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Polar historique

mardi, août 11th, 2009

C’est une autre sorte de polar que j’ai attaquée hier. A vrai dire, c’est le premier de cette sorte que je lis, et j’ignore s’il en existe d’autres…

Le terme de « roman policier » recouvre tellement de « sous-genres » (« sous » n’est pas ici employé au sens d’inférieur, mais au sens de classification interne) que je ne me hasarderais pas à en faire la liste ! L’ancienne classification distinguant les « romans noirs » des « romans à énigme » est depuis bien longtemps dépassée. Si les romans à dimension politique, économique et scientifique se multiplient depuis quelques années, ceux à dominante psychologique ou déductive continuent à se répandre…

Mais celui-ci, je ne connaissais pas…

Il s’agit de L’affaire de Road Hill House, écrit par Kate Summerscale, édité l’année dernière.

En quoi ce roman est-il particulier ?

Eh bien, il s’agit d’une véritable enquête, menée en 1860 en Angleterre. Pas très nouveau ? Si, car l’auteur se garde bien (en tous cas pour le moment – j’en suis à la page 219, un peu plus de la moitié) d’écrire un roman « à partir de ». Elle a épluché soigneusement les nombreux rapports, articles et livres écrits à l’époque sur l’affaire, et s’y réfère constamment. C’est donc un livre d’Histoire autant qu’un roman policier. Qui pourrait d’ailleurs décourager certains lecteurs par la précision des données, tant géographiques qu’économiques, extraites de nombreuses archives. Mais si le lecteur n’est pas trop impatient de découvrir la clef de l’énigme, s’il accepte de se documenter au passage sur une région, une époque, et la naissance de Scotland Yard (car le détective est un des premiers à faire partie de cette illustre élite), alors c’est un vrai plaisir que de suivre cette enquête…

L’auteur insiste entre autres sur les réactions de l’opinion publique, pour qui la « vie privée » était inviolable. Les « bobbies » n’ont été créés qu’en 1829, et étaient obligés de porter l’uniforme, qu’ils soient ou non en service. La création, en 1842, d’une unité d’élite en civil, provoqua quelques remous : les agents étaient facilement assimilés à des espions… Alors, qu’ils se permettent d’entrer dans les maisons pour interroger les membres d’une famille « respectable » suscitait des protestations vigoureuses…

Cette atmosphère victorienne, très bien rendue, est un élément important du roman.

Mais… je vous laisse le plaisir de la découverte, si vous pensez qu’un tel roman peut vous plaire…

Séries noires, séries roses

lundi, août 10th, 2009

Je lis énormément. Est-ce un de mes moindres défauts ? En tous cas, je ne saurais imaginer une journée sans lecture…

Depuis quelques années, j’écume donc la bibliothèque de ma commune… Et, souvent, j’emprunte des romans policiers… par facilité, le rayon étant beaucoup moins vaste que celui de littérature, où, si l’on n’a aucune idée de ce qu’on veut lire, il faut au moins savoir si on se plante devant les auteurs dont le nom commence par un M ou par un B…

J’y ai fait d’intéressantes découvertes, qui m’ont parfois incitée à acheter des romans des mêmes auteurs : John Grisham, par exemple, Michael Crichton, Elizabeth George, Arthur Upfield (inventeur du « polar ethnologique »)… et bien d’autres !

Apprenant que la bibliothèque allait fermer pour les vacances, je me suis précipitée, la veille de ma crémaillère, pour emprunter de quoi nourrir ma faim. Pas trop le temps de choisir, j’ai même pris des romans que j’avais déjà lus (c’est pas grave : j’aime bien – aussi – relire !) et d’autres… dont j’aurais dû me dispenser…

Ainsi, celui que j’ai terminé hier…

Prologue : une gamine de 11 ans entend sa mère et son beau-père se disputer, une fois de plus. Plus tard, coup de feu. Elle découvre sa mère morte, son beau-père tenant le revolver à la main. Il sera condamné à la prison.

Premier chapitre : 15 ans plus tard, la gamine devenue adulte va, avec une collègue, faire visiter une maison à un éventuel acheteur, client de l’agence immobilière où elle travaille. Le client ne vient pas. Les deux jeunes femmes (très belles toutes les deux, élégantes et tout et tout) repartent vers leur voiture. Coups de feu : la collègue est tuée.
Affolée, notre héroïne se précipite vers la maison d’un ancien voisin, qu’elle a bien connu étant enfant. Mais c’est une jeune homme qui ouvre la porte, pas disposé du tout à la faire entrer. Heureusement, son père, l’ancien voisin, lui ordonne de laisser entrer la jeune fille. Et, comme elle se sent faiblir, le jeune homme porte la jeune fille dans ses bras jusqu’à l’intérieur…

Ça y est, le ton est donné… Et, un peu surprise, je lis plus attentivement la 4ème de couverture : l’auteur y est décrit comme « une des plus talentueuses émules de Mary Higgins Clark »… OK ! J’ai compris !

Je poursuis quand même (j’ai beaucoup de mal à lâcher un livre en cours), je découvre qu’elle a les yeux violets, lui des yeux verts, ils sont assez agressifs l’un envers l’autre au début, puis, peu à peu… Enfin bref, ça se termine bien, malgré les cadavres émaillés au long des pages…

J’ai lu un jour un ou deux romans « Arlequin », par curiosité. Et, quand j’étais gamine, des romans de Delly. J’en déduirais assez facilement que l’homme (ou la femme) de votre vie se reconnaît au fait que, dès la rencontre, il ou elle paraît extrêmement antipathique… Curieux de voir que ce schéma est toujours utilisé… Bien sûr, s’ils tombent amoureux dès le début, il va être difficile d’établir une progression linéaire… Mais pourquoi diable vouloir une progression linéaire, justement ?

Je me souviens avoir lu, il y a longtemps, les « instructions » données aux auteurs de la collection Arlequin : elles étaient très strictes, le premier baiser ne devant pas intervenir avant la page tant, et tout à l’avenant…

Un autre polar (un vrai, celui-là !) pour terminer : La morsure du dragon, de Jean-François Susbielle.

4ème de couverture :

Que se passerait-il si la Chine décidait de fermer son marché à Microsoft ? Une telle décision pourrait bien être fatale à l’éditeur de logiciels informatiques. Avec lui, c’est toute l’hyper puissance américaine qui serait ébranlée… Partant de cette hypothèse, La Morsure du Dragon nous entraîne dans les arcanes du pouvoir, là où se joue l’avenir de notre monde. Dans ce thriller haletant, les espions de tous bords sont sans état d’âme, les bureaucrates du ministère chinois des Industries de l’Information zélés et le président des États-Unis… un peu dépassé par les événements. La Morsure du Dragon mêle géopolitique, hautes technologies et sociétés secrètes et propose une vision du nouvel ordre mondial plus effrayante et plus vraie que jamais.

Je ne vous en dirai pas davantage… si ce n’est que ce roman m’a passionnée !