Atelier Généalogie : bilan ?

Aujourd’hui, une classe de 6ème a eu sa dernière séance d’Atelier Généalogie (l’autre l’aura demain). Douze heures, sur douze semaines, pour s’initier à l’histoire de sa famille…

Certains se sont plongés avec délices dans ce travail, parfois commencé par un membre de leur famille. D’autres ne sont pas remontés au-delà des arrière-grands-parents, parfois même des grands-parents. Selon la situation familiale, des branches ont été zappées.

Les résultats : de beaux arbres en format A 3, dessinés et coloriés avec amour ; quelques « Livres de Famille », présentant des photos, des dates, des commentaires, parfois des interviews. Peu d’élèves n’ont rien « produit »… mais il y en a tout de même…

Le « grand succès » a été la recherche sur Internet, qui s’est ouvert à toutes leurs curiosités…

Bien sûr, les premières recherches se sont faites sur un site de généalogie, quand les connaissances remontaient assez loin dans le temps. J’ai déjà dit que plusieurs élèves avaient retrouvé des ancêtres sur Geneanet. Elles ont porté ensuite sur l’origine des patronymes (j’avais un livre sur ce sujet, mais des élèves ont trouvé des sites que je ne connaissais pas, qui leur ont fourni des informations), puis sur la répartition des patronymes (et parfois des prénoms). Ensuite,il y a eu des recherches sur des événements : que s’est-il passé l’année de la naissance de mon grand-père ? Wikipedia et Kronobase nous ont bien aidés.

Mais certains ont voulu aller plus loin, et ont fait des recherches sur la guerre de 14, la guerre de 39, la guerre d’Algérie, d’Indochine, selon les informations qu’ils avaient recueillies dans leur famille. Ou bien : comment vivait-on pendant la deuxième guerre mondiale ? J’en ai vu deux aujourd’hui qui avaient imprimé une carte de la France précisant les différentes zones d’occupation, et qui m’ont demandé des explications à ce sujet (pourquoi une zone italienne ? qu’est-ce que c’est, les zones réservées ?).

Aujourd’hui, beaucoup de recherches (initiées par quel élève ? Je n’ai pas cherché à savoir… Ce que trouve l’un intéresse souvent les autres…) se sont portées sur Google Map : voir sa maison, celle de ses grands-parents, c’est très intéressant ! Surtout quand ladite maison se trouve dans un petit village portugais…

Parmi ceux qu’il fallait souvent relancer, un élève a lu pas mal de renseignements sur les yenisch, dont son gran-père lui avait parlé. J’en ai appris sûrement plus que lui… je ne connaissais à peu près que l’orthographe du mot (coup de chance, pour faire les recherches !).

Je pense donc (incurable optimiste que je suis !) que tous ont profité, d’une manière ou d’une autre, de cet atelier, même si le démarrage a été difficile pour quelques-uns. Leur curiosité s’est aiguisée, leur mode de recherches sur Internet s’est affiné, et ils ont beaucoup appris les uns des autres.

Par contre, je dois dire que pour nous, les deux enseignantes qui encadrions cet atelier, ce fut épuisant ! Il fallait sans cesse passer d’un élève à l’autre, d’une histoire à l’autre, pour pouvoir suggérer à chacun une piste, une recherche complémentaire… Le travail étant évidemment très personnel, il n’y avait pas deux élèves au même point ! Chacun avait un projet, une histoire, uniques !

Passionnant… mais je ne crois pas que nous aurions « tenu » sur plus de deux classes, vu l’investissement demandé !

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