Rallye automobile…

20 septembre 2015

Ma parole, vous allez croire que je deviens fan de tous les sports !

C’est que, aujourd’hui, arrivait dans ma petite « ville » le …

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Je ne suis pas spécialement fan de voitures (je n’y connais rien… je reconnais tout juste les 2CV et les tractions !), mais je suis tout de même allée au parc de la mairie pour voir ces véhicules d’une autre époque…

Arrivée juste à temps pour voir la petite dernière (heureusement, j’étais un peu en avance sur l’horaire annoncé) :

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Toutes brillaient au soleil… Enfin, presque toutes :

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Ce qui n’excluait pas forcément les ennuis de moteur…

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Mais la vedette était incontestablement… la voiture à 3 roues !

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Les cerfs-volants de Kaboul

3 septembre 2015

J’ai terminé hier Les cerfs-volants de Kaboul. J’avoue avoir été rarement aussi bouleversée par la lecture d’un roman…

Ne m’a pas été indifférent que l’auteur, Khaled Hosseini, soit né à Kaboul – même si le fait que son père, diplomate, ait vécu avec sa famille dans divers pays (y compris en France, à Courbevoie…). En 1980 (l’auteur a 15 ans), la famille obtient le droit d’asile aux USA – l’Afghanistan est alors occupé par les Russes – où elle vit toujours (infos sur Wikipedia). Dans un tel roman, il m’a paru extrêmement important que l’auteur « sache de quoi il parle », pas seulement par de la documentation… En effet, l’Afghanistan est (presque) aussi important dans l’histoire que le « héros ».

Le « héros » n’en est pas un, d’ailleurs, du moins pas dans le sens où il accomplit des actes héroïques… Au contraire, il ne sait pas se défendre, encore moins défendre une autre personne. C’est lui le narrateur, qui nous conte son enfance « dorée » à Kaboul : son seul ami est le fils d’un serviteur, Hassan. Mais cette amitié va brutalement se terminer lorsqu’il est témoin d’une violente agression contre Hassan… Et tout à fait incapable d’intervenir au secours de son ami. Le remords va le poursuivre toute sa vie, même aux USA où son père et lui (sa mère est morte à sa naissance) parviennent à s’évader en 1981.

L’Afghanistan royaume, république, pays occupé par les Russes, puis gouverné par les talibans, évolue sous nos yeux atterrés… La vie des réfugiés aux USA aussi… Des gens qui ont été professeurs, médecins, importants dans leur pays, se retrouvent à mendier n’importe quel emploi, à tenter, par la brocante, de survivre un peu moins mal.

Le narrateur, devenu adulte, marié, va retourner en Afghanistan à l’appel d’un vieil ami… Bouleversant parcours qui lui permettra, peut-être, de se racheter à ses propres yeux…

Si vous avez déjà lu ce livre, je serais heureuse d’avoir votre opinion… Sinon… J’espère vous avoir donné envie de le découvrir…

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Oups ! Erreur sur erreur !!!

30 août 2015

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Désolée, mais j’ai commis plein d’erreurs dans le billet d’hier !!!

D’abord, les Espagnoles avaient bien rencontré (vendredi) les Allemandes.
Ensuite, ce n’étaient pas les Allemandes qui arrivaient en 2ème place, mais les Portugaises… Qui n’avaient pas encore rencontré les Espagnoles…
Enfin, pas de « match final » : les Espagnoles ayant marqué 2 buts contre 1 des Portugaises, et ayant remporté les 4 matches qu’elles avaient joués, ont été déclarées Championnes d’Europe…

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Désolée pour toutes ces erreurs… Mais vous avez bien compris, j’espère, que je n’ai rien (mais vraiment RIEN !) d’une reporter sportive !

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Bref, les Françaises ont bien marqué hier un but contre les Italiennes (qui en ont marqué 6…).

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Disons que l’honneur est sauf (où diable va-t-il se cacher !) avec 2 buts marqués par les Bleues : 1 contre le Portugal et 1 contre l’Italie…

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Visiblement (ou plutôt : auditivement), des supporters très actifs des Bleues hier soir, et, de mon point de vue d’ignorantissime, ce fut leur meilleur match, où elles se montrèrent plus actives, plus volontaires, plus organisées à la défense comme à l’attaque.

Bravo les Bleues !

Haut les cœurs !

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BUT !!!

29 août 2015

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Ouf !
Premier but des Bleues contre les Portugaises… 9 minutes avant la fin de la partie (40 minutes en 2 mi-temps)… Pas eu le temps d’en faire un deuxième…

Démarrages difficiles, avec les premiers matches contre les équipes les plus fortes (qui vont se retrouver en finale, donc ! et ne se sont pas encore rencontrées !). D’autant que les Bleues comptent plusieurs « jeunes » dans l’équipe, dont c’est le premier championnat…

Mais bon, l’honneur est sauf !

Allez, les Bleues ! Haut les cœurs pour le dernier match !

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Rentrée des classes…

28 août 2015

Oui, je sais, je suis un petit peu en avance… Mais comme les Bleues n’ont pas joué hier (elles jouent ce soir contre le Portugal), j’en profite pour vous parler de 2 livres qui viennent de sortir… Bon, d’accord, je ne les ai pas encore lus… Mais vu ce que je connais de leurs auteurs, nul doute que ce soit intéressant… Et drôle !

Le 1er m’est parvenu comme commentaire sur ce blog : merci beaucoup à cette lectrice :

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Nos chers petits, le dernier livre de Patrice Romain (Mots d’excuse, 300 000 exemplaires), paraît le 26 août aux éditions Flammarion. L’auteur y présente une collection de mots adressés cette fois par des professeurs aux parents.

Extraits :

Les illuminés
Suissesse
Priscilla se lève de sa chaise tous les quarts d’heure et souffle dans ses mains pour faire le coucou.

Les obsédés
Gomorrhe
Faissal a trouvé intelligent et spirituel, au cours de notre visite au musée de cet après-midi, de mimer ostensiblement un acte de sodomie sur une statue en marbre. Je lui donne une heure de retenue qu’il devra mettre à profit pour rédiger une lettre d’excuses à l’adresse du gardien qui a dû intervenir.

Les artistes
Moulin rouge
A l’intercours S2 – S3, en ouvrant la porte de ma salle, j’ai surpris Gilbert en train d’effectuer une danse lascive, debout sur une table, tout en ôtant ses vêtements un à un. Alerté par le silence soudain des spectateurs, il s’est retourné. Dès qu’il m’a vue, il a sauté de la table pour retourner à sa place. Ce faisant, il a trébuché et s’est entaillé l’arcade sourcilière. Je l’ai fait accompagner à l’infirmerie.

Les as de la répartie
Remède antiseptique
Eliott est venu hier en cours en bermuda et sandalettes. Je lui ai dit que nous n’étions pas à la plage. Il n’a rien trouvé de mieux ce matin, non seulement de revenir avec la même tenue, mais de déplier une serviette de plage sur sa chaise. Lorsque je lui ai demandé des explications, il m’a dit que c’était pour l’hygiène.
Devant tant de provocation, je l’ai renvoyé de cours avec des exercices à faire.

Les grossiers personnages
Mauvais tirage
Aujourd’hui lundi 7 décembre M4. Cours avec les 3ème D. J’annonce à la classe que je serai non gréviste demain. Isidore se permet de faire à voix haute une remarque pour le moins déplacée, surtout au vu de son niveau en mathématiques : « Putain ! On n’a vraiment pas de cul !

Les tricheurs
Oups !
J’ai mis zéro à l’excellent devoir d’Ingrid, dont la seule erreur a été d’oublier son antisèche dans sa copie double…

Les adeptes de la mauvaise foi
Superstitieux
Lucas refuse de faire le contrôle d’espagnol. Motif invoqué : nous sommes vendredi 13 et il risque d’avoir une mauvaise note. Où va-t-on ?

Contact :
Sandie Rigolt, attachée de presse
éditions Flammarion
01 40 51 34 28
srigolt@flammarion.fr

Blog de l’auteur : http://patriceromain44.blogspot.fr/
Page facebook : https://www.facebook.com/pages/Nos-chers-petits/1624307871183515
Contact auteur : patrice.romain@hotmail.fr

Le second… Son auteur est L’instit’humeurs, dont je suis toujours le blog avec intérêt et amusement, car l’auteur use d’un humour qui me plaît bien…

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Cette fois-ci ce n’est pas un billet que je poste, mais un livre que je livre. Ce ne sont pas quelques heures de travail, que je donne à lire, mais des centaines, un an d’écriture que je propose au lecteur. Imaginez l’inquiétude, visez la tronche de l’inconnue !

C’est que, ce livre, je le revendique ! Il est, d’une certaine manière, le prolongement et la quintessence de ce blog, comme s’il avait lentement infusé durant cinq ans de billets quasi-hebdomadaires. Le désir qui le sous-tend est le même que celui qui court dans les 280 posts de l’instit’humeurs : dire simplement, sincèrement, avec un peu d’humour et de dérision, la vie d’un instit, son quotidien, ses états d’âmes, ses joies, rendre compte d’un métier pas tout à fait comme les autres – parce qu’il s’agit d’enfants qu’on fait grandir. Dire aussi les bizarreries, les incohérences, les carences de l’institution.

Je pense que les collègues se retrouveront dans le livre : ce n’est pas l’histoire d’un instit en particulier, c’est l’histoire de nous tous, il n’y est pas question de l’exception, mais du commun.

Au-delà des enseignants, c’est un livre pour tout le monde, pour les parents, les grands-parents, notamment, et plus largement pour tous ceux qui veulent savoir ce qu’est, pour de vrai, ce métier, loin des clichés et des débats stériles.

Et, comme d’habitude (un peu plus sans doute) j’attends avec impatience et curiosité vos commentaires, sur ce blog ou sur les réseaux sociaux ! Les premiers retours sont très positifs, merci à ceux qui ont déjà lu le livre, merci à ceux qui ont aimé et le mettent en avant, sur les blogs (merci le C.I., merci JR), dans les médias (merci Marianne pour la Une)… Merci de dissiper un peu l’inquiétude !

Voilà. Le livre est à vous.

Lucien.

http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/08/23/vis-ma-vie-dinstit-sans-gif-anime.html

Bonnes lectures !

France-Allemagne : 0-4…

27 août 2015

(captures d’écran sur http://www.cerh.eu/user/control/index_video_01.php)

Bon, ben c’est pas gagné, hein ?

Du moins, contrairement à mardi, j’ai eu l’impression que les 2 équipes jouaient au même jeu… Les Bleues se sont emparées du palet beaucoup plus souvent, et ont essayé davantage de tirs au but. Avec l’équipe espagnole, on avait plutôt l’impression que le palet leur « appartenait », et qu’elles ne laissaient qu’exceptionnellement les Françaises s’en emparer… Il faut dire aussi que ce sont des semi-professionnelles…

Aujourd’hui, repos pour les Bleues : j’espère qu’elles se remettront de ces deux parties très difficiles… Et qu’elles pourront jeter un œil sur les maisons troglodytes de Matera !

Bon courage à toutes ! On pense à vous !!!

ALLEZ LES BLEUES !!!

ALLEZ LES BLEUES !!!

ALLEZ LES BLEUES !!!

Haut les coeurs !

26 août 2015

http://www.ffroller.fr/rss-rink/10284-championnat-d-europe-dames-de-rink-hockey-2015-a-matera-italie.html?gauche=no

http://www.ffroller.fr/rss-rink/10284-championnat-d-europe-dames-de-rink-hockey-2015-a-matera-italie.html?gauche=no

Passionnée comme je suis par l’actualité sportive (hum, hum… je me suis déjà exprimée sur ce sujet…), je ne peux que vous encourager à suivre le championnat d’Europe féminin de rink-hockey…

Il se passe en Italie, à Matera. Le site Rollerenligne.com (qui indique le programme des rencontres) précise que :

Matera sera capitale Européenne de la culture en 2019. La ville est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses maisons typiques taillées dans la roche.

J’espère que nos championnes ont auront un tout petit peu de temps pour visiter cette ville… Wikipedia nous en donne quelques aperçus, dont cette photo de Bönisch :

photo taken by Bönisch

Pour les petits nouveaux (s’il y en a…) qui ne verraient pas pourquoi je m’intéresse à ce championnat, voir les billets précédents sur le rink-hockey (« Rechercher », marge droite)…

Ils sauront alors que ma nevette préférée fait partie de l’équipe de France… Et se trouve donc, cette semaine, en Italie !

(Voir à son sujet l’article de Ouest-France, sur http://www.coppaceroller.fr/content/ouest-france-flora-michoud-godard-s%C3%A9lectionn%C3%A9e-en-%C3%A9quipe-de-france

)

Le 1er match a eu lieu contre l’Espagne, hier soir… Je l’ai suivi sur le site du Comité européen de rink-hockey … Mauvais début pour nos championnes, qui ont encaissé 12 buts… Et n’en ont marqué aucun ! Il faut dire que les Espagnoles semblent très fortes, et surtout très organisées ! Mais courage, les Bleues ! Ce soir, vous vous battrez contre les Allemandes, et je suis sûre que vous vous remettrez de la déception d’hier en leur arrachant la victoire !

Allez les Bleues !!!

La fille du temps…

8 août 2015

C’est un polar tout à fait particulier que j’ai lu cette semaine, emprunté à la bibliothèque par hasard…

Jamais entendu parler de Josephine Tey, l’auteur… dont j’ai vu sur Internet qu’elle avait remporté des prix du « meilleur roman policier », entre autres pour ce titre… écrit en 1951 et traduit en français en 1969 ! Écossaise, elle est née (sous le nom d’Elizabeth Mackintosh) en 1896 et décédée en 1952 : une chance pour nous qu’elle ait eu le temps d’écrire ce roman !

Un « polar historique »… Mais qui n’a rien à voir avec les autres polars historiques… car l’enquête se fait dans l’Histoire, et non dans des personnages de roman…

Donc… de quoi est-il question ?

L’inspecteur Grant, cloué sur son lit d’hôpital, s’ennuie énormément. Pour le distraire, une amie lui apporte toute une série de reproductions de portraits. L’inspecteur est fasciné par l’un d’eux : il se targue de deviner la personnalité à partir du visage, ce qui lui a valu de nombreux succès lors de ses enquêtes, et ce personnage lui paraît riche de qualités et de possibilités… Aussi, quelle n’est pas sa surprise quand, retournant le portrait, il découvre qu’il s’agit de Richard III (1452-1485), le roi maudit qui fit assassiner ses deux neveux (« les Enfants de la Tour de Londres ») ! Pourrait-il s’être trompé à ce point dans son analyse du portrait ?
Il ne veut pas y croire, et va commencer par lire divers livres d’Histoire parlant du roi, lesquels le décrivent tous comme un odieux criminel. Mais, heureusement, son amie va lui envoyer un étudiant d’Histoire, lequel va commencer une longue enquête sur l’histoire de ce roi universellement décrié… L’étudiant découvre des documents d’époque… qui se contredisent parfois…

Nous suivons donc la patiente quête des deux hommes, leurs réflexions, leurs déceptions parfois… L’enquête rebondit à diverses reprises, lors de la découverte d’un nouveau document, ou lors du raisonnement de l’inspecteur. A la fin, le lecteur saura (presque) tout sur la véritable histoire de Richard III… Et n’aura qu’une envie : retrouver dans des textes d’Histoire si le roman dit vrai… Mais… dans les articles en français que j’ai consultés, le roi est toujours accusé ou soupçonné du meurtre de ses neveux… Peut-être dans des articles anglophones trouve-t-on d’autres échos…

D’autant que… c’est une histoire d’actualité !!! En effet, le 26 mars 2015, les restes du roi ont été inhumés dans la cathédrale Saint Martin de Leicester…

Un dernier mot, sur le titre : il n’y a aucune « fille » dans l’histoire ! Le titre fait référence à un « vieux proverbe » cité en exergue :

« La vérité est la fille du temps »…

Portrait sur wikipedia

Panne de blog…

30 avril 2015

26 février : date de mon dernier billet… Pas très étonnant que le nombre de mes lecteurs diminue de manière dramatique : de plus de 5000 visites mensuelles, me voilà redescendue à 3200…

Il faut dire que…

D’une part, j’ai été durablement choquée par les assassinats à Charlie Hebdo… et que cela m’a conduite, dans un premier temps à chercher sur internet des dessins faits dans les jours qui ont suivi ; et, dans un deuxième temps, à les réunir en un album… Vu que, finalement, j’ai collationné environ 700 dessins… cela m’a pris beaucoup de temps ! Et cela m’a occupé beaucoup l’esprit !

D’autre part…

D’autre part, je n’ai plus – à ma connaissance – de lecteurs « habituels » : les seuls commentaires que je reçois sont, presque toujours, en écho à « Comment faire travailler un enfant ? », question à laquelle je ne veux plus répondre – sauf exceptions rarissimes – pour les raisons que j’ai déjà exposées.

blogdeprof ne mérite plus son nom, je le sais bien : bientôt 6 ans que je ne suis plus prof ! Mais je n’ai aucune envie de créer un nouveau blog… Quand celui-ci sera mort, faute de lecteurs… je le fermerai…

* * *

Mon dernier billet parlait de livres, et du Japon… Restons-en donc aux livres et au Japon…

Car j’ai découvert Haruki Murakami… et ne m’en lasse pas !

Le premier titre lu, Le passage de la nuit, m’a fascinée : ce roman où s’entrecroisent plusieurs histoires, rythmées par le temps, où le lecteur, pris à parti, se retrouve voyeur de scènes impossibles (au point de passer derrière l’écran de télévision) m’a envoûtée… et j’ai eu envie de lire d’autres œuvres du même auteur…
Par exemple : Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil ; retour vers le passé, mais qui m’a moins durablement marquée que L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, où un homme va oser affronter ses amis de jeunesse, qui l’ont « banni » sans qu’il sache jamais pourquoi…

Entre temps, j’avais pris à la bibliothèque le premier tome de 1Q84… Plus d’autres livres en rayon, mais je n’étais vraiment pas sûre du tout de m’intéresser au point de lire 3 tomes…
Eh bien ! Une fois le premier tome terminé, je me suis empressée d’aller chercher les 2 suivants ! Ce monde presque « normal » où se produisent d’étranges phénomènes que ne voient apparemment pas les gens, ces personnes d’un univers « décalé » qui peinent à comprendre ce qui leur arrive, la quête des deux « héros » en recherche de leur amour d’enfance, tout m’a fascinée ! Et j’ai dévoré les 3 tomes en un peu plus d’une semaine…

Je crois pourtant que celui que j’ai le plus aimé est Kafka sur le rivage. Là encore, une quête, là encore 2 univers qui se côtoient et parfois se pénètrent, des « réalités » qui s’entrecroisent, des personnages attachants…

Pour terminer, j’avoue que j’ai moins apprécié La fin des temps : 2 univers là encore… mais je n’y ai pas réellement pénétré, ni dans l’un ni dans l’autre…

Je serai heureuse si un autre lecteur – une autre lectrice – me donnait son avis sur cet auteur…

Dépaysements (suite…)

26 février 2015

Je poursuis mes lectures dépaysantes, me baladant d’un continent à l’autre, parfois d’une époque à l’autre…

Mention spéciale à Le Chinois, d’Henning Mankell, qui allie ces deux sortes de voyages :
L’auteur nous conduit d’abord dans un petit village suédois, où l’on découvre que presque tous les habitants (une quinzaine) ont été tués… La fille adoptive d’un couple assassiné retrouve de vieilles lettres du siècle dernier, émanant d’un membre de la famille parti aux USA et travaillant à la construction de voies ferrées.
Mankell nous emmène donc un siècle plus tôt, mais pas aux USA (enfin, pas tout de suite…) : en Chine ! Puis aux USA.
Retour dans la Suède d’aujourd’hui, puis voyage en Chine et en Angleterre…
Dépaysements garantis !

On voyage aussi dans le temps avec Un train d’or pour la Crimée, de Michael Crichton, polar et roman historique. L’histoire part d’un fait authentique : le vol dans un train, en 1855, de 12 000 livres d’or en barre destinées au paiement des soldats anglais combattant en Crimée. Crichton relate minutieusement les préparatifs de ce « casse », à partir des comptes-rendus du procès. Mais là où, à mon avis, il devient passionnant, c’est dans sa description de la société anglaise, et de ses transformations dues aux débuts de l’industrialisation… et au chemin de fer ! C’est toute une ambiance (victorienne) qui se met en place sous les yeux du lecteur. J’ai vraiment beaucoup aimé !

Un petit (re-)tour en Chine ? De He Jiahong, Crimes et délits à la bourse de Pékin : roman policier là encore, auquel j’ai trouvé quelques longueurs (entre autres, la partie qui se passe aux USA). Mais ce qui m’a beaucoup intéressée, ce sont les destins croisés des personnages, dont la jeunesse s’est passée sous le régime maoïste : étudiants forcés d’aller passer des années dans les champs, loin de leurs familles, « révisionnistes » tués en assemblée par des « communistes » furieux, engagements dans l’armée « révolutionnaire »… Des ados, des jeunes, dont la vie sera brisée par ces expériences, et qui devront, pour survivre, se créer d’épaisses carapaces…

Allez, un petit dernier : japonais, cette fois : La hache, le koto et le chrysanthème, de Seishi Yokomizo. Encore un polar… Outre l’histoire elle-même (problèmes d’héritage d’un homme propriétaire d’un trust important), c’est le cadre historique qui m’a intéressée : le Japon d’après-guerre (1949), où des armées combattent encore en Birmanie, où de nombreuses personnes ont été déplacées, où les villageois se montrent d’une méfiance extrême vis-à-vis de nouveaux arrivants. Et le Japon d’avant, aussi : l’homme dont on doit lire le testament ne s’est jamais marié, mais a eu 3 filles de 3 concubines… auxquelles il ne s’est jamais beaucoup intéressé d’ailleurs…

Si vous avez lu l’un de ces romans, je serai ravie de savoir ce que vous en avez pensé !