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Être prof, c’est pas si facile…

mercredi, septembre 5th, 2012

En ces temps de rentrée, permettez-moi d’égrener quelques souvenirs…

On a dit et écrit tant de choses sur le métier d’enseignant, qu’il semble que tout a été dit. Il est pourtant un aspect qui n’est, je pense, que peu éclairé, dans les rapports entre enseignants et parents.

Je ne veux pas parler ici de conflits. Seulement citer quelques petites phrases entendues lors d’entretiens avec des parents d’élèves. Ces phrases, que j’ai entendues ou que des collègues m’ont rapportées, ont bouleversé l’enseignant en le faisant s’interroger sur les rapports parent-enfant : son regard n’a plus été le même sur l’enfant en question…

* Sébastien, en 6ème. Le professeur explique que Sébastien s’amuse, ne fournit pas le travail demandé, distrait ses camarades.
La mère : Oui… mais il a une si jolie petite frimousse ! On lui pardonne tout, non ?

* Nicolas, en 5ème. Terriblement renfermé, évitant tout contact avec ses camarades. Parents divorcés, à la garde de son père.
Le père : Il a un sale caractère. D’ailleurs, c’est à cause de lui que sa mère est partie !

* Bastien, en 6ème. Ne suit pas, bavarde sans arrêt.
La mère : Oui, c’est un gros bébé… Il dort encore avec sa maman…

* Nicolas, en 3ème. Entretien dans le bureau de la principale, avec Nicolas et ses parents, suite au fait qu’il a rayé volontairement la voiture d’un enseignant.
Le père : Vous n’êtes pas sûre que c’est lui !
La principale : Pardon, il est parfaitement reconnaissable sur le film de la caméra de surveillance.
Le père, à Nicolas : Imbécile ! Tu n’avais pas vu qu’il y avait une caméra ?

* Lydie, en 6ème. Plutôt renfermée.
La mère : C’est tout le contraire de sa sœur ! Sa sœur est tellement jolie !

* Sandrine, en 4ème. Un mot sur son carnet se plaint qu’elle ne suit pas, bavarde, n’apprend pas, ne fait pas le travail demandé.
Réponse écrite du père : Elle veut peut-être être actrice !

* Candy, en 5ème. Parents divorcés, vit chez ses grands-parents. C’est d’ailleurs le grand-père qu’on voit le plus souvent. Exceptionnellement, là, c’est le père. Je ne saurais retrouver le déluge de mots blessants qu’il a eus pour qualifier Candy, une gamine pourtant de bonne volonté, qui fait de réels efforts. Au point que j’ai fini par lui rétorquer : Mais enfin, monsieur, c’est votre fille !

* Nicolas, en 4ème (oui, il y en a eu quelques générations, de Nicolas !). Peu actif, peu travailleur.
La mère : Oui, je me suis beaucoup occupée de ses deux aînés. Maintenant, je suis fatiguée !

* Sabrina, en 3ème. Se taillade les poignets (sans gravité… mais quand même ! La gamine m’a pourtant fait promettre que je n’en parlerai pas à sa mère, dépressive au point de faire des dizaines – oui ! – de tentatives de suicide par an…)
La mère : Elle est si gentille ! Le matin, avant de partir à l’école, elle me cache mes médicaments…

* Denis, en 3ème. Dyslexique, lit très mal et très lentement. A été un temps voir un orthophoniste, puis a arrêté. Le père n’a fait que signer le mot pour lui demander un rendez-vous.
Denis : Mon père, il a dit que si c’était pour voir encore un orthophoniste, c’était pas la peine !

* * *

Ce sont les premiers qui me reviennent à l’esprit, il y en a eu évidemment beaucoup d’autres, de ces entretiens qui ont changé brutalement le regard de l’enseignant sur l’enfant – et sa famille… Petites phrases meurtrières, qui éclairent singulièrement le comportement de l’enfant… Mais dont il n’est pas évident de « faire » quelque chose de constructif…

Mots d’excuses…

jeudi, août 11th, 2011

Peut-être connaissez-vous ce livre, paru l’année dernière : Mots d’excuse, de Patrice Romain. L’auteur, directeur d’école, a collectionné pendant vingt ans les mots adressés par les parents aux enseignants, et en a fait un recueil, en respectant scrupuleusement l’orthographe (son logiciel de traitement de texte a dû faire les gros yeux plus d’une fois !). Une amie me l’a offert dimanche, et je me permets de vous en offrir quelques « best of »…

Madame,
Je suis désolée de vous informée qu’il y a une bande de petits vicieus dans les CE1 B qui n’arrêtent pas d’embétés ma fille en voulant qu’elle les embrasses. Si ils ont des pulsions sexuelles, ils n’ont qu’a se faire soignés, mais ma fille, elle est pas obligée de dire oui a tout le monde. Pouvez vous réglée se problème ?
Merci.

* * *

Madame
Iher soir j’ai eut une alctercation avec le père a Bryan. Je l’ai étandu par terre.
Fete attention car je veut pas que mon fils subit a lecole la vengence de bryan car il a les boule que sont père a mangé dur a cause de moi mais ses lui qui a cherché et sa y faut pas.
Merssi davance madame la maitresse.

* * *

Monsieur,
Cela fait quatre fois que ma fille est absente et cela fait quatre fois que vous me demandez un mot d’excuse. Je crois savoir que vous n’avez pas d’enfant. C’est sans doute la raison pour laquelle vous vous acharnez ainsi. J’excuse donc une nouvelle fois Bénédicte.
Salutations distinguées.

* * *

C’est facile a dire que ma fille était en retard, mais vous n’avez jamais pensé que c’était vous qui êtes en avance ? Parce que j’ai l’heure de la télé ! Vous avez qu’à vous mettre a mon heure et ma fille sera a l’heure, c’est pas plus compliquer !

* * *

Monsieur,
C’est la conscience tranquille que je vous écris pour excuser l’absence de mon fils avant-hier après-midi. Juste une petite question : exigez-vous toutes ces tracasseries administratives des autres élèves ?

* * *

Madame,
Les têtes vertes qui sourient et les rouges qui font la tête, ça égaie peut-être les cahiers, mais je ne suis pas certaine que cette notation soit celle du baccalauréat. Est-ce ainsi désormais que vous devez préparer les élites françaises ?
Signé : une maman mécontente des directives ministérielles qu’on vous impose.

* * *

Quoi ? Mon fils doit faire du soutient ? Il est pas fous que je sache ! Je suis sa mère, non ?
Et si vous avez besoin de mon avis et bien je vous dit non, c’est dit.
En revoire madame.

* * *

Je refuse de signé une note aussi mauvaise. Thomas ma dit qui devait avoir la moyenne. Merci de bien vouloir corrigée la note pour que je la signe.

* * *

Monsieur,
Théo était absent lundi car il était malade mais pas assez pour aller au médecin. Si ça peut vous rendre service, je veut bien vous faire un certificat médical pour l’absence.
Bien à vous.

* * *

Classe de neige :
Je soussigné, docteur G…, certifie que l’état de santé du jeune S… lui permet la pratique du ski.

Dispense d’Education Physique et Sportive :
Je soussigné, docteur G…, certifie que l’état de santé du jeune S… le dispense de toute activité sportive pour l’année scolaire.

Note de l’auteur : ces deux certificats ont été établis lors d’une même consultation. Ni le praticien, ni le conseil de l’ordre des médecins n’ont daigné répondre à mes courriers.

* * *

J’espère que ces quelques extraits vous auront donné envie d’en lire d’autres…

P.S. Je vais faire un petit tour en Lorraine et vous donne donc rendez-vous dans une semaine.

Dossier « Parents contre prof » (suite)

samedi, octobre 10th, 2009

Voici donc la suite de mon « dossier »…

Pièce 4 : Tract (?) du 6/3/1980 signé de l’équipe pédagogique du Collège Y

[Je n’ai aucun souvenir de ce qu’il a été fait de ce texte, présenté comme une lettre, mais sans apostrophe : distribué à tous les parents ? envoyé ? J’ai un double carbone (c’est sûrement moi qui ai tapé ce texte à la machine) et une photocopie : donc le texte a été photocopié… en combien d’exemplaires ? Le collège comptait plus de 1000 élèves, si je me souviens bien…]

Récemment, un professeur de la classe de la 4ème C, en butte à la mauvaise volonté dans le travail des élèves de la classe, a été amené à changer de méthode pédagogique.
Un groupe de parents, contre toute attente et sur la seule information fournie par les enfants, vient d’adresser à Monsieur le Principal une pétition contre cette décision d’ordre pédagogique et menace de porter la protestation auprès d’instances supérieures, si Monsieur le Principal n’y donne pas suite.

L’équipe pédagogique
– ne peut admettre ni les moyens utilisés en la circonstance (pétition et menaces intolérables), ni l’ingérence des parents dans une question qui relève de la seule responsabilité des enseignants ;
– souligne qu’elle a toujours été prête à dialoguer autant lors des rencontres parents-professeurs qu’en dehors, et estime qu’il aurait mieux valu chercher à comprendre, auprès du professeur concerné, ses motivations ;
– déplore le manque de confiance des parents à son égard et dans le bien-fondé des décisions disciplinaires et pédagogique qu’elle est amenée à prendre, et souhaite une meilleure collaboration entre parents et enseignants, ainsi qu’un soutien efficace et réel dans leur commune action éducative ;
– et remercie de leur confiance les parents qui ne se sont pas associés à cette intervention peu coopérative.

Car, effectivement, la pétition n’était pas signée par TOUS les parents de la classe… Combien n’avaient pas signé ? J’ai oublié… Je me souviens par contre qu’un couple de parents nous soutenait, et je crois me rappeler que le principal (ou un prof ?) leur avait demandé un courrier.

Pièce 5 : lettre de Mme L.R. du 14/3/1980 (adressée à ???)

Suite à votre lettre du 6 courant reçue ce jour, j’ai l’honneur de vous faire connaître que je fais en effet partie des nombreux parents qui accordent confiance aux Professeurs.
Je trouve déplorable que certains parents ayant peut-être des problèmes n’aient pas cru bon de demander audience à Monsieur le Principal qui reçoit toujours avec grande courtoisie. Ceci aurait certainement évité d’en arriver à des moyens navrants tels de pétition et menaces.
Je renouvelle mon soutien et entière confiance à Mesdames et Messieurs les Enseignants en espérant que cette affaire trouve très vite une solution.

[Ces parents, présents à la réunion dont j’ai parlé, étaient les seuls à intervenir dans ce sens, les autres étant virulents contre les enseignants de la classe (et moi en particulier)… ou muets !]

Pièce 6
: lettre de Mme R à moi-même, non datée (écrite sur une petite copie double)
[parent ayant signé la pétition]

Mademoiselle,

Par trois reprises, j’ai essayé d’avoir monsieur le directeur au téléphone afin d’avoir un entretien. Je pense que vous pouvez me répondre.
Je vous remercie à l’avance et m’excuse de vous importuner par écrit. J’aurais préféré en parler avec vous. Il suffit d’être mal conseillé pour qu’il y ait des erreurs commises et quelquefois celles-ci peuvent être très graves : personne n’est infaillible, je m’en excuse.
Voici mon avis personnel sur les questions que je vous avais posées.

Délégué de parents : représentant des parents mais surtout un médiateur entre ceux-ci et les professeurs, qui aurait le droit et le devoir d’avertir avec le consentement du corps enseignant de la classe les parents de choses importantes.
Pas en agressant mais en dialoguant avec confiance, car si certains parents ont du mal avec leurs enfants, il faut comprendre les professeurs qui ont des classes surchargées.
Je n’ai jamais été déléguée car je ne sais pas si mon jugement est bon.
Je crois aussi que celui-ci doit assister aux conseils de classe, non au conseil d’orientation.

Conseil de classe : réunion qui se déroule entre le délégué, un représentant de parents et professeurs afin de discuter de l’ensemble de la classe pour que les parents soient avertis si cela est nécessaire : des changements effectués, classe bruyante, endormie, impolie etc…

Veuillez agréer, mademoiselle, mes salutations distinguées.

Mme R.

Si vous jugez devoir faire lire ces lignes à monsieur le principal avant de me répondre, vous le pouvez.

Merci bien de l’autorisation ! A cette époque de conflit, nous nous serrions heureusement les coudes, et le principal m’avait soufflé dans quel sens répondre… d’autant que je ne comprenais pas bien ce qu’attendait cette dame ! Fallait-il voir dans cette lettre un « repentir » d’être montée au créneau parmi les premiers ? Pourquoi n’avait-elle pas demandé à me rencontrer, si tel était son désir ? En tous cas, elle ne nous avait pas habitués à une telle humilité…

Pièce 7 : lettre de moi-même en réponse à Mme R, datée du 21 mars

Madame,

Je vous remercie de votre lettre, et de votre définition du délégué de parents qui me semble fort juste. Nous travaillons nous-mêmes à toujours plus de dialogue et d’écoute, et souhaitons rencontrer la même attitude de votre part.
Pour des renseignements plus précis, je vous conseille de vous adresser à la Fédération des Parents d’Elèves, qui dispose de toute la documentation à ce sujet.
Par ailleurs, je vous rappelle que je me tiens à votre disposition si vous désirez me rencontrer.

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Et enfin, cerise sur le gâteau, la plus belle ! Lettre de « celui par qui le scandale est arrivé », à l’initiative des pétitions, menaces et courriers divers :

Pièce 8 : Lettre de M. J.F. à l’inspecteur d’académie, datée du 2/6/1980

Monsieur l’Inspecteur,

Le 05 mars 1980 je vous avais adressé un courrier pour vous aviser d’un différend qui opposait des professeurs aux parents d’élèves quant à l’expérience pédagogique appliquée et qu’à ce sujet une réunion extraordinaire avait été fixé le 10 mars 1980 pour en débattre, réunion à laquelle j’avais sollicité votre présence.
Votre courrier en retour du 07 mars 1980 m’avait fait connaître que vous faisiez confiance à l’autorité directe du collège Y.
Cette réunion ouverte à toutes suggestions a été, avec recul, dans l’ensemble positive et je dois maintenant reconnaître le bien fondé de la confiance que vous portez aux instances de ce collège.
Ce sont les deux mois écoulés et la dernière réunion (12 mai 1980) qui m’installe dans ce point de vue.
Je souhaite donc, Monsieur l’Inspecteur, pour l’année prochaine des dialogues aussi bénéfiques avec les instances enseignantes.
Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur, l’expression de ma haute considération.

Joli, non ?

J’ignore si ce monsieur a appris d’autres méthodes pour avoir « des dialogues aussi bénéfiques avec les instances enseignantes »… que la pétition et la lettre au recteur ! Ce qui est certain, c’est que, l’année suivante, je n’ai pas eu la « chance » de le retrouver en parent d’élève…

C’était… il y a 29 ans…

Les choses ont empiré depuis ? Sûrement… Les parents d’aujourd’hui ayant fait globalement plus d’études que ceux d’hier, ils se sentent plus à même de critiquer l’enseignement fait à leurs enfants. Même s’ils n’y connaissent rien !

Et beaucoup de parents aujourd’hui font une confiance « aveugle » à ce que leur dit leur enfant (voir la lamentable histoire de l’an dernier, qui s’est conclue par le suicide d’un prof…). Ceux de ma génération vous diraient qu’ils se gardaient bien de se plaindre à leurs parents d’une punition jugée injuste : ils risquaient fort de la voir doublée par leurs parents, qui accordaient alors plus de confiance à l’enseignant qu’à l’enfant…

Parents contre profs ?

mercredi, octobre 7th, 2009

Ma sœur m’a prêté un numéro de Marianne (19 au 25/9) qui consacre 6 pages à « La tyrannie des parents d’élèves »… Article intéressant, qui répertorie plusieurs types de conflits…

Cela m’a rappelé que j’avais retrouvé, dans mes rangements d’archives, le « dossier » concernant une histoire dont je vous ai déjà parlé (voir les articles du 29/9/2008 et suivants)… et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce dossier…

(N.B. Sauf erreur de frappe de ma part, l’orthographe des différentes pièces a été respectée.)

Pièce 1 : Lettre pétition adressée au principal du collège

(A vrai dire, il doit manquer une pièce à ce dossier, car je crois me souvenir que le principal n’a pas été averti par les parents… mais par un coup de fil de l’inspecteur d’académie ! Ce qui l’avait mis fort en colère !)

Monsieur le directeur,

Objet : Cours de Français de la classe 4 C

Les circonstances nous ont fait constaté que les cours de français avait été abandonné par Melle X depuis le 09-02-80.

Motif : Reste à déterminer ?

C’est pourquoi nous nous permettons de signer cette pétition pour la reprise des cours de français sans pour autant que nos enfants patissent de cette démarche.

Pour mémoire les propos tenus par nos enfants tendent à supposer que Melle X n’a nullement l’intention de reprendre régulièrement ses cours. Preuve en ait un programme de travail leur ont été distribué pour six semaines sans aucune explication. A faire ou ne pas faire seuls et selon leur désir mais sans notation ni correction.

Compte tenu de l’entretien que nous aurons avec Mnsieur le directeur du CES et Melle X nous enverrons ou n’enverrons pas le double de cette pétition à Monsieur le Recteur de l’académie.

Les parents :

[Suivent 24 noms et signatures]

Pièce 2 : Lettre du 6/3 adressée par M. J. F. au recteur :

Les parents d’élèves de la classe de 4 C du CES Y à Monsieur le Recteur de l’académie de l’Education Nationale.

Monsieur le Recteur,

Suite à un différend qui oppose les parents d’élèves de la classe de 4 C du CES Y et un professeur, nous avons sollicité et obtenu un entretien, sur cet état de faît, avec Messieurs le directeur et directeur adjoint et ce professeur.

Pour justifier cet entretien nous avons présenté, à Monsieur le directeur, une pétition (photocopie jointe).

Cette entrevue n’ayant rien apporté de concret entre les deux parties quand à la suite à donner, sur proposition de Monsieur le directeur nous avons accepté une réunion, de toutes les instances enseignants de cette classe et des parents accompagnés des enfants, le 10 Mars 1980 à 18 heures.

Afin de donner à cette réunion toute son importance surtout sur la façon de faire bénéficier les élèves du savoir et de l’expérience pédagogique des professeurs, voire également comment doit se coordonner les relations professeurs-parents…

Comptant beaucoup sur cette réunion, les parents d’élèves souhaiteraient la présence d’un représentant de l’académie.

Je vous saurai donc gré, Monsieur le Recteur, de bien vouloir, si possible déléguer le jour de cette réunion un membre de vos services afin que vous soient rapportées objectivement le déroulement et les conclusions de cette concertation.

Veuillez agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de notre haute considération.

Signature des parents

[Suivent 19 signatures]

Pièce 3 : Réponse de l’inspecteur d’académie à M. J.F., datée du 7/3

Monsieur,

Par courrier du 6 mars 1980 vou m’avez transmis une pétition signée par certains parents d’élèves du collège Y relative à l’organisation pédagogique de cet établissement et vous souhaitez qu’un représentant de M. le Recteur de l’Académie participe à la réunion qui se tiendra à ce propos le 10 mars 1980.

J’ai l’honneur de vous faire connaître que l’organisation pédagogique des collèges découle du principe même de leur autonomie et se met en place sous l’autorité directe du Chef d’établissement.

Je place toute ma confiance dans le Principal du collège Y dont je connais l’objectivité et la compétence pédagogique et suis persuadé qu’en homme ouvert au dialogue il pourra vous apporter toutes les explications que vous souhaitez obtenir.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Suite du dossier… la prochaine fois !