Réseaux mortels ?

30 mai 2012

Peut-être avez-vous regardé hier soir « Un statut mortel » sur Planète Justice… auquel cas je ne vous apprendrai rien…

Je n’ai pas la télé… mais je lis – plus ou moins – les articles de TéléObs… et celui-ci m’a frappée (fort !).

Il y est question de deux jeunes (pas des gamines, cependant : l’une était mère de 4 enfants…) Anglaises échangeant sur un « réseau social », comme on dit… Compagnes toutes deux d’hommes jaloux, elles livraient leur mal-être à des amies… sans penser apparemment que lesdits hommes pouvaient aussi accéder à leurs pages…

L’une a été tuée d’un coup de gourdin par son compagnon, l’autre a été égorgée par le sien…

D’après l’article (et l’émission), 37 morts de ce genre, rien qu’en Grande-Bretagne…

De quoi frémir, non ?

Le temps des cerises…

28 mai 2012

L’année dernière, à cette époque, il n’y en avait déjà plus : les oiseaux avaient tout mangé… ou presque ! A peine en avaient-ils laissé un peu pour que j’y goûte et que je les fasse goûter à mes amis…

Cette année… je ne sais pas si j’y goûterai beaucoup…

L’hiver un peu tardif a légèrement retardé le mûrissement… Jugez plutôt :

Un peu pâlichonnes...

Il leur manque encore un peu de soleil...

J’y ai encore goûté hier : bon, ça manque de sucre (et de goût !), c’est sûr !

C’est ce que je me tue à répéter aux dizaines d’oiseaux qui, depuis plus d’une semaine, attaquent inlassablement le cerisier, de l’aube au coucher du soleil ! Merles, passereaux divers, étourneaux, mais aussi corbeaux et tourterelles se jettent sur les pauvres cerises rougissantes, en font tomber pas mal, et refusent d’entendre qu’il faut les laisser mûrir encore un peu ! Un vrai concert, dans mon cerisier !

Certains doivent trouver cela un peu bruyant, et s’éloignent un peu pour savourer leur prise… ce merle, par exemple :

Fier de sa prise...

Fier et moqueur, le merle ! Vous voyez, derrière lui, ces taches rouges ? Son butin !

Je ne vais tout de même pas me gaver de cerises pas mûres pour être sûre d’en manger !

Sales bêtes, va ! Aucun respect pour la propriété privée !

Eclosion printanière…

14 mai 2012

Cela deviendrait-il une habitude ? Est-ce que la palette qui supporte le tas de bois de mon voisin deviendrait une nursery ?

Déjà, l’année dernière, une chatte est venue s’y abriter avec ses 6 chatons… Et cette année, une autre chatte y a trouvé refuge… Moins prolifique, apparemment : on n’en a vu que 4…

Grosse différence cependant : cette fois, on sait chez qui loge la chatte ! On n’aura pas à se casser la tête à chercher où « distribuer » les chatons. L’année dernière, la mère nous avait tiré une belle épine du pied en disparaissant un beau jour avec sa progéniture : aucun preneur dans nos entourages, aucun refuge prêt à les prendre… Et, au cas où quelqu’un aurait été volontaire pour les supprimer (!!!)… ils étaient bien trop grands, ces jolis chatons !

Moins de diversité cette année : 2 roux, 2 ayant hérité du long pelage soyeux de la mère, un « chartreux ».

Donc, il y a quelques semaines, le voisin d’en face m’interpelle : il voit tous les jours sa chatte se glisser dans mon jardin, et se demande si, par hasard, elle n’y aurait pas fait ses petits… Ses filles surtout s’inquiètent de ces chatons qu’elles ne voient pas.

Je regarde chez moi, je préviens le voisin qui avait hérité de la nursery l’an dernier : rien, ni chez l’un, ni chez l’autre…

Et puis, la semaine dernière, j’entends un drôle d’appel, cri d’animal non identifié. Je vais voir dans le jardin… et trouve vite la source des cris : un minuscule chaton roux perché en haut du mur surplombant le tas de bois du voisin ! Trop petit pour savoir miauler ! Trop petit aussi pour avoir grimpé tout seul là-haut ! La chatte escalade le tas de bois, saisit le petit par la peau du cou et le ramène à terre… puis « dans » la palette !

J’ai prévenu le voisin « propriétaire » (et, ensuite, le voisin « hébergeur »), qui est venu chez moi avec une de ses filles : ils ont appelé la chatte qui s’est glissée sous le grillage pour venir les voir… mais n’a pas jugé utile de leur présenter sa petite famille, invisible sous la palette.

Mais… trêve de mots ! Place aux images !

Petits curieux...

L'herbe est-elle bonne ?

Jeux au soleil

Duo amoureux ?

De l’accord du participe passé…

7 mai 2012

En lisant les commentaires du blog de l’instit’humeurs, j’ai eu comme des envies de répondre vertement à certains…

Je me suis retenue…

C’est vrai : toujours les mêmes propos accablant les enseignants qui ne fichent rien, ne savent rien, sont tous syndiqués pour défendre leurs privilèges… ça me fatigue !

Le tout au sujet du beau discours de Sarkozy fustigeant une fois de plus lesdits enseignants, qui n’enseignent plus l’excellence, comme leurs héroïques prédécesseurs, les instituteurs de la 3ème république (en a-t-il beaucoup connu ???) qui aimaient la République, EUX !

Je ne sais pas où notre ex-président est allé chercher cette idée d’excellence : les instituteurs d’autrefois (sont-ils si différents de ceux d’aujourd’hui ???) n’avaient qu’un but : amener l’ensemble de leurs élèves, villageois ou citadins, au meilleur niveau possible pour chacun d’entre eux. Non que l’enseignement fût « individualisé » comme on l’entend aujourd’hui, mais les enfants qui semblaient capables d’apprendre avaient droit à des travaux un peu plus difficiles, ou un peu plus longs. Le grand « mérite » de l’instituteur était de pouvoir présenter au certificat d’études quelques élèves soigneusement choisis comme susceptibles de l’obtenir. Et, dans les milieux « populaires », on se réjouissait quand un enfant avait obtenu de si bons résultats… qu’on lui proposait d’aller à l’École Normale… pour être instituteur(trice) ! J’en veux pour preuve les nombreux comptes-rendus d’inspecteurs de Seine-et-Oise que j’ai lus (les comptes-rendus, pas les inspecteurs !). Et… si l’on relit La gloire de mon père, de Marcel Pagnol, c’est bien cette école « pour tous », et non « pour les meilleurs », qui y est décrite…

Et le participe passé, me direz-vous, que vient-il faire dans cette affaire ?

Eh bien… il vient dans les commentaires dudit blog, justement. Citations :

C1 : Effectivement, l’école a bien changé

C2 : Sans doute vous-même,n’êtes-vous plus à l’école depuis longtemps, pour avoir oublié les règles élémentaires de l’accord du participe passé …(« elle a bien changé »)

C1 : Veuillez m’excuser en effet pour cette grossière erreur d’accord

C3 : Mais, » elle a bien changé « , c’est juste!

C4 : l’école a bien changée !! et l’orthographe aussi

La règle que j’ai apprise à l’école (dans les années 50 !) disait ceci :
« Le participe passé employé avec l’auxiliaire AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct SI celui-ci est placé avant. »

La même règle est toujours enseignée, même si on dit COD au lieu de complément d’objet direct, et que la formule varie plus ou moins. Souvent, dans un premier temps, les élèves du primaire apprennent que « Le participe passé employé avec AVOIR ne s’accorde pas avec le sujet » : tant qu’ils ne savent pas reconnaître un complément d’objet direct… la règle complète n’a pas de sens…

Bon, ça, c’était « de mon temps » et « aujourd’hui ». Mais avant ?

Le Memento de poche du certificat d’études de ma mère (qui a passé ledit certificat en 1932) affirme :
« Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec son complément direct, quand ce complément le précède. »

Le Cours primaire de Grammaire Française de J. Dussouchet (rédigé conformément à l’arrêté ministériel du 25 juillet 1910) indique :

« Le participe passé employé avec l’auxiliaire AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec son complément direct d’objet quand il en est précédé. »

L’Abrégé de la grammaire française de mon arrière-grand-père (décédé en 1900… donc le livre est antérieur !) stipule :

« Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec son complément direct, s’il en est précédé. »

Enfin, le Cours Classique et raisonné de langue française (première partie : Grammaire élémentaire) édité en 1861 précise :

« Joint à AVOIR, le participe passé ne s’accorde jamais avec le sujet, dont il exprime seulement l’action.
Étant précédé de son complément direct, le participe joint à AVOIR s’accorde avec ce complément, dont il marque l’état, en même temps qu’il exprime l’action du sujet. »

(Désolée : ma bibliothèque ne contient pas de références plus anciennes…)

* * *

Une chose au moins n’a pas changé, depuis les « instituteurs qui aimaient la République » : les difficultés que nous, Français, jeunes ou moins jeunes, avons à appliquer cette règle !

1er mai

1 mai 2012

Bon. A tout seigneur, l’honneur est dû :

Bon 1er mai !

Je savais pouvoir compter sur Délit Maille pour nous faire un beau reportage sur le 1er mai des VRAIS travailleurs ! Allez donc le voir !

C’est Délit Maille qui m’a appris le GROS problème de François Fillon qui a perdu un papier important. Je vous y renvoie pour un condensé d’informations très efficace : Tricote ton avis de recherche international

Il cherche partout, le pauvre !

On vous a peut-être envoyé la lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat. Une très belle lettre, adressée à un artiste qui a chanté la France. Je n’ai pas voulu la recopier… pour de bêtes problèmes orthographiques (et je ne me sentais ni le droit ni l’envie de la corriger !). Si vous ne la connaissez pas, vous pourrez la trouver sur le site de nosenchanteurs.

Bon 1er mai !

(et… ne vous trompez pas de défilé !)

Avis aux Alsaciens-Lorrains…

28 avril 2012

D’après la mésaventure du sénateur de Mayotte, il semblerait qu’entre autres critères de solvabilité, les propriétaires (ou les agences les représentant) exigent que leurs futurs locataires soient domiciliés dans un département « français depuis assez longtemps »… En effet, l’agence parisienne à laquelle il s’est adressé a exigé une garantie supplémentaire, Mayotte n’étant pas française « depuis assez longtemps pour que le propriétaire dispose d’un recours efficace devant un tribunal ».

Mayotte étant française depuis 1841… les Alsaciens et Lorrains qui n’ont retrouvé la nationalité française qu’en 1945 ont du souci à se faire…

A moins que… à moins que, en fait, ce soit davantage la couleur de la peau du sénateur qui ait réellement posé problème… C’est du moins ce qu’il craint…

Marine a de beaux jours devant elle… et nous, du souci à nous faire…

(source : article du Nouvel Obs du 26/4/2012, p. 32)

Où irez-vous le 1er mai ???

26 avril 2012

C’est qu’on a encore plus de choix, cette année ! Le candidat-président s’y met aussi !

Merci à Odile (encore !) de m’avoir envoyé ce lien vers un joli graphique :

Cliquez sur le schéma pour l'agrandir

Me voilà donc partie à la chasse aux infos… dont je vous fais profiter, partageuse comme je suis…

Le Nouvel Obs :

Présidentielle : à chacun son « vrai » 1er mai

Paris va-t-elle se transformer le 1er mai en un champ de bataille? Tandis que les légions barbares des « vrais travailleurs » vont fondre sur le Trocadéro, une horde de corps intermédiaires soutenus par les cohortes mélenchoniennes prendront position à République. Pendant ce temps-là, un bataillon de nostalgiques de la pucelle d’Orléans effectuera une manœuvre tournante du Palais Royal à l’Opéra, pour prendre tout le monde à revers…

La perfide Marianne :

Vrai travail, vrais chômeurs

Il voudrait parler aux « vrais travailleurs ». Qui distribuera les cartes ? Qui fera le tri ? Le lieu n’était pas sûr. Initialement annoncée au Champs de mars, la manifestation pourrait glisser au Trocadéro, juste en face, de l’autre côté de la Seine, un lieu moins large où l’effet de foule s’obtient plus facilement.

Et ce joli commentaire sur Numerama (mais il fallait s’inscrire, avec nom et mot de passe pour laisser un message… alors je n’ai pas pu les avertir de ma copie !) :

Le 1er mai des vrais travailleurs

Sarkozy veut organiser une manifestation le 1er mai sur le thème du « vrai travail » (opposé sans doute aux faux travailleurs syndicalistes, fonctionnaires et autres retraités et chômeurs).

Et où il veut faire sa manifestation ?

Je vous le donne en mille :
dans le 16e arrondissement !!!!

L’arrondissement des vrais travailleurs ! Ceux qui vont en Porsche faire leurs courses chez Fauchon et s’habiller chez Cartier !
Avant d’aller manger un morceau dans la brasserie populaire Le Fouquet’s

Non mais décidément, il n’en loupe pas une…

Tout ça, ça m’a donné envie de faire mon petit schéma, moi aussi… Pas très au point, car le Drawing d’Open Office ne vaut pas Visio, mais bon…

Je viens de faire un tour sur Délit Maille, et cela m’a tellement amusée que je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter de la dernière image :

Lendemains d’élections…

23 avril 2012

Curieuse comme je suis, j’ai voulu voir comment mon village avait voté, sur le site du Nouvel Obs :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Assez différent du résultat global, je trouve :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Mais non sans rapports avec le vote de la région :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Une petite surprise à Paris : Les Parisiens ont voté « plus utile » qu’ailleurs… et le score du FN – en 5ème position… – est… différent (dirai-je : « exemplaire » ?) :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

J’ai « apprécié » la conclusion du discours de Mme Le P. : « Ce n’est qu’un début, continuons le combat »… c’est curieux, cette phrase éveillait en moi d’autres échos, un autre accent, une autre scansion…

Et que dire de celui de NS, parlant comme un général à ses troupes, se déclarant fier d’elles… Fier de quoi ? De leur vote ??? Du courage qu’elles ont eu à glisser tel bulletin dans l’enveloppe plutôt que tel autre ?

Je ne dirai rien des autres… pour la bonne raison que la télé sur l’ordinateur… c’est pas encore tout à fait ça : images fixes par moments (sans parler des flous et des pixels qui rendent l’image illisible) et… pas de son pendant des périodes assez longues (avec, parfois, deux ou trois répétitions de la même phrase – sur fond d’image fixe, évidemment !).

Pour conclure… ce lien que m’a envoyé Odile pour une chanson que j’ai appréciée : Dégage! Dégage! Dégage!, de Dominique Grange.

Quelques fleurs…

16 avril 2012

Acte I
Scène 1

A la mairie. Une employée, une habitante de la commune.

- Bonjour madame. C’est pour refaire une carte d’identité.
- Vous l’avez perdue ?
- Non, j’ai été cambriolée… Et on m’a volé – entre autres – mon sac à main…
- (compatissante) Très désagréable…
- Oui… Voici les photos que je viens de faire au Photomaton du supermarché, le reçu du dépôt de plainte et une facture.
- Bien. Je vais faire les photocopies… Vous avez le timbre fiscal ?

Problème n° 1

- Le timbre fiscal ? Hier, votre collègue ne m’a pas dit qu’il en fallait un ! Regardez, elle m’a noté ce que je devais apporter… Elle a rayé le permis de conduire : évidemment, il était dans mon sac à main…
- Mais il faut obligatoirement un timbre fiscal de 25 €…
- (accablée) Oh non ! Déjà que j’ai dû retourner pour la 3ème fois à la gendarmerie, parce que chaque fois ils oubliaient quelque chose !
- Attendez… Je pense à une chose… Un monsieur m’avait apporté des timbres pour faire refaire ses papiers, et il vient de les retrouver… Si vous faites un chèque à son nom, je le lui rendrai avec son dossier…

Problème n° 2

- Mon chéquier était dans mon sac à main… Je peux vous donner l’argent en liquide…
- C’est un peu ennuyeux… Mais bon, je vais m’arranger… Je vais faire les photocopies.
Pendant que l’employée passe dans le bureau voisin, l’habitante fouille son sac à la recherche de son porte-monnaie. L’employée revient avec les photocopies et rend les originaux.
- Je ne retrouve pas mon porte-monnaie… Il a dû tomber dans la voiture… Je vais voir…
L’habitante sort. Elle revient quelques minutes plus tard, de plus en plus accablée.
- Je ne comprends pas… Pourtant, il me semblait bien l’avoir mis dans mon sac… Ben oui, forcément, puisque j’ai été faire les photos ! J’ai dû le perdre au supermarché…
- Il faudrait téléphoner au supermarché…

Problème n°3

- Ben oui… Mais « ils » ont pris aussi mon téléphone portable… Il faut que je retourne à la maison !
- Je peux téléphoner d’ici… Que je regarde si j’ai le numéro… Oui !
Elle forme le numéro.
- Allô ? Le supermarché ? Ici la mairie de Y. J’ai ici une personne qui pense avoir perdu son porte-monnaie en allant faire des photos. Est-ce que vous l’auriez trouvé ?
- …
- à l’habitante : Vous avez fait d’autres courses ?
- Non, non, juste le photomaton.
- au téléphone : Non, elle est juste allée au photomaton.
- …
- à l’habitante : Il est de quelle couleur ?
- Noir. (réfléchissant) Et mon nom est imprimé dessus.
- au téléphone : Il est noir, avec le nom X imprimé.
- …
- Merci monsieur. Vous fermez à quelle heure ?
- …
- Merci encore. Au revoir, monsieur.
Elle raccroche.
- Vous avez de la chance, ils l’ont trouvé ! Il vaut mieux y aller maintenant, car ils ferment de midi et demi à trois heures et demie…
- (soulagée) J’y vais… Et la mairie, elle ferme à quelle heure ?
- On ne ferme pas le midi…
- Alors je reviens tout de suite… Merci, madame !
- De rien…

Scène 2
A la mairie. L’employée est seule au bureau. L’habitante revient, presque triomphante.
- Je l’ai ! Et on n’a rien pris !
- Parfait !
- Par contre… je n’ai pas 25 €… 40 ou 50…
- Je vais bien trouver la monnaie…
Elle regarde dans une caisse, puis dans une autre, et rend la monnaie.
- Si vous voulez bien commencer à remplir l’imprimé, pendant que je vais chercher le timbre…
Elle fouille dans des dossiers, tandis que l’habitante remplit les cases en majuscules (avec le stylo prêté par l’employée…).

Problème n° 4

- La date et le lieu de naissance de mes parents… J’ai un trou… je ne sais plus…
- (voyant l’habitante à nouveau effondrée) Ce n’est pas grave… rentrez chez vous tranquillement, cherchez dans vos papiers… Et puis vous me téléphonerez, je remplirai pour vous…
- Oh ! Merci beaucoup ! Je n’ai plus ma tête à moi, depuis 3 jours !
- Ça se comprend… Je vais vérifier le dossier…
Elle prend l’imprimé, commence à le lire :
- Vous n’avez qu’un prénom ?
- (interloquée) Ben non, j’en ai trois… Oui, bien sûr, il faut écrire les 3 ! Et pour les parents aussi, il faut les 3 ?
- Oui.
- (perdue) Je ne sais plus… J’ai oublié leurs autres prénoms…
- Eh bien, vous me les direz quand vous m’appellerez…
- (soulagée) Merci, madame ! Vous êtes vraiment très gentille ! Je pourrai vous téléphoner vers quelle heure ?
- Une heure et quart… Tenez, écrivez vos autres prénoms. Vous n’avez pas de photocopie de votre carte d’identité ?
- Non…
Elle tend l’imprimé à l’habitante qui le complète.
- Au revoir madame. et merci beaucoup !
- De rien… Au revoir…

Scène 3

A la mairie. Le téléphone sonne, l’employée décroche.
- La mairie de Y. Oui, très bien, je note…
- …
- Voilà, votre dossier va pouvoir partir en urgence… Vous aurez votre carte d’ici 3 semaines, je pense.
- …
- De rien. Au revoir, madame.

Scène 4
Un peu plus tard. Le téléphone sonne, l’employée décroche.
- La mairie de Y. Ah ! Vous avez retrouvé un scan de votre carte ?
- …
- Ah non ! Désolée, mais c’est la dernière, qu’il faudrait ! Ce n’est pas indispensable, mais cela permettrait d’accélérer les choses… La précédente a été détruite, alors elle ne sert plus à rien !
- …
- Ce n’est pas grave. Au revoir, madame.

Scène 5
Un peu plus tard. Le téléphone sonne, l’employée décroche.
- La mairie de Y. Un scan de votre dernière carte ? Parfait !
- …
- Oui, bien sûr. Voici notre adresse : mairiedey@…
- …
- Eh bien voilà… Le dossier partira ce soir. Au revoir, madame.

Acte II
Scène 1

17 jours plus tard. A la mairie. L’employée téléphone.
- Allô ? Madame X ? La mairie de Y. Nous avons reçu votre carte d’identité.
- …
- Jusqu’à 17 heures.
- …
- Très bien. A plus tard…

Scène 2
A la mairie. L’employée travaille. Entre l’habitante, portant (discrètement) un petit azalée.
- Vous venez chercher votre carte ?
- (souriante) Comment avez-vous deviné ?
L’employée cherche la carte dans un dossier, tandis que l’habitante pose l’azalée sur le comptoir :
- C’est pour vous remercier… Vous avez été tellement gentille, tellement compréhensive…
- Il ne fallait pas… C’est notre travail…

* * *

Je souhaite à tous les habitants de France, de Navarre et d’ailleurs, de rencontrer des employés de mairie aussi compréhensifs…

Histoires d’A(rt)

26 mars 2012

Un livre que je vais sans doute essayer de feuilleter… avant de l’acheter !
Vous en avez entendu parler ? Les (Vraies !) histoires de l’art par Sylvain Coissard & Alexis Lemoine…

Deux extraits :

Pour voir quelques pages – en plus grand -, faites un tour sur le site de Libération