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De l’utilisation de carnets d’adresses…

lundi, mars 27th, 2017

Je suppose qu’à peu près tout le monde, un jour ou l’autre, a reçu un courriel – venant souvent d’Afrique – d’une « personne en détresse » cherchant à récupérer une fortune grâce à une petite participation du destinataire (qui s’en verrait évidemment très largement récompensé !). Mais j’ignorais jusque récemment l’utilisation d’un piratage de carnet d’adresses…
Voici les courriels échangés entre un « ami » (ou supposé tel, puisque empruntant son nom – mais pas son adresse – d’expéditeur) :


De PL, le 16 Mars 2017 5:24
Coucou,
Tu vas bien ?J’aurai un service à te demander.

P


(C’est peut-être la 1ère fois que cet ami m’écrit… Je corresponds plus souvent avec sa femme…)


Re:    le 16 Mars 2017 9:11
De : CG

Je vais… je vais…
Dis toujours : je te dirai si je peux…

Bises,

C


De: PL
Envoyé: Vendredi 17 Mars 2017 23:33:13

Merci pour ton message. Je vais très mal après avoir oublié mes affaires ( mon téléphone, carte de crédit, argent) dans un taxi ici où je suis actuellement pour 2 jours. Je souhaite également que tu gardes ce mail pour toi uniquement pour ne pas inquiéter mon entourage. Y’a t’il un bureau de tabac ( Buraliste) non loin de toi ?

P


(A noter le « ici » d’une précision totale… Et le secret demandé… Et la traduction du « bureau de tabac »…)


Re:     18 Mars 2017 9:35

Je ne comprends pas bien le buraliste,… mais oui, il y en a un à L. … Que veux-tu ???


De: PL
Envoyé: Samedi 18 Mars 2017 16:32:00

Je souhaiterais dans l’urgence recharger ma carte afin de régler mes frais de déplacement et assurer mon retour. J’aimerais, que tu me viennes en aide en m’achetant chez un buraliste, 5 coupons de 250€ de recharges PCS MasterCard qui feront la totalité de 1.250€  de ,une fois sur place dit juste que tu voudrais acheter des coupons de recharge PCS MasterCard il saura de quoi il est question.
Je voudrais 5 coupons de 250€ ,
Je te rembourserais avec intérêt si tu veux.
Et il-y-a des numéros de rechargements de chaque coupons que tu devras me communiquer après achat.

P


(Diable ! où est donc ce « ici » pour que 1250 € soient nécessaires pour en revenir ??? La proposition de versement d’intérêts est assez étonnante de la part d’un ami… Et si l’orthographe m’avait légèrement choquée dans le courriel précédent, cela ne s’arrange pas : le supposé ami n’est pas coutumier d’erreurs de ce genre…)


Re:     18 Mars 2017 19:33

Suis-je devenue trop méfiante ??? Peut-être…
Peux-tu me donner, en guise de mot de passe, les prénoms de tes petits-enfants ?
C


Fin de l’histoire : les prénoms desdits petits-enfants ne figuraient pas dans le carnet d’adresses…

Comme je parlais de cet échange à un ami, celui-ci m’a dit avoir déjà reçu un message semblable (auquel il n’a pas répondu, l’identifiant comme une arnaque) ; une des connaissances de l’expéditeur supposé s’est fait avoir, cependant… Généralement, l’expéditeur « ami » est dans un pays plus ou moins lointain… Et ne sait sans doute pas qu’il existe des ambassades où l’on peut trouver de l’aide dans ce genre de cas…

Un conseil : méfiez-vous de vos « amis » en difficulté : ils ne le savent peut-être même pas !!!

Curieux commentaire…

vendredi, mars 28th, 2014

Parmi les commentaires que je reçois sur ce blog, il en est un certain nombre qui émanent de robots, vantent je ne sais quel produit en bourrant leur message de liens… ou, parfois, m’offrent un « copié-collé » d’un fragment de discussion n’ayant évidemment rien à voir avec mon billet. Ah oui ! Il y a aussi ceux qui se contentent de citer le titre du billet… Tous, généralement, avec une adresse de site vendant je ne sais quoi…

Celui reçu cette semaine est un peu particulier… J’ignore quelle est la langue d’origine du « commentateur », mais ce n’est visiblement ni l’anglais ni le français… et Google Traduction ne fait pas toujours des merveilles… Ce message suit mon billet sur Le quatrième mur, de Sorj Chalandon… avec lequel, comme vous allez voir, il n’a que très peu (!!!) de rapports :

« Merci une fois de plus le grand Dr Idibia je suis sarah lewis , je veux partager mon témoignage à tout le monde ici à ce que ce grand homme a fait pour moi , je suis marié depuis plus de six ans savent enfant , mon cœur a été la difficulté que je don ‘t savent quoi faire . Et je suis passé d’ un endroit à un autre encore , je n’ai pas trouvé la solution de mes problèmes jusqu’au jour dans mon bureau quand un de mes amis est venu pour une visite et j’ai donc été caché ce pour chaque corps de ne pas partager ces problèmes à une quelconque manière , quand je vois la situation sur le terrain maintenant mon mari est sur le point d’obtenir une autre femme , je fais de mon mieux pour partager avec un ami alors elle m’a conseillé de contacter ce grand homme pour un sort si je n’étais pas moi-même de lui dire mes problèmes si je lui demande ce que nous prenons cela me ? Elle a dit que nous pas pris beaucoup de temps seulement trois jours, il nous faire alors je regarde de haut en bas en étions-nous de commencer à partir de maintenant ? Elle insiste pour que je le cherche alors je lui demande pour ses contacts , elle m’a donné son numéro et l’adresse de son e-mail son numéro +2348103508204 et voici l’e-mail { greatidibiaspelltemple30@gmail } si je l’ai appelé en premier avant l’email qu’il sache si son est la personne d’écriture pour qu’il lance le sort et je suis si heureuse avec mon mari avec deux enfants avec cela, l’homme est grand et son casting de charme est réel grâce à mon ami que Dieu tout-puissant vous bénisse tous de sarah lewis »

Comme vous pouvez voir, pas d’adresse de site ici, mais numéro de téléphone et adresse courriel (que ladite Sarah donne également comme adresse perso).

Je suis un peu curieuse… et ai appelé Google pour chercher les pages où figure le numéro de téléphone :

Environ 3 740 résultats, a répondu Google, dont certains de 2008… Le peu que j’ai regardés sont aussi des commentaires, invariablement terminés par « avons foi en lui et il vous aidera » ou « have faith in him and he will help you ». Les adresses courriel varient un peu cependant : UNOKOSPELLTEMPLE30, SAMURATELLERSPELL100, DR.OJUKWUTELLERSPELL… le tout sur gmail… A croire qu’il y a plusieurs « grands docteurs » prêts à nous aider…

Puis j’ai cherché l’adresse courriel :

Environ 85 résultats, a répondu Google, dont certains de 2010. Plusieurs commentaires de ladite Sarah, sur divers sites, datant de cette année…

Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris en quoi le Grand Docteur pouvait vous aider… mais si vous voulez en faire l’essai (et que vous avez la foi !)… à vos risques et périls !

(Attention à son réel « casting de charme » !)

Question de foi ?

dimanche, février 2nd, 2014

Une fois de plus, merci à L’instit humeurs de m’informer sur le soudain absentéisme dans certaines écoles…

Donc, une campagne par SMS et réseaux sociaux a incité des parents d’élèves à ne pas envoyer leurs enfants à l’école pour protester contre l’enseignement de la « théorie du genre » qui y serait enseignée…

J’ai déjà parlé ici de cette « fameuse » (fumeuse ?) « théorie du genre » qui enseignerait que le genre de l’individu n’a que peu (voire pas du tout…) de rapports avec son sexe physique/physiologique : c’était en 2011, alors qu’on osait aborder l’homosexualité dans les manuels de SVT de 1ère L et ES : Science sans conscience

Donc : retour à cette grave question… J’ignore pourquoi certains s’acharnent à démolir cette « théorie » qui n’existe pas : vouloir à tout prix que seul le physique/physiologique détermine le psychisme d’un individu me paraît aberrant… Bien sûr que si l’on est grand/ petit, mince/gros, malade/en bonne santé,… fille/garçon, cela joue un rôle important dans notre histoire. Mais pas que ! Notre entourage, nos rencontres, notre construction psychologique jouent aussi un rôle, qu’il me paraît important de reconnaître.
Sans parler des « anomalies » : Dans Marie Claire de janvier, un hermaphrodite conte son histoire : doté à la naissance d’un minuscule pénis (pas de testicules) et d’un vagin, il a subi toute son enfance et adolescence traitements et opérations pour en « faire » un homme…
Où les adeptes du sexe « purement physique » rangent-ils les hermaphrodites ? Ils les tuent à la naissance pour éviter les questions qui dérangent ? Ainsi que les enfants dont le sexe physique/hormonal/chromosomique n’est pas parfaitement « aligné » ?

Cette fameuse théorie n’aurait peut-être pas suffi à elle seule à déclencher une « grève » des parents… Il fallait donc en rajouter une « légère » couche :

Donc, attention !
Les instituteurs vont dispenser des cours d’éducation sexuelle et de masturbation dès la maternelle.
Ils vont aborder la question de l’homosexualité dès la maternelle
Ils présenteront aux enfants des peluches en forme de pénis et de vagin.

Ben oui, y a des gens qui y ont cru, qui y croient peut-être encore… (voir les commentaires de l’article… et aussi de celui du Nouvel Obs :

Guillaume Brossard, cofondateur de HoaxBuster.com (si vous ne connaissez pas ce site… allez-y vite, pour suivre (et voir démonter) les folles rumeurs qui courent via courriels et autres…) explique comment a été fabriquée la rumeur :

Cet appel au « boycott d’un jour de classe » a ceci d’intéressant qu’il est très politisé, très réfléchi, et que les réseaux sociaux et autres canaux viraux ont servi à blanchir son origine. Nous ne sommes pas face à un mouvement spontané d’internautes, mais face à une instrumentalisation mûrement réfléchie.

On touche ici au fonctionnement même de la rumeur. Un discours tenu par un individu n’a pas beaucoup de poids. Mais si 10, puis 20, puis 50 personnes tiennent le même discours, alors il commence à en avoir. Et peu importe que le propos soit vrai ou pas, puisque de toute façon l’internaute n’a « pas le temps » de vérifier.

C’est exactement ce qu’il s’est passé avec cette supposée « théorie du genre » enseignée à l’école et à l’origine du « jour de retrait ». Des interactions ont été créées pour que les gens en parlent entre eux, pour qu’il y ait de plus en plus de monde au courant.

Cet effet de masse s’est appuyé sur les réseaux sociaux, sur des listes de mails et sur des chaînes de SMS. Comment ces données ont-elles été collectées ? Via des pétitions signées dans la rue ou sur internet, via des « likes » de pages Facebook anonymes, qui permettent d’engranger des adresses mail et des profils « non politisés », ou encore via des abonnements à certaines newsletters.

Cet appel a tout de la rumeur, mais ce n’en est pas vraiment une. Il s’agit d’une manipulation orchestrée, s’appuyant sur les mécanismes de diffusion d’une rumeur. Toute cette histoire est instrumentalisée et parfaitement maîtrisée en amont.

Manipulation, donc… Par des organisations dont certaines sont clairement identifiables…

Et menaces, en prime :

« Ceux des vôtres qui la ramèneront sur ce sujet en conseil d’école seront automatiquement ciblés. » Les sections départementales franciliennes de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) ont reçu, mardi 28 janvier, un mail menaçant leur demandant de « stopper [leurs] activités pro théorie du genre », révèle Le Parisien (abonnés). La fédération de parents d’élèves a réagi en envoyant, jeudi matin, une plainte pour « menaces » au procureur de Melun (Seine-et-Marne).

Au passage, sur Hoaxbuster, j’ai découvert une rumeur concernant la taille des crêpes bretonnes… Laquelle vient du site legorafi.fr qui se définit ainsi :

Tous les articles relatés ici sont faux (jusqu’à preuve du contraire) et rédigés dans un but humoristique. L’utilisation de noms de personnalités ou d’entreprises est ici à but purement satirique.

(Ce qui n’empêche que ses « informations » sont relayées ici ou là !)

J’ignorais ce site… qui n’a pas manqué de s’intéresser au phénomène décrit plus haut : voir

Théorie du genre : Les enfants demandent à leurs parents d’agir un peu plus en adulte

Maintenant, si vous voulez vous informer sur le projet « ABCD de l’égalité »

L’éducation à l’égalité et au respect entre filles et garçons s’inscrit dans les objectifs du Socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Elle doit être mise en œuvre dans une approche transversale qui engage l’ensemble des matières enseignées et des activités vécues.

ou sur les indications de l’OMS : Standards pour l’éducation sexuelle en Europe (attention ! « indications » et non décrets de loi ! L’OMS n’émane pas du gouvernement, et le gouvernement n’est pas tenu de suivre ses indications !!!).

C’est moins croustillant… mais vous saurez au moins de quoi on parle réellement…

Bonnes lectures… et, s’il vous plaît, ne frisez pas l’infarctus en lisant certains commentaires des articles cités…

Rentrée…

lundi, septembre 2nd, 2013

Rentrée… 5ème rentrée que je ne fais pas…

Des regrets ? Non, vraiment pas… J’ai eu l’énorme chance de terminer mes 40 années d’enseignement par 3 années « en or » : non seulement j’ai pu bénéficier d’une dernière mouture de la Cessation Progressive d’Activité (CPA pour les intimes), et donc de n’avoir plus que 3 classes (2 la dernière année…) au lieu des 4 que je ne sais plus quelle réforme nous avait imposées, mais en plus, ces 3 années, l’équipe « administrative » a été celle que je n’aurais jamais osé rêver, sachant surtout répondre à mes attentes quand un problème se posait avec un élève… J’en ai déjà parlé, tant pis si je radote un peu : après tout, je commence à en avoir l’âge…

Quand j’avais un problème avec un élève, non soluble dans la classe (le problème, pas l’élève !), je faisais appel à « l’administration » ; non, évidemment, pour que ladite administration sanctionne l’élève en question : cela, je pouvais le faire sans aide extérieure ! Mais pour qu’un autre adulte dialogue avec l’élève, hors classe, et tente de savoir quel problème se posait réellement. Parfois, le problème était d’ordre relationnel entre l’élève et moi ; mais, le plus souvent, il s’agissait de bien autre chose, d’ordre familial ou personnel… Que l’une ou l’autre personne de l’équipe puisse parler avec l’ado, l’écouter, comprendre… et me tienne au courant, cela a été d’une grande aide pour ces dernières années. Permettez-moi de remercier encore, ici, ces deux personnes qui étaient vraiment à l’écoute des élèves comme des personnels, et dont je garde un chaleureux souvenir…

Donc, disais-je, pas de regrets de cette « retraite » : après 3 années comme celles-là, j’aurais eu trop de mal à enchaîner avec une équipe administrative plus « classique »… vu mon caractère, les conflits n’auraient pas manqué !

Mais… comment ne pas éprouver, de temps à autre, et particulièrement quand la Rentrée scolaire est à la Une, quelques bouffées de nostalgie ?…

« Retraite »… Beaucoup en rêvent, paraît-il… Cela n’a pas été mon cas : Mon métier était trop une part importante de ce que j’étais pour avoir envie de le quitter, malgré la fatigue croissante. Retraite, retrait, retirer… c’est, brutalement, une part de moi qui s’est arrachée, non sans douleur, évidemment !

On pense souvent : il faut préparer sa retraite, avoir des activités qui font oublier le travail…

Ce n’est pas vraiment le problème : des activités, j’en ai, et assez prenantes… Le problème, c’est de retrouver une identité, quand sa propre identité s’est confondue pendant des dizaines d’années avec son métier… Le problème, ce n’est pas de « faire », c’est d' »être », d’exister, tout simplement…

* * *

Lucien Marboeuf s’est préparé à la rentrée, lui… En allant jouer au prof sur Internet…

Bien que sa description d’une « partie » ne m’ait guère alléchée (mais bien amusée !), je suis allée faire un tour sur ce site où l’on peut « jouer au prof« …

Je ne me suis pas inscrite pour pouvoir jouer à mon tour… Mais qui sait ? Peut-être en aurez-vous envie ?…

De la délation…

lundi, août 20th, 2012

S’il y a une chose qu’un enfant apprend vite au milieu de ses « congénères », c’est qu’on ne « rapporte » pas. L’ostracisme entourant le « rapporteur » est tel que, si le cas est d’une certaine gravité, l’adulte responsable du groupe aura toutes les peines du monde à trouver un enfant qui lui conte ce qui s’est passé. La loyauté est en cause, et il est bien difficile à un enfant de comprendre qu’entre la loyauté à ses pareils et la loyauté aux adultes, il lui faut parfois choisir…

Devenu adulte, ce sentiment de loyauté au groupe, plus ou moins bien compris, perdure le plus souvent. On ne « dénonce » pas le collègue qui bâcle son travail, le voisin qui fait brûler ses feuilles mortes en dépit de l’ordonnance municipale, l’automobiliste qui régulièrement franchit les limitations de vitesse. Sauf cas grave, ou préjudices personnels importants. Et, dans ces cas, on se réfère à l’autorité compétente.

Il faut un caractère bien particulier, ou des circonstances bien particulières, pour que se révèle un délateur. Je pense, entre autres, à ces gens qui, pendant la guerre, ont dénoncé leurs voisins comme juifs, communistes ou terroristes : le climat de haine bien entretenu, les privations, la jalousie, la convoitise, la peur, ont sans doute conduit bien des gens « honorables » à la délation. A qui il faut ajouter, évidemment, des « profiteurs » cherchant toutes les occasions pour monter dans l’échelle sociale et/ou pour accroître leurs biens. Là encore, le délateur contacte l’autorité compétente.

Toute autre me semble être la démarche livrant le « coupable » (ou présumé coupable !) à la vindicte publique.

Je fais référence ici à cet article lu dans le dernier Nouvel Obs : « Les justiciers de la Toile » (surtitre : « Big Brother, désormais, c’est le voisin »). En juillet, quelques centaines de personnes ont été dénoncées sur Internet comme fréquentant des sites pédo-pornographiques par les Anonymous. Dénonciateurs anonymes, donc, face au public et non vers une autorité quelconque.

Loin de moi l’idée de défendre ces sites : ils sont dangereux et criminels, tant pour les enfants qu’ils utilisent (car il s’agit bien ici d’utilisation, comme d’objets) que pour les visiteurs : à force de voir des images satisfaisant leurs penchants plus ou moins secrets, ils en arrivent forcément à banaliser ces penchants, et risquent alors de passer à l’acte. La pédophilie est une « maladie » (souvent, d’ailleurs, due à un traumatisme vécu dans l’enfance : j’ai lu nombre de témoignages de pédophiles et de prostitué(e)s qui avaient été « abusés », comme on dit, dans leur enfance). Le passage à l’acte est un crime, un des plus graves, puisqu’il tue l’enfant et compromet gravement sa vie d’adulte.

Et, d’après ce que j’ai pu lire, les sites et réseaux pédophiles échappent régulièrement à la justice, se faisant domicilier dans des pays où on ne peut les poursuivre, changeant d’adresse et de nom autant que nécessaire.

Est-ce une raison pour livrer au public les noms des visiteurs de ces sites ? Après l’affaire d’Outreau, on peut avoir quelques doutes… La présomption d’innocence, ici, non seulement est bafouée, mais l’innocent « confondu » (homonymie ou autre) n’a plus qu’à déménager et trouver un travail ailleurs… En espérant que son nom ne lui soit pas reproché pendant des années !

L’article précise, par ailleurs, que ces dénonciations aboutissent, parfois, précisément à l’inverse de ce que cherchent les dénonciateurs, « grillant » des policiers ayant infiltré des forums…

Les dénonciateurs ne sont pas tous anonymes : Facebook, par exemple, a livré en mars à la police un internaute « suspect » dont les conversations avec une fillette avaient été scannées par un robot, lequel avait détecté des mots-clés… J’espère que les utilisateurs de ce réseau savent qu’ils sont espionnés et que tout ce qu’ils écrivent peut se retourner contre eux…

Le plus grave, à mon sens, est que le procédé (autant celui des Anonymous que celui de Facebook) peut se retourner demain contre n’importe quel groupe de gens livrés à la vindicte populaire : selon les options des délateurs, ils peuvent « livrer » ainsi des noms d’homosexuels, de femmes se faisant avorter, d' »ennemis » des animaux, que sais-je ? Sans parler des religions, des origines, de je ne sais quels critères des uns ou des autres…

Internet : la meilleure et la pire des choses ? On le savait déjà un peu, on le découvre davantage chaque jour…

Du plagiat…

mercredi, mai 4th, 2011

Un article du Nouvel Obs m’a envoyé faire un tour sur des sites consacrés au plagiat… Plus précisément, ces sites s’intéressent surtout au plagiat pratiqué par les étudiants (et parfois les professeurs ou les chercheurs…) qui pillent plus ou moins sans complexe des travaux précédents…

L’histoire d’un professeur de faculté ayant ainsi « exploité » le travail d’un étudiant m’a rappelé ma 1ère année de Fac (cela remonte un peu…). Je ne sais plus quel était l’intitulé de ce TD, dont le professeur nous avait fait acheter son livre sur la langue française… En fait, il y a eu très peu de cours (moins de 10, je dirais…), et notre inquiétude était grande, vu que nous avions en fin d’année un examen sur ce TD… et que nous ignorions totalement en quoi consistait cet examen. Une des dernières séances (elles se sont arrêtées avant la fin décembre…), le professeur nous a distribué des travaux, à faire par groupes : nous avons été trois à choisir « l’enseignement du Français dans les revues pédagogiques », je n’ai plus aucune idée des intitulés des autres travaux.

Comme, chaque semaine, nous nous retrouvions devant la salle veuve du prof (jamais de message annonçant son absence, nous ne pouvions que la constater en venant au « cours »), nous avons eu le loisir de faire sérieusement notre travail, d’autant que, formée comme enseignante, j’avais déjà un certain nombre de ces revues. Au final, notre dossier faisait une centaine de pages… dont un certain nombre de feuilles desdites revues, je vous rassure ! Dossier sans doute manuscrit, pas de souvenirs à ce sujet.

Le prof absent ne nous dispensait pas de rendre nos travaux à la date indiquée, au bureau… Je crois me rappeler qu’il a tout de même fait une apparition en janvier ou février, et qu’il a tenté de nous rassurer sur l’examen final… sans nous dire davantage en quoi il consistait…

Quand nous l’avons revu pour la dernière fois, juste avant les vacances de Pâques, la colère grondait dans le TD, et je faisais partie des plus inquiets, donc de ceux qui protestaient le plus : une année sans cours quasiment, pas de programme clair, pas d’indications sur le partiel… Il nous a fait taire en nous donnant les notes de nos dossiers… et moi particulièrement, puisque nous avons eu 18 ou 19… Il n’y avait d’ailleurs pas, je crois, de mauvaises notes, mais ayant eu une des meilleures, je n’ai pu continuer mes protestations… Sauf quand, sur une demande, il a dit qu’il ne rendait pas les dossiers…

Toute neuve à la Fac, j’ignorais que des devoirs pouvaient n’être pas rendus à leurs auteurs… De plus expérimentés m’ont expliqué ensuite que des profs utilisaient parfois ces travaux pour leurs propres livres… Ils en plaisantaient, même s’ils ressentaient une certaine injustice…

J’ignore totalement si le prof en question a utilisé l’un ou l’autre de nos travaux : loin de moi l’idée de l’accuser de plagiat !

D’ailleurs, je ne me sens pas particulièrement innocente en ce domaine : dans les cours que j’ai pu distribuer à mes élèves, il y avait des exercices que je n’avais pas tous créés… et je n’indiquais pas forcément les sources…

Mais, tout de même… je n’aurais sûrement pas présenté à un jury un travail dont je n’étais pas l’auteur…

Il s’agit ici d’enseignants en Université qui ont plagié… leur thèse de doctorat !


Le plagiaire d’Amiens et « l’acharnement »
— par B. Eizykman et M.-D. Porcheron

Posté par Jean-Noël Darde

Les deux enseignants de Lille-Cambrai et d’Amiens qui ont eu les honneurs d’un article récent de Mediapart pour avoir plagié leur thèse de doctorat et avoir été maintenus à leur poste, utilisent tous les deux la même défense : ils sont victimes d’actes injustifiés de « harcèlement » ou « d’acharnement ». […]

L’annulation de la thèse n’est pas une sanction, c’est simplement la restitution d’un larcin, comparable à la récupération d’une somme volée par un caissier de banque indélicat. Quant à l’interdiction de s’inscrire pendant deux ans, elle ne correspond à rien d’autre qu’à l’empêchement pour l’enseignant plagiaire d’obtenir une promotion pendant cinq ans : deux ans d’interdiction auxquels s’ajoutent trois ans de préparation d’une nouvelle thèse permettant d’obtenir éventuellement le grade de maître de conférences. Or, quand un étudiant qui a passé sa thèse est convaincu de plagiat, fraude la plus lourde et destructrice qui puisse survenir à l’université puisque le doctorat en est le diplôme ultime, il se voit généralement infliger une interdiction à vie, comme le confirme une décision récente du CNESER à propos d’une thèse plagiée à Toulouse-II : circonstances aggravantes pour les étudiants (voir note 3), circonstances atténuantes pour les enseignants ! Le renversement de cette situation serait plus juste. […]

Privation de promotion pendant cinq ans : le verdict rendu à l’encontre d’un acte qui bafoue toutes les valeurs de l’Université (qualité et originalité de la recherche, probité et rigueur intellectuelles), qui en menace les fondements mêmes, mérite d’être comparé avec ceux de la justice ordinaire.
Une caissière d’un grand magasin qui dérobe une bricole coûtant 1 euro va se faire renvoyer par son employeur, on a pu le déplorer à plusieurs reprises ces dernières années. Le caissier de banque indélicat ne risque pas de retrouver son emploi derrière la même caisse une fois l’argent restitué. Le trader qui s’affranchit des procédures de contrôle et fait perdre beaucoup d’argent à sa banque sera évidemment remercié. Par contre, le plagiaire est maintenu à son poste, apparemment protégé en tant qu’enseignant par l’esprit de corps suicidaire qui règne encore au sein de l’Université et que dénoncent à juste titre les étudiants (comme dans ce courrier adressé à Michelle Bergadaa). […]

Surtout, quel que soit son statut, le rôle d’un enseignant est de transmettre aux étudiants – pas à des clients – des connaissances, des méthodes de travail et les valeurs qui fondent l’Université. Contrairement au trader qui adhère aux objectifs cupides du système financier, le plagiaire a porté atteinte aux valeurs qui gouvernent le milieu universitaire : comment pourrait-on dès lors se montrer intransigeants vis-à-vis des étudiants en continuant de protéger les enseignants qui violent les valeurs qu’ils sont censés faire respecter ?

3) À l’Université Pierre Mendès-France (Grenoble 2), on a relevé (1999) une « exclusion de tout établissement public d’enseignement supérieur pour une durée de 3 ans pour tentative de fraude lors d’une épreuve écrite d’examen du DEUG » .

Sur le même site, une autre histoire (il y en a un certain nombre… allez donc y faire un tour !) :

UBU, VICE-ROI DU CNU

On se souvient du cas du vice-président du CNU de Sociologie, le professeur Ali Aït Abdelmaleck de l’Université Rennes 2, pris en flagrant délit de plagiat (cf. Plagiat, silence et excellence).

La découverte des premiers plagiats d’A. A. A., d’abord évoqués sur le blog de Pierre Dubois (2 décembre 2010), a été suivie quelques semaines plus tard du repérage de nouveaux plagiats dans d’autres travaux du même auteur. Le 16 janvier 2011, Michelle Bergadaa mettait en ligne les résultats d’une étude sur ce cas.

Cette situation a conduit l’Association des sociologues enseignants du supérieur (ASES) et l’Association française de sociologie (AFS) à co-signer, le 24 janvier 2011, un communiqué demandant la démission d’A. Aït Abdelmaleck du CNU.

Cependant, à l’occasion de la session du CNU de sociologie-démographie qui s’est tenue du 7 au 11 février 2011, une majorité des participants ont fait valoir leur soutien au vice-président plagiaire. C’est donc avec l’appui de ses pairs qu’un professeur plagiaire a pu être chargé d’évaluer la qualité scientifique d’une part des 610 dossiers (529 candidatures de maître de conférence et 81 de professeur) présentés à cette session.

On comparera cette attitude avec les réactions rapides de l’Université de Bayreuth et des universitaires allemands [pétition à la Chancelière Angela Markel signée par plus de 60.000 universitaires (*)] qui ont imposé la démission du Ministre de la défense à la suite de la découverte des plagiats dans la thèse de « Herr Doktor » Karl-Theodor zu Guttenberg (**).

(**) Notons que le même jour de la démission du Ministre de la défense allemand pour plagiat, Gérard Longuet qui s’est revendiqué plagiaire [cf. cet article du Nouvel Observateur (2004) et cet autre de Libération (2002)] devenait Ministre de la défense dans le nouveau gouvernement Sarkozy.

Sur le site Le plagiat, il y a aussi des exemples intéressants… Celui-ci, par exemple :


16 décembre 2010 : Séraphine, aussi…

Séraphine de Senlis, peintre au destin tragique (1864 -1942), a fait l’objet en 2008 d’un film brillant d’originalité et récompensé de sept prix en 2009 lors de l’Académie des Césars.

Le César du meilleur scénario original est pourtant très contestable puisqu’Alain Vircondelet, auteur d’une biographie de Séraphine, publiée aux Editions Albin Michel en 1986, a obtenu la condamnation pour contrefaçon de l’auteur du scénario et de la Société de TS Productions. Le 26 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le scénariste et la société de production à payer, d’une part, à l’auteur de la biographie 25 000 € en réparation de l’atteinte portée au droit moral (le nom de Vircondelet n’apparaît nulle part dans le générique du film) et, d’autre part, à l’éditeur la même somme en réparation de l’atteinte aux droits patrimoniaux (les droits du livre n’ont pas été rachetés pour la réalisation du film).

Plusieurs cas de plaintes et procès pour plagiat de livres sont évoqués aussi. Il est précisé l’issue des procès, si elle est connue. On y retrouve quelques noms évoqués dans la presse, au fil des ans…

Un autre site, suisse celui-là (le premier peut-être dans l’ordre chronologique), qui a une page d’humour où sont cités quelques courriels :

Bonjour

Je viens de tomber sur votre page avec des sites aidant les étudiants à la fraude. Je peut contribuer a votre travail avec un site qui, j’ai cru, pourra m’aider (je travaille et j’avais pas le temps a ecrire quoi que ce soit).

Mais en resultat j’ai eu un « C » et je pas pu obtenir le retour de mon argent!! Leur site est www.superiorpapers.com.

Merci,
B.
Boston University (USA)

Je suis allée voir ce site (en anglais) : selon l’urgence (de 10 jours à… 3 heures !) et le niveau de qualité (3 niveaux) du travail que vous leur confiez, il vous en coûtera de 20 à 58 $ la page…

Et voilà la « mission » qu’explique le site :

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Bien sûr qu’elle est difficile, la vie d’étudiant, et qu’on a des tas de choses plus importantes à faire que d’écrire des devoirs, dossiers, thèses et autres… Pas bête, cette idée…

Autre échange de courriels (il y a 4 courriels, voici le 3ème) :

Acte 3 :
De ; xxx, collègien
A : yyy, professeur

Merci de la promptitude de votre réponse Mme yyy,

Pour être honnête avec vous, ce n’est pas mon professeur qui me pose pb.. Celui-ci m’a dit que je pouvais changer le nom de la société et faire un « truc » qui grosso modo serait la même chose mais améliorée…

(Il est bo le prof hein…lol)

En revanche le souci vient du fait que ce cas doit être présenté devant l’institut qui apparament répertorie ce genre de cas… Alors oui, je suis dans la panade d’après ce que vous venez de me dire et je ne vous remercie pas! (lol)

Toutefois, si vous aviez une autre étude, vous me sauveriez et je vous en serais très très reconnaissant car je vous avoue que là, je suis un peu abattu car je ne sais plus trop quoi faire à présent..

Très sincèrement Mme yyy
xxx

Est cité un article du Monde :

Un logiciel contre le plagiat scientifique
LE MONDE | 24.01.08 | 14h34 • Mis à jour le 24.01.08 | 14h34

Pour mesurer la fréquence de ces indélicatesses, deux chercheurs du Southwestern Medical Center de l’université du Texas, Mounir Errami et Harold Garner, ont ausculté une base documentaire médicale américaine – Medline – où sont indexés, avec des résumés, 17 millions d’articles publiés dans plus de 5 000 revues de quelque 80 pays. […]

En se focalisant sur les 7 millions d’articles les plus cités, ils ont repéré un peu plus de 70 000 cas de « haute ressemblance ». Ce qui, compte tenu des limites du logiciel, leur fait estimer le nombre de plagiats à plus de 200 000, sur les 17 millions d’articles référencés. Pas loin de 3 % !

Mais… ce n’est sans doute pas si grave… Une lettre ouverte d’un plagié (il y en a plusieurs…), retrouvant dans une revue étrangère sa conférence et son article, a bien sûr informé la revue où il avait publié… Et voici ce que le Secrétaire Général administratif de ladite revue lui répond :

« Pour des raisons que vous comprendrez aisément, nous estimons qu’il vaut mieux ne pas jeter d’huile sur le feu, surtout lorsqu’il a pour lieu des régions où il se propage aisément…C’est après tout un honneur que d’être pillé. Cela montre et l’intérêt du texte ainsi mis à contribution, et celui que présente la Revue dont il est l’hôte. »

De l’honneur d’être plagié…

Vous reprendrez bien un peu de phishing ?

vendredi, février 18th, 2011

J’espère ne pas vous avoir trop manqué cette semaine… Non, je n’étais pas partie skier (ça ne risque pas !), mais un ami était venu tester ma chambre d’amis pendant quelques jours… En un an et demi, j’ai dû avoir à peu près autant d’hôtes que pendant les 13 années précédentes… où je n’avais pas de chambre d’amis… Évidemment, j’en suis enchantée !

Avant de repartir sur l’enseignement, suite à un commentaire et au billet de Lucien, je voulais me faire l’écho d’une mésaventure survenue à un journaliste du Nouvel Obs (magazine du 10 au 16/2)…

Vous savez bien entendu ce qu’est le phishing (hameçonnage en québécois, filoutage en français), et on m’a dit que des mises en garde étaient transmises de temps à autre à la télé : un courriel vous demande de renvoyer votre mot de passe, ou vous dirige vers un site contrefait où vous devez entrer ledit mot de passe ; moyennant quoi, le vilain pirate peut accéder à votre compte… et en faire ce qu’il veut…

La variante contée ici est un peu plus futée… et le journaliste s’est laissé prendre…

1. Le pirate crée des perturbations sur la messagerie de sa victime : celle-ci ne reçoit plus certains courriels.
2. La victime reçoit un message du site de messagerie (apparemment…) l’informant de tentatives d’intrusions sur son compte.
3. La victime reçoit un nouveau message demandant le code secret et précisant que, sans réponse, son compte serait fermé par sécurité.
4. La victime envoie son code… « Une fraction de seconde de perte de conscience. Fatale. »…

A la suite de quoi, la victime n’a plus accès à son compte (le pirate a évidemment changé le mot de passe), ni à d’autres, déjà « sous contrôle » grâce aux renseignements glanés çà et là…

Et le millier de « contacts » enregistrés sur le compte reçoivent un courriel alarmant (sous l’identité de la victime)… que je vous recopie, pour admirer l’imagination du pirate :

« Je vis un cauchemar !!! J’ai été agressé ce matin à 600 mètres de l’hôtel près d’Abidjan dans lequel je séjourne par deux hommes armés. Étant en compagnie de Sonia, une collaboratrice, il se trouve qu’elle a reçu des coups de couteau dans le ventre et moi j’ai été grièvement blessé au visage, nous avons été dépouillés de la majeure partie de nos affaires (argent, téléphone, etc.) »

Une amie ayant répondu à ce courriel, le pirate lui a communiqué les coordonnées d’une boîte postale à Abidjan au nom de la victime pour l’envoi urgent de 2600 €…

P.S. Je n’ai pas trouvé d’article correspondant sur Internet, mais celui-ci vous intéressera peut-être :

Un site de rencontres « vole » un million de profils Facebook

Lovely-Faces.com affirme avoir « volé un million de comptes Facebook » publics pour créer des profils d’utilisateur sur son site.

Bon internet !

Petit service…

samedi, avril 17th, 2010

Je parlais hier de « 0 absolu » : c’est la « note » que j’obtiens (sans surprise !) aujourd’hui, sur mon site de Français, francais-clg.fr

Comme mon blog, ce site a été attaqué par un méchant hacker, armé de méchants virus, qu’il a disséminés un peu partout dans le site. J’ai remis le site « en ordre » (enfin, j’espère !)… mais il n’a plus reçu aucune visite depuis, d’après Google Analytics…

Je vous demande donc un « petit service » : si quelques-uns d’entre vous pouvaient aller passer quelques minutes sur ce site, cela me permettrait de voir si le problème est un référencement par Google, ou si, effectivement, mon site est désert…

Et si, au passage, vous pouviez me dire ce que vous en pensez… cela me serait d’autant plus utile ! Je n’y ai fait aucun ajout depuis un an… mais ne l’abandonne pas pour autant !

Merci à vous !

Chers collègues…

jeudi, novembre 12th, 2009

… qui accessoirement bloguez…

j’aimerais savoir si vous êtes vous aussi sujet aux spams des « pro-Marine »…

Hier, le message de Julia… et aujourd’hui, celui de Benjamin… rédigé exactement de la même façon…

J’ai malheureusement mis à la corbeille le commentaire de Julia… L’adresse IP de Benjamin ayant été délivrée par la société Numéricable, je me suis permis d’en informer ladite société…

Oh mais ! Je censure, je dénonce… et quoi encore ? Je ne me reconnais plus…

Lecteurs en vacances…

dimanche, août 2nd, 2009

Mes lecteurs sont en vacances…

Après m’être longuement réjouie des deux mille et quelques lecteurs en juin… me voici retombée à 1300 environ en juillet… Je sais bien : je n’ai pas été très régulière, en juillet… Le déménagement m’a suffisamment occupée pour que je ne pense même pas à allumer un ordinateur… Mais aucun signe de « reprise » depuis que je reprends ma page d’écriture quotidienne…

Par contre, à mon grand étonnement, mon site de Français (francais-clg.fr) continue à recevoir, presque quotidiennement, une ou deux visites… Il est vrai que la plupart ne durent que quelques secondes… Six seulement, en juillet, ont passé plus d’une minute sur le site…

Quant à mon site de « zimages »… il est très fluctuant : il faut dire que, là aussi, j’ai pris quelque retard…

Je ne sais toujours pas si je continuerai ce blog en septembre… J’en ai envie… mais je crains très fort de ne pas avoir matière à écrire tous les jours… Alors quoi ? Une ou deux fois par semaine ?

Qu’en pensez-vous, chers lecteurs… vacanciers ou non ?