Au clair de la lune…

27 janvier 2012


Au clair de la lune
,
Mon ami Pierrot,
Filons, en costume,
Présider là-haut !
Ma cervelle est morte.
Que le Christ l’emporte !
Béons à la lune,
La bouche en zéro.

Quelle extraordinaire vision de Jules Laforgue, qui publie ce poème (ce n’est ici que la 1ère strophe) en 1887 ! Il nous prédisait un président (joli, non, comme allitération ?!!!) sur la Lune, et nous ne l’avions pas compris !

La Lune… Rêve de bien des poètes, mais pas seulement… 1969 nous a mis le pied dessus… A force de vouloir la lune…

Il y a des lunes, amants de la lune, confrères de la lune, pêcheurs de lune, étaient les seuls à demander la lune, la promettre, la décrocher, voire la prendre avec les dents. Vieilles lunes…

A ces époques déjà lointaines, poissons-lunes et pierres de lune suffisaient à nous faire rêver. Et lunes de miel, évidemment !

Aujourd’hui… aujourd’hui, nous tombons de la lune quand on nous la montre en plein midi. Je devais être dans la lune, pensons-nous : j’aurai mal compris… Quel est ce c… comme la lune au visage de pleine lune qui nous la promet ? Est-il sujet à des lunes ou vit-il dans la lune ? Si nous sommes dans notre mauvaise lune, nous aboyons à la lune en attendant que le mauvais plaisant aille rejoindre les vieilles lunes…

Et nous avons tort, bien sûr !

Car la question de la lune est plus que jamais d’actualité !

Gingrich promet aux Américains de coloniser la Lune

Candidat à l’investiture républicaine pour affronter Barack Obama à la fin de l’année, l’ancien président de la Chambre des représentants a promis lors d’un meeting en Floride qu’il mettrait en place la première colonie permanente sur le satellite de la Terre.

Persiste et signe !

Alors que Newt Gingrich confirmait vouloir une colonie permanente sur la Lune s’il devenait président – l’espace est un autre sujet important en Floride -, Mitt Romney a répliqué sèchement : « Si j’avais un patron qui me disait vouloir dépenser quelques centaines de milliards pour implanter une colonie sur la Lune, je lui dirais vous êtes viré. C’est peut-être une grande idée, mais ce n’est pas une bonne idée. »

Il est vrai que… pour un candidat soucieux d’économie au point de vouloir faire travailler les enfants pauvres et de ne plus indemniser les chômeurs… je ne sais pas s’il a bien calculé le prix de revient d’une colonie permanente sur la Lune… A moins que, justement, il n’y envoie enfants pauvres et chômeurs ?

Évidemment, tout le monde n’est pas d’accord avec lui :

Ses détracteurs l’accusent d’être un pseudo-intellectuel qui parle trop vite, comme lorsqu’il a affirmé que les Palestiniens étaient un peuple « inventé ». Sa vieille idée d’exploiter les ressources minières de la Lune ou encore celle de faire travailler les enfants pauvres pour leur inculquer la valeur du travail lui vaut les sarcasmes de certains de ses rivaux.

Ce candidat « révolutionnaire » se présente comme « hors-etablishment »… Mais :

Mais il est assez savoureux de voir Newt Gingrich tenter de se positionner en outsider. Il a accompli dix mandats au Congrès de Washington et été président de la Chambre des représentants de 1995 à 1999, soit à deux doigts de la présidence [le poste de président de la Chambre des représentants vient en troisième ligne dans l’organigramme du gouvernement américain]. Autrement dit, il était pratiquement au sommet de l’élite de Washington. Quant à ses sarcasmes sur l’élite de New York – une allusion aux grands médias qu’il fustige depuis des semaines -, il convient de rappeler que lui-même est un écrivain prolifique qui a un jour reçu 4,5 millions de dollars d’avance sur recettes avant de devoir les restituer pour des questions éthiques. Et nul n’est besoin de mentionner qu’il a fait fortune à Washington. (Il a par exemple gagné 1,6 million de dollars en donnant des « avis stratégiques » à Freddie Mac, la société quasi gouvernementale de refinancement hypothécaire.)

En outre, Gingrich aime se présenter comme un outsider tout en s’attribuant le mérite de succès d’initié. Il affirme par exemple avoir contribué à créer des emplois avec Ronald Reagan et Bill Clinton. Mais comment a-t-il pu procéder s’il ne faisait pas partie de l’ »élite » ? La réponse, bien sûr, est qu’il est en faisait partie. Quelle que soit leur part de réussite et d’échec, ses actes s’inscrivent au cœur de la vie politique du pays où il évolue depuis des années.

Espérons qu’un certain nombre d’Américains ne seront pas trop dans la lune quand ils choisiront leur bulletin de vote…

Je propose un nouveau proverbe :

Qui montre sa lune
Voit la lune…

(Montrer sa lune : Montrer ses fesses. Voir la lune : Perdre sa virginité.
Toutes les expressions citées dans cet article proviennent de http://www.cnrtl.fr/definition/lune, y compris le début de la citation de Jules Laforgue.)

Merci (encore !) à Délit Maille, qui m’a mise sur la piste de cet intéressant personnage…

Tricote tes Gingrich

Un peu de statistiques…

20 janvier 2012

Il y a longtemps que je ne vous ai pas fait part des statistiques de mon petit blog, réalisées par Google Analytics… Voici donc celles du mois écoulé…

Nombre de visites dans le mois

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Comme vous voyez, la semaine de Noël a été « dramatique » pour mon pauvre blog, qui avait vu son nombre de visites friser (et parfois dépasser) les 3000 dans le mois… La remontée sera dure !

L’autre « creux », plus récent… est celui du vendredi 13 ! Y a-t-il un risque particulier à se balader sur le net les vendredi 13 ??? Il faudra que je me renseigne…

Origine géographique des visiteurs

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Pas de surprises pour la répartition géographique de mes visiteurs : très majoritairement Français, assez nombreux de pays partiellement francophones. 15 visites tout de même des USA… Quant au Royaume-Uni… 10 visites pour une moyenne de 0 seconde passée sur le site… En principe, Google Analytics détecte les « robots » et ne les inclut pas dans les statistiques… Mais il y a peut-être eu une faille…

Sites m’ayant envoyé des visiteurs

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Grand merci à mes lecteurs… qui m’envoient de nouveaux lecteurs ! La palme en revient à Lucien, mais d’autres collègues m’ont envoyé un bon nombre de lecteurs… Contente de voir que Délit Maille m’a envoyé 12 lecteurs ! J’espère lui en avoir envoyé aussi !

Les visites en provenance de SOS… sont nettement moins nombreuses… et plus courtes : 0 seconde en moyenne !

Les pages les plus visitées dans le mois

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« Comment faire travailler un enfant??? » reste au hit-parade : 256 visites à cette page, dont une d’hier (commentaire auquel je dois répondre…). 30 commentaires sur cette page (dont la moitié environ sont mes réponses).

Je suis contente que ce modeste blog « marche »… sans pub ni FaceBook… Merci à vous, amis lecteurs ! En espérant que vous continuerez à me rendre visite ponctuellement…

Faites le bon choix !

18 janvier 2012

Encore une fois, merci à Délit Maille de m’alerter sur une question MAJEURE qui nous concerne TOUS !

J’avais déjà appris que nous retournerions au Moyen-Age si nous avions la malencontreuse idée de réduire le nucléaire, voici qu’un autre Président nous menace d’une situation de guerre si nous ne faisons pas le bon choix !

Tricote ton Apocalypse

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Au cas où vous ne seriez pas au courant :

Accoyer parle de « guerre » si la gauche gagne et suscite l’indignation

« 2012 sera une année de vérité, notre pays est à l’heure des choix. Il peut soit poursuivre une politique courageuse de modernisation et de restauration de notre compétitivité, soit exhumer un programme archaïque et utopique » a déclaré M. Accoyer lors de ses vœux à la presse.

« Ne nous y trompons pas: si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre », a ensuite affirmé le président de l’Assemblée.

[...]

Le 6 décembre 2011, M. Accoyer avait déjà employé le terme de « guerre » pour la crise en zone euro. « Nous sommes en réalité dans une situation dont les conséquences pourraient être comparables à celles d’une guerre », avait-il dit.

La Guerre ! Carrément ! Si nous ne l’avons pas connue, dans notre grande majorité, nous en avons suffisamment entendu parler pour frissonner d’horreur !

Prié de revenir sur ses propos et de s’excuser, le président persiste et signe :

Bernard Accoyer ne regrette pas ses propos sur « les conséquences d’une guerre »

« J’ai dit que s’il ne fait pas les réformes qui consistent à diminuer le nombre d’agents publics qui ont explosé sous la gauche, s’il ne poursuit pas la réforme des retraites rendue nécessaire par l’abaissement de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans en 1983, s’il remet en cause des politiques qui marchent, telles que le nucléaire, quel que soit le candidat qui ferait cela », « oui, les conséquences économiques et sociales, la baisse du pouvoir d’achat de 20, 30, 40 % seraient inéluctables ».

(Au cas où l’on n’aurait pas été sûr que ses propos visaient la possibilité d’une accession de la gauche au pouvoir, voilà qui nous éclaire…)

Retour au Moyen-Age, situation de guerre… que risquons-nous encore, pauvres inconscients que nous sommes ? Les 10 plaies d’Egypte, peut-être ? Pour mémoire, je vous les rappelle :

Dix plaies d’Égypte

1- Les eaux du fleuve changées en sang :

« [...] Le Nil fut nauséabond, et les Égyptiens ne purent boire des eaux depuis le fleuve [...] » — Exode 7:14-25

2- Les grenouilles :

« [...] les grenouilles montèrent et recouvrirent l’Égypte [...] » — Exode 8:1-25

3- Les moustiques :

« [...] toute la poussière du sol se changea en moustiques [...] » — Exode 8:16-19

4- Les mouches (ou les taons) ou les bêtes sauvages :

« [...] des taons/ bêtes sauvages en grand nombre entrèrent [...] dans tout le pays d’Égypte [...] » — Exode 8:20-32

5- La mort des troupeaux :

« [...] tous les troupeaux des égyptiens moururent [...] » — Exode 9:1-7

6- Les ulcères :

« [...] gens et bêtes furent couverts d’ulcères bourgeonnant en pustules [...] » — Exode 9:8-12

7- La grêle :

« [...] Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Égypte [...] » — Exode 9:13-35

8- Les sauterelles :

« [...] Elles couvrirent la surface de toute la terre et la terre fut dans l’obscurité ; elles dévorèrent toutes les plantes de la terre et tous les fruits des arbres, tout ce que la grêle avait laissé et il ne resta aucune verdure aux arbres ni aux plantes des champs dans tout le pays d’Égypte [...] » — Exode 10:13-14,19

9- Les ténèbres :

« [...] il y eut d’épaisses ténèbres [...] » — Exode 10:21-29

10- La mort du premier-né :

« [...] tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Égypte [...] » — Exode 12:29-36

A quand la prochaine prédiction sur la fin du monde, qui nous attend si nous choisissons mal ? Car ne l’oubliez pas : 2012, c’est aussi la fin du monde !!!

Bon choix Mesdames (bon choix Mesdemoiselles), bon choix Messieurs…

Daily Mail / Délit Maille…

15 janvier 2012

Juste un petit mot pour vous conseiller d’aller voir Délit Maille : Tricote tes pandas. Une nouvelle bouleversante qui va sans doute changer bien des choses en politique, tant intérieure qu’extérieure !

Je ne vous en dis pas plus : allez voir par vous-mêmes !

http://delitmail.blogspot.com/2012/01/tricote-tes-pandas.html

Autobiographies et autres lectures…

14 janvier 2012

Je lis rarement des autobiographies. Je ne suis pas curieuse de la vie d’inconnus. J’en lis parfois, en ce qu’ils sont des témoignages d’une époque ou d’un problème particulier : je pense à Un secret, de Philippe Grimbert, par exemple.

C’est pourquoi je suis la première étonnée de poursuivre ma quête de Michel del Castillo… Après De père français, j’ai dû lire 5 ou 6 autres ouvrages de cet auteur… et en lirai sans doute d’autres encore. Et je ne cherche que ceux qui se rapportent à son histoire personnelle, sous forme romancée ou non.

Je me suis pareillement surprise à lire avec un réel plaisir Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan, que j’avais pris un peu par hasard à la bibliothèque. Ce n’est pas réellement une autobiographie, puisque l’auteur tente d’écrire l’histoire de sa mère, et non la sienne… Mais les deux se mêlent forcément. Et plus encore parce que l’auteur évoque ce qu’elle a appris des entretiens avec sa famille, les documents que les uns et les autres lui ont confiés pour son projet.

En parlant hier avec la bibliothécaire, j’ai cru comprendre ce qui m’accrochait chez ces deux auteurs (outre l’histoire, bien particulière, de Michel del Castillo) : leurs questionnements, leurs hésitations, leurs retours sur eux-mêmes, leurs perceptions du passé, des gens qu’ils avaient côtoyés. Ni l’un ni l’autre ne donne à lire une « vérité vraie » ; l’un comme l’autre savent qu’en ce domaine, la vérité n’est que partielle, partiale, et même fugace : tel sentiment violent écrit, par exemple, dans un journal intime, n’éveille plus aucun écho chez l’adulte qui le relit. Bousculé par des événements ultérieurs, le passé se modifie, se transforme, oblitère certains faits, en exalte d’autres…

Si ma vie n’a aucun rapport avec celles de ces deux auteurs, je me sens cependant engagée dans leur démarche : leurs incertitudes, je m’y retrouve… En fait, elles m’apprennent beaucoup sur les miennes…

Voici les notes que j’ai prises sur mes dernières lectures :

Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan

L’auteure (je sais que cette orthographe va faire pester certains lecteurs… mais j’assume !) tente de reconstruire la vie de sa mère, qui s’est suicidée à 60 ans. Elle essaie de comprendre comment cette femme, tantôt proche, tantôt insaisissable, en est venue à cette vie chaotique, traversée par des épisodes de démence, pour finir dramatiquement seule.

Elle fait appel à ses propres souvenirs et impressions, à ceux de sa sœur, de ses oncles et tantes. Mais aussi à quantité de documents écrits, photographies, films, qui laissent percevoir une ou plusieurs facettes de ce personnage. Kaléidoscope d’où ne peut sortir qu’une image fragmentaire, interprétée et personnelle.

L’auteure-narratrice navigue entre les moments racontés et celui de l’écriture : elle s’interroge sur son projet, sur ce que lui ont dit les uns et les autres, sur la finalité de ce récit qui traverse des moments douloureux pour la famille. Elle découvre l’enfance de sa mère, troisième de 7 enfants, les deuils de la famille, les silences étouffant ce qui ne doit être dit.

Un livre prenant. Non pas bouleversant, car l’auteure ne cherche pas à émouvoir le lecteur. Elle le prend plutôt à témoin de sa quête, et le renvoie ainsi à sa propre histoire familiale.

Tanguy, de Michel del Castillo

Un « roman » qui participe à la quête de l’auteur de sa propre histoire. Ici, c’est surtout le séjour en camp de concentration, en Allemagne, qui est conté. Puis l’enfermement dans un « orphelinat » en Espagne. Enfin, brièvement, le retour en France, chez son père, puis chez son oncle.

Toujours aussi bouleversant…

* * *

J’ai parlé dernièrement d’Enfant 44, de Tom Rob Smith. Il ne faudrait surtout pas croire que je me suis arrêtée à la phrase citée ! J’ai beaucoup apprécié ce « polar » d’un genre bien particulier :

L’auteur part d’une histoire vraie, celle d’Andrei Chikatilo, assassin de plus de 50 femmes et enfants en Russie dans les années 90. Mais il en fait une autre histoire, dont il gomme (entre autres) viols et anthropophagie.

Le récit suit Léo, fonctionnaire du KGB, qui n’a jamais remis en cause le bien-fondé de ses missions. Cependant, à la suite d’une disgrâce, il se retrouve avec sa femme dans un petit village à des centaines de kilomètres de Moscou, et découvre un crime qui ressemble comme un frère à celui qu’il a nié à Moscou, sur les ordres de ses chefs (les criminels en série ne pouvant exister que dans les pays capitalistes…). Peu à peu, il tente d’enquêter discrètement, découvre d’autres crimes semblables, dans des lieux variés. Mais, chaque fois, un criminel a été découvert et exécuté…

Cela remet en cause toute sa foi dans son pays, et il va maintenant quêter inlassablement la vérité, malgré les risques qu’il encourt, ainsi que sa femme, qui l’accompagne dans sa quête.

Roman passionnant par ce fond historique et politique (Russie de 1953) et par l’évolution du personnage, devenu « contestataire » bien malgré lui.

Bonnes lectures !

Ces jeunes… ça sait pas !

10 janvier 2012

Je lis beaucoup (plus qu’avant la retraite, évidemment !), et vite… J’ai terminé hier Enfant 44, de Tom Rob Smith, scénariste et écrivain anglais. Un « polar » d’un genre un peu particulier, se déroulant dans la Russie du KGB, où la vie n’était pas si facile…

Lecture rapide, donc. Mais il arrive, même lorsqu’on lit vite, qu’une scène, une phrase, un personnage, fasse marquer une pause. c’est ce qui m’est arrivé à la page 153, au début d’un paragraphe sur le personnage principal, Léo :

« Il avait grandi sans robinet d’eau chaude. »

Surprise, je suis retournée au début, pensant que j’avais zappé quelque chose. Mais non : l’histoire se déroule bien en 1953… Et Léo doit bien avoir une trentaine d’années. Il a donc « grandi » entre 1923 et 1943, en gros… Sans eau chaude…

Du coup, je suis retournée voir la petite note sur l’auteur : ah ! né en 1979 ! Comment quelqu’un né en 1979 peut-il savoir qu’il n’y a pas toujours eu l’eau chaude au robinet ???

Je ne « critique » pas, attention ! Je mets seulement le doigt sur le gouffre qui sépare certaines générations. Déjà que les enfants ont du mal à imaginer que leurs parents ou grands-parents n’aient pas eu la télévision quand ils étaient petits… Comment imagineraient-ils qu’ils n’aient pas connu l’eau chaude au robinet dès le berceau ?

Et pourtant…

Je ne sais évidemment pas grand chose des conditions de vie en Russie ou en Angleterre en 1953 (et avant). Elles ne devaient cependant pas être très différentes des conditions de vie en France (enfin… pour l’Angleterre ! En Russie… la vie était moins « confortable », matériellement parlant, sans parler de politique…).

J’ai grandi, moi aussi, sans robinet d’au chaude…

Dans la maison de ma grand-mère, conçue par son mari architecte, il y avait bien, dans le « cabinet de toilette », un lavabo pourvu de 2 robinets : à gauche, CHAUD écrit en rouge ; à droite FROID écrit en bleu… Mais le robinet CHAUD n’était relié à rien… Mon grand-père est mort (en 1933) avant d’avoir pu faire installer un élément aussi moderne… On se lavait donc à l’eau froide… Le samedi, jour du bain des enfants (jamais vu les adultes se baigner ! J’ignore si et comment ils pouvaient faire une toilette « complète » !), une grande marmite posée sur la cuisinière à charbon, parfois une autre sur la cuisinière à gaz, était déversée dans un baquet où les enfants se succédaient, dûment frottés et shampooinés…

Quand, à 10 ans, j’ai habité chez mes parents, l’eau chaude, réservée à la vaisselle ou la lessive, venait de la cuisinière électrique… Mais mon père fréquentait, le dimanche matin, l’établissement de « Bains-Douches », où je découvris non seulement la douche, mais aussi… l’eau sortant chaude du robinet ! On était au début des années 60. Je n’étais pas d’un milieu « pauvre » : ma grand-mère avait sa maison, mes parents avaient acheté un appartement. Mon père était artisan horloger, ma mère employée de bureau. « Français moyens », pourrait-on dire… Mais… on n’avait pas l’eau chaude !

Le premier ballon d’eau chaude, ce fut dans la nouvelle maison, après notre expropriation : en 1967… Il y en avait même deux : un petit dans la cuisine, électrique ; un plus gros dans la salle de bains (avec douche !), à gaz… Mais ce dernier ne dura pas longtemps : ma mère craignant terriblement le gaz… le fit couper !

Vous comprendrez peut-être pourquoi cette phrase du roman me fit arrêter ma lecture…

Je me souviens, étant pensionnaire à Versailles (où nous bénéficiions de douches et d’eau chaude !), que des centaines d’appartements ou de maisons, dans cette ville, n’avaient pas l’eau courante ; d’autres centaines (ou les mêmes ?) ignoraient l’électricité et/ou le gaz… C’était dans les années 60…

Mais comment, pour quelqu’un né « avec l’eau chaude », imaginer un tel état de choses ?

Après cela, on peut toujours gloser sur l’incompréhension entre générations… Mais que des choses si « basiques » pour les jeunes d’aujourd’hui aient été un luxe inimaginable pour celles d’hier… cela explique bien des malentendus…

L’école de la tolérance…

8 janvier 2012

C’est le titre (sans les points de suspension) d’un article du Nouvel Obs du 5/1/2012.

Il y est question de l’ »Alliance School », dans le Wisconsin, « seul établissement public « gay friendly » des États-Unis »…

Une école pour les « gays » ? Quelle horreur ! C’est une nouvelle forme d’apartheid ???

Pas tout à fait… Si « un peu plus de la moitié des élèves se disent gays, bisexuels, transgenres ou « pansexuels » (c’est-à-dire qu’ils refusent de se laisser enfermer dans un sexe défini) », les autres ont été en souffrance dans leur école pour d’autres raisons, tenant à leur physique ou à leur caractère. L’école accueille des enfants et ados de 11 à 19 ans à la condition « qu’ils soient prêts à respecter les autres »…

Une « école de la différence », donc… Qui apprend aux jeunes à être ce qu’ils sont et à accepter ce que les autres sont… Joli programme, non ? Mais pourquoi diable ne l’apprend-on pas à tous les jeunes ? C’est ce que plaident certains opposants (les autres protestant « au nom de la morale ou de raisons fiscales ») : « Plutôt que d’isoler ces enfants, ne vaudrait-il pas mieux enseigner le respect de l’autre dans les lycées ? ».

Évidemment…

Je ne me souviens pas avoir connu des collégiens souffrant de leur « différence sexuelle ». Mais j’en ai connu beaucoup, plusieurs chaque année, souffrant de leur différence : trop bons élèves, trop mauvais, trop timides, trop solitaires, trop gros, trop grands, trop petits… que sais-je ? Leur « différence » n’était pas acceptée par la classe, qui le leur faisait sentir, plus ou moins fort. Tous les enseignants en ont connu, je pense…

Comment lutter contre cela ? Pas par de grands discours moraux, bien évidemment : ils ne font que renforcer la ségrégation, car les enfants se retournent alors contre le « rejeté », le rendant coupable du « sermon » entendu.

En fait, selon ma propre expérience, on parvient plus ou moins à atténuer ces discriminations dans des projets collectifs. Travaux de groupes, bien sûr, où l’enseignant devra parfois intégrer lui-même (avec quelle prudence !) le « rejeté » dans un groupe. Projets de classe : quand on monte une pièce de théâtre, chacun doit donner la mesure de ce qu’il peut faire, et des talents nouveaux se révèlent.

J’ai aussi le souvenir de « réunions-bilans » de la classe, quand j’en étais prof principal : nous abordions toutes les questions concernant la vie de la classe, et si une question concernait un « rejeté », une discussion s’ensuivait. Dans une classe de 4ème avec laquelle j’avais de très bons rapports – mais qui posait problèmes dans d’autres matières -, j’ai tenu ainsi une « réunion-bilan » tous les 15 jours, pendant une période. Nous cherchions ensemble des solutions, un élève s’engageant par exemple à « contenir » un « perturbateur » pendant la quinzaine, à certains cours problématiques… La notion de « classe » évolue alors : d’un rassemblement d’individus, elle devient « groupe », et protectrice…

Mais… cela ne « règle » le problème que dans l’enceinte de la classe… Le « rejeté » l’est aussi dans la cour, à la cantine, à l’étude, dans les couloirs…

Outre le fait que dans l’école du Wisconsin les élèves ne sont acceptés que s’ils s’engagent à respecter les autres, un autre fait a son importance : il y a 165 enfants ! Tous se connaissent, donc… Dans un collège de 700 élèves, la réalité est bien différente (sans parler des lycées où les élèves se comptent par milliers…) : on s’en tient à la singularité de l’un ou de l’autre, à sa réputation, on ne cherche pas à le connaître. Pas plus que dans une ville où, croisant de temps à autre une personne, un adulte se dira « Il est drôlement habillé, celui-là ! » ; son « jugement » sera alors négatif sur la personne, il ne cherchera – éventuellement – à en savoir que des éléments qui confirment son jugement péremptoire…

Évidemment, des unités de moins de 200 (ou même 500 !) élèves, cela coûte cher… Et on n’est pas dans une période où… Bref… Cela vaudrait peut-être tout de même la peine de s’y pencher un peu : des écoles, collèges et lycées où l’enfant pourrait avoir le sentiment d’appartenir à une communauté, cela pourrait lui redonner de l’importance à ses propres yeux ; cela pourrait l’aider à apprendre, à accepter les autres ; cela pourrait peut-être – qui sait ? – aider à former de futurs adultes plus à l’aise dans leur peau, et donc moins enclins à la violence…

Qui sait ?

Tous mes vœux à ces enfants d’aujourd’hui, aux adultes de demain…

P.S. En parlant de vœux… Lucien fait état de ceux de Notre Président Bien-Aimé à l’Éducation dite Nationale : Les anti-vœux de Sarkozy à l’éducation… Très intéressant !

P.S.2 Voir aussi les derniers « Délit Maille », entre autres Tricote ta leçon de campagne/ Leçon 1 – Subtilité (mais les suivants sont aussi superbes… et je ne dis rien de la statue de la Liberté tricotée !)

Bonnes visites !

Nostalgie, quand tu nous tiens…

3 janvier 2012

La période s’y prête peut-être (heure des bilans et des résolutions…), mais en fait, c’est le dossier du dernier Nouvel Obs qui m’a replongée dans les années 60…

Sans doute quelques-uns de mes lecteurs et lectrices les ont-ils connues, ces années d’avant le « choc pétrolier »… Pour moi, elles correspondent à ma sortie de l’enfance, collège, école normale catholique, fac et premier poste de prof (MA)… C’est dire qu’elles persistent, par flashes, dans ma mémoire de retraitée…

Pêle-mêle, si je ne fais appel qu’à mes propres souvenirs, ces années m’évoquent Françoise Hardy (« Tous les garçons et les filles… »), Adamo, twist et madison, Gagarine et « On a marché sur la lune », Martin Luther King et Kennedy, la guerre d’Algérie, le Vietnam, mai 68 (!), West Side Story et la Grande Évasion, mon premier électrophone, les cadeaux Bonux, Zappy Max et « Sur le banc », « Non ho l’età » de Gigliola Cinquetti (j’ai déjà dû vous en parler… mais vous pouvez toujours la revoir et l’entendre sur YouTube), le hula hoop, la perruque « Beatles » qu’une de mes condisciples arbora un jour en classe, la suppression de la fête de Ste Catherine ma première année d’internat, due au deuil national en mémoire de John Kennedy, Khrouchtchev tapant sur la table avec sa chaussure, l’invasion de la Tchécoslovaquie, la première bombe française, Che Guevara, le Concorde, le France, le nouveau franc (il y a encore quelques années, je devais reconvertir mentalement les « grosses sommes » en « anciens francs »…), la pilule, la messe en français, Jean XXIII et l’œcuménisme, les math « modernes », Woodstock, Bob Dylan, Graeme Allwright et Michel Polnareff, mon premier magnétophone…

Le dossier du Nouvel Obs cite beaucoup de ces événements et personnes… mais en ajoute bien d’autres, que je n’aurais pas su resituer dans le temps, ou qui m’ont moins marquée… Petits rappels chronologiques :

1960

Indépendance des anciennes colonies africaines de la France. Senghor président du Sénégal. Explosion de la 1ère bombe A française à Reggane. Nouveau franc. Création de l’OPEP. Lancement du « France ». Débuts de Johnny Hallyday. Naissance de Hara Kiri. Construction de Brasilia. Fondation de l’OuLiPo autour de Raymond Queneau. La Dolce Vita, de Fellini. 1er concert des Beatles, à Hambourg.

1961

Les troupes américaines à la baie des Cochons, à Cuba. Procès d’Eichmann à Jérusalem. Construction du Mur de Berlin. Ouverture de l’aéroport d’Orly. Gagarine premier homme de l’espace. West Side Story. Le Robot Marie de Moulinex.

1962

Référendum sur l’indépendance de l’Algérie. Accords d’Evian. Première visite officielle du chancelier Adenauer en France. James Meredith : le 1er Noir américain à entrer à l’Université du Mississipi. Lancement du magazine « Salut les copains ». Concile Vatican II et abandon de la messe en latin.

1963

Assassinat de John Kennedy. Grève des mineurs français pendant plusieurs mois. Le Mépris, de J.-L. Godard. Invention du mot « yéyé ». Téléphone rouge entre Moscou et Washington. Mort de Jean XXIII.

1964

Le Civil Rights Act interdit toute discrimination raciale dans les lieux publics aux USA. Nelson Mandela condamné à la prison à perpétuité. Le monokini apparaît à Saint Tropez. Cassius Clay champion du monde. Eric Tabarly gagne la Transat anglaise. Les Mots, de Jean-Paul Sartre. Dernier Tour de France remporté par Jacques Anquetil. Inauguration du plafond de l’Opéra peint par Chagall.

1965

Réélection de De Gaulle. Enlèvement de Ben Barka. « Satisfaction », des Rolling Stones. Le folk arrive en France : Dylan, Joan Baez… Les Choses, de Pérec.

1966

Révolution culturelle en Chine. 1ère communauté hippie en Californie. Inauguration de l’usine marémotrice de la Rance. Un homme et une femme, de Lelouch. Le Mini-K7.

1967

Bombardements américains sur le Vietnam du Nord. Guerre et famine au Biafra. Putsch des colonels en Grèce. Guerre des 6 jours d’Israël. Exécution de Che Guevara. Lancement de la Carte Bleue. Loi Neuwirth autorisant la pilule comme contraceptif. Marée noire en Bretagne : le « Torrey Canyon ». 1ère greffe du cœur par le professeur Barnard. Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez. Exposition de Toutankhamon.

1968

Mai 68. Bataille de Saïgon. Pourparlers de paix au Vietnam (à Paris). Invasion de la Tchécoslovaquie et fin du « Printemps de Prague ». Assassinat de Martin Luther King. Premier détournement d’avion (par le Front populaire de Libération de la Palestine). Les Shadoks à la télévision. A Mexico, 2 athlètes noirs sur le podium olympique lèvent un poing ganté de noir pendant l’hymne américain. 3 médailles d’or pour Jean-Claude Killy aux JO d’hiver de Grenoble. Le Pavillon des cancéreux, de Soljenitsyne. L’Odyssée de l’espace, de S. Kubrick.

1969

Démission de De Gaulle. Yasser Arafat à la tête de l’OLP. Affrontements entre catholiques et protestants en Irlande du Nord. 4ème semaine de congés payés pour les Français. Premier vol du Concorde. Woodstock. Assassinat de Sharon Tate par des membres de la secte de Charles Manson. Premiers pas sur la Lune. Z, de Costa Gavras.

Voilà pour rafraîchir vos souvenirs… ou vos connaissances !

Bonne et heureuse année !

1 janvier 2012

Hé oui, c’est l’heure des vœux ! Une nouvelle année qui commence, chargée d’espoirs et de craintes… Oublions un instant les échéances d’élection et de fin du monde… et espérons très fort en le prochain Sommet de la Terre… dont un des premiers articles vise à éradiquer la pauvreté…

Cliquez sur l'image pour voir l'animation.

Que cette année toute neuve vous soit douce, ainsi qu’à ceux que vous aimez…

Pourquoi tant de haine ?

28 décembre 2011

Un bien vilain titre pour une période qui se veut de chaleur, d’amitié et d’amour…

C’est que j’ai reçu la semaine dernière un message qui m’a fait frémir… Un de ces messages qu’on vous transfère, charge à vous de l’envoyer à tout votre carnet d’adresse, si vous le désirez…

Je n’en reçois plus beaucoup, de ces messages : j’ai pris, depuis des années, l’habitude de répondre à mon correspondant avec l’adresse de l’article où Hoaxbuster analyse ces canulars. Et même, les dernières fois, à envoyer mon message à tous les destinataires, s’ils sont visibles… Du coup, je ne suis plus sur la liste « à faire suivre » de mes correspondants… A moins qu’ils ne consultent à leur tour Hoaxbuster avant d’envoyer le canular reçu…

Pas de chance : celui-ci n’était pas sur Hoaxbuster. Ou plutôt : n’était plus. Car la consultation de diverses pages du web m’a indiqué des références sur ce site… Mais je suppose que le site élimine de temps à autre quelques « vieilleries »… car l’origine de ce « canular » remonterait à 1996…

Je ne vous citerai pas le message entier, mais en voici quelques extraits, le sujet en étant : « EFFARANT !! »…

Effarant, en effet…

De quoi s’agit-il ?

Des propos d’un « jeune sociologue de l’université catholique de Lille, d’origine algérienne, naturalisé français »…

Et ce jeune sociologue s’adresse aux Français :

« Notre invasion pacifique au niveau européen n’est pas encore parvenue à son terme. [...] Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval de Troie. Les Droits de l’homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. [...]

Vous autres Français n’êtes pas en mesure d’imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux? On ne respecte que ce qu’on craint. [...]

Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l’état et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante comme le KOSOVO et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l’ensemble des habitants. La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial.

Et puis avec l’entrée prochaine de la TURQUIE en Europe, c’est plus 80 millions de Musulmans qui circuleront librement et se chargeront d’Islamiser toute l’Europe. Actuellement à l’université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de « convertir » les Roubaisiens récalcitrants chrétiens, ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c’est Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c’est que Dieu l’a voulu. Nous n’avons pas les contraintes de l’obligation chrétienne de porter assistance, à l’orphelin, aux faibles et handicapés. [...] Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s’ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles »

Terrifiant, n’est-ce pas ? Si vous voulez lire le message entier, vous le trouverez – entre autres – dans les commentaires à l’article de l’Express du 16/06/2008 : Nuit de violences à Vitry-le-François

(Ne me demandez pas quel rapport entre l’article et les commentaires en question… Un rapport de haine, sans doute…)

Je vous devine aussi révulsés que moi devant ces propos d’une violence extraordinaire… Et vous vous demandez peut-être comment il se fait que ce jeune sociologue n’ait pas été déféré devant les tribunaux…

Il y a pour cela une raison très simple : IL N’EXISTE PAS !!!

Voir à ce sujet le COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L’UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LILLE du 22 Avril 2008 :

L’Université Catholique de Lille confirme que depuis 1996, date de la première diffusion de ces informations, cette personne n’a jamais fait partie des effectifs de l’Université, que ce soit en tant qu’étudiant, enseignant ou membre du personnel.

Elle condamne vivement les thèses développées dans ces messages et articles, et attribuées à cette personne dont l’existence n’est pas aujourd’hui prouvée.

L’Université Catholique de Lille porte plainte auprès du Procureur de la République de Lille à l’encontre du responsable de l’organe de presse, et portera plainte à l’encontre de toute personne qui contribuera à la diffusion de telles informations.

(C’est moi qui souligne)

« A MEDITER ………….Longuement ! A faire circuler largement !!!!!! » concluait le message…

Si vous entrez comme moi les nom et prénom du supposé sociologue dans un moteur de recherche, vous tomberez sans doute sur des tas de sites se réclamant de la droite, du catholicisme, du judaïsme, faisant la part belle aux commentaires dont bien peu remettent en question la véracité des « propos » tenus… Cela conforte des convictions pour la plupart… EFFARANT !!! Oui, vraiment !

Pourquoi tant de haine ? demandais-je… Question de pure rhétorique, évidemment… si d’aucuns tiennent que « le moi est haïssable », beaucoup plus nombreux sont ceux pour qui « l’autre est haïssable »… L’autre : celui qui n’est « pas pareil » : autre religion, autre nationalité, autre origine, autre sexe, autre âge, autre sexualité, autre état physique, autre milieu social, que sais-je ? L’autre, c’est tout le monde, sauf soi-même… En quoi nous est-il une menace ? C’est que son existence même remet en question la nôtre, que ses choix remettent en question nos choix, que sa vie remet en question notre vie… Alors attaquons, vite, avant qu’il ne nous attaque…

A méditer, oui…

Et Paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté…