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Retour vers le passé…

mercredi, juin 15th, 2011

Ce n’est plus un retour, c’est une plongée, une immersion dans le passé !

D’abord, comme je vous l’ai écrit, les recherches généalogiques me transportent entre le Montereau de 1670 et celui de 1730…

Ensuite, mon « livre de chevet » du moment est un livre d’Histoire (un gros, de plus de 600 pages !) sur la période 1850-1914… Comme j’ai lu récemment un certain nombre de romans de Zola, je complète ma culture… et me rapproche tout de même un peu d’aujourd’hui…

Enfin, hier, j’ai reçu un courriel d’une ancienne élève, via Copains d’avant… Assez « ancienne », tout de même : en 5ème en 72/73… Ça nous rajeunit pas, ma pôv’dame ! Ben oui, pas loin de 40 ans, quand même…

Nous avons échangé plusieurs courriels, essayant l’une et l’autre de retrouver des noms, des souvenirs, des visages… Plus de trous que de souvenirs, dans nos échanges ! J’ai parlé ici de cette classe de l’Aisne avec laquelle nous avions monté un « grand spectacle » :

http://blogdeprof.fr/?p=12 (et suivante)
http://blogdeprof.fr/?p=31

Françoise m’a signalé une photo de leur classe sur le site « Photo de classe », , prise lors d’une « activité Moyen Age » : mais la définition est très mauvaise, et je n’y ai reconnu personne… sauf moi, tout au fond !

Du coup, je suis repartie vers un tas de photos non triées rangées dans un tiroir, et en ai trouvé 4, dont une sur laquelle il me semblait reconnaître une certaine Blandine…

La nuit portant conseil, j’ai repris ces photos ce matin : oui, pas de doute, c’est une photo du spectacle de ces 5èmes… mais je n’y reconnais que 2 ou 3 têtes… et je n’ai aucun souvenir de ce spectacle où l’on voit des danseuses (certaines en tutu, d’autres en justaucorps), des équilibristes, une soubrette, un « couple »… Effectivement, il y avait une histoire de pickpockets qui opéraient pendant des spectacles… d’où sans doute ces danseuses…

J’ai donc envoyé ces photos à Françoise…

Et puis… je suis allée ouvrir quelques cartons d’archives… Oui, je suis très « archiviste »… Au 3ème, bingo ! Une série de BD où je reconnais des noms !

Me voilà partie à établir une liste de noms à partir de ces BD, dont certaines sont signées… Quelques têtes me reviennent, ou quelques caractéristiques physiques… mais je n’irais pas jurer de l’exactitude de ces souvenirs brumeux…

Ma correspondante a reconnu d’autres têtes sur les photos… Je lui ai envoyé ma liste, pour éveiller – peut-être ! – d’autres souvenirs…

Dans ce 3ème carton d’archives (il va falloir que je les range un peu, et regroupe celles qui vont ensemble… quand je peux le savoir !), un petit carnet à spirales, bien mince…

Et dedans : des poèmes d’élèves, que j’ai recopiés… d’une classe de 5ème de 1970…

Tiens ! Je vous en livre un : qui sait ? l’auteur se reconnaîtra peut-être…

Le Printemps au parc Leblanc

Le Printemps est là,
Dans le parc Leblanc,
Si beau mais si las,
Si beau et si grand.

Dans un coin de gazon,
Un paon fait la roue,
Étonnant les bourgeons,
Devant le soleil roux.

Les arbres sont en fleurs,
Les merles ont sifflé,
Mais là-bas, l’homme pleure
Sur son triste passé.

Le cygne immaculé,
Le plus beau, le plus grand,
S’en va sur l’eau, reflété,
Mi-glissant, mi-nageant.

Près de l’eau miroitante,
Se penchent de jolies plantes :
Et sur la pelouse endormie,
S’étirent les pâquerettes fleuries.

Le Printemps est là,
Dans le parc Leblanc,
Si beau mais si las,
Si beau et si grand.

Je vous laisse à vos propres souvenirs…

La parano… (suite et fin)

mardi, décembre 22nd, 2009

Plus d’une semaine sans écrire sur mon blog ! Terrible ! Il faut quand même que je vous termine l’histoire d’Anne-Marie avec le dernier drame dont j’ai le souvenir… le plus grave !

C’était à la fin de l’année (de quelle année ?) et nous étions convoqués pour la correction des épreuves de français du brevet, à quelques kilomètres de notre Zup. Il avait été convenu que nous partirions à trois dans ma voiture. Nous étions convoqués l’après-midi à une heure et demie, donc rendez-vous a été donné à une heure sur le parking de la Zup.

L’autre collègue (qui est toujours d’ailleurs une amie) m’invita à déjeuner. De bavardages en bavardages, nous prîmes sans doute un peu trop de temps… si bien qu’une heure arriva et que nous n’étions toujours pas parties…

Lulubie disait l’autre jour que nous en arrivions à justifier la parano des autres… Ce fut exactement ce qui se passa : en nous amusant un peu, nous avons imaginé qu’Anne-Marie serait complètement terrorisée de ne pas nous voir…

Mais nous nous sommes quand même dépêchées de plier bagages et de nous diriger vers le parking.

Quand nous sommes arrivées, à notre grande surprise, il n’y avait personne. Nous avons attendu un moment et, ne la voyant pas arriver, nous avons fini par prendre la route toutes les deux. Nous sommes arrivées en retard, étant donné que j’avais dû me perdre quelque part… Pas grave : les paquets de copies attendent !

Dans la salle, tous les correcteurs étaient à l’ouvrage… y compris Anne-Marie ! Des regards peu amènes nous ont suivies. Anne-Marie s’est tournée vers nous sans un mot (mais elle avait les yeux rouges rouges), et je me suis excusée de mon retard. Elle m’a informée qu’elle repartirait avec quelqu’un d’autre…

Nous avons corrigé nos copies. J’étais un peu embêtée de ce rendez-vous raté : nous n’étions quand même pas si en retard que ça … et nous ne savions pas ce qui s’était passé.

Nous l’avons su le soir même par l’une de nos collègues qui, de sa fenêtre, avait vu Anne-Marie arriver sur le parking vers une heure moins quart, marcher de long en large, puis finalement, au bout de cinq ou dix minutes, se diriger vers la cabine téléphonique. Peu de temps après, un taxi était arrivé, elle y était montée.

Bon, c’était modérément étonnant, vu le caractère d’Anne-Marie, mais enfin, le rendez-vous étant à une heure, je ne voyais pas très bien pourquoi elle s’était paniquée… Fin de l’épisode (pensais-je… à tort !).

Le lendemain matin, je commençais plus tard, et à la récréation, je perçus les regards un peu étranges des collègues… jusqu’à ce que l’un d’eux me dise : « Quand même, c’est dégueulasse, ce que vous avez fait à Anne-Marie ! »

Elle avait averti toute la salle des profs que nous avions fait exprès de ne pas l’emmener pour la mettre en difficulté… Ses yeux rouges avaient sans doute mieux convaincu que mes explications ne purent le faire…

Mais je vous jure que j’ai toujours, depuis, essayé d’éviter au maximum les contacts avec ce genre de personnes, capables de faire une histoire extraordinaire (et de monter nombre de gens contre vous !) à partir d’un petit détail !

La parano… (suite)

dimanche, décembre 13th, 2009

Lulubie a malheureusement tout à fait raison : le comportement caricatural d’un parano rejaillit sur son entourage… qui finit par adopter le comportement qu’on lui reproche… et justifier ainsi la parano… Spirale infernale…

Le drame qui éclata ensuite, toujours en ce début de première année d’Anne-Marie au collège, fut l’Affaire de l’Affiche…

Anne-Marie avait décidé d’ouvrir un Club de Latin. Comme elle s’inquiétait au sujet de l’affiche annonçant la création du club, une collègue lui conseilla de faire appel à Alain, doté d’un bon coup de crayon et d’un certain humour. Alain accepta la commande…

Mais il n’avait sans doute pas encore pris la mesure des spécificités du caractère d’Anne-Marie…

Ce drame, tous les collègues en eurent les oreilles rebattues pendant des semaines…

Figurez-vous qu’Alain, fidèle à ses talents d’humoriste, avait illustré l’affiche d’un jeu de mots, que j’ai totalement oublié, sauf que l’affiche s’ornait du dessin humoristique d’une vache (et de je ne sais plus quoi d’autre… car c’est la vache qui posa problème !).

« Qu’est-ce que je lui ai fait ? Pourquoi a-t-il voulu me ridiculiser ? Saboter mon club ? »

On eut beau essayer de lui montrer que cette affiche, intriguant et amusant les élèves, lui vaudrait sans doute plus d’inscriptions… Peine perdue. Le refrain revenait, inlassable :

« Qu’est-ce que je lui ai fait ? Pourquoi… ? »

Elle se contenta donc d’une affiche sans dessin qu’elle fit elle-même (eut-elle beaucoup de « clients » ? Je l’ignore !), ne fit plus jamais appel à Alain… qui aurait sûrement refusé de toutes manières ! D’abord surpris, puis blessé qu’on lui prête des intentions qui étaient loin d’être les siennes (c’était au contraire quelqu’un de très gentil), il montra même quelques réticences quand d’autres collègues lui demandèrent telle ou telle illustration…

Les deux incidents suivants – pardon : drames ! -, je ne sais plus s’ils eurent lieu la même année ou pas. C’était en tous cas au cours du 3ème trimestre. Et j’en fus à nouveau la « coupable » (ou la victime, selon le point de vue…).

Je montais cette année-là un spectacle – dont j’ai déjà parlé – avec ma classe de 3ème. Je « voyais grand », et avais donc demandé à jouer dans la salle de spectacle de la ville ; nous y répétions le mercredi.

Le principal « greffa » la fête du collège sur ce spectacle, et d’autres classes y participèrent.

Entre autres, une classe d’Anne-Marie…

Comment celle-ci formula-t-elle sa demande ? Toujours est-il que je compris qu’elle voulait que je lui « cède » mes répétitions dans la salle… Évidemment, je refusai ! Ce spectacle de plus d’une heure, avec une trentaine d’élèves, danses, projections de diapos, jeux d’éclairages, demandait un certain nombre de répétitions sur place !

Elle alla pleurer dans le giron de je ne sais plus quelle collègue : je lui sabotais sa pièce, je refusais…

Et la sympathique collègue vint me faire part des récriminations d’Anne-Marie. Je m’aperçus alors que j’avais mal compris sa demande : elle voulait « simplement » que je lui réserve la salle aux jours et heures qui lui convenaient…

Je retournai voir la désespérée et l’informai qu’il lui suffisait de demander à la mairie ses réservations… (ben non, pas envie de m’en charger moi-même ! Pourquoi diable l’aurais-je fait ???).

Arriva le samedi de la fête : répétition générale le samedi matin, spectacle l’après-midi.

Mes élèves répétaient avec décors, costumes et accessoires, mais sans les maquillages : recouvrant souvent le visage entier, ils étaient longs à poser… et à enlever ! Toute l’équipe encadrant le projet était là : 5 ou 6 profs du collège, plus un du lycée – mari d’une collègue – qui s’occupait de la partie diapos (et les avait réalisées, avec l’aide de 3 élèves).

Préparation, répétition… Une fois « notre » pièce terminée, je rejoignis dans la salle mes collègues, et nous partageâmes quelques observations sur la pièce : comme j’étais dans les coulisses, il m’était difficile d’avoir un jugement d’ensemble.

Bon, ça ne s’était pas trop mal passé, et je me détendis un peu. Au point que nous échangeâmes je ne sais quels propos qui nous firent rire (sans bruit, évidemment !)…

Las ! Le moment était mal choisi : en effet, sur la scène, c’étaient les élèves d’Anne-Marie qui répétaient : 2 ou 3 gamins jouant une scène de Molière, je crois…

Évidemment, Anne-Marie, des coulisses, m’avait vu rire : et si je riais, c’était forcément que je me moquais de sa pièce ! Drame, larmes… On vint m’informer de cette nouvelle catastrophe… mais je n’allai pas consoler Anne-Marie : j’avais suffisamment à faire avec mon propre stress !

L’incident suivant… ce sera pour une autre fois !

La parano, ça se soigne ?

lundi, décembre 7th, 2009

Les aventures de Sifi et de « la vieille conne » m’ont bien amusée. Nous connaissons tous des personnes comme celle qu’elle décrit, murée dans leurs certitudes, incapables du moindre sursaut d’humour, voire d’humanité simplement…

Elle m’a rappelé mes « démêlés » avec Anne-Marie… C’était il y a plus de 30 ans, j’avais donc une petite trentaine d’années…

A cette rentrée-là, donc, une nouvelle collègue, prof de Lettres (ou Lettres Classiques), Anne-Marie. Son premier poste, peut-être. Un peu plus jeune que moi.

C’est dans les jours suivant la rentrée qu’a éclaté « l’Affaire de l’étiquette » : un vrai drame !

Ce matin-là, Anne-Marie est arrivée en salle des profs, et s’est dirigée vers son casier. Et là… ô douleur ! Figurez-vous que l’étiquette portant son nom avait DIS-PA-RU ! Comme elle en informait, presque en larmes, la salle des profs, quelques collègues lui ont répondu que, sans doute, l’étiquette était tombée…

« Mais non ! J’ai regardé sous les casiers : elle n’y est pas ! »

Elle semblait totalement désemparée, ce qui nous laissait perplexes : il arrive que des étiquettes tombent, soient balayées… On prend un bout de papier, on écrit son nom dessus, on place le papier dans le support… On n’en parle même pas, pas plus qu’on ne pense à commenter le stylo qui nous échappe et roule sous une table…

« Je ne comprends pas… Qu’est-ce que je vous ai fait ? Je viens d’arriver, je ne connais personne, et pourtant quelqu’un a pris mon étiquette ! Pourquoi vous m’en voulez ? »

Je résume : la tirade a été beaucoup plus longue, et larmoyante, mais je vous certifie que j’en ai rapporté la teneur…

Je ne sais plus si quelqu’un a tenté de répondre à ce désespoir : nous étions tous figés, incapables de comprendre ce qui pouvait bien se passer dans sa tête !

L’épisode suivant, c’est avec moi qu’il s’est passé (il y en a sans doute eu d’autres avec d’autres collègues, mais je n’en ai pas eu connaissance… ou j’ai oublié !). La répartition des services voulait qu’elle ait en charge, une heure par semaine, la moitié de ma classe de 6ème, pour un « soutien », ou quelque chose de ce genre. J’en avais parlé avec elle, et lui avais laissé le champ libre… comme j’aurais aimé qu’on fasse avec moi, dans le cas inverse… Elle avait acquiescé…

Aussi, quelle ne fut pas ma surprise d’être convoquée chez le principal, peu de semaines plus tard : Mademoiselle F. s’était plainte que je lui laissais tout le travail à faire, en plus de ses cours à préparer, que je « l’exploitais », en quelque sorte…

Le principal comprit fort bien ma surprise, mais me conseilla de préparer cette heure assurée par Anne-Marie…

Personnellement, j’aurais préféré qu’on me laisse libre, mais bon… Cela ne me posait pas vraiment de problème : avec mon demi-groupe, je créais des fiches de jeux variés, faisant appel à la logique, à l’orthographe, à l’observation… Que je tire ces fiches en 12 ou 24 exemplaires (réforme Haby : 24 élèves par classe…) sur la « machine à alcool » ne me dérangeait pas. Je me suis quand même étonnée auprès d’Anne-Marie qu’elle ne m’ait pas parlé de ce « problème »…

Mais finalement, cela me donna plus de travail que prévu… Car dès la séance suivante, Anne-Marie vint se plaindre (directement, cette fois ? je ne sais plus…) que je ne lui avais pas fourni le corrigé des fiches ! Comme je tirais les fiches à l’avance, je gardais un exemplaire où je notais le corrigé… je pensais bêtement qu’elle faisait de même… Mais non ! Cela lui prenait trop de temps !

Il fallut donc aussi – pour éviter un nouveau « drame » – que je lui prépare un corrigé…

Il ne s’était pas passé un mois depuis la rentrée, et j’en avais déjà « ras la casquette » de cette nouvelle collègue !

Un autre « drame » éclata au sujet du CDI : je ne sais plus à quel propos précisément : avais-je réservé le CDI pour ma classe ? Avais-je emprunté une série de livres (les élèves n’achetaient pas les romans à étudier : on les leur prêtait) ? Toujours est-il que la documentaliste est venue me voir : Anne-Marie était en larmes, persuadée que je lui en voulais, que je sabotais son travail…

Mais cette fois, j’avais enfin compris ce que l’incident des premiers jours m’avait fait supposer : la pauvre était affligée d’une parano galopante… Et elle aurait encore bien des occasions de le prouver…

Vider les cartons…

mercredi, juillet 22nd, 2009

Ah ! les cartons ! Je ne sais combien j’en ai rempli et vidé… mais il m’en reste un certain nombre à explorer…

La plupart ont été assez simples et sans surprise : les livres, par exemple (combien de cartons de livres ? Plusieurs dizaines, c’est sûr !), étaient rangés par genre, pays, siècle, nom d’auteur… et ont donc retrouvé une place sans problème (mais ils ne sont pas tous sortis… et je n’ai aucune idée de l’endroit où je vais bien pouvoir mettre mes BD, stockées pour le moment dans l’atelier…). Quelques découvertes, pourtant : tiens, un livre en double : pourquoi diable ??? Et des retrouvailles, entre autres avec quelques livres pour enfants que j’ai conservés… de mon enfance ! (Eh oui, je suis une incurable conservatrice !) La série des Heidi, par exemple… offerte au fil des années par plusieurs membres de la famille…

Lecture qui m’a été bien utile, entre parenthèses, lorsque j’ai enfin été admise aux épreuves orales du CAPES ! Car je suis tombée en Espagnol sur un article de journal parlant du dessin animé Heidi, qui faisait fureur en Espagne à l’époque. Je ne savais rien du dessin animé, mais ma connaissance de l’histoire, que j’avais lue et relue maintes fois, m’a permis de comprendre l’article et de pouvoir le commenter…

D’autres cartons recèlent des trésors beaucoup plus mélangés… et jouent la surprise quand je les ouvre : oh ! la statuette que m’avait offerte ma grand-mère ! Ce petit bibelot, qui donc me l’avait offert ? La casserole en alu (et manche en bois !) de ma dinette ! Le tableau que m’avait offert ma nièce, il y a une dizaine d’années…

Incurable conservatrice, disais-je… Et pourtant, je vous jure, j’en ai jeté, des choses, au fil des ans et des déménagements ! ! Mais… tant d’objets me viennent d’amis, ou de membres de la famille, voire d’élèves ! Oui, cette petite poupée en costume algérien, c’est un élève de 6ème qui me l’a offerte ! Et ce cendrier en cristal, les 5èmes s’étaient cotisés pour me l’acheter ! Jeter ces objets, pour moi, ce serait aussi jeter le souvenir… Je me suis quand même délestée, au fil des ans, de quelques-uns de ces objets de mémoire… mais cela reste quelque chose de très difficile… Il est vrai que j’ai de qui tenir : ma grand-mère et ma mère conservaient aussi… tout ce qui pouvait tenir dans la maison !

Mais… c’est grâce à elles (et aux générations précédentes) que je possède quelques archives familiales inestimables (pour moi) : par exemple, les certificats de travail de mes arrière-grands-parents, travaillant chez des particuliers lui comme jardinier et elle comme cuisinière, lesquels certificats attestent de la sobriété de l’un et de l’honnêteté de l’autre… Ou encore, cette lettre (en allemand !) de Buffalo, fin 19ème, envoyée à mon arrière-arrière-grand-père par son demi-frère… parlant du risque d’attaque indienne…

Alors tant pis ! Je garde !

Souvenirs, souvenirs…

mercredi, mars 11th, 2009

Excusez-moi si je fais court encore une fois… Mais je viens de recevoir un long coup de fil d’un « ancien »… que j’ai eu en 3ème (dans cette « fameuse » 3ème dont j’ai déjà parlé, qui avait monté 2 spectacles)… il y a 30 ans !

Beaucoup de nouvelles à s’échanger, évidemment. Et de souvenirs à se rappeler…

Il n’avait pas voulu jouer dans la deuxième pièce, sur les contes de fée, et s’était occupé des éclairages et des diapos (car notre spectacle comportait aussi projection d’images et danses) avec un ami.

A la fin de la pièce, que j’avais passée, comme à mon habitude, dans les coulisses, je suis remontée vers les loges pour féliciter mes acteurs. Lui était déjà là, en haut de l’escalier, occupé à déboucher une bouteille de champagne qu’il avait apportée pour l’occasion… Nous avons tous – ou presque, car Bel étant musulman, ne buvait sans doute pas d’alcool ! – bu à la bouteille…

C’est le deuxième élève de cette classe qui m’appelle, et j’avoue que c’est à la fois très émouvant et jubilatoire, ces nouvelles d’une autre époque… Les souvenirs reviennent, frais comme s’ils dataient d’hier… mais différents, marqués par une autre personnalité.

Je suis heureuse de voir que, pour ces ados devenus adultes, cette classe de 3ème figure dans leurs bons souvenirs.

Si vous permettez :

            A la 3 C !