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Poli-Tricot…

lundi, novembre 14th, 2011

En attendant que j’aie le courage d’écrire au sujet d’un article dans Marianne, je vous propose l’aller faire un tour sur un site que m’a indiqué Odile : Délit Maille (et non pas Daily Mail !). C’est une nouvelle forme de blog : le politique-tricot…

Dont voici deux exemples :

C’est un joli travail… qui vous fera sans doute sourire (et les sourires, par les temps qui courent, faut pas les dédaigner !).

Bonne visite !

Comme on fait son lit…

mercredi, novembre 2nd, 2011

Allez donc savoir pourquoi, je me suis surprise, l’autre jour, à réfléchir au proverbe (en est-ce vraiment un ?) « Comme on fait son lit, on se couche »…

Trésor – et difficultés ! – de la langue française… Cette simple petite phrase recèle au moins trois sens différents, grâce à (à cause de ?) cet étonnant mot « comme », qui change de sens comme de chemise…

On considère généralement que cette phrase contient une idée de comparaison : de la manière dont on fait son lit, on se couche. Si l’on fait mal son lit, on dormira mal ; et si on le fait bien, on dormira bien.

Exemple donné par notre cher Monsieur Grevisse*, tiré de La Fontaine : « Comme il sonna la charge, il sonne la victoire. »

Mais cet opportuniste de « comme » peut aussi indiquer la cause : on fait son lit, donc on se couche. Exemple : Comme il était malade, il restait au lit.

Et il peut encore exprimer le temps : quand on a fait son lit, on se couche. Exemple : Comme le soleil se levait, Jeannot partit de la maison, son baluchon à l’épaule.

* * *

Feuilletant récemment un manuel de grammaire (rassurez-vous : pas par nostalgie, mais pour un projet sur lequel on m’a demandé de travailler !), je redécouvrais un petit exercice tout simple :

« Hors contexte, peut-on attribuer un sens différent au mot adresse selon la ponctuation :
Quelle adresse ! Quelle adresse ? »

(Je cite à peu près, n’ayant pas l’exercice sous les yeux)

Et, bien sûr, la réponse est oui !

Imaginons un début de roman (donc : hors contexte) :

« Quelle adresse !
L’acrobate se relevait, saluait, et, dans une étonnante pirouette à la fois sautée et dansée, sortait de scène. »

***

« Quelle adresse ?
– 25 bis rue des Chapeliers fous. »

***

N’est-ce pas étonnant qu’un signe de ponctuation influe sur le sens, non d’une phrase, ce qui est logique, mais d’un simple mot ?

Amis de la langue française, je vous souhaite le bonjour…

* Rectification faite, grâce à un aimable commentateur…

Histoires de rire…

mercredi, avril 13th, 2011

Rire ch’ti :

Cette petite histoire, transmise par une amie (ex-ch’ti). L’histoire elle-même est archi-connue… mais avec l’accent, c’est mieux !

BULLETIN SCOLAIRE CHEZ LES CH’TIS.

Nénesse viens chi ! ! ! Viens chi tout t’suite ! ! !
(I n’avot’ point l’air contin l’Zeph ! ! !)
– Ouais p’pa ! ! !
– Nénesse, quoqu’ch’est que ch’traval ! ! ! J’viens d’trouver tin carnet d’notes scolaires su tin bureau ? Mais quo qui s’passe ?
– Mais pap..
– Tais teu quin j’parle ! ! ! Malpoli, zéro in orthograf’ ! !
– Papa ch…
– Tais teu quin j’parle!… Mais quo qui s’passe ? Deux in calcul ! ! ! zéro in histoire ! ! ! Zéro in géographie, mais quo qui s’passe? Té fais eune collection d’zéros ? ?
– Pap..
– Tais-te quin j’parle ! ! ! Deux in rédaction : Un point pour l’encre, un point pour l’papier!! Bravo! ! !
– Papa ch’est..
– Tais teu j’té dis… Té parlras quin qu’j’oro fini ! Malpoli !! J’continue ! ! J’lis : « N’apprend pas ses leçons ! Fait l’imbécile en classe ! ! ! Se prend pour la malice incarnée. Court plus souvent après les filles qu’après le relais au terrain de sport ! »
Mais quo qui s’passe ? ? ?… T ‘as invie d’ faire mourir eut’mère ? Ou quoi ? Et là? et là? alors là!!!! ch’est l’cerisse su’l’gâtio!! :
« Va être renvoyé de l’école s’il continue de montrer la partie la plus charnue de son anatomie pour faire rigoler toute la classe pendant les cours d’éducation sexuel! ! !  »
Mais quo qui s’passe ? ? Quo qu’ ch’est, mais quo qu’ ch’est que ch’traval ???? Té peux m’espliquer ???
Quo’qu’t’as à réponte à cha ? Hein ? T’as invie d’eul faire mourir eut’ paufe mèr’ ???
– Papa ! ! Té m’laiches pas parler, ch’est pas l’mien d’carnet d’notes, ch’est l’tien qu’j’ai r’trouvé hier, in ringeant l’grenier, avec maman ….

(Inutile de vous dire que presque tout le texte a droit aux soulignements rouges des problèmes orthographiques !)

Rire jaune :
– d’hier : j’ai déjà parlé à diverses reprises de la question des redoublements, et des pressions qui s’exerçaient à divers niveaux pour « faire passer à tout prix »… Le Mammouth déchaîné (c’est lui qui s’appelle comme ça, hein ? je ne me permettrais pas !) a mis sur son site une copie de courrier, adressé par l’inspecteur d’Académie à un principal de collège en 2008… Ça vaut le détour…

– d’aujourd’hui (ou presque…) : Lucien a lu l’interview de notre ministre bien-aimé et se permet quelques commentaires à ce sujet…

Bonnes visites !

De blague en blague…

dimanche, mai 16th, 2010

J’ai reçu dernièrement d’un ami une blague qui m’a fait sourire… mais qui m’a rappelé vaguement que j’avais déjà lu quelque chose dans ce genre. Une recherche sur Internet m’en a fait trouver quelques « ancêtres », mais je suis presque sûre qu’il existe des versions plus anciennes encore… En tous cas, c’est une source d’histoires variées ! Faites une recherche avec « j’ai deux mauvaises nouvelles », et vous verrez que l’histoire d’origine (?) a inspiré de nombreux amateurs…

Voici donc les versions que j’ai trouvées… avec parfois des mélanges plus ou moins cohérents de personnages…

Histoire 1

L’heure est grave ! Dieu appelle auprès de lui Barack Obama, Vladimir Poutine et Steeve Ballmer et leur explique que la fin du monde est proche.
Vladimir Poutine redescend sur Terre et dit aux Russes : J’ai deux mauvaises nouvelles : la première c’est que Dieu existe et la deuxième c’est que la fin du monde est proche.
Barack Obama redescend sur Terre et dit aux Américains : J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne nouvelle c’est que Dieu existe et la mauvaise c’est que la fin du monde est proche.
Steeve Ballmer redescend sur Terre et dit aux salariés de Microsoft : J’ai deux bonnes nouvelles : la première c’est que je fais partie des trois personnes les plus importantes du monde et la deuxième c’est qu’on peut arrêter d’essayer de débugger Windows 98.

Histoire 2

Dieu convoque les trois personnes les plus importantes de la Terre : Le président de la Russie, le président des États-Unis et Bill Gates.

Dieu leur dit : La fin du monde est pour demain dites-le à tous les humains.

Les trois retournent chez eux.

Le président de la Russie se présente devant son peuple et dit :

« Camarades l’heure est grave, j’ai deux mauvaises nouvelles : la première c’est que Dieu existe ; la deuxième c’est que la fin du monde est pour demain. »

Le président des États-Unis dit au monde entier :

« Nous avons une bonne et mauvaise nouvelle à vous dire, la bonne c’est que Dieu existe ; la mauvaise c’est que la fin du monde est pour demain. »

Bill Gates envoie un e-mail comme suit :

« J’ai deux bonnes nouvelles à vous communiquer, la première c’est que je suis l’une des trois personnes les plus importantes de la Terre, la deuxième c’est que le bug de l’an 2000 est résolu. »

Histoire 3

Suite à trois attentats simultanées, Sarkozy, Bush et Ben Laden meurent. Ils arrivent ensemble au paradis, et sont accueillis par un Saint Pierre furieux.

« Ah ben c’est du beau… Vous nous avez foutu un sacré bordel, en bas ! C’est tellement le bordel que c’est au-delà de mon jugement, le grand patron veut vous recevoir en personne ! »

Ainsi donc, les trois hommes sont amenés devant Dieu, qui, depuis Son trône, les regarde d’un air consterné, alors que Ben Laden se lamente de voir que sa religion lui mentait depuis le début.

« C’est pas joli joli ce que vous m’avez fait, tous les trois… La troisième guerre mondiale finira par éclater, la terre est surpolluée, les hommes sont malheureux… J’en ai parlé avec Lucifer, même lui ne veut pas de vous ! »

Les hommes se regardent, attendant la sentence suprême, qui ne tarde pas à tomber.

« Pour vous faire pardonner, je vous renvoie sur terre. Vous allez tout me nettoyer et arranger vos conneries. Chaque centimètre carré de cette planète doit être propre, vous m’entendez ! J’vous colle l’éternité s’il le faut ! »

Et voilà que les trois hommes sont renvoyés sur Terre. Bush regarde ses compatriotes, qui le regardent avec des étoiles dans les yeux, murmurant au miracle.

« Mes bien chers frères… J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous ! La bonne, c’est que Dieu existe, je l’ai vu. La mauvaise, c’est que pour expier mes péchés, je dois nettoyer la totalité de la planète, et donc démissionner de mon poste de président des États-Unis. »

Ben Laden arrive dans son camp miteux dans un flash de lumière, devant les yeux éberlués de ses compagnons, qui murmurent à la gloire d’Allah, malgré l’air blasé de leur chef.

« Non non… Les gars, j’ai deux mauvaises nouvelles… La première, c’est qu’Allah n’existe pas, j’viens de rencontrer le dieu des chrétiens, on a fait tout ça pour rien ! La deuxième, c’est qu’en plus j’dois expier mes péchés en arrêtant le terrorisme et en nettoyant cette planète… »

Sarkozy arrive à Paris, devant l’opposition, désespérée de voir qu’ils ne s’en sont toujours pas débarrassés. Nicolas prend son micro, et transmet un grand discours.

« Mes amis, j’ai deux bonnes nouvelles. La première, c’est que Dieu existe. Je l’ai vu, je lui ai parlé. La deuxième, c’est qu’il y aura du travail pour tout le monde ! »

Histoire 4 (celle qui court sur le Net en ce moment)

Dieu en a ras le bol de l’humanité, de ses péchés, de ses vanités et des politiciens.

Il décide de mettre fin à l’expérience. Il réunit tous les Chefs d’ État et leur annonce qu’il détruira la race humaine dans 24 heures.
– Je vous laisse le soin de l’annoncer vous-même à vos peuples respectifs !

Le premier à parler est Barack Obama :

– Peuple bien-aimé, j’ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne est que Dieu existe. Il m’a parlé. Mais nous le savions déjà. La mauvaise nouvelle, c’est que cette grande nation, notre grand rêve n’existera plus dans 24 heures. Ceci est la volonté de Dieu.

Fidel Castro a réuni tous les Cubains et dit :
– Compatriotes, peuple cubain, j’ai deux mauvaises nouvelles. La première est que Dieu existe, il s’est adressé à moi. Oui, je l’ai vu. L’autre mauvaise nouvelle c’est que cette merveilleuse révolution pour laquelle nous nous sommes battus sera finie.
C’est la volonté de Dieu.

Nicolas Sarkozy intervient au 20h de TF1 :

– Aujourd’hui est un jour très spécial pour nous tous. Pourquoi ? Je vais vous le dire.
J’ai deux bonnes nouvelles à vous annoncer. La première est que je suis le messager choisi de Dieu, car il m’a parlé en personne. La seconde bonne nouvelle, c’est que dans les 24 heures, oui vous avez bien entendu, dans 24 heures, le problème du chômage sera résolu, la crise financière sera résolue, il n’y aura plus de reconduites aux frontières, plus de copinage, plus de népotisme, plus de violence, plus de hausses d’impôts. Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Les promesses seront tenues.

Bon dimanche !

Nos frères les oiseaux…

jeudi, août 6th, 2009

Une de mes « inquiétudes », quant à mon changement de domicile, était de perdre la compagnie des oiseaux.

En effet, ma maison, tout à la fin du village, était dans une zone très riche en animaux, et en oiseaux en particulier. Les terrains y sont grands (1000 à 2000 m2 en moyenne) et, de mon côté de la rue, ils se terminent en bois longeant la rivière, bordée de bois encore sur l’autre rive. Un paradis pour ces charmants volatiles, très bavards dès l’aube…

Mon bureau me permettait de fréquents coups d’œil au jardin, et je me laissais souvent distraire par les mouvements ou les chants des merles, hirondelles et autres, voire par le passage de vols de canards ou l’irruption soudaine de faisans dans le jardin. Le pivert, aussi, attirait mon attention, avec ses couleurs vives. Et le curieux chant de cet oiseau inconnu dont j’avais toujours l’impression qu’il me disait « Plus vite ! plus vite ! ». Plus que tous, j’appréciais les incroyables acrobaties des mésanges bleues… et aussi, je dois avouer, la curiosité du rouge-gorge qui n’hésitait pas, parfois, à venir faire l’inventaire de mon intérieur…

Avant, de l’autre côté de la rue, je n’avais jamais vu de mésanges bleues. Des charbonnières, oui, et même des huppées et des longues queues (que je ne revis jamais après avoir traversé).

Donc, en acquérant une maison « de ville », entourée d’autres maisons aux petits jardins (300 à 400 m2 de terrain en moyenne), ne risquais-je pas de perdre ce spectacle sonore qui me ravissait ?

La réponse est non, finalement ! Les premiers jours, je vis surtout des moineaux,… totalement absents de mon précédent domicile ! Oiseaux de ville, évidemment. Des pigeons, bien sûr. Des merles. Une ou deux charbonnières. Et, depuis quelques jours, un pinson, qui vient jusque sur ma terrasse, mais se montre d’une prudence extrême : il a raison : le superbe chat roux des voisins n’en ferait qu’une bouchée !

Pas de mésanges bleues… Je m’y ferai !

Tout à l’heure, un inconnu perché sur l’abricotier : ventre jaune clair (plus clair qu’une charbonnière), gris-beige par ailleurs… Je ne l’ai pas bien vu : il était à contre-jour. Il faudra que je cherche dans mes livres ce que pourrait être ce passereau…

Quand j’étais arrivée ici, après 6 ans de Zup dans le Nord, je m’étais tout de suite intéressée aux oiseaux, et avais même acheté un disque, pour apprendre à reconnaître leurs chants… Je n’y suis jamais arrivée…

Je m’y remettrai peut-être…

Sigles et Abréviations

mercredi, août 5th, 2009

Parmi les cadeaux qui m’ont été offerts lors de mon anniretraimaillère, ce tout petit livre à feuilleter de temps en temps : Jeux de sigles ! de Pascal Petiot et Pascal Argence, aux éditions First. Les auteurs s’y amusent à imaginer des définitions pour un bon nombre de sigles, plus ou moins connus. Voici quelques extraits (je n’ai pas copié toutes les définitions pour chaque sigle…) :

MST

  • Microbes Salement Tenaces
  • Momentanément Sexe Terminé
  • Macho Sévèrement Touché
  • Maintenant Soirées Tranquilles
  • Mariage Sûrement Terminé
  • Maudit Souvenir Touristique
  • Misère Sexuelle Temporaire
  • Maudit(e) Sois-Tu !
  • PDG

  • Peur Des Grévistes
  • Parachute Doré Garanti
  • Patron Définitivement Gagnant
  • Président De Gala
  • Président Difficilement Généreux
  • VRP

  • Visiteur de Restaurant en Province
  • Vendeur Relooké Plouc
  • Vendeur Rarement Prospère
  • Voyage Rarement Payant
  • NRJ

  • Ne Répond Jamais
  • Niaiseries Radiophoniques Jubilatoires
  • Nouvelle Radio Jetable
  • Nous Ratissons Jeune
  • Nouvelle Restriction de Jugeotte
  • Et, pour terminer, ce sigle qui commence le recueil (je ne le connaissais pas, et ai mis la bonne définition parmi les autres… histoire de voir si vous saurez mieux que moi la découvrir !) :

    AAAAA

  • Association des Adolescents Acnéiques Affreusement Affectueux
  • Amants Adultères Allergiques Aux Alliances
  • Anti Association Anarchiste Absolument Antitout
  • Association Amicale des Andouilles Absolument Abrutis
  • Association Amicale des Amateurs d’Andouillette Authentique
  • Assemblée Anonyme des Apolitiques Anticonstitutionnellement Abstentionnistes
  • Amateurs Avisés d’Art Abstrait Albanais
  • Association d’Authentiques Amateurs d’Abus d’Alcool
  • Amicale des Anciens Acrobates Alcooliques Accidentés
  • D’autres extraits un autre jour, peut-être…

    Fermé pour cause de mariage

    jeudi, mai 21st, 2009

    Juste un petit mot pour que mes fidèles lecteurs et lectrices ne s’inquiètent pas de mon silence : je pars dans le Nord, où une ancienne élève de là-bas m’a invitée à son mariage…

    A lundi, si le cœur vous en dit !

    Symposium sur ma terrasse…

    samedi, mai 9th, 2009

    J’aime bien « symposium ». Ça fait sérieux, distingué. Un coup d’œil sur le dictionnaire m’informe même qu’il s’agit d’une référence à Platon. (Ben oui, j’aime bien les grands mots – de temps en temps – mais je vérifie quand même que je ne les emploie pas en dépit de leur bon sens…)

    Donc, sur ma terrasse, conciliabules d’éminents spécialistes de la météo, plutôt versés dans la partie pluie, d’ailleurs.

    Je ne sais pas chez vous, mais ici, il a plu pas mal, aujourd’hui. Même si en ce moment précis un rayon de soleil essaie de me démentir.

    Et donc, tout à l’heure, alors qu’il cessait de pleuvoir, je vois un tas de saletés sur la terrasse. Étonnée, car la pluie n’avait pas été accompagnée de vent, je m’approche pour regarder…

    Eh non ! Ciel ! Ce ne sont pas des saletés, mais des escargots ! Une vingtaine, au bas mot, qui déambulent (oui, peut-être que les escargots ne déambulent pas vraiment…) lentement, cornes dressées. Ils doivent en être à la phase de réflexion personnelle, car à part un groupe de trois, les autres glissent majestueusement seuls.

    Ce ne sont pas des petits gris, ni des Bourgogne (il en pousse quelques fois, par ici), mais des petits colorés, du jaune au rose, parfois rayés de noir. Qu’ils préfèrent ma terrasse dallée au jardin me paraît un peu curieux, mais enfin, chacun ses goûts !

    Pardon ? Ah ! Les coccinelles ? Eh bien, les plus frileuses se sont finalement décidées à sortir (elles le regrettent peut-être, vu la température qu’il fait ces jours-ci…).

    Il y a quelques années, lors d’une visite de ma sœur et de sa petite famille, les escargots aussi étaient au rendez-vous sur la terrasse. Petits gris et colorés. Mon neveu et ma nièce, qui s’ennuyaient sans doute des « conversations de grandes personnes » (ils devaient avoir 14 et 16 ans, quelque chose comme ça), se sont entendu conseiller d’aller faire une « course d’escargots » sur la terrasse… Et ils y sont allés, ces grands dadais ! Ils ont soigneusement aligné chacun son équipe sur la ligne de départ, remettant dans le droit chemin les poètes qui s’en éloignaient…

    Tiens ! Encore un « conseil » pour ma rubrique de prof-qui-a-de-l’expérience :

    Ne jamais, jamais, oublier qu’on a été enfant…

    Animaux de compagnie

    lundi, mars 9th, 2009

    Mais non, je ne parle pas des élèves ! Mes animaux de compagnie à moi, dans ma maison (et mon jardin, accessoirement…).

    Ni chats, ni chiens, ni poissons rouges… mais des coccinelles, oui !

    Tous les hivers, depuis que je suis dans cette maison, j’héberge un certain nombre de coccinelles. Mais j’ai eu droit à deux « arrivages spéciaux » proches de l’invasion en septembre 2006 et 2008. Vraisemblablement des « lâchers » dus à des humains, vu la quantité et les variétés. Cette année, j’ai dû m’empresser de fermer toutes les fenêtres, la maison étant envahie de centaines de coccinelles… J’ai réussi à en faire sortir pas mal les jours suivants, mais il en est resté… beaucoup !

    Pas très dérangeantes, comme bestioles. Sauf quand l’électricité est allumée : il y en a que ça énerve, elles tournent autour de l’ampoule, puis vous tombent dessus comme des boulets de canon (mais en beaucoup plus léger). Autrement, elles vivent leur vie de coccinelle dont, j’avoue, je ne sais toujours pas grand chose… J’aimerais bien savoir de quoi elles se nourrissent, dans ma maison… D’accord, ce n’est pas gros, mais ça doit quand même se nourrir, non ?

    Le soir, elles lisent avec moi : j’en ai souvent une qui vient se poser sur mon livre et le parcourt… Pour ne pas risquer de l’aplatir entre deux pages, je la fais grimper sur un papier que je mets plus loin sur la table. Ça, ça les perturbe, les coccinelles ! Elles restent plusieurs minutes immobiles, en se demandant visiblement ce qui vient de leur arriver !

    Dans l'embrasure de la porte-fenêtre

    Dans l'embrasure de la porte-fenêtre

    Là où elles sont le plus « gênantes », les pauvres, c’est dans la cuisine : sur le plan de travail coloré, je ne les vois pas toujours… et si je pose un plat sur une de mes bestioles… elle s’en remet rarement…

    L’autre jour, il y en avait une sur le robinet, alors que je faisais la vaisselle. J’ai eu beau faire attention, elle a fini par tomber dans le bac de rinçage… Je l’ai repêchée sur une éponge… et elle s’est précipitée dans le bac de lavage, la bécasse ! Je l’en ai sortie… mais trop tard ! Son petit cœur avait lâché, après tant d’émotions (pas très sûre que les coccinelles aient un cœur, mais bon, on fera comme si…).

    Certaines voyagent : il y a eu un jour où mes 3èmes étonnés ont vu deux coccinelles dans la classe, qui s’étaient échappées de mon cartable : une rouge à points noirs et une noire à points rouges. J’en ai même emmenée une en Lorraine, chez mes cousins : quand j’ai ouvert mon ordinateur portable, elle est restée un moment immobile, puis s’est envolée dans la pièce…

    Parmi les activités que j’ai pu observer, il y en a deux qu’elles pratiquent assidûment : la marche en rond et l’escalade. Elles se posent sur un livre, un cendrier, un objet quelconque, et en font inlassablement le tour. Pour l’escalade, il faut les voir se dresser sur les pattes arrière pour tenter de grimper sur la copie (par exemple !) qui se trouve un ou deux millimètres au-dessus !

    Il y en a tout un « nid » dans l’embrasure de la porte-fenêtre : la semaine dernière, comme il faisait beau, je l’ai laissée ouverte une bonne partie de l’après-midi, afin qu’elles prennent un peu l’air… Mais, comme vous pouvez voir sur les photos, il en reste quelques-unes…

    Fera-t-il beau dimanche ?

    Fera-t-il beau dimanche ?

    En tous cas, si elles portent bonheur, comme on me l’assurait dans mon enfance, j’ai des réserves de bonheur pour un bout de temps !

    Un peu de lecture ?

    dimanche, février 15th, 2009

    Bon, je ne peux pas faire la paresseuse tous les jours, et m’en tirer avec une photo !

    Mais si vous voulez bien (sinon, il est trop tard !), je ne vous parlerai pas de mon métier aujourd’hui, mais d’un livre que je suis en train de lire : Les années, d’Annie Ernaux, qu’une trop gentille collègue m’a offert.

    Vous l’avez lu ? Alors je ne vous apprendrai rien… je vous dis à demain ?

    Vous ne l’avez pas lu ? Alors je vous le conseille, pour des retrouvailles avec votre passé (ou celui de vos aînés).

    Il s’agit d’une autobiographie d’un genre très particulier. En effet, l’auteure (oui, j’ose !) ne dit jamais « je », mais « elle », parfois « nous », le plus souvent « on ». Ce n’est pas vraiment un récit, mais plutôt des descriptions de moments particuliers, et surtout d’ambiances particulières. De quoi parlait-on, rêvait-on, dans les années 50, 60, 70 ? (je n’en suis pas plus loin, pour le moment). Titres de chansons, de films, de poèmes ou de romans, nouveautés techniques (machine à laver, réfrigérateur, transistor…), animateurs vedettes de la radio et de la télévision, publicités… tout un univers que les gens de mon âge ont connu, dont les plus jeunes ont entendu parler.

    C’est cependant un « récit » personnel, ancré dans une certaine réalité sociale, dans un milieu précis, à des âges précis (un peu plus âgée que moi… l’auteure juge les « yéyés » de très haut, alors qu’ils représentent mes 15 ans…). Annie Ernaux feuillette un album photos (que nous ne verrons pas !) où elle figure à divers âges, et reconstruit l’époque de la photo.

    Au fil des pages, je retrouve tant de choses oubliées, disparues ou tellement passées dans la vie de tous les jours qu’on ne songe plus depuis longtemps à s’en étonner : la pilule, le hula-hoop, le nouveau franc, Ma sorcière bien-aimée, le lait en berlingot… Sans oublier Zappy Max (c’est pour pouvoir écouter « Ça va bouillir ! » pendant les vacances que ma mère a acheté son premier transistor !) et Geneviève Tabouis (« Attendez-vous à savoir… »)…

    Un catalogue ? Non, vraiment pas, car s’y mêlent les sentiments, les impressions de ceux qui vécurent ces époques… Aucune nostalgie non plus, car l’auteure a toujours l’impression d' »avancer » (du moins, où j’en suis arrivée de ma lecture).

    Des retrouvailles ? Oui, des retrouvailles avec un passé qu’on a relégué derrière nous, parce qu’il faut bien avancer, n’est-ce pas ?

    Si vous l’avez lu, si vous avez envie de le lire, j’espère que vous me direz ce que vous en pensez…

    Bonnes lectures !