Une découverte : la gestion mentale

Il me fallut encore quelques années où j’enseignais l’orthographe sans aucune conviction avant de rencontrer une réponse à mes questions…

La réponse était : la gestion mentale. Et son prophète : Antoine de la Garanderie.

Je rencontrai ce monsieur lors d’un stage pédagogique, où il nous expliqua ses recherches et ses découvertes. Au lieu de s’intéresser, lui, au problème : pourquoi certains apprenants ne réussissent-ils pas?, il avait inversé le problème : qu’est-ce qui fait que certains réussissent? Autrement dit: allons interviewer les forts en thèmes, les grands sportifs, etc., et essayons de trouver des dénominateurs communs.

Il découvrit qu’un skieur renommé, par exemple, se représentait mentalement son parcours avant la course, et se le "projetait" jusqu’à temps qu’il soit sûr de lui; qu’un autre se redisait ce parcours, se le répétant jusqu’à avoir l’impression qu’il le connaissait parfaitement.

La gestion mentale était née.

Je simplifie tellement que cela doit avoir un air de caricature, des tas de livres ont été écrits sur ce sujet, je ne peux les résumer ici. Disons, en gros, que nous avons chacun un mode préférentiel d’apprentissage, de compréhension et de mémorisation : certains vont "voir" la leçon, le trajet, la manipulation à effectuer ; d’autres vont "réentendre" ou se redire ce qu’on leur a dit. Les premiers (les "visuels") vous diront : "Ah oui! C’est en haut d’une page de droite, sur fond bleu"; les seconds (les "auditifs") vous diront : "C’est juste après la leçon sur la Tunisie". Beaucoup de gens manipulent les deux modes, certains n’en manipulent qu’un. Suivant le type d’apprentissage, il est préférable d’adopter tel ou tel mode… à condition de savoir le faire! Pour apprendre une récitation, le mode auditif est peut-être plus efficace; mais pour dessiner une carte de géographie, le mode visuel est sans doute plus commode.

En tous cas, j’avais découvert une réponse à mes questions :
Les "bons" élèves en orthographe sont ceux qui parviennent à visualiser les mots, à les "voir écrits dans leur tête" ; et les "mauvais"… sont ceux qui n’y parviennent pas.

En effet, si je dois écrire le mot "skieur" et que je visualise un skieur… cela ne me sera d’aucune aide pour l’écrire. Si je me l’épelle – à condition que j’aie réussi à en retenir l’orthographe – je pourrai écrire le mot… mais cela me prendra un peu plus de temps que de simplement "copier" le mot que je vois écris dans ma tête.

Evidemment, convaincue, soulagée, ravie de cette découverte, je voulus la vérifier sans retard…

2 Responses to “Une découverte : la gestion mentale”

  1. Caroline Barthelemy dit :

    bonjour,
    alors, avez-vous vérifier ? et que c’est-il passé ? vos réflexions et analyses sont très très interessantes pour la maman d’un garçon de bientôt 15 ans en 4ème et en difficulté.
    je cherche un moyen de lui venir en aide. il est dyslexique et dysorthographie. tout ceci n’a rien à voir avec ses capacités et son intelligence. après l’exploration des circuits habituels : orthophonie, aide aux devoirs,…il me parait évident maintenant de donner d’autres outils à notre fils pour la poursuite de ses études avec le moins de souffrance possible.
    j’ai besoin de conseils et d’adresses. je vous remercie de votre attention.

  2. Ex-prof dit :

    bonjour,

    j’ai fini par trouver un site très interessant : http://www.ifparis.org

    et j’ai commencé l’initiation à la gestion mentale sur paris.

    cordialement,
    caroline