Lutter contre l’échec scolaire ? (suite)

Comme promis, suite du rapport de l’OCDE pour lutter contre l’échec scolaire :

2e mesure : Gérer le choix de l’école afin de contenir les risques pour l’équité
Constats
. Le choix de l’école peut engendrer des risques pour l’équité car les parents instruits peuvent faire des choix plus astucieux. Les parents aisés ont les ressources pour tirer parti du choix qui leur est offert, et la sélection par les résultats tend à accélérer la progression de ceux qui ont déjà pris un meilleur départ dans la vie grâce à leurs parents.
. À l’international, une plus grande liberté quant au choix de l’école s’accompagne de différences plus marquées dans la composition sociale des établissements

Recommandations
. Le choix de l’école engendre des risques pour l’équité et exige une gestion prudente, en particulier pour éviter qu’il n’accentue les différences de composition sociale des établissements.
. Si le choix de l’école est donné, les établissements dont la capacité d’accueil ne permet pas d’inscrire tous les candidats doivent pouvoir assurer la mixité sociale – en appliquant par exemple des méthodes de sélection par loterie. Des primes versées aux établissements qui accueillent des élèves défavorisés peuvent aussi contribuer à cet objectif.

Tout à fait d’accord : c’est d’ailleurs pour ces raisons que les enseignants se sont opposés à la suppression de la « carte scolaire », qui attribuait un établissement en fonction de l’adresse des parents. On sait que, malgré cette « carte », un certain nombre de parents – bien informés – obtenaient des dérogations pour inscrire leur enfant ailleurs. Sans parler, évidemment, des inscriptions dans le privé, qui restent libres. Laisser le choix aux parents, c’est risquer de ghettoïser encore plus certains établissements de zones « défavorisées » : les parents « bien informés » et ayant les possibilités de choisir sont rarement dans les milieux sociaux les plus en difficulté…

Sur un strict plan humain, je pense que la mixité sociale est bonne pour tous les enfants, et pas seulement pour ceux des milieux défavorisés : qu’un fils de médecin (par exemple) côtoie chaque jour dans sa classe des enfants de milieux bien « inférieurs » ne peut que lui apporter une ouverture d’esprit plus grande que s’il reste confiné dans son milieu. Voir que les modes de vie et de pensée peuvent être très différents les uns des autres, est, à mon sens, un enrichissement personnel, et un des plus grands bienfaits de « l’instruction publique », telle qu’elle a été souhaitée au 19ème siècle.

3e mesure : Dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, proposer des alternatives attrayantes, éliminer les voies de garage et prévenir le décrochage scolaire
Constats
. Entre 5 % et 40 % d’élèves quittent prématurément l’école dans les pays de l’OCDE (taux mesuré par la proportion de jeunes de 20 à 24 ans qui ne sont plus dans le circuit de formation et qui n’ont pas suivi le deuxième cycle du secondaire). Ils sont peu qualifiés et connaissent un fort taux de chômage.
. Le décrochage scolaire découle, entre autres facteurs, d’une déception vis-à-vis de l’école, de l’absence de soutien à la maison, d’expériences d’apprentissage négatives et du redoublement.
. Le repérage précoce des élèves à risque contribue à l’amélioration des résultats et à la prévention du décrochage scolaire.
. De bons services d’orientation professionnelle et de conseil doublés de programmes plus souples et plus diversifiés (et donc attrayants) aident à réduire les taux de décrochage.

Recommandations
. La prévention précoce du décrochage scolaire est le meilleur remède. L’enseignement de base ne doit pas seulement soutenir et motiver ceux qui excellent mais aussi ceux qui peinent.
. Le suivi des élèves à risques (à partir des informations sur l’assiduité, les performances et la participation aux activités de l’école) doit être associé à des interventions visant à améliorer les résultats et à prévenir le décrochage.
. L’enseignement secondaire de deuxième cycle doit être attrayant, pas seulement pour une élite possédant le goût des études, offrir des parcours de bonne qualité sans impasse et des liens efficaces avec le monde du travail.
. Des transitions en douceur préviennent l’échec scolaire et le décrochage. Un complément de soutien scolaire à la fin du secondaire peut inciter les élèves à rester à l’école.
. Des filières professionnelles de qualité sont indispensables. Le statut des filières professionnelles peut être relevé en éliminant les obstacles de niveau scolaire à l’entrée dans l’enseignement secondaire du deuxième cycle et en permettant l’accès à l’enseignement supérieur à partir des programmes professionnels, comme l’ont fait la Suède et la Norvège.

Voir ce que j’ai écrit dans le billet précédent sur les orientations…

4e mesure : Offrir une seconde chance
Constats
. Ceux qui connaissent l’échec scolaire peinent souvent à s’en remettre plus tard. Dans tous les pays de l’OCDE, ceux qui ont de faibles qualifications de base ont beaucoup moins de chances de poursuivre leur formation dans leur vie adulte
. Dans tous les pays de l’OCDE, nombre d’adultes et de jeunes qui ont décroché du système scolaire sans avoir terminé leur scolarité de base obtiennent des qualifications scolaires grâce aux programmes de la seconde chance. Aux États-Unis, près de 60 % de ceux qui décrochent obtiennent plus tard un diplôme équivalent à un deuxième cycle du secondaire (certificat GED).

Recommandations
. Une seconde chance est indispensable pour ceux qui n’ont pas acquis l’instruction et les compétences fondamentales. Il s’agit de programmes assurant l’alphabétisation et l’enseignement primaire et secondaire, de programmes en milieu professionnel et de dispositifs de validation des acquis de l’expérience.

J’ai déjà parlé des « écoles de la seconde chance »… D’une façon plus générale, une subvention de l’État aux communes pourrait permettre à celles-ci d’organiser des « cours » pour les jeunes sans qualifications, afin de leur permettre d’intégrer une Formation pour Adultes qui corresponde à leurs souhaits.

Pratiques conjuguant égalité des chances et inclusion (chapitres 4 et 6)

Une relation fonctionnelle entre l’école et la famille est bénéfique pour l’apprentissage des élèves, mais les enfants de milieux défavorisés ne profitent pas nécessairement de cet avantage s’ils ont un soutien insuffisant à la maison. Des dispositifs efficaces intégrés au système éducatif pour les migrants et les minorités constituent aussi un défi crucial pour l’équité.

5e mesure : Repérer ceux qui prennent du retard à l’école et leur apporter une aide systématique, et réduire les taux élevés de redoublement
Constats
. Dans certains systèmes scolaires, jusqu’à un quart des élèves redoublent au cours de leur scolarité. Dans d’autres, le redoublement est rare.
. Bien que le redoublement soit souvent apprécié des enseignants, rien ou presque ne montre que les enfants en bénéficient. Le redoublement coûte cher – le coût économique total peut atteindre l’équivalent de 20 000 dollars (USD) par élève redoublant une année scolaire – mais les écoles ont peu d’incitations à tenir compte des coûts qu’il engendre.
. La classe est le premier niveau d’intervention pour l’équité. Les données montrent qu’il est possible d’améliorer les résultats scolaires par des méthodes comme l’évaluation formative – processus consistant à donner un feedback sur les résultats aux élèves et à l’enseignant et à adapter et améliorer la pédagogie et l’apprentissage en conséquence, en particulier pour les élèves à risque.
. Les stratégies de type Reading Recovery – interventions intensives, de courte durée, sous forme de cours particuliers – peuvent aider les mauvais lecteurs à rattraper leur retard.
. La Finlande recourt à une série hiérarchisée d’interventions formelles et informelles pour aider les élèves qui prennent du retard. Cette méthode semble fructueuse : seulement 1 % des jeunes de 15 ans ont des compétences insuffisantes en lecture pour se débrouiller dans la vie, alors que la moyenne de l’OCDE est de 7 %.

Recommandations
. Les taux de redoublement élevés dans certains pays doivent être réduits en modifiant les incitations pour les établissements et en encourageant d’autres démarches.
. Les interventions en classe peuvent être très efficaces face au problème de la sous-performance. Parmi les méthodes possibles, nous attirons l’attention sur l’évaluation formative, les stratégies de Reading Recovery et le suivi attentif.
. De nombreux pays pourraient utilement s’inspirer de la fructueuse méthode finlandaise de résolution des difficultés d’apprentissage, qui repose sur une série d’interventions d’intensité croissante pour ramener ceux qui prennent du retard au niveau de la classe.
. Un soutien devrait être apporté aux professionnels de l’enseignement pour développer leurs techniques d’aide en classe à ceux qui prennent du retard.

Je me suis déjà exprimée sur le redoublement, qui peut être une bonne réponse à certaines situations, mais n’est évidemment pas LA réponse miracle à toutes les situations !

Je retiens la dernière recommandation : effectivement, la formation des enseignants (quand il y en avait une…), même en tant que formation continue, ne les aide pas beaucoup à affronter les questions du retard scolaire, et à traiter au bon moment les problèmes qui se posent. Les effectifs des classes, de plus en plus nombreux, ne risquent pas davantage de les aider à tenter de résoudre les problèmes individuels…

Pour les stratégies de type Reading Recovery et l’exemple de la Finlande, voici ce qu’on trouve dans ce rapport :

Les programmes Reading Recovery sont eux aussi efficaces. Reading Recovery est une intervention intensive de courte durée qui s’effectue sous forme de cours particuliers pour les enfants de première année en difficulté. Cette intervention sert de complément à l’enseignement en classe. Les élèves suivent un cours d’une demi-heure par journée scolaire pendant 12 à 20 semaines, dispensé par un enseignant spécialement formé à la méthode. Dès que les élèves atteignent le niveau d’aptitude en lecture attendu pour leur classe et montrent qu’ils peuvent continuer à apprendre seuls, les cours sont interrompus et d’autres élèves les remplacent. L’objectif de ces cours est de promouvoir un apprentissage accéléré pour que les élèves puissent rattraper leurs pairs, refermer l’écart le plus rapidement possible et poursuivre leur apprentissage de manière autonome. Dans chaque cours, un enfant lit des histoires qui lui sont familières, lit une histoire qui a été lue pour la première fois la veille, travaille avec des lettres et des mots en utilisant des lettres magnétiques, écrit une histoire, assemble une histoire qui a été découpée et lit un nouveau livre. Le professeur enseigne et démontre les stratégies de résolution des problèmes et apporte une aide juste suffisante pour aider l’enfant à acquérir des stratégies efficaces (Reading Recovery Council of North America).

La recherche confirme l’efficacité des stratégies d’aide à l’acquisition de la lecture telles que Reading Recovery pour les élèves les plus faibles. Burroughs-Lange (n.d.) note les progrès substantiels réalisés en compréhension de l’écrit par les enfants qui participent au programme. Cette étude portait sur 42 écoles primaires de quartiers défavorisés à Londres. Le rapport examine les résultats des enfants ayant de mauvais résultats en contrôlant leur participation à l’initiative Reading Recovery. « Ces enfants, dont le niveau à l’entrée était similaire à un groupe de référence dans une école ne pratiquant pas le Reading Recovery, avaient en moyenne gagné 20 mois d’âge de lecture à la fin de l’année. Le groupe de contrôle, à l’inverse, avait très peu progressé. » Cette intervention est très coûteuse (elle requiert des cours particuliers pour les élèves et une formation pour les enseignants) mais comme Brooks (2002) le fait valoir, lorsqu’on calcule sa moyenne sur les cinq ans étudiés, le coût du soutien Reading Recovery n’est que de 10 % supérieur au coût de l’aide habituellement apportée par les écoles.

D’autres méthodes d’intervention particulièrement fructueuses auprès des élèves qui prennent du retard reposent sur un suivi efficace et des interventions à différents niveaux. En Finlande, une méthode pluridisciplinaire repose sur l’intensification, en donnant plus de temps aux enseignants, et sur des méthodes alternatives d’enseignement et d’apprentissage (voir encadré 4.2).
Au lieu de fournir une suite d’étapes auxquelles les élèves peuvent échouer, prendre du retard ou décrocher, comme il arrive si souvent dans les systèmes éducatifs, elle prévoit une série d’interventions d’intensité croissante qui ramènent ceux qui prennent du retard au niveau. Les résultats sont tout à fait remarquables – si l’on en juge par le faible nombre de jeunes Finlandais de 15 ans qui n’ont pas les compétences de base en lecture et en mathématiques.

Résoudre les difficultés d’apprentissage en Finlande
La première ligne d’attaque est l’enseignant. C’est à lui qu’il incombe de repérer les élèves qui ne suivent pas. Il travaille ensuite individuellement avec eux ou parfois en groupes de deux à quatre élèves pour corriger le problème.
La seconde ligne d’attaque est l’assistant du professeur, une personne moins qualifiée que l’enseignant qui travaille sous sa direction. Parfois, l’assistant s’assied à côté d’un élève et fournit des réponses aux questions et une motivation à ceux qui ont une baisse d’attention. Parfois, il travaille individuellement avec un élève, ou en petits groupes, mais toujours sous la direction de l’enseignant, sur l’enseignement de la classe et sur les matières dans lesquelles les élèves ont besoin d’aide.
La troisième ligne d’attaque est l’enseignant spécialiste des élèves ayant des besoins particuliers. Là encore en concertation avec le professeur, il travaille individuellement ou en petits groupes avec les élèves que les deux premières lignes d’attaque n’ont pas suffisamment aidés. Il axe généralement son intervention sur la langue (le finnois ou le suédois) et sur les mathématiques. L’enseignement spécialisé compte environ 1.8 % d’élèves souffrant de graves handicaps, qui fréquentent des établissements spécialisés, et 4.4 % d’élèves dont les handicaps sont moins graves, qui fréquentent les établissements ordinaires; ces deux groupes font l’objet d’un diagnostic particulier. Un troisième groupe – environ 20 % d’une cohorte – sont des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers qui ne sont pas spécifiquement diagnostiqués comme tels, mais ont simplement besoin d’une aide supplémentaire pour rester au niveau.
La quatrième approche est l’équipe pluridisciplinaire, pour les élèves dont les progrès insuffisants sont liés à des problèmes familiaux ou sociaux d’ordre plus général. Cette équipe est formée de l’enseignant, du professeur spécialiste des besoins particuliers, du conseiller d’orientation de l’école et de plusieurs personnes extérieures à l’établissement – un psychologue, un travailleur social, des représentants des systèmes de santé et de santé mentale s’il y a lieu, des personnes du système de logement public s’il semble que le logement fait partie du problème.
Globalement, ces approches visant à minimiser l’échec scolaire obéissent à deux principes : intensification, c’est-à-dire, plus de temps donné par un plus grand nombre d’instructeurs, et démarches différentes (par opposition à l’application de méthodes identiques), en particulier dans les efforts des enseignants spécialistes des besoins particuliers et des équipes pluridisciplinaires. Il faut souligner cependant que ces interventions sont cohérentes, décidées en concertation avec le professeur qui enseigne les matières dans lesquelles les élèves ont des difficultés, et s’opposent en cela à un mélange hétéroclite de programmes périscolaires et d’efforts de soutien distribués de façon aléatoire par classe et par matière.

Les résultats de cet ensemble de procédures (à côté d’autres caractéristiques du système d’éducation finlandais) sont tout à fait probants. Seulement 1.1 % des élèves finlandais ont obtenu un niveau inférieur à 1 en compréhension de l’écrit lors du cycle PISA 2003, alors que la moyenne de l’OCDE est de 6.7 %.
En d’autres termes, cinq sixièmes de ceux dont on aurait pu penser, selon la moyenne de l’OCDE, qu’ils seraient de très médiocres lecteurs, ont atteint des scores plus élevés en compréhension de l’écrit. Les résultats en sciences et en mathématiques sont presque aussi remarquables.

. Dans les écoles primaires françaises, les élèves qui ont des difficultés d’apprentissage particulières peuvent obtenir une aide dans le cadre des programmes personnalisés d’aide et de progrès (PPAP). Ces programmes sont conçus en partenariat avec les parents après un diagnostic des difficultés propres à l’enfant. Le programme est mis en œuvre par l’enseignant de la classe qui, dans la plupart des cas, n’a pas besoin d’aide complémentaire.
Lorsqu’une aide spécialisée additionnelle est nécessaire, elle est apportée par les réseaux d’aides spécialisés pour les élèves en difficulté (RASED) (ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, France, 2004).

Ben oui, on était même donné en exemple, avec nos ex-RASED, décidés inutiles et supprimés…

Être enseignant en Finlande
La qualité de l’enseignement joue un rôle fondamental dans la réussite des écoles finlandaises. Il existe de nombreux programmes de haut niveau qui préparent les enseignants à travailler dans des classes intégrées avec des enfants dont les besoins sont diversifiés.
« La pratique pédagogique est émaillée de pratiques de classe, dans le cadre d’une série de stages – placements avec différents problèmes pédagogiques – généralement à raison d’un trimestre par an en quatre ans de préparation, soit dans une école locale, soit dans une école de formation d’enseignants parrainée par une université. L’un des principes de la formation des enseignants est que l’expérience dans la classe, guidée par un enseignant-parrain, donne aux nouveaux professeurs la capacité à gérer divers problèmes de classe, de la diversité des résultats des élèves aux besoins spéciaux des enfants immigrants, aux situations plus difficiles de syndrome d’alcoolisation fœtale ou de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention nécessitant une évaluation par l’éducation spécialisée. Un autre principe consiste à préparer les enseignants à devenir des professionnels autonomes, possédant une capacité de jugement et l’expertise dans les matières et dans les alternatives pédagogiques, plutôt que des automates enseignant un programme tellement rigide qu’il ne leur laisse qu’une marge d’intervention réduite à la portion congrue. Comme l’a expliqué le ministère de l’Éducation, l’objet des études pédagogiques est de former des professionnels de l’enseignement qui soient capables de développer leur propre travail dans leur communauté professionnelle. »

Tiens, ils ont besoin d’une formation, les enseignants de Finlande ? Pas aussi bons que nous, alors…
Quatre ans de préparation ! Vous imaginez ?

Je vous laisse méditer sur cette formation : telle qu’elle est décrite ici, personnellement, elle me fait rêver…

(Suite au prochain numéro…)

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2 Responses to “Lutter contre l’échec scolaire ? (suite)”

  1. Lucien dit :

    Voilà qui qui recoupe bien des sujets de discussion déjà abordés…
    Deux remarques :
    1. J’ai lu qq part (aaargh, cette horreur de ne pas retrouver ses sources !) que partant des grandes écoles françaises, et revenant en arrière le long de la scolarité secondaire, primaire, maternelle, on peut aboutir en France à une liste de 200 écoles maternelles qui fournissent la majorité de la future élite…
    2. Y en a marre de l’exemple FINLANDAIS !!! Il s’agit d’un pays de 5 millions d’habitants à la structure sociétale particulièrement homogène, doté d’un système scolaire certes très efficace mais à l’enseignement au contenu notoirement adapté aux études internationales comme PISA… Qu’on le donne comme paradigme idéal, soit, mais pas comme modèle à suivre pour d’autres pays aux réalités si différentes !

  2. Lucien dit :

    Et encore deux remarques !
    3. Pour relativiser la grande mode Finlandaise suintant de ce rapport : celui-ci date de 2007, or depuis un nouveau rapport PISA a paru, incluant d’autres pays dans son étude. Les premières places hong kongaises et coréennes ont fait de ce pays les nouveaux modèles, les nouvelles références, objets de toutes les attentions… On est en plein effet de mode…
    4. Il y a tout de même certaines choses à prendre, écouter, essayer… qui furent mises en place en France ! Incroyable de voir à quel point ce qui est préconisé et pris en exemple correspond, tant dans l’esprit que dans les faits, à TOUT CE QUE NOTRE GOUVERNEMENT SE PLAIT A DETRUIRE ET FAIRE DISPARAITRE depuis plusieurs années !!!

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