Archive for the ‘Informatique’ Category

Vous avez dit La Culture pour Tous ? Vraiment ?

samedi, janvier 26th, 2013

C’est « mon » site de généalogie qui m’alerte… et vu le peu d’échos de mes recherches à ce sujet sur Google, j’alerte à mon tour ceux qui ne sont pas encore au courant…

De quoi s’agit-il ?

De « deux partenariats d’envergure conclus pour la numérisation et la diffusion des collections de la Bibliothèque nationale de France (BnF) »

(dixit le communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication du 15 janvier)

Mais encore ?

– Avec la société ProQuest : « numérisation de 70 000 livres anciens français datant de 1470 à 1700 ».
– Avec la société Believe Digital et Memnon Archiveing Service : « numérisation et valorisation de près de 200 000 disques vinyles 78 et 33 tours »

Et alors ?

Si le partenariat pour les disques n’est pas explicité, celui pour les livres l’est : à part « 3 500 ouvrages, choisis par la BnF,(…) en libre accès immédiat sur Gallica », le « reste » des 70 000 (- 3 500) sera, « au fur et à mesure de la numérisation » « accessible à tous les lecteurs de la BnF » (encore heureux !!!) « pendant dix ans avant d’être mis en libre accès à leur tour sur Gallica. »

Si l’étudiant, le chercheur, le généalogiste (et pourquoi pas ?), le « simple » curieux habite loin de Paris, il n’aura donc plus qu’à payer, pendant 10 ans, une société privée pour consulter ces livres du domaine public !

Allez savoir pourquoi, il y a des gens que ces merveilleux projets de « partenariat » fâchent…

Et même des gens sérieux, comme l’Association des Bibliothécaires de France :

« La revente durant 10 années de ces contenus numériques, dont une partie importante relève du domaine public, que ce soit par des firmes privées ou par la filiale commerçante de la BNF, sans autre possibilité d’accès gratuit en ligne sur le site des institutions concernées, serait tout à fait contraire à l’égalité d’accès au patrimoine commun. »

SavoirsCom1, avec d’autres associations, a fait son propre communiqué :

« Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France ! »

Enfin, une pétition sur AVAAZ.org reprend ce titre le 21 janvier et appelle à la signature :

« Face au Souhait de Privatisation de Notre Patrimoine Commun par le Ministère de la Culture, Nous citoyens réclamons la publication immédiate des termes de ces accords de partenariat et la suppression de toute clause réduisant la communication des œuvres concernées à une prestation marchande, quel qu’en soit le bénéficiaire. Nous demandons qu’un accès public gratuit en ligne sur Gallica soit instauré d’emblée pour les œuvres tombées dans le domaine public. »

(3 362 signatures à cette heure)

Voilà. Vous savez (presque) tout… du moins en attendant que lesdits accords soient effectivement rendus publics…

Rions un peu…

lundi, octobre 17th, 2011

Vous connaissez peut-être déjà ce site : http://www.psdisasters.com. Sinon, allez donc y faire un tour… Certes, il est en anglais… mais les images sont, le plus souvent, assez parlantes d’elles-mêmes…

De quoi s’agit-il ?

D’images manipulées dans un logiciel de retouche. Pas pour faire rire le passant, non. Mais pour une pub, une photo de catalogue, une affiche de film, ou autre image censée faire la promotion d’un article quelconque. Le problème est que le « manipulateur » a sans doute été un peu trop pressé, et que l’image résultant de son travail présente quelques détails incongrus…

La photothèque du site est alimentée par tout un chacun qui envoie un scan de l’image repérée, et il y en a dans toutes les langues, preuve s’il en était besoin que l’urgence de la tâche et le manque de relecture ne sont pas réservés à un continent ou à un autre…

Mais trêve de discours : place aux images !

http://www.psdisasters.com/

Le sac ne devait sans doute pas paraître dans le catalogue… mais il en subsiste malheureusement des traces…

http://www.psdisasters.com/

Quand on a très faim, une troisième main est bien utile…

http://www.psdisasters.com

On n’a jamais assez de doigts pour jouer de la guitare ! (Je le sais, j’ai essayé quand j’étais jeune…)

http://www.psdisasters.com

Un restaurant d’où vous pouvez voir DEUX couchers de soleil en même temps, c’est pas merveilleux ?

http://www.psdisasters.com

Issue d’un croisement entre femme et sauterelle ? En tous cas, elle est bien bâtie pour les concours de saut ou de course…

Bonne journée ! Et amusez-vous bien si vous allez visiter ce site !

A l’heure du « manuel » numérique…

samedi, avril 23rd, 2011

Suite à l’intéressant billet de Lucien sur le « dégraissage du mammouth » et la fermeture de 1500 classes pour la rentrée 2011, je me suis un peu promenée sur Internet, et ai découvert, un peu par hasard, le rapport de l’Inspection Générale (demandée par le ministère en septembre 2009) de juillet 2010 : Le manuel scolaire à l’heure du numérique.

Vous l’avouerai-je ? J’ai eu comme un sursaut, pensant à tous ces manuels que j’ai compulsés dans mon existence d’élève et de prof… et même de retraitée (mais là, c’est vrai, je m’intéresse plutôt aux manuels « anciens », XIXème et début XXème…).

Bien que j’aie été traitée, ici même, d’animal préhistorique incapable de comprendre la réalité du monde moderne (je schématise, n’ayant plus en tête les termes utilisés), je veux rappeler quelques détails me concernant :

– 1985 : Plan « Informatique pour tous » : stage (plus ou moins obligatoire, je ne me souviens plus). A partir de là, j’ai emmené mes classes en salle informatique, équipée de TO7 et MO5, redoutables petits engins d’une faible capacité (je crois me souvenir de 8 ko…) et demandant pas mal de patience au prof et aux élèves pour en sortir quelque chose… Deux ou trois touches pour obtenir une lettre accentuée, une de plus pour l’accent circonflexe, une de plus pour le tréma… Les élèves, estimant qu’ils n’avaient pas assez de doigts pour tout cela, écrivaient sans accents…).

– 1990 : Achat de mon premier PC (disque dur de 20 Mo… ça fait rêver, non ?) avec imprimante (à aiguilles, évidemment !) qui me permettait de ranger ma machine à écrire pour réaliser mes fiches de cours (à dupliquer avec la machine à alcool). J’ai été une des premières de mon collège (sinon la première) à distribuer à mes élèves des cours en police Courrier violette…

– 1995 (je crois) : connexion à Internet, et découverte – professionnelle (ce qui n’empêche pas les autres découvertes…) – de textes, illustrations et exercices multipliant mes possibilités de « création ».

Entre temps, le collège s’est doté de PC, s’est connecté lui aussi quelques années plus tard, et je pense qu’une bonne partie de mes classes, sinon toutes, ont été conduites en salle informatique.

Je ne suis donc pas une adversaire acharnée du numérique (la preuve : ce blog !), j’ai créé il y a quelques années un site de « révisions » de grammaire, avec quelques cours et des exercices à faire en ligne (qu’il faudrait d’ailleurs que je retravaille un de ces jours…).

Par ailleurs, je crois n’avoir jamais été esclave d’un manuel, quel qu’il soit. J’ai toujours préparé mes cours avec un certain nombre de manuels, tirant un texte de l’un, des leçons de plusieurs autres, des exercices de plusieurs autres encore. Dès que la photocopieuse est apparue au collège, tous mes cours ont été photocopiés pour les élèves (c’était plus compliqué avec la machine à alcool et la police Courrier, qui ne permettait pas de mise en page terrible…). L’avantage premier, c’est que les élèves pouvaient écrire dessus, souligner, annoter. L’avantage second était qu’on gagnait beaucoup de temps pour les exercices de grammaire ou de vocabulaire, les élèves pouvant compléter ou souligner les phrases au lieu de devoir tout recopier. Enfin, pour les études de textes, la mise en relation d’éléments (de champs lexicaux, par exemple) pouvait se faire facilement et visuellement à l’aide de crayons de couleurs ou de surligneurs.

Cependant, si l’on utilisait peu les manuels en classe, il me semblait important (et il me semble toujours…) que les élèves puissent s’y référer en dehors des cours : mes « leçons » photocopiées étaient forcément très brèves, et les manuels donnaient beaucoup plus d’explications, qui pouvaient rappeler aux élèves les explications orales du cours.

Le « manuel » (???) numérique ne me semble pas pouvoir remplacer le « vrai » manuel qu’on peut feuilleter, relire plus facilement qu’à l’écran (je trouve… j’avoue que je ne saurais lire un livre sur écran, j’ai besoin de me repérer dans la page, de tourner les feuillets pour trouver la fin d’un chapitre, etc.). La lecture à l’écran me semble plus « volatile »…

D’ailleurs, dans l’expérience menée dans les Landes, les élèves, munis d’un ordinateur portable, avaient cependant le manuel papier à la maison.

Le rapport fait, pour ce que je puis apprécier, le tour de la question : enseignants, élèves et parents, bien sûr, mais aussi éditeurs et contraintes du numérique. Il précise même le danger de cours encore plus magistraux avec l’utilisation de l’écran numérique…

Pour ma part, j’imagine mal, en classe, chaque élève devant son ordinateur portable (sans parler de l’encombrement de la table) faisant ses exercices. Sauf occasionnellement, bien sûr ! Entre autres, me manquent les relations entre élèves : quand on fait un exercice sur papier, il est facile de se pencher sur la feuille du voisin et de lui poser une question ; beaucoup moins facile de se pencher sur un écran. Or, pour moi, les relations entre élèves sont très importantes : au point de vue humain, certes, mais aussi au point de vue pédagogique : un voisin peut apporter une précision, éclairer une démarche ; une recherche commune peut aider l’un et l’autre à avancer.

Un des avantages du « manuel » numérique… est de diminuer le poids du cartable, dont on se soucie beaucoup depuis quelques années… Mais je me demande si, dans quelques années, on ne se souciera pas des problèmes de vue d’enfants soumis de 6 à 16 ans (voire plus) à la vision d’un écran 5 ou 6 heures par jour (pour ne parler que des heures de classe, et imaginer qu’il y a tout de même des moments « sans ordinateur », selon les matières)…

Le rapport fait état des problèmes posés par les parents :

Pour les parents d’élèves, la problématique majeure, s’agissant des outils et des ressources numériques, demeure celle de l’égalité d’accès. Pour eux le problème se pose doublement :
– d’une part, ils dénoncent la disparité des situations des établissements et des écoles au regard des usages du numérique : réseaux et accès haut débit (ou très haut débit), équipements et maintenance, espace numérique de travail, disponibilité de ressources numériques. Cette disparité est d’autant plus grande que l’investissement des collectivités territoriales est variable et s’exerce selon un modèle de partage des responsabilités dont on a vu qu’il n’était pas toujours clairement établi. Le problème est encore plus complexe pour les établissements d’enseignement privé, dont l’État assure seulement le premier équipement, à charge pour les collectivités territoriales (qui n’y sont pas expressément tenues) de compléter et de renouveler celui-ci ;
– d’autre part, pour l’utilisation au domicile, les effets redoutés sont ceux d’une double fracture numérique : certaines familles en effet ne sont pas équipées des matériels requis (ordinateurs, mais aussi connexion à l’internet en haut débit) ou, même si elles sont équipées, n’ont ni la pratique ni la maîtrise de l’outil.

Plus loin, le rapport minimise la « fracture numérique », en voie de résolution : je veux bien croire que de plus en plus de familles possèdent ordinateur et accès à Internet… mais, n’y aurait-il qu’un tout petit pourcentage de familles ne les ayant pas, il me semble que la vocation d’une Éducation « Nationale » est de prévoir un enseignement pour tous… D’ailleurs, dans ses « Recommandations », à la fin, le rapport préconise :

Soutenir et accompagner les usages de l’ENT dans l’espace privé, tant par les élèves que par les parents, notamment pour l’accès aux ressources pour l’enseignement.
Prendre en charge sous forme d’aides directes, les cas de carence d’équipement et d’accès au réseau au domicile familial, fournir une offre de substitution, soit dans l’établissement, soit directement à l’élève et à sa famille.

Le rapport évoque également les problèmes liés à la couverture du réseau, inégale selon les régions, et à l’obsolescence rapide du matériel numérique :

Quelles qu’elles soient, les évolutions du « manuel », numérisé ou numérique, s’inscrivent dans une histoire de l’industrie informatique caractérisée par une extrême volatilité des machines aussi bien que des logiciels. Le « temps de vie » d’un système opératoire est de l’ordre de cinq à six ans et, conformément à la « loi de Moore », l’accroissement de la puissance des « puces » se traduit par des avancées presque exponentielles dans les usages informatiques eux-mêmes : utilisation d’applications de plus en plus « lourdes » et « gourmandes » en ressources, production d’objets de plus en plus complexes.

Il envisage aussi (abomination des abominations !) l’utilisation d’autres outils que les ordinateurs :

Une tablette Kindle, un iPad, une Slate (HP), un assistant numérique ou certains téléphones portables accomplissent désormais des tâches autrefois dévolues aux seuls ordinateurs de relativement forte puissance. Du coup, la lecture sur écran, son ergonomie et ses conditions changent d’échelle avec la prolifération des unités informatiques qu’un particulier peut manipuler : ordinateur de bureau, ordinateur portable, netbook, reader, digital assistant, téléphone, clé USB, etc. L’ordinateur n’est donc pas l’espace de prédilection du « manuel » à l’heure du numérique, c’en est un support parmi d’autres, et c’est bien plutôt la multiplicité de ces « autres » qui doit être au centre des préoccupations des créateurs de contenus, des éditeurs scolaires aussi bien que des médiateurs-savants que sont les enseignants.

Lire Zola sur un téléphone portable… Vous imaginez ???

Pour finir, quelques-unes des Recommandations du rapport :

Introduire, dans le cadre actuel des épreuves du baccalauréat, des modalités d’évaluation de la maîtrise de ressources numériques, de leur utilisation et de leur compréhension.
Mettre en place des expérimentations dès la session 2011.

Je suis curieuse de savoir si ces expérimentations vont avoir lieu, et quels vont être les « exercices » permettant cette évaluation…

Veiller, dans le cadre des instances de pilotage départementales ou de circonscription à la fixation d’objectifs de diminution progressive du nombre de photocopies réalisées.
Dégager les marges d’autonomie financière consécutives à cette diminution pour y substituer l’utilisation de ressources numériques.
Accompagner cette mutation des pratiques au plan juridique, au plan technique comme au plan managérial.

Plus de photocops ! Hé bien, heureusement que je suis partie !
Mais c’est pas grave : à la maison, l’élève (ou ses parents !) imprimeront le texte ou la leçon eux-mêmes ! Comme pour un certain nombre de modes d’emploi qu’on ne trouve plus maintenant que sur CD !
Quant aux familles qui ne pourront, pour des raisons matérielles, réaliser ces multiples impressions quotidiennes (ou à peu près)…
Ben quoi : on s’en fiche, non ?

Vous reprendrez bien un peu de phishing ?

vendredi, février 18th, 2011

J’espère ne pas vous avoir trop manqué cette semaine… Non, je n’étais pas partie skier (ça ne risque pas !), mais un ami était venu tester ma chambre d’amis pendant quelques jours… En un an et demi, j’ai dû avoir à peu près autant d’hôtes que pendant les 13 années précédentes… où je n’avais pas de chambre d’amis… Évidemment, j’en suis enchantée !

Avant de repartir sur l’enseignement, suite à un commentaire et au billet de Lucien, je voulais me faire l’écho d’une mésaventure survenue à un journaliste du Nouvel Obs (magazine du 10 au 16/2)…

Vous savez bien entendu ce qu’est le phishing (hameçonnage en québécois, filoutage en français), et on m’a dit que des mises en garde étaient transmises de temps à autre à la télé : un courriel vous demande de renvoyer votre mot de passe, ou vous dirige vers un site contrefait où vous devez entrer ledit mot de passe ; moyennant quoi, le vilain pirate peut accéder à votre compte… et en faire ce qu’il veut…

La variante contée ici est un peu plus futée… et le journaliste s’est laissé prendre…

1. Le pirate crée des perturbations sur la messagerie de sa victime : celle-ci ne reçoit plus certains courriels.
2. La victime reçoit un message du site de messagerie (apparemment…) l’informant de tentatives d’intrusions sur son compte.
3. La victime reçoit un nouveau message demandant le code secret et précisant que, sans réponse, son compte serait fermé par sécurité.
4. La victime envoie son code… « Une fraction de seconde de perte de conscience. Fatale. »…

A la suite de quoi, la victime n’a plus accès à son compte (le pirate a évidemment changé le mot de passe), ni à d’autres, déjà « sous contrôle » grâce aux renseignements glanés çà et là…

Et le millier de « contacts » enregistrés sur le compte reçoivent un courriel alarmant (sous l’identité de la victime)… que je vous recopie, pour admirer l’imagination du pirate :

« Je vis un cauchemar !!! J’ai été agressé ce matin à 600 mètres de l’hôtel près d’Abidjan dans lequel je séjourne par deux hommes armés. Étant en compagnie de Sonia, une collaboratrice, il se trouve qu’elle a reçu des coups de couteau dans le ventre et moi j’ai été grièvement blessé au visage, nous avons été dépouillés de la majeure partie de nos affaires (argent, téléphone, etc.) »

Une amie ayant répondu à ce courriel, le pirate lui a communiqué les coordonnées d’une boîte postale à Abidjan au nom de la victime pour l’envoi urgent de 2600 €…

P.S. Je n’ai pas trouvé d’article correspondant sur Internet, mais celui-ci vous intéressera peut-être :

Un site de rencontres « vole » un million de profils Facebook

Lovely-Faces.com affirme avoir « volé un million de comptes Facebook » publics pour créer des profils d’utilisateur sur son site.

Bon internet !

Corrections…

lundi, janvier 17th, 2011

Non, non, je ne vais pas faire un trip nostalgique sur les corrections de copies, rassurez-vous !

Vous vous souvenez peut-être d’un billet de décembre où j’avais voulu afficher des tableaux issus de Google Analytics… J’avais passé plusieurs heures sur ces tableaux, mais ils s’affichaient désespérément loin les uns des autres, laissant des tas de pages blanches entre deux… Peut-être d’ailleurs ne les aviez-vous pas vus, découragés par les pages à défiler avant le tableau suivant…

J’ai demandé conseil à un Pro… (merci à lui !) et on s’est aperçu que WordPress avait ajouté des sauts de ligne à chaque cellule du tableau… ce qui faisait évidemment des tas de lignes blanches qu’il (WordPress) avait aimablement regroupées au-dessus de chaque tableau…

Je suis donc repassée par les copies d’écrans, découpées et collées bout à bout (merci XnView !) pour obtenir quelque chose de moins lisible… mais de plus facilement consultable !

Les chiffres ne sont pas exactement les mêmes, puisqu’il y a eu des visites entre le moment de l’écriture et la fin de la journée… mais bon, ça ne change pas grand chose…

Si vous voulez retourner y faire un tour… c’est l’article 2056 !

Au sujet de l’illettrisme

jeudi, novembre 5th, 2009

Au retour de mon petit week-end lorrain, j’ai lu le dernier billet de Lullubie sur l’illettrisme.

J’avais abordé brièvement ce sujet dans un billet précédent, mais je voulais apporter ma petite pierre à sa réflexion sur la question.

Comme d’habitude, j’ai donc lancé quelques recherches sur Internet, histoire d’avoir quelques bases fiables…

Las ! Je suis tombée sur des chiffres allant de 9% à 24%, concernant des populations de 15 à 65 ans ! Découragée, j’ai remis la réflexion à plus tard… Et aujourd’hui, je reprends ces chiffres pour essayer d’en tirer quelque chose…

Première remarque :

Le chiffre de 12% indiqué par TF1 est celui des « évaluations en lecture dans le cadre de la journée d’appel de préparation à la défense » en 2008.

En voici le bilan global :

En 2008, près de huit participants à la JAPD sur dix sont des « lecteurs habiles ». Un peu plus de un sur dix rencontre des difficultés de compréhension. Les autres ont une maîtrise fragile de la lecture.

L’exploitation des résultats de l’année 2008 dessine une stabilisation relative de la proportion de jeunes en difficulté de lecture par rapport aux deux années précédentes. En 2008, près de 800 000 jeunes hommes et femmes de 17 ans ou plus, de nationalité française, ont participé à la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD), au cours de laquelle ils ont passé une épreuve d’évaluation de la compréhension de l’écrit. Cette épreuve d’orientation vise à repérer chez les faibles lecteurs, trois ensembles majeurs de difficultés

– une mauvaise automatisation des mécanismes responsables de l’identification des mots : plutôt que de pouvoir consacrer leur attention à la construction du sens du texte, des lecteurs laborieux doivent la consacrer à la reconnaissance de mots, ce qui devrait se faire de façon rapide et inconsciente ;
– une compétence langagière insuffisante, mise en évidence par la pauvreté des connaissances lexicales ;
– une pratique défaillante des traitements complexes requis par la compréhension d’un document : nombre de jeunes seront peu efficaces dans le traitement de l’écrit, soit par défaut d’expertise, soit par difficultés de maintien de l’attention…, bien que ni leur capacité à identifier des mots, ni leur compétence langagière ne soient en cause.

Deuxième remarque :

L’étude qui est faite est sans doute beaucoup plus poussée, précise, que les évaluations de l’INSEE à partir d’échantillons représentatifs. Mais le rapport est très prudent quant aux résultats obtenus, pour diverses raisons.

4,9% des participants à la JAPD 2008 ont de sévères difficultés face à l’écrit

26,3% des jeunes qui n’ont pas atteint la fin du collège sont en difficulté de lecture. Pour ceux qui suivent ou ont suivi un enseignement professionnel court, ce taux est de 21,8%

Comme on pouvait s’y attendre, les jeunes en grande difficulté de lecture sont de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d’étude s’élève (voir le graphique). Leur présence dans les niveaux les plus élevés, qui est marginale (3 %), doit conduire à s’interroger sur le degré de sérieux de certains jeunes qui peuvent ne pas percevoir les enjeux de cette évaluation et la prendre à la légère. En revanche, la proportion de jeunes en difficulté est loin d’être négligeable chez ceux qui, à 17 ans environ, sont en enseignement professionnel court, en collège ou en SEGPA ou ont quitté la formation initiale à ces niveaux. Parmi les jeunes en difficulté, 80 % n’ont pas dépassé le collège ou un cursus professionnel court, alors que pour l’ensemble des participants à la JAPD, ces parcours ne concernent que 40 % d’entre eux.

On suppose donc une « tricherie » (à la baisse !) chez certains jeunes. On a effectivement du mal à imaginer que 3% des lycéens de l’enseignement général soient illettrés…

Mais les corrections aussi peuvent être sujettes à caution :

Quelles conclusions tirer des variations observées depuis cinq ans ?

Les résultats de 2008 dessinent une stabilisation de la proportion de jeunes en difficulté de lecture. La variation à la hausse observée en 2006 est confirmée : en 2004 et 2005, cette proportion avoisinait les 11 % ; depuis 2006, elle approche les 12 %. Ce constat rejoint celui d’enquêtes récentes menées par la DEPP (1).
Cette apparente augmentation doit être relativisée compte tenu des nombreux facteurs qui sont susceptibles d’affecter cette proportion. Les erreurs d’échantillonnage ne sont pas en cause, les indicateurs issus des tests de la JAPD sont calculés à partir d’une population exhaustive, celle des jeunes participant à la JAPD une année donnée. En revanche, des erreurs de mesure sont à prendre en compte, notamment en ce qui concerne la correction des résultats. […]

Une meilleure qualité des corrections pourrait donc expliquer, au moins en partie, l’augmentation de la proportion de jeunes en difficulté de 2004 à 2008. […]

Depuis janvier 2009, les réponses des jeunes sont recueillies de manière informatisée. Ce nouveau dispositif de test permet donc de régler ces problèmes de correction et d’être plus proche d’une valeur vraie de la proportion de jeunes en difficulté de lecture.

Conclusion : des chiffres ne sont toujours… que des chiffres ! Ils n’ont pas de valeur absolue, et ne sont que des indicateurs. J’ignore comment TF1 les a utilisés, mais, de toutes façons, 12% de 800 000 jeunes ne font pas des millions d’illettrés…

Troisième remarque :

Si l’on se fie à l’étude INSEE de 2005 (je n’en ai pas trouvé de plus récente), l’illettrisme est beaucoup plus le fait des plus âgés que des plus jeunes. Cette étude a été menée sur un échantillon représentatif de 10 000 adultes de 18 à 65 ans, représentant donc près de 40 millions de personnes scolarisées en France.

Parmi les 3 100 000 personnes concernées :
9% sont âgées de 18 à 25 ans
15% sont âgées de 26 à 35 ans
23% sont âgées de 36 à 45 ans
30% sont âgées de 46 à 55 ans
23% sont âgées de 56 à 65 ans

Et voici le bilan global de l’Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme :

Des chiffres pour éclairer les politiques

9% de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation que l’on peut qualifier d’illettrisme, soit 3 100 000 personnes en métropole.

Qui sont-elles ?

Sur ces 3100000 personnes en situation d’illettrisme :

* La moitié a plus de 45 ans. Attention aux idées reçues qui limitent ce phénomène aux classes d’âge les plus jeunes alors qu’ils augmentent avec l’âge
* Plus de la moitié exerce une activité professionnelle. La lutte contre l’illettrisme touche donc de très près le monde du travail, de l’entreprise.
* 74% d’entre elles parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans. Attention aux idées reçues qui assimilent illettrisme et immigration

Où vivent-elles ?

* 50% des personnes concernées en situation d’illettrisme, vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées, ce qui signifie que la politique doit s’organiser sur tout le territoire.
* 10% vivent dans les zones urbaines sensibles (ZUS).

Il faudrait donc conclure que l’illettrisme, comme le reste, « s’apprend »… On peut sortir de l’école « lecteur moyen » (ou « très moyen ») et, à force de ne pas exercer lecture, écriture et autres, on « devient » illettré…

A moins que de tels progrès aient été faits dans l’enseignement que de moins en moins de jeunes sortent de l’école sans maîtriser le minimum…

Une dernière remarque, tout de même : pour ma génération et les précédentes (quelques suivantes aussi, mais je n’ai plus les années en tête), l’école n’était obligatoire que jusqu’à 14 ans, et non 16…

Interdit aux robots spammeurs !

vendredi, octobre 2nd, 2009

Hier matin, toute fraîche, je m’apprêtais à écrire une page de blog… Mais… d’autres urgences m’en ont écartée…

Encore une cinquantaine de commentaires illisibles au même article « Un siècle de robots » (les robots doivent être particulièrement sensibles au mot « robot »… d’où le titre de ce billet, pour une éventuelle vérification…), soit au moins 150 depuis dimanche soir !

Jusqu’ici, j’avais eu la visite de temps à autre d’un robot spammeur, et vous avais livré le contenu d’un ou deux de leurs messages. Mais là, c’était trop ! Il m’a donc fallu chercher une protection contre ces vilaines bêtes !

Et, accessoirement, quelques informations sur les bêtes en question… dont je vais vous faire profiter illico !

Qu’est-ce donc qu’un robot spammeur ?

C’est un logiciel qui a pour fonction de parcourir tout le Web pour chercher… diverses choses !

A l’origine, les robots dits « d’indexation » cherchent des mots-clefs, des titres, qui leur permettent d’indexer les pages parcourues. C’est grâce à eux que vous pouvez entrer des critères de recherche dans votre navigateur, afin que le moteur de recherche vous affiche un certain nombre de pages sur le thème. Parfait ! Très pratique ! Pour avoir vu, dans les années 90, l’horrible pagaille qui régnait sur le web (j’avais d’ailleurs décidé alors d’attendre que tout cela soit un peu « organisé » avant de me connecter !), je peux vous dire que c’est un réel progrès !

Après… après, bien sûr, des petits malins (ou de grosses mafias…) ont vu un autre intérêt à ces logiciels : ils les ont « dressés » à chercher des adresses courriel… pour vous envoyer de multiples messages vous invitant à acheter du viagra, des tranquillisants, des produits qui faisaient grandir votre pénis… ou à visiter tel ou tel site porno… D’où la consigne : ne pas laisser traîner son adresse « en clair » sur les pages web. Le plus souvent, maintenant, quand des adresses figurent sur une page, elles sont en image, et non en texte : les robots les plus élémentaires ne savent pas lire les images.

Au passage, je vous rassure pour vos commentaires : votre adresse ne figure pas sur la page, elle est bien dans mes données, mais n’est visible que par moi ! Et… je n’ai pas de robot spammeur !

Et puis… pourquoi s’arrêter là ? Pourquoi ne pas tenter de contacter des dizaines, des centaines d’internautes à la fois ?

C’est la « 3ème génération » de robots : eux hantent les forums et autres endroits où l’on peut laisser des commentaires… emplis de liens ! Les blogs, par exemple…

Si vous entrez le mot « pourriel » sur Wikipedia, vous trouvez l’information suivante :

Le « pollupostage » n’est pas – outre une source de perte de temps et d’argent – qu’une pollution virtuelle ; il se traduit par une hausse significative de la consommation électrique des réseaux et serveurs informatiques :
Ainsi, selon une étude [16]publiée en Avril 2009 ; rien qu’en 2008, 62 milliards de messages indésirable ont consommé une quantité d’énergie (électricité) correspondant pour sa production à l’émission de 17 millions de tonnes de CO2, soit 0,2% des émissions mondiales de Gaz à effet de serre (GES) ou l’équivalent des émissions de GES de 3,1 millions de voitures en un an.
Un peu plus de la moitié (52%) de cette énergie est consommé à l’ouverture et lors de la suppression du pourriel par l’utilisateur (18 millions de kWh/an) alors que la circulation de l’émetteur au récepteur n’a consommé « que » 2 % de toute l’électricité dépensée par le réseau Internet. La moyenne d’émission en CO2 d’un seul spam serait de 0,3 gramme de CO2 par spam. Chaque usager professionnel de l’internet a ainsi en 2008 émis indirectement 131Kg/an d’équivalent-CO2[16]. Sur ces 131 kg, environ 29 kg (22%) l’ont été à cause des pourriels ; C’est comme si chaque usager brûlait inutilement 3.3 gallons américains de fuel par an[16]. Pour prendre une autre comparaison, les 33 milliards de KWh ainsi gaspillés correspondent environ à l’équivalent de 4 gigawatts de production de base d’électricité ou à la puissance fournie par quatre grandes nouvelles centrales électriques au charbon [16].

En tous cas, pour mon blog personnel, il me fallait trouver une parade !

J’ai commencé par fermer les commentaires sur l’article « Un siècle de robots »…

Et j’ai installé un anti-spam sur mon blog… Ca a été un peu longuet, vu que je ne retrouvais pas les identifiants et mots de passe nécessaires… Mais bon ! J’ai maintenant Askimet sur mon blog, qui m’a informé ce matin qu’il avait bloqué 2 nouveaux spams…

Jetant un oeil rapide à une dizaine des derniers spams, je me suis aperçue qu’ils venaient tous des 2 mêmes adresses IP (l’adresse IP, c’est celle de votre ordinateur)… et que cette adresse était cliquable (attention ! pas l’adresse du site ! juste celle du numéro IP !). Le site ws.arin.net m’a donc informée que mes pourriels arrivaient tout droit d’Amérique centrale (sans plus de précisions)… C’est pour ça que je n’arrive pas à les déchiffrer ! Ils sont écrits par des robots aztèques !

Dictaphone (suite)

vendredi, septembre 11th, 2009

Que je vous reparle un peu de ce merveilleux joujou reçu hier…

Épatée d’abord par son faible encombrement… rien à voir avec mon magnétophone à cassettes ! Il tient dans la main (10 cm) et, selon le manuel, pèse 64,8 grammes… piles comprises !

Pas trop de peine à le « prendre en main » (dans tous les sens de l’expression).

Ensuite, cerise sur le gâteau : le logiciel de reconnaissance de voix !

Là, cela a été un peu plus laborieux… J’ai dû « dicter » un texte (extraits remaniés du Tour du monde en 80 jours) pendant au moins 15 mn, afin que le logiciel reconnaisse ma façon de parler. Ce qui lui a pris pas mal de temps. Ensuite, il (le logiciel !) est allé faire un tour dans mes fichiers pour « reconnaître mon style ». Si ! si ! Dommage qu’il ne me briefe pas à ce sujet, j’aurais aimé savoir ce qu’il avait déduit de mes textes ! Il lui a fallu du temps, là encore, le pauvre !

Et j’ai alors pu lui demander de transcrire le petit billet que j’avais enregistré sur le dictaphone.

J’ai été complètement bluffée !

Voir sur l’écran, au fil de la lecture, s’aligner les mots, correctement orthographiés et même, le plus souvent, correctement accordés… Fascinant !

Bon, bien sûr, ce n’est pas parfait… Il n’a pas fini d’apprendre, le logiciel… Et sans doute mon élocution n’a-t-elle pas été parfaite… A la relecture, il m’a fallu faire un effort de mémoire pour « traduire » certains passages…

Quelques exemples :

« chez les Suisses liés il y a certains » m’a fortement intriguée… avant que je ne retrouve « J’ai essayé, il y a un certain temps »

« échafaude ne pas savoir » : « et j’avoue ne pas avoir »

« Mansart ferais-je pour mon blog » (il est joli, celui-là, je l’aime bien !) : « M’en servirai-je pour mon blog ? »

Le logiciel n’est pas seul en cause : il faut aussi que j’apprenne à m’en servir ! Le mini mode d’emploi permet juste de démarrer, mais le fichier d’aide est bien plus détaillé, et me permettra, par exemple, de dicter la ponctuation…

Je vous reparlerai de mon nouveau joujou…

Dictaphone

jeudi, septembre 10th, 2009

Ceci est un message enregistré…

Non, il ne s’autodétruira pas dans trois minutes…

Mais il vient tout droit d’un dictaphone tout neuf que j’ai reçu par la poste ce matin… Un très beau cadeau de mes très aimables collègues… Il y a quelques avantages, à partir en retraite !

J’ai essayé, il y a un certain temps, d’écrire en me servant d’un magnétophone et j’avoue ne pas avoir vraiment persévéré dans ce domaine car je perdais le fil des mots et avais besoin de les voir écrits pour poursuivre ce que j’écrivais…

Pourquoi alors ce dictaphone ? Eh bien, essentiellement pour enregistrer des personnes de ma famille qui peuvent avoir des anecdotes intéressantes à raconter… mais que je serais tout à fait incapable de noter à la vitesse de la conversation.

Oui, j’ai appris la sténo il y a fort longtemps… mais je n’ai jamais été particulièrement brillante dans cette matière !

La première utilisation de ce nouvel outil sera donc essentiellement familiale et généalogique ! M’en servirai-je pour mon blog ? En tout cas, pour aujourd’hui, c’est fait !

Les notes sur Internet

mercredi, juin 10th, 2009

C’est bien, les notes sur Internet !

Drôlement pratique : de chez vous, vous tapez vos notes, elles arrivent toutes fraîches sur le serveur du collège ; le prof principal, qui prépare ses bulletins, allume son ordinateur et, tranquillement, imprime notes et appréciations de toutes les matières, pour toute sa classe !

Génial, non ?

Je prévois que, d’ici quelques années, les conseils de classe pourront se tenir ainsi : chacun chez soi, devant son ordi, et cliquant sur telle ou telle petite case pour faire connaître son avis…

Mais bon, ça, c’est encore de la fiction (enfin… j’espère !).

Tandis que les notes sur Internet, ça existe ! Même que parents et élèves, munis d’un mot de passe, peuvent aller consulter leurs résultats ! C’est beau, le modernisme !

Bien sûr, cela pose quelques petits problèmes.

Par exemple, pour moi (je prends mon cas au hasard) : je ne vous dirai même pas que je préfère les appréciations manuscrites, parce que plus personnelles, ce genre de réflexion est totalement périmé, depuis longtemps. Il n’est pas non plus utile de mentionner que je trouve absurde une « moyenne de Français », où se confondent notes de dictées, de contrôles de lecture, de rédaction, etc..

Mais quand même : je refuse que le logiciel calcule mes « moyennes » en jetant en vrac mes 20 ou 30 notes du trimestre. Je veux que mes moyennes, puisque moyennes il y a, soient calculées à partir des moyennes de grammaire, d’orthographe, d’explication de textes et de rédaction : la moyenne d’un élève est donc la moyenne de ces 4 moyennes.

Vous me suivez, là ?

Ça fait une différence ?

Oui, et pour deux raisons : d’abord, parce qu’ainsi, on ne privilégie plus le nombre de travaux (si j’ai donné 10 travaux d’orthographe et 2 de rédaction… la « moyenne de français » serait surtout une moyenne d’orthographe !). Ensuite, parce que justement, si on « mélange tout », les élèves faibles en orthographe (et ils sont nombreux !) seraient fortement pénalisés… à moins de ne pas noter les travaux d’orthographe… ce qui ne serait pas non plus très logique !

Pour tout « simplifier », j’attribue aussi des points de « bonus », suite à certains travaux. Le logiciel de notes a bien prévu cela… mais il ajoute les bonus à la moyenne… Je l’ajoute plus modestement avant le calcul de la moyenne… (C’est d’ailleurs ainsi que j’arrive à avoir des élèves qui ont 21/20 en orthographe… ça, le logiciel, il voudrait pas ! Il cracherait de fureur en tous sens !).

Donc : j’entre mes notes dans le logiciel de notes… avec un coefficient 0 (ça, il veut bien ! une chance !) pour qu’il ne me fasse pas de calculs intempestifs. Je les colle dans le presse-papiers pour les importer dans mon tableur, où je n’ai plus qu’à les recopier dans les bonnes colonnes ; je recopie dans mon tableur les points de bonus dans les colonnes correspondantes ; je lance le calcul des moyennes par « sous-matière » (j’ai un ami qui m’a fait une super macro pour ça)… et je fais calculer la moyenne globale au tableur.

Après quoi, si j’ai assez de temps, je recopie mes 4 moyennes dans le logiciel de notes, avec coefficient 1, et je le laisse calculer ce qu’il veut ; sinon, je ne recopie que la moyenne globale (avec coefficient 1 également).

C’est simple, hein ?

On a eu tout de même pas mal de problèmes… Par exemple : plusieurs profs (dont moi) se sont aperçus que les notes ne correspondaient pas… Ben oui, c’est un peu lent, l’entrée des notes via Internet… Si on veut taper à la vitesse « normale » une suite de nombres telle que : 15 12 7 20… le logiciel enregistre à peu près un chiffre sur 2… ou saute carrément une case… Se voir attribuer un 0 quand on avait 20… c’est assez vexant, avouez !

Il faut donc avoir un oeil sur la liste de notes manuscrites, un sur l’écran… et un, accessoirement, sur le clavier… C’est pas ça qui va arranger mon strabisme divergent ! Surtout que le 3ème œil, hein…

Enfin bref, on s’y fait comme on peut…

… quand le serveur du collège veut bien répondre !

Figurez-vous que les dates des conseils de classe sont fixées nationalement pour les 3èmes : nous devons tous avoir entré nos notes aujourd’hui… Certes, des professeurs bien mieux organisés que moi les ont entrées la semaine dernière. Mais je ne dois pas être la seule retardataire… car le serveur est indisponible !

Une collègue à qui j’ai téléphoné (car le collège est fermé le mercredi après-midi, évidemment !) m’a dit qu’hier, ça « ramait » tellement, même après 22 heures, qu’elle s’était levée à l’aube ce matin pour terminer sa saisie… Elle m’a conseillé de mettre mon réveil à 5 heures demain matin… mais ça m’étonnerait que je suive son conseil !

Sans compter que, les notes étant directement « pompées » par l’académie pour le Brevet (pourquoi ont-ils besoin des notes aujourd’hui alors que le Brevet a lieu les 30 et 1er ? Je ne saurais vous dire !), si elles sont transmises cette nuit… il manquera un certain nombre de notes de Français… et que le logiciel n’a évidemment calculé aucune moyenne pour le 3ème trimestre (voir plus haut).

Ah ! Le progrès !