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Il était une fois un petit moineau.
Enfin… il n’était pas tout seul ! Il avait des parents… et quelques frères et sœurs…

Tous les matins, ils allaient en classe, et suivaient attentivement les leçons de Maître Moineau, titi parisien venu se retirer à la campagne sur ses vieux jours. Oubliant la proximité qu’il avait connue avec les Humains dans les jardins du Luxembourg, il enseignant la plus grande prudence à ses jeunes élèves, qui s’envolaient bien vite dès qu’ils percevaient un mouvement dans les environs.

Mais, ce qu’ils préféraient, plutôt que la classe, c’était l’heure du repas… Une gentille Humaine, justement, ornait le rebord de sa fenêtre d’une orgie de graines plus savoureuses les unes que les autres !
Bien sûr, ils s’enfuyaient dès qu’elle apparaissait, mais revenaient bien vite goûter à ce succulent repas.

L’ennui, c’est que, très vite, des tas d’autres familles arrivaient, affamées. Et les pauvres petits moineaux, à qui on avait bien inculqué le respect de leurs aînés, n’osaient pas trop les bousculer pour s’approcher de la Table.

C’était une telle presse, à ce moment ! Et un petit moineau trop hardi se faisait bien vite chasser d’un bec vengeur !

Il fallait donc attendre que la plupart des « grands » soient repus pour se régaler… Et c’était bien dur, pour les pauvres petits moineaux dont le ventre criait famine ! Ah ! ils étaient loin, les repas pris au nid avec des parents attentionnés ! Leurs parents, comme les autres « grands », les écartaient bien vite pour se nourrir en premier !

Et le petit moineau rêvait…
Quand il serait plus grand, il irait à cette autre Table, suspendue… La presse y était bien moins grande ! Mais il fallait d’abord bien maîtriser le vol ! Il observait la manière dont les « grands » voletaient autour de cette drôle de Table, picorant sans même se poser, parfois ! C’était bien difficile !

Et même là, il fallait parfois attendre ! Car deux moineaux tenaient à peine à cette Table !

Le petit moineau, mélancolique, observait la file d’attente…
Mais une idée le fit sourire, tout à coup : quand il sera plus grand, que son bec sera plus fort, lui aussi piquera les plus jeunes pour les écarter, et se servira dans les premiers !
Na !
