Sur les traces de mes ancêtres…

Eh bien non ! Je n’en suis pas arrivée à l’homme du Néanderthal, ni à Adam et Ève ou à Ramsès II, dont se réclament certains de mes semblables. Même pas à Charlemagne, dont descendent, paraît-il, de nombreux généalogistes… Sans Nobles Gentilshommes ni Gentes Dames dans mon ascendance jusqu’ici, je suis limitée aux registres catholiques qui, dans les paroisses consultées, ne commencent qu’au 17ème siècle… Charlemagne est encore loin !

Mais j’ai réussi à débloquer une branche, coincée depuis le début de mes recherches… J’en avais débloqué une autre l’année dernière, par pur hasard, en faisant des recherches pour une « cousine » (en fait, nièce de la 2ème femme de mon arrière-grand-père maternel) : j’avais découvert que ce second mariage s’était déroulé à Saint-Clément (89)… où vivaient les grands-parents de l’époux, dont je n’avais pas trouvé trace jusque là…

Encore suis-je redevable au sens de conservation de ma famille maternelle : les papiers de famille ont été pieusement conservés. Reconstitutions des actes de l’état-civil de Paris, extraits de registres de 1822, et même actes de propriété de 1750 !

C’est l’extrait de 1822 qui me posait problème : mariage de mon ancêtre François Pascal Deforges le 12/4/1812 à Epinay-sous-Sénart (91) avec Arthémise Henriette Jouagny. Si j’avais pu remonter la branche de l’épouse à Epinay (jusqu’à être noyée sous les « Gilles Houdard fils de Gilles Houdard » !), j’étais restée bloquée sur l’époux : fils de défunt Philbert Sévère Desforges, arpenteur royal, et de Marie Catherine Brigodin. J’avais bien trouvé son acte de baptême à Corbeil (date indiquée dans l’acte de mariage), mais rien de plus…

Les archives étant désormais en ligne, les recherches sont plus aisées… et me voilà découvrant à Corbeil (91) en l’an XIV (1805) que Nicolas Sévère Deforges, frère de mon ancêtre, s’est marié… Il a bien les mêmes parents… mais son père est dit maître d’école !

Je trouve, grâce à cet acte, le décès de son père en l’an IV : 49 ans… arpenteur ! (on n’est plus « royal », à cette époque…)

Peut-on passer de maître d’école à arpenteur ??? Les autres actes concernant cette famille mentionnent arpenteur (royal ou non)…

Ne trouvant décidément rien de plus sur les origines Deforges-Brigodin à Corbeil, je retourne à cet acte de l’an XIV, où l’époux est dit avoir 28 ans 1/2 et être né à Plessis-Pâté (91). 1805 – 28,5… il a dû naître en 1776 ou 1777…

En fait, il s’est un peu rajeuni, car je trouve son baptême en 1773… fils de Philbert Sévère Desforges, maître d’école dans la paroisse… La monographie de Plessis-Pâté m’indique d’ailleurs qu’il y a été maître d’école de 1770 à 1774…

Et avant 1770, où diable était ce couple ???

Deuxième retour sur cet acte de l’an XIV : un témoin du mariage est Louis Barthélémi, oncle de l’époux, élagueur à Soisy-sous-Etiolles…

Qu’à cela ne tienne ! Allons voir les Tables Décennales de Soisy-sous-Etiolles… devenu Soisy/Seine (91)… (Pour les non-avertis, les tables décennales sont ces merveilleux registres, tenus tous les 10 ans, où sont indiqués les actes d’état-civil classés par catégories – naissances, mariages, décès – et par ordre alphabétique : très très pratique !) J’y trouve le décès de mon Louis en 1837… et celui d’un Brigaudin en 1833… lequel est dit né à Ris (91) !

Soisy-sous-Etiolles, c’était déjà amusant : c’est là où est née ma grand-mère maternelle… Ris, c’est encore plus curieux : mes grands-parents s’y sont connus enfants (bien que non originaires de ce village), ils s’y sont mariés, y ont fait construire, y ont élevé leurs 3 enfants qui s’y sont mariés… et j’y ai passé mon enfance et mon adolescence !

Et le problème se corse : baptême en 1769 de Philibert Sévère Deforge, fils de Philibert Sévère Deforge maître d’école à Ris et de Marie Catherine Brigaudin… Parrain : Philibert Deforge… arpenteur royal à Corbeil !!!

De quoi s’arracher les cheveux… Y a-t-il deux Philibert, l’un maître d’école et l’autre arpenteur,… ayant tous deux épousé une Marie Catherine Brigaudin ???

C’est d’ailleurs la seule année où je trouve ce Philibert à Ris… Je poursuis cependant, car des Brigaudin, il y en a des tas ! De quoi faire des petites fiches familiales pour tenter de m’y retrouver… sans pour autant pouvoir les relier entre elles : curieusement, ils semblent presque tous se marier ailleurs… me privant de leurs ascendants ! Et avant 1686, je n’en trouve même plus !

Eh bien ! Retournons donc à Soisy, puisqu’il y avait là aussi des Brigaudin…

Bingo !

Le 29/8/1768, mariage Deforge-Brigaudin !

Lui a 21 ans (mineur à l’époque), né à Ozoi le Voulgi (en fait, Ozouer-le-Voulgis, 77), et est maître d’école à Ris. Elle a 21 ans 9 mois (mineure également), née à Soisy.

J’ai leurs parents et leurs lieux de naissance ! Je n’ai plus qu’à poursuivre mes recherches dans ces 2 paroisses… en espérant que leurs ancêtres n’aient pas trop bougé…

Un autre détail amusant est qu’à ce mariage sont témoins deux maîtres d’école (dont un oncle de l’époux)… Il va falloir que je compte combien de maîtres d’école j’ai dans mes ascendants… cela commence à faire beaucoup…

Ça existe, les vocations génétiques ???

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4 Responses to “Sur les traces de mes ancêtres…”

  1. Mary dit :

    Bonjour,

    Je me permets de vous laisser un petit message sur votre blog. Je ne suis pas trés douée en français et mon fils de 9 ans en CM1 est rentré de l’école ce soir (nous habitons en Nouvelle-Calédonie)dépité par sa première mauvaise note (7/20 alors qu’il se situe en français dans les trois premiers de la classe). Il se justifie en disant que la consigne n’était pas rigoureuse. Fachée pour ma part par cette mauvaise note, je ne peux m’empêcher de penser après l’explication de mon fils qu’il a peut-être raison. EXPLICATIONS. L’intitulé de la consigne: « Conjuguez les auxiliaires être et avoir au passé composé ». Mon fils fait la différence entre auxiliaires être et avoir et verbes être et avoir. Il a donc donné à la maîtresse l’auxilliaire mais sans le participe passé. Il a donc eu 0, la maîtresse pensant donc qu’il avait conjugué le verbe être et avoir au présent. Quand pensez-vous? Est-il correcte d’écrire de conjuguer l’auxiliaires? Avec tous mes remerciements.

  2. Ex-prof dit :

    La différence entre verbe et auxiliaire a bien été comprise par votre fils… mais sa réponse a été erronée malgré tout… Si l’on veut, par exemple, conjuguer le verbe emmener à la voix passive, au passé composé, cela donnera « j’ai été emmené » : l’auxiliaire être est donc bien au passé composé. Même chose avec certaines formes comme « il a eu chanté » (peu courantes, mais correctes), où l’auxiliaire avoir est au passé composé. Ces formes ne sont sans doute pas au programme du CM1, mais comme, par la suite, on demandera aux enfants de les conjuguer à partir des temps composés des auxiliaires être et avoir, il faut expliquer à votre fils qu’effectivement, les auxiliaires ont, eux aussi, des temps composés, et qu’il importe de savoir les conjuguer. Rassurez-le tout de même : il a eu raison de faire la différence entre verbe et auxiliaire… il lui manquait juste de comprendre que ces auxiliaires se conjuguent, eux aussi, à tous les temps, simples et composés.

  3. Mary dit :

    Je vous remercie et vais lui expliquer. On peut donc dire qu’un auxiliaire se conjugue? Et que oui il peut dans de rares cas se conjuguer au passé composé.
    Je ne suis pas certaine que la maîtresse pensait au verbe emmener à la voix passive mais peu importe. La maîtresse a pointé 5 élèves (sur 17) qui ont d’après elle « conjugué au présent »…je suis tout de même rassuré que Vincent se soit posé toutes ces questions même si au final j’ai un petit garçon bien vexé par sa note.
    Je vous remercie, je suis ravie de pouvoir lui donner une explication qui vient d’un professionnel. J’ai toujours peur de ne pas lui donner la bonne explication, surtout que j’ai le sentiment que dans pas longtemps, il sera bien meilleur que moi (ce qui n’est pas difficile)!!! (pour les maths je suis encore devant!!!)

  4. Ex-prof dit :

    Mon exemple de voix passive était mal choisi, je le reconnais… La voix passive est très utilisée, et réclame l’auxiliaire être à n’importe quel temps, simple ou composé : le sportif sera récompensé, les Verts ont été battus par les Jaunes, la famille avait été réunie, la voiture a été réparée…

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