

Si vous voulez retourner y faire un tour… c’est l’article 2056 !

Dictaphone (suite)

vendredi, septembre 11th, 2009

Que je vous reparle un peu de ce merveilleux joujou reçu hier…

Épatée d’abord par son faible encombrement… rien à voir avec mon magnétophone à cassettes ! Il tient dans la main (10 cm) et, selon le manuel, pèse 64,8 grammes… piles comprises !

Pas trop de peine à le « prendre en main » (dans tous les sens de l’expression).

Ensuite, cerise sur le gâteau : le logiciel de reconnaissance de voix !

Là, cela a été un peu plus laborieux… J’ai dû « dicter » un texte (extraits remaniés du Tour du monde en 80 jours) pendant au moins 15 mn, afin que le logiciel reconnaisse ma façon de parler. Ce qui lui a pris pas mal de temps. Ensuite, il (le logiciel !) est allé faire un tour dans mes fichiers pour « reconnaître mon style ». Si ! si ! Dommage qu’il ne me briefe pas à ce sujet, j’aurais aimé savoir ce qu’il avait déduit de mes textes ! Il lui a fallu du temps, là encore, le pauvre !

Et j’ai alors pu lui demander de transcrire le petit billet que j’avais enregistré sur le dictaphone.

J’ai été complètement bluffée !

Voir sur l’écran, au fil de la lecture, s’aligner les mots, correctement orthographiés et même, le plus souvent, correctement accordés… Fascinant !

Bon, bien sûr, ce n’est pas parfait… Il n’a pas fini d’apprendre, le logiciel… Et sans doute mon élocution n’a-t-elle pas été parfaite… A la relecture, il m’a fallu faire un effort de mémoire pour « traduire » certains passages…

Quelques exemples :

« chez les Suisses liés il y a certains » m’a fortement intriguée… avant que je ne retrouve « J’ai essayé, il y a un certain temps »

« échafaude ne pas savoir » : « et j’avoue ne pas avoir »

« Mansart ferais-je pour mon blog » (il est joli, celui-là, je l’aime bien !) : « M’en servirai-je pour mon blog ? »

Le logiciel n’est pas seul en cause : il faut aussi que j’apprenne à m’en servir ! Le mini mode d’emploi permet juste de démarrer, mais le fichier d’aide est bien plus détaillé, et me permettra, par exemple, de dicter la ponctuation…

Je vous reparlerai de mon nouveau joujou…

Dictaphone

jeudi, septembre 10th, 2009

Ceci est un message enregistré…

Non, il ne s’autodétruira pas dans trois minutes…

Mais il vient tout droit d’un dictaphone tout neuf que j’ai reçu par la poste ce matin… Un très beau cadeau de mes très aimables collègues… Il y a quelques avantages, à partir en retraite !

J’ai essayé, il y a un certain temps, d’écrire en me servant d’un magnétophone et j’avoue ne pas avoir vraiment persévéré dans ce domaine car je perdais le fil des mots et avais besoin de les voir écrits pour poursuivre ce que j’écrivais…

Pourquoi alors ce dictaphone ? Eh bien, essentiellement pour enregistrer des personnes de ma famille qui peuvent avoir des anecdotes intéressantes à raconter… mais que je serais tout à fait incapable de noter à la vitesse de la conversation.

Oui, j’ai appris la sténo il y a fort longtemps… mais je n’ai jamais été particulièrement brillante dans cette matière !

La première utilisation de ce nouvel outil sera donc essentiellement familiale et généalogique ! M’en servirai-je pour mon blog ? En tout cas, pour aujourd’hui, c’est fait !

Les notes sur Internet

mercredi, juin 10th, 2009

C’est bien, les notes sur Internet !

Drôlement pratique : de chez vous, vous tapez vos notes, elles arrivent toutes fraîches sur le serveur du collège ; le prof principal, qui prépare ses bulletins, allume son ordinateur et, tranquillement, imprime notes et appréciations de toutes les matières, pour toute sa classe !

Génial, non ?

Je prévois que, d’ici quelques années, les conseils de classe pourront se tenir ainsi : chacun chez soi, devant son ordi, et cliquant sur telle ou telle petite case pour faire connaître son avis…

Mais bon, ça, c’est encore de la fiction (enfin… j’espère !).

Tandis que les notes sur Internet, ça existe ! Même que parents et élèves, munis d’un mot de passe, peuvent aller consulter leurs résultats ! C’est beau, le modernisme !

Bien sûr, cela pose quelques petits problèmes.

Par exemple, pour moi (je prends mon cas au hasard) : je ne vous dirai même pas que je préfère les appréciations manuscrites, parce que plus personnelles, ce genre de réflexion est totalement périmé, depuis longtemps. Il n’est pas non plus utile de mentionner que je trouve absurde une « moyenne de Français », où se confondent notes de dictées, de contrôles de lecture, de rédaction, etc..

Mais quand même : je refuse que le logiciel calcule mes « moyennes » en jetant en vrac mes 20 ou 30 notes du trimestre. Je veux que mes moyennes, puisque moyennes il y a, soient calculées à partir des moyennes de grammaire, d’orthographe, d’explication de textes et de rédaction : la moyenne d’un élève est donc la moyenne de ces 4 moyennes.

Vous me suivez, là ?

Ça fait une différence ?

Oui, et pour deux raisons : d’abord, parce qu’ainsi, on ne privilégie plus le nombre de travaux (si j’ai donné 10 travaux d’orthographe et 2 de rédaction… la « moyenne de français » serait surtout une moyenne d’orthographe !). Ensuite, parce que justement, si on « mélange tout », les élèves faibles en orthographe (et ils sont nombreux !) seraient fortement pénalisés… à moins de ne pas noter les travaux d’orthographe… ce qui ne serait pas non plus très logique !

Pour tout « simplifier », j’attribue aussi des points de « bonus », suite à certains travaux. Le logiciel de notes a bien prévu cela… mais il ajoute les bonus à la moyenne… Je l’ajoute plus modestement avant le calcul de la moyenne… (C’est d’ailleurs ainsi que j’arrive à avoir des élèves qui ont 21/20 en orthographe… ça, le logiciel, il voudrait pas ! Il cracherait de fureur en tous sens !).

Donc : j’entre mes notes dans le logiciel de notes… avec un coefficient 0 (ça, il veut bien ! une chance !) pour qu’il ne me fasse pas de calculs intempestifs. Je les colle dans le presse-papiers pour les importer dans mon tableur, où je n’ai plus qu’à les recopier dans les bonnes colonnes ; je recopie dans mon tableur les points de bonus dans les colonnes correspondantes ; je lance le calcul des moyennes par « sous-matière » (j’ai un ami qui m’a fait une super macro pour ça)… et je fais calculer la moyenne globale au tableur.

Après quoi, si j’ai assez de temps, je recopie mes 4 moyennes dans le logiciel de notes, avec coefficient 1, et je le laisse calculer ce qu’il veut ; sinon, je ne recopie que la moyenne globale (avec coefficient 1 également).

C’est simple, hein ?

On a eu tout de même pas mal de problèmes… Par exemple : plusieurs profs (dont moi) se sont aperçus que les notes ne correspondaient pas… Ben oui, c’est un peu lent, l’entrée des notes via Internet… Si on veut taper à la vitesse « normale » une suite de nombres telle que : 15 12 7 20… le logiciel enregistre à peu près un chiffre sur 2… ou saute carrément une case… Se voir attribuer un 0 quand on avait 20… c’est assez vexant, avouez !

Il faut donc avoir un oeil sur la liste de notes manuscrites, un sur l’écran… et un, accessoirement, sur le clavier… C’est pas ça qui va arranger mon strabisme divergent ! Surtout que le 3ème œil, hein…

Enfin bref, on s’y fait comme on peut…

… quand le serveur du collège veut bien répondre !

Figurez-vous que les dates des conseils de classe sont fixées nationalement pour les 3èmes : nous devons tous avoir entré nos notes aujourd’hui… Certes, des professeurs bien mieux organisés que moi les ont entrées la semaine dernière. Mais je ne dois pas être la seule retardataire… car le serveur est indisponible !

Une collègue à qui j’ai téléphoné (car le collège est fermé le mercredi après-midi, évidemment !) m’a dit qu’hier, ça « ramait » tellement, même après 22 heures, qu’elle s’était levée à l’aube ce matin pour terminer sa saisie… Elle m’a conseillé de mettre mon réveil à 5 heures demain matin… mais ça m’étonnerait que je suive son conseil !

Sans compter que, les notes étant directement « pompées » par l’académie pour le Brevet (pourquoi ont-ils besoin des notes aujourd’hui alors que le Brevet a lieu les 30 et 1er ? Je ne saurais vous dire !), si elles sont transmises cette nuit… il manquera un certain nombre de notes de Français… et que le logiciel n’a évidemment calculé aucune moyenne pour le 3ème trimestre (voir plus haut).

Ah ! Le progrès !

Peut-être…

jeudi, février 26th, 2009

Peut-être vais-je réussir à mettre mon site en forme comme je le veux… Peut-être…

Je sais : ça doit en agacer plusieurs parmi vous de lire mes problèmes de codes divers et variés… Mais à cette occasion, j’ai découvert un éditeur de texte qui pourrait bien en intéresser quelques-uns : il s’agit d’EditPad.

C’est un éditeur de texte, pas un traitement de texte : il ne fait pas de mise en forme. Mais il a diverses fonctions très appréciables, comme de reconnaître les codes html et de les colorer, suivant leur rôle.

Ah ? Vous vous en fichez, des codes html ?

Bon, il peut aussi remplacer, à la volée, un groupe de mots par un autre dans plusieurs fichiers. Admettons que vous veniez de découvrir – avec horreur ! – qu’on n’utilise plus le terme d’adjectif possessif, mais celui de déterminant possessif. Vous voilà prêt(e) à vous plonger dans tous les fichiers où vous êtes susceptible d’avoir utilisé le mauvais terme, pour le remplacer par le « nouveau ». Du boulot en perspective !

Eh bien, vous demandez (gentiment !) à EditPad de faire le boulot à votre place : vous lui indiquez les répertoires concernés, vous ouvrez les fichiers, vous lui indiquez la recherche à faire et le remplacement, et toc ! il vous remplace l’expression fautive dans tous les fichiers, autant de fois qu’il la rencontre !

Vous vous fichez aussi des déterminants ? Oh ! Mais vous êtes contrariants, ce soir !

Alors, admettons que vous ayez écrit des tas de poèmes adressés à un(e) certain(e) Alex, et que vous vous soyez brouillés. Mais vous venez de rencontrer Dominique, qui est bien supérieur(e) à tous points de vue à Alex : en quelques toutes petites secondes, EditPad aura effacé Alex et l’aura remplacé(e) par Dominique dans tous vos beaux poèmes !

Vous n’écrivez pas non plus de poèmes ?

Eh bien : bonne nuit !

Incompatibilités…

lundi, février 23rd, 2009

Je ne sais pas si je vais arriver à m’en sortir… En fait, je reproduis, d’une autre manière, les problèmes que j’ai eus en janvier, pour finir par afficher ce !§#??##!!! de site ! Moi qui étais si fière de ma jolie page ! Et de ma feuille de styles, et toutes ces choses que j’avais faites avec mes petites (?) mains !

Mais je retombe sur les incompatibilités entre le code généré par Hot Potatoes et celui que j’utilise (sans compter qu’en plus, il a fallu d’abord que je « nettoie » celui généré par FP…)

Je crois que je vais faire mitan-mitaine : laisser les pages de Hot Potatoes se débrouiller comme elles veulent, et ne modifier que celles de cours… Encore une solution bâtarde, mais j’ai un tout petit peu autre chose à faire qu’à me battre avec des trucs que je ne comprends pas… Par exemple : corriger des copies…

Moi qui rêvais de me reconvertir en webmestre…

Désolée…

dimanche, février 22nd, 2009

Encore ?

Oui… je ne ferai pas ma page d’écriture aujourd’hui, noyée que je suis dans les css et html, sans parler des wrappers (qui ne rappent pas terrible) et autres bêtes difficiles à apprivoiser…

Mais, pour la peine, je vous présente en avant-première le nouveau look de mon site de français (enfin… le futur look ! y a encore du boulot !) :

Le Français au Collège

Le Français au Collège

Si vous vous permettez de ne pas trouver ça joli, je vous cause plus, na !

Un peu de respect pour le nombre d’heures (de jours, plutôt !) qu’il m’a fallu pour réaliser ce petit chef-d’œuvre !

Les mains dans le cambouis

mardi, février 17th, 2009

Non, non, je ne suis pas plongée dans le moteur de ma voiture ! D’ailleurs, quand je dis « les mains dans le cambouis », ce n’est pas tout à fait exact : c’est plutôt « la tête dans le cambouis », que je devrais dire !

Traduisez : html, xhtml, php, sql, css… et toutes ces sortes de choses ! D’une revue à un site internet, puis à un autre, et un autre encore, avec des retours à ma revue sur les css ou les cms… je ne sais plus où j’en suis !

Ce que je fais « là-dedans » ? Ben… voir comment « faire joli » mon site de Français… C’est pas gagné !

Ceux qui ont découvert l’informatique au lycée, en IUT ou en Fac ne connaissent pas leur chance ! Ils ne peuvent pas comprendre tous les efforts qu’un autodidacte doit fournir pour comprendre quelque chose aux outils qui sont à sa disposition… sans le mode d’emploi qui va avec, ou tout au moins le schéma directeur…

Sans compter que… le cerveau ne fonctionne pas à 60 ans comme à 15 ou 20 ans ! Il manque des neurones par-ci, par-là, et ceux qui restent ne se connectent pas toujours aussi rapidement qu’avant…

Quand j’ai eu mon 1er ordinateur, j’ai passé des heures à essayer de trouver comment faire tel ou tel truc. Des logiciels très basiques avaient été installés à l’achat. Un ami m’avait procuré des logiciels moins basiques… en anglais, évidemment, sans autre mode d’emploi que le fichier d’aide ! Et, à cette époque pré-historique, tout se passait sous DOS (j’en vois qui ne savent même pas de quoi je parle !). Je me souviens de mercredis où je m’asseyais à 8 h du matin devant « la bête » pour essayer de dompter peu à peu un traitement de texte, un tableur ou une base de données… Je ne voyais pas le temps passer, désireuse que j’étais de maîtriser quelques nouvelles notions. Quand une persistante douleur au ventre me faisait regarder l’heure… il était 5 ou 6 heures de l’après-midi, et je me rappelais alors qu’il fallait peut-être m’interrompre le temps d’avaler quelque chose… Et c’était reparti pour la soirée, voire une partie de la nuit, si je ne travaillais pas trop tôt le lendemain matin… Le mardi soir, j’éteignais rarement l’engin avant 2 ou 3 heures du matin…

Il faut être honnête : je n’ai plus cette patience de fourmi ! Je voudrais des réponses rapides, précises, dans les livres ou sur les sites. Je veux bien mettre (un peu) mes mains dans le cambouis, mais je n’ai pas envie de perdre du temps à refaire 15 fois les choses parce que je les ai mal faites (bon, d’accord, c’est un peu ce qui m’est arrivé avec ce fichu site… c’est bien pour ça que je ne veux pas recommencer !).

Et si quelqu’un peut m’expliquer clairement ce qu’est une base sql dans un site internet (je connaissais dans les bases de données… mais jusqu’ici, je ne vois pas le rapport…), je lui serai très reconnaissante !

Merci d’avance !

Mon site marche !

lundi, février 2nd, 2009

Oui, je vais encore vous parler de mon site de Français… Je ne dis pas que ce sera la dernière fois, mais je vais me calmer un peu sur ce sujet, promis !

Ce matin, j’avais les 3èmes en « entraînement Brevet » pendant 2 heures. Séance prévue tous les 15 jours depuis janvier. Pendant une heure, la moitié de la classe est sur ordinateurs, chacun revoyant les points qui lui posent problème (à partir d’adresses que je leur ai fournies) ; l’autre moitié répond à des questions « de brevet » sur un texte. Au bout d’une heure, les deux groupes permutent.

(Au passage, j’ai bien eu confirmation que quelques élèves s’étaient connectés à mon site ce week-end…)

Me voilà donc, comme d’habitude, naviguant d’un groupe à l’autre (pas le temps de s’asseoir, en deux heures ! Quand je pense qu’il y a des gens qui nous imaginent assis au bureau toute la journée !). Et, dans la partie ordinateurs, me voilà… bien vexée ! Car aucun élève n’est sur mon site, alors que je me suis tant décarcassée pour qu’ils y aient accès avant les épreuves communes (après-demain…) ! Et je le leur dis… Comme ils sont très gentils, presque tous basculent sur mon site, et les voilà partis à faire des tas d’exercices (en deux heures, je n’en ai vu aucun regarder un cours…).

Je leur indique la page « contact », pour me prévenir éventuellement d’un problème… Justement, il y en a un : sur les synonymes, 2 exercices différents ont le même numéro… (sans compter qu’en voyant la page « contact »… je me souviens qu’elle ne comporte pas de lien…)…

Deux heures de travail intense pour tout le monde : je ne regrette pas le temps passé !

En rentrant, je regarde les « statistiques » du site : l’adresse internet étant la même pour tous (adresse du collège), on me signale 1 seule visite… mais 559 pages vues !

Par contre, Google ne me donne toujours pas de statistiques… En fait, le numéro qu’il m’a demandé d’inclure dans mes pages était incomplet… Eh bien voilà ! Je n’ai plus qu’à modifier mes pages de contact, synonymes, accueil… et à les renvoyer sur Internet !

Ce qui est fait…

Promis : demain, je vous parle d’autre chose !