Changement d’adresse

Ça y est ! J’ai fait changer l’adresse sur ma carte grise !

Ouf !

On a un mois pour faire changer cette adresse, faute de quoi on peut avoir à payer une « légère » amende… de 135 € !

Je remettais cette démarche, peu empressée que j’étais à aller galérer à la préfecture…

Hier matin, courageusement, je me connecte sur son site… et, à tout hasard, appelle la sous-préfecture (plus proche… et peut-être moins encombrée !).

Mais l’automate qui me répond me donne un autre numéro à appeler pour les cartes grises…

Je rappelle, donc : une voix féminine (annonçant la préfecture), au su de ma demande, me connecte à un autre service. Une autre voix féminine, une fois que j’ai répété ce que je voulais, me demande où j’habite, et m’indique d’aller… à la sous-préfecture, dont elle me donne obligeamment les horaires d’ouverture.

Bien. Je regarde sur Mappy où se trouve cette sous-préfecture et, encouragée par le fait que j’aurai beaucoup moins à galérer pour la rejoindre, je me décide illico à y aller, munie de divers papiers dont j’espère qu’ils me suffiront pour faire le changement d’adresse. Le site « service public » n’indique pas ce genre de détails, et quand j’ai voulu poser la question à ma correspondante… elle avait déjà raccroché…

J’arrive donc à proximité de la sous-préfecture : un panneau m’enjoint de me garer sur le grand parking à l’enrée de la ville. Je tourne un peu, histoire de voir si le bâtiment en question est visible : il ne l’est pas, et je me gare, repartant à pied avec mes précieux papiers dans la rue que je suppose être la bonne (pas de plaque pour vérifier…).

Au bout de quelques dizaines de mètres, je vois une grande file sur le trottoir. M’approchant, je distingue que la plupart des « patients » (je ne vois pas d’autre mot !) ont des papiers à la main… Je me renseigne : oui, c’est bien la file d’attente pour pénétrer au saint des saints… Bon ! Je vais en avoir pour plus longtemps que prévu ! Il est 10 h 45…

A 11 h, la file n’a pas bougé d’un poil, et je m’inquiète un peu : au téléphone, on m’a indiqué que les bureaux étaient ouverts de 9 h à 12 h 30, et de 13 h 30 à 16 h : ai-je des chances d’entrer… avant la fermeture ?

Un voisin me rassure : la sous-préfecture est ouverte jusqu’à 13 h… et fermée l’après-midi ! Ce serait bien que la préfecture connaisse les horaires des sous-préfectures…

A 11 h 15, brusque sursaut : on avance de 2 pas !

On a de la chance : il ne pleut pas ! Deuxième chance : le mur nous abrite du soleil…

C’est une toute petite rue de la vieille ville, et les voitures qui passent, de temps en temps, ralentissent pour la plupart et regardent notre « défilé » (qui défile très peu, d’ailleurs !) : est-ce une manif ? une entrée de cinéma ?…

La file est calme, malgré les jeunes enfants qui s’y trouvent. Parfois, un nouvel arrivant se glisse dans la queue, ou la double pour entrer : un employé, peut-être ? En tous cas, personne ne bronche. Les téléphones mobiles aident à passer le temps… et à informer les correspondants de l’endroit où ils sont…

A midi, j’ai bien avancé d’une douzaine de pas : je ne vois pas encore l’entrée, mais j’en approche tout doucement : à temps pour qu’on ne me ferme pas la porte au nez ? Derrière moi, une vingtaine de personnes… Certains arrivent… et repartent aussitôt, remettant à un moment plus favorable leur démarche !

C’est à 12 h 45 que je mets les deux pieds dans le sas d’entrée : au bout de 2 heures, j’ai mal au dos… et j’aurai bientôt besoin d’aller aux toilettes !

Dans la salle, pas mal de gens assis, qui attendent…

Me voilà dans la queue au guichet d’accueil : l’employée vérifie rapidement les papiers apportés… et renvoie impitoyablement ceux qui, ayant fait la queue 2 heures ou plus, n’ont pas le papier qu’il faut (la règlementation a changé le 15 avril… dommage pour ceux qui ne le savent pas !). Un panneau à l’entrée semble me confirmer que j’ai bien le nécessaire…

Oui ! C’est bon ! J’ai un ticket ! Le 46 ! Comme le numéro en cours affiché est le 18… j’ai encore un peu de temps devant moi… entre autres celui d’aller aux toilettes !

13 h : non, on ne nous met pas dehors ! Ouf ! Même : un employé fait entrer ce qui reste de queue (une bonne trentaine de personnes au moins) et ferme les portes : rideau de fer devant la lumière extérieure…

J’essaie de comprendre la suite des opérations : un numéro s’affiche, appelant à l’un des 2 guichets ouverts (le 3ème sera ouvert quelques minutes) ; la personne va au guichet, pour un temps très variable, puis elle prend un ticket… et retourne s’asseoir ! Jusqu’à ce que l’employée à la caisse appelle son nouveau numéro…

Je rêve d’une cafetière entière quand je rentrerai… Ma voisine (qui se révélera être une enseignante… et une cousine d’une de mes collègues !) m’assure que le café du distributeur est très correct… Effectivement, je le bois avec plaisir (ce qui ne m’empêchera pas de me faire une cafetière en rentrant !).

14 h 45 : le 46 s’affiche ! C’est à moi ! L’employée est aimable, mais fatiguée ; d’autant qu’elle ne travaille pas aux cartes grises, normalement, et que son travail à elle reste en attente… Bien que le changement d’adresse soit gratuit, je dois tout de même prendre un ticket pour récupérer à la caisse le précieux papier que je suis venue chercher !

15 h 15 : j’ai vérifié (comme des panneaux nous y convient) ma nouvelle carte grise… et je sors par les jardins !

J’avais vaguement prévu de faire un tour dans un magasin au retour, mais il n’en est plus question : j’ai besoin avant tout de ma dose de caféine !

Ça se mérite, une nouvelle carte grise !

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One Response to “Changement d’adresse”

  1. odile dit :

    On aurait pu se croire dans un ex-pays de l’est, aux heures les plus sombres…
    Et ce n’est pas terminé car de suppression de postes en non remplacement des départs en retraite, l’Administration n’a pas fini de nous surprendre. Remarque, ce peut être un moyen comme un autre de décourager les automobilistes de circuler en voiture – car je pense que la « taxe carbone » n’aura que peu d’impact, si ce n’est sur le compte en banque des ménages qui se serreront la ceinture encore un peu plus.
    Ah! Vive le vélo!