Posts Tagged ‘La 3 C’

Le bien fait n’est jamais perdu…

mardi, octobre 26th, 2010

Proverbe revisité en guise de titre, pour vous parler d’un coup de téléphone reçu avant-hier (non, ça n’a pas fait mal !).

Donc, un « ancien élève » (79-80 !) m’appelle : il m’appelle de temps en temps, est venu chez moi il y a 2 ans… et était un élément de cette fameuse 3 C dont j’ai déjà parlé.

Échange de nouvelles, puis de souvenirs. Celui-là, entre autres. Que j’essaie de retranscrire à peu près (je n’enregistre pas mes communications téléphoniques !)…

« Tu nous avais dit qu’en seconde, les profs nous feraient cours, sans nous dire de prendre des notes, ce serait à nous de les prendre. Donc, un jour, tu nous avertis que tu vas nous faire un cours, que nous devrons prendre en notes. Après quoi, nous aurons à faire une rédaction à partir de ces notes. C’était sur la sorcellerie…

J’étais plutôt bavard, et j’ai pris des notes, mais j’ai aussi bavardé avec Laurent, mon voisin. Et, une fois à la maison, pour faire mon devoir, j’étais assez embêté. Je suis allé chez mon oncle, qui m’a sorti des livres sur la sorcellerie, et j’ai beaucoup travaillé pour ce devoir. Vu le temps passé, et le travail fourni, j’espérais avoir une bonne note !

Et voilà le jour où tu nous rends les devoirs… Tu expliques que tu commences par les meilleures notes, pour finir par les moins bonnes. Il y avait 3 notes : une pour la prise de notes, une pour l’orthographe, je crois, et la 3ème… je ne sais plus [vraisemblablement pour style et vocabulaire].

Et ça commence… Pas de surprise pour les meilleures notes… mais j’espérais vraiment en avoir une bonne ! Un peu déçu d’entendre les notes défiler sans moi… Quand tu es arrivé à la moyenne, j’ai un peu paniqué : non ! ce n’était pas possible ! Avec tout le boulot que j’avais fait, je ne pouvais tout de même pas avoir moins de 10 !

Et ça continue…

Tous les devoirs ont été rendus… sauf le mien !

Et toi : « Maintenant, je vais rendre un devoir vraiment excellent… Celui de Franck ! »

Mon cœur a fait un bond ! Je crois que mes notes étaient 19, 17 et 17 ! Tu n’imagines pas comment j’étais content ! Je n’ai jamais oublié… »

***

Moi, si, évidemment… Mais je vous jure, cet homme de 45 ans au bout du fil… il avait à nouveau 15 ans, toute son émotion intacte comme au premier jour !

***

Parfois, cela fait peur, quand on songe à la responsabilité qu’on peut avoir, en tant que prof, sur une jeune existence…

Retrouvailles… (suite)

mercredi, avril 22nd, 2009

Très agréables, cet après-midi et cette soirée avec un « Ancien » ! Retrouvailles bien sympathiques, avec échanges de souvenirs, de nouvelles… Et des nouvelles, forcément, depuis 30 ans, il y en avait…

Mais évidemment, tout cela était bien peu propice à l’écriture… et mon blog a encore fait relâche !

Je vois les vacances se terminer… et (comme d’habitude !), je n’ai pas fait la moitié du quart de ce que je comptais faire ! Et ma collection de cartons en vue du déménagement en est au point mort ! Les rangements aussi, d’ailleurs…

Est-ce que, par hasard, j’aurais des problèmes d’organisation ? J’ai plutôt tendance à croire qu’il y a des voleurs de temps, discrets et gourmands, qui dérobent à de pauvres inconscients des heures par-ci, par-là, voire des jours, même !

Pour en faire quoi ? Naïfs que vous êtes (pardon !) ! Ne savez-vous pas que le temps, c’est de l’argent ? Ils le revendent, bien sûr, et cher, sûrement !

On ne peut même pas porter plainte ! D’abord, il n’y a pas de police du temps. Et puis, allez donc apporter les preuves qu’on vous a volé du temps ! On ne peut pas le prendre en photo, comme les objets précieux pour les assurances !

Comment se protéger de ces voleurs de temps ? Je n’ai pas l’impression que portes et verrous les arrêtent tellement… Si vous avez une idée (pas trop chère…), je suis preneuse !

Retrouvailles… avec la 3 C !

lundi, avril 20th, 2009

Je vous ai déjà (longuement !) parlé de la 3 C, classe que j’ai eue dans le Nord à la fin des années 70. Eh bien ! l’un de ces anciens élèves, habitant le Midi, passe non loin d’ici demain, pour son travail, et me rend visite…

Premières retrouvailles « pour de vrai » avec un élève de cette classe… que je n’ai pas vu depuis une petite trentaine d’années, et dont je ne savais plus rien jusqu’à la fin de l’année dernière !

Premières ? Oui, car le mois prochain, je suis invitée au mariage d’une autre élève de cette classe !

Quand je vous disais qu’on fait un métier formidable ! Imaginez un peu : des ados que vous avez connus il y a 30 ans, qui vous retrouvent via Internet, vous téléphonent, vous invitent ou s’invitent ! Alors qu’ils sont depuis belle lurette devenus adultes, parents (d’ados ou d’adultes !), que leur vie a forcément beaucoup changé… Et non seulement ils se souviennent de vous (ce qui est déjà pas mal, vu le nombre de profs qu’ils ont eus), mais ils ont en plus envie de vous revoir…

Certes, ce n’est pas la règle d’accord du participe passé qui les a marqués, mais plutôt les pièces de théâtre qu’ils ont montées !

N’empêche, je suis très émue à l’idée de ces retrouvailles…

Pause…

mardi, mars 17th, 2009

Je vous fais encore des infidélités…

Je viens de retrouver un « ancien de la 3 C », et de créer un groupe pour nous y retrouver…

Du coup, je n’ai plus trop la tête à mon blog, après avoir écrit à tous ceux que j’ai « retrouvés »…

Mais demain, c’est promis, je vous raconterai d’autres histoires !

Encore la 3 C !

dimanche, mars 15th, 2009

Ben oui, j’ai pas fini mon histoire… Je ne la finirai peut-être pas, d’ailleurs, car elle est en train de redémarrer…

L’année suivante, plusieurs élèves prirent l’habitude de passer chez moi (ils s’étaient habitués au thé… mais osaient parfois demander du café, plus conforme aux habitudes de ch’nord). Nous passions des heures à discuter, assis sur mon tapis ! Parfois, j’en retrouvais un ou deux au tennis (ce fut MA période sportive !!!).

Vers Noël, une petite fête costumée réunit quelques « anciens » chez moi.

L’année de seconde ne se passait pas très bien : nous avions présumé de leurs forces, ou leurs intérêts étaient ailleurs… Deux (à ma connaissance) départs à l’armée à la fin de l’année… Je le pris très mal…

Quatre garçons surtout venaient régulièrement. Comment en sommes-nous arrivés aux « Super-Zupiens » ? Je ne sais plus ! Toujours est-il que nous avions inventé ces personnages, héros de multiples aventures. Je dois encore avoir quelque part dans mes archives nos élucubrations…

A la fin de cette deuxième année « post-3 C », j’obtins ma mutation pour la région parisienne. J’étais dans le Nord depuis 6 ans, et les amis que je m’y étais faits avaient déjà tous été mutés. Il faut dire qu’entre « exilés », presque tous logés à la Zup, nous nous voyions souvent. Leurs départs, en 2 ans, m’avaient laissée « orpheline »…

Mais je continuai pendant plusieurs années à avoir des nouvelles de quelques ex-3 C. Trois surtout vinrent me voir, entre autres à ma pendaison de crémaillère et à mes 40 ans (il y avait alors 9 ans qu’ils étaient sortis du collège…). Je me souviens aussi d’une fin d’après-midi où nous étions partis dans une petite ville voisine, et où nous inventâmes une sombre histoire de poursuite, de mafia et autres… Les habitants qui nous virent courir ventre à terre d’un coin de rue à un autre, surveillant attentivement si nous pouvions, sans danger, courir jusqu’au coin suivant, durent se demander ce que nous fabriquions ! Le théâtre, il nous en restait quelque chose !

Il m’arriva aussi de retourner dans le Nord, entre autres à l’occasion d’un festival de rock : j’étais une groupie d’un groupe… dont un des chanteurs, prof de français, avait passé 2 ou 3 ans dans mon collège…

Et puis… et puis le temps passa ! L’un vint me présenter sa future femme, un autre m’envoya une photo de son fils… Peu à peu, les courriers (pas encore de courriels, à l’époque !) s’espacèrent… D’autres choses à vivre, d’autres gens à connaître…

C’est vrai que ces récentes retrouvailles avec quelques-uns d’entre eux m’ont replongée dans tous ces souvenirs… Mais eux aussi, car ils expriment le désir de se retrouver, les uns les autres…

Il y a … 29 ans (!!!), nous préparions notre deuxième spectacle…

Avant-hier, quoi !

Les 3 C à l’honneur…

samedi, mars 14th, 2009

J’ai des archives. Des archives de prof.

En y opérant des recherches, voici que je tombe sur un article de journal que j’avais totalement oublié…

Je ne peux résister au plaisir de vous le montrer !

Il était une fois... la 3 C

Il était une fois... la 3 C

Cliquez sur l’image pour la voir en GRAND ! Elle le mérite, non ?

Où l’on reparle de la 3 C

jeudi, mars 12th, 2009

Ah ! Cette 3 C ! Il y a un certain nombre de classes dont je garde d’excellents souvenirs, mais celle-là tient tout de même une place particulière…

Tout d’abord, l’ambiance entre élèves était excellente. Bien sûr, comme dans toute classe, il y avait des « clans », mais tout le monde s’entendait bien. D’ailleurs, sans cette ambiance, nous n’aurions jamais pu monter deux pièces dans l’année, toutes deux des créations à partir d’expression corporelle.

Ces deux pièces ont évidemment renforcé les liens. Si la première, assez courte, a été montée en 2 ou 3 mois, la seconde nous a bien pris 5 ou 6 mois !

Impossible, évidemment, de tout faire en cours de Français. Comme nous étions en ville, et que les élèves habitaient assez près du collège, nous « réquisitionnâmes » la salle de spectacle du Centre culturel de la Zup pour y répéter et avancer nos préparatifs.

Je n’étais pas seule prof, dans cette seconde entreprise : leur prof de Maths nous assista, leur prof d’EPS les fit répéter pour des mouvements d’ensemble et les déplacements de groupes (la classe entière – sauf un élève – se retrouvant sur scène à plusieurs reprises) et apprit à une autre classe une danse de rubans qui clôturait la pièce. Je crois que cette dernière (prof, pas classe ni danse !), ainsi peut-être que leur professeur d’Histoire, vint aussi travailler sur les recherches de maquillages. Enfin (j’allais dire : surtout !), il y eut l’indispensable participation d’un ami, prof en lycée (mais époux d’une collègue) : c’est lui qui créa, avec l’aide d’élèves volontaires, le diaporama qui introduisait la pièce, et qui prit les photos ; lui encore qui s’occupa de choisir les éclairages selon les moments, et supervisa la régie lors du spectacle.

Les répétitions au Centre culturel ayant généralement lieu le mercredi après-midi, beaucoup d’élèves venaient ensuite chez moi (mon appartement était dans la tour voisine) boire le thé (ils ne connaissaient pas vraiment… mais certains y prirent goût) et discuter, de la pièce ou d’autres choses. C’est dire que nos relations étaient vraiment particulières : ils me vouvoyaient et je les tutoyais, certes, je les notais et ils ne me notaient pas, mais quand on se retrouve ensemble, chaque semaine pour certains, assis par terre sur un tapis de laine à boire le thé… les rapports prof-élèves ont tendance à se modifier légèrement…

D’ailleurs, à la fin de l’année, c’est la conseillère d’orientation qui nous invita tous (élèves et profs) à venir manger chez elle ! Je ne sais plus qui eut l’idée de demander aux élèves d’origine étrangère d’apporter chacun un plat de chez eux (j’ai oublié si les autres devaient aussi apporter quelque chose…), mais ce fut une réussite ! Je me souviens entre autres des œufs frits portugais et, surtout, portugais également, du foie de veau aux oranges et au cumin ! Moi qui n’aimais pas le foie, je fis de nombreuses fois cette préparation les années suivantes !

Je me souviens encore davantage du couscous : Bel avait dit que sa mère voulait bien le faire, mais qu’il lui fallait de l’aide pour les épluchages. Je débarquai donc dans sa cuisine vers 8 heures du matin… et elle me transforma en marmiton pour la matinée ! Dommage que j’aie tout oublié : il était délicieux, ce couscous ! (mais je fus très vexée que Bel ne vienne pas le manger avec nous ! Il n’arriva que dans l’après-midi…)

Il faisait beau, et l’après-midi se passa sur la terrasse, à danser et s’amuser…

Souvenirs, souvenirs…

mercredi, mars 11th, 2009

Excusez-moi si je fais court encore une fois… Mais je viens de recevoir un long coup de fil d’un « ancien »… que j’ai eu en 3ème (dans cette « fameuse » 3ème dont j’ai déjà parlé, qui avait monté 2 spectacles)… il y a 30 ans !

Beaucoup de nouvelles à s’échanger, évidemment. Et de souvenirs à se rappeler…

Il n’avait pas voulu jouer dans la deuxième pièce, sur les contes de fée, et s’était occupé des éclairages et des diapos (car notre spectacle comportait aussi projection d’images et danses) avec un ami.

A la fin de la pièce, que j’avais passée, comme à mon habitude, dans les coulisses, je suis remontée vers les loges pour féliciter mes acteurs. Lui était déjà là, en haut de l’escalier, occupé à déboucher une bouteille de champagne qu’il avait apportée pour l’occasion… Nous avons tous – ou presque, car Bel étant musulman, ne buvait sans doute pas d’alcool ! – bu à la bouteille…

C’est le deuxième élève de cette classe qui m’appelle, et j’avoue que c’est à la fois très émouvant et jubilatoire, ces nouvelles d’une autre époque… Les souvenirs reviennent, frais comme s’ils dataient d’hier… mais différents, marqués par une autre personnalité.

Je suis heureuse de voir que, pour ces ados devenus adultes, cette classe de 3ème figure dans leurs bons souvenirs.

Si vous permettez :

            A la 3 C !

Au coin !

lundi, octobre 6th, 2008

Une autre surprise, d’un genre très différent de la pluie de roses…

C’était avec ma 3ème du Pas-de-Calais, dont je vous ai parlé le 7 septembre. Si nous préparions activement notre spectacle sur les contes de fées, nous préparions aussi… le Brevet! Et, ce jour-là, c’était un cours de français "normal", je ne sais plus bien sur quoi.

Toujours est-il qu’à un moment, je reprends Pascal pour une raison ou une autre. Pascal était un grand adolescent blond, pourvu de lunettes, qui venait au collège en costume, avec un "attaché-case". Sérieux, attentif. Aussi fus-je "légèrement" surprise quand, à la suite de ma remontrance, je le vis se lever : il traversa la classe, alla jusqu’au mur derrière moi et, tourné vers le mur, mit ses mains sur sa tête…

Inutile de vous dire que je n’ai jamais envoyé d’élève "au coin"! Et encore moins (si possible) en 3ème!

Il n’y eut pas un mot dans la classe : ils restèrent assis… mais imitèrent la posture de Pascal, mains sur la tête…

La surprise passée, comment voulez-vous rester sérieuse devant un tel spectacle?

Prise au piège de la démocratie !

dimanche, septembre 7th, 2008

Il m’est arrivé une fois d’être mise en minorité absolue (une voix contre 25 ou plus – je ne me souviens plus exactement du nombre d’élèves…). Très perturbant, quand même!

C’était avec une classe de 3ème. Une classe dynamique, sympathique, avec laquelle le courant passait très bien. Au premier trimestre, nous avions créé une pièce à partir de séances d’expression corporelle (j’y reviendrai) : "Une famille peut en cacher une autre". Il s’agissait d’une réunion de familles, type réunion Tup… avec parents, enfants et grand-mère. Les mères examinaient les produits, les pères jouaient aux cartes, la grand-mère racontait des histoires aux enfants… qui partaient vite jouer ailleurs. Une des scènes dont je me souviens est celle d’un "enfant" sautant dans les bras de son "père" : les deux ados avaient à peu près la même taille, et je crus que le père, surpris, allait laisser tomber l’enfant. Il n’en fut rien, et l’on garda la scène…

Le succès de la pièce, au gymnase, devant plusieurs classes, fut total. Si bien que les acteurs émirent le désir d’en créer une autre au trimestre suivant. Nous repartîmes du personnage de la grand-mère conteuse : cette fois, les enfants l’écoutaient, mais les parents intervenaient en interdisant à la grand-mère de raconter des histoires aussi stupides. Seuls dans leur chambre, les enfants voyaient alors apparaître des personnages de contes de fées, qui les emmenaient. Les parents, découvrant leur disparition, tentaient de les faire revenir en leur apportant des tas de cadeaux. En vain. Apparaissaient alors des auteurs de contes de fées, qui exposaient les mérites de leurs contes. Enfin, surgissait un éducateur, qui expliquait l’intérêt des contes pour la formation des enfants (nous avions lu des extraits de La Psychanalyse des contes de fées de Bettelheim). Les parents admettaient leurs erreurs, rappelaient la grand-mère, et les enfants revenaient avec leurs nouveaux compagnons.

Si j’ai raconté brièvement la pièce, c’est pour que vous compreniez mieux le problème. Le problème, c’était l’éducateur. D’abord, il y avait eu litige sur qui allait jouer ce personnage, et mes arguments l’avaient emporté. Provisoirement. Car j’eus la surprise, à une des répétitions suivantes, de découvrir qu’il y avait eu échange de rôles. Bon. Eddie me paraissait à la fois trop timide et nerveux pour le personnage, mais puisque tout le monde était d’accord…

La "crise" vint à moins d’un mois de la représentation : ce jour-là, Eddie arriva en disant que ce serait beaucoup mieux s’il arrivait de la salle au lieu d’arriver des coulisses. Si j’étais d’accord (voire tentée) sur le plan scénique, je ne l’étais pas du tout sur le plan pratique : cela signifiait que, pendant plus d’une heure, Eddie était seul dans la salle (nous ne jouions plus cette fois au gymnase, mais dans une salle de spectacles de plus de 700 places, à l’occasion d’une fête de fin d’année), qu’il devait se lever, et monter sur scène pour intervenir. Beaucoup plus difficile que d’arriver des coulisses, où les copains sont là pour noyer un peu le trac. J’argumentai longtemps, très longtemps, jusqu’à ce que l’un d’eux propose de voter.

Toutes les voix furent pour accepter la proposition d’Eddie.

Je n’avais pas le choix : je dus me plier à cette décision unanime.

L’éducateur ajouta même un jeu de scène lors de la représentation : il fit semblant de se quereller avec son voisin (un professeur bien surpris!), dans la salle, comme si celui-ci l’empêchait de se lever et d’aller sur scène. Très bel effet.

N’empêche : se trouver ainsi seule contre un vote unanime, ce n’est pas évident!