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L’énigme Cyprien…

mercredi, septembre 10th, 2014

Les recherches généalogiques font parfois rencontrer de curieuses histoires… Comme celle de Cyprien, par exemple…

Je fais connaissance avec Cyprien en 1833 : il se marie alors avec la sœur d’une de mes ancêtres, à Saint-Fargeau-Ponthierry (77). Il a 31 ans, elle en a 37 (veuve d’un premier mariage). Amusant : un de ses frères, Jean Pierre, a épousé 20 ans plus tôt la sœur d’un de mes ancêtres… Mais d’une autre branche, toujours à Saint-Fargeau.

Il est né le 23 nivôse an X (1802) : l’officier d’état-civil, peu familiarisé avec des prénoms « rares » (je n’ai pas croisé d’autres Cyprien dans cette période), écrit « Suprient »… Mais Cyprien retrouvera son orthographe dans les actes où il figure par la suite…

Le couple figure toujours au recensement de 1866 : de vigneron, il est devenu « propriétaire vigneron ». Je ne leur ai pas trouvé d’enfants, mais vu l’âge de sa femme, cela n’a rien d’étonnant…

Sa femme meurt le 29 mars 1867.

Que se passe-t-il alors ???

Les registres de Saint-Fargeau transcrivent l’acte de décès d’un Cyprien Lafosse « né et demeurant à Saint-Fargeau, célibataire » (mais je n’ai pas trouvé d’homonyme dans cette commune…), âgé de 68 ans.

Il est décédé le 23 avril 1869 au dépôt de mendicité de Montreuil-sous-Laon (quartier de Laon).

Les « dépôts de mendicité », entre asiles et prisons, regroupaient à l’époque mendiants, vagabonds et prostitué(e)s.

Que diable faisait Cyprien, propriétaire vigneron, là-dedans ??? Et à presque 200 km de chez lui ???

Avait-il de la famille dans l’Aisne ?

A tout hasard, je lance une recherche sur Geneanet : existence d’un Lafosse à Laon, dans la période qui m’intéresse.

Une seule réponse : un François Simon Lafosse, décédé en 1830, à 74 ans… au dépôt de mendicité de Laon !!! Mais ce Lafosse est d’Ugny-le-Gay, dans l’Aisne…

Je n’ai pas trouvé (mais je n’ai pas cherché très longtemps) les origines de ce François Simon. Il y a effectivement des Lafosse dans le village… mais pas de François Simon (sinon la transcription de son acte de décès).

Ce qui est tout de même curieux, c’est que le père de Cyprien s’appelait Pierre Simon, et que le prénom Simon se retrouve dans sa descendance…

Alors ? Liens de parenté entre deux Lafosse, à 39 ans d’écart, l’un de Seine-et-Marne, l’autre de l’Aisne, décédés tous deux dans le même dépôt de mendicité ???

Ce qui n’expliquerait quand même pas qu’un propriétaire vigneron devienne mendiant ou vagabond à plus de 65 ans…

Vous avouerez que l’histoire est curieuse…

Des goûts… et des prénoms…

samedi, mai 3rd, 2014

De retour à la généalogie, j’étais partie ces derniers temps dans un petit canton picard, au XIXème siècle… Promenade sans histoire… sauf que…

Sauf que je me retrouve tout à coup plongée dans une mer de prénoms « bizarres » : je veux dire que je ne les connais pas… ou que j’ai du mal à les reconnaître !
Bien sûr, je suis habituée à « Chaterine », souvent graphiée ainsi. Frédéricq, Delfine, Prudance, Natalie, Hipolite ou Prosperre ne me surprennent pas outre mesure. Il me faut un peu plus de temps pour reconnaître Johacine (écrit plus loin, heureusement, Joachinne), Orélie, Olésime (ou Olezimes)… Ce dernier prénom est d’ailleurs aussi utilisé pour les filles… J’ai trouvé le mariage d’une « Onézime dite Marie Rose »… Elle devait pas apprécier tant que ça son prénom…

Renest et Exavier m’ont amusée… autant que Romuha (Romuhal), mais j’ai mis plus de temps à deviner Aglaé sous Aglahay… Après, c’était presque un jeu : les Hester(e), Hortance/Ortance, Sésarine, Zirma/Hirma et autres Ismerie, Ildefonce, Adelfine et Frazie (Euphrasie ?) m’enchantèrent, autant qu’Anathalie (qui signe Anatalie) ou Heleine…

Joli bouquet de prénoms fleuris : Flaurence, Fleurence, Fleurimonde, Florimonde, Florimone pour les filles, Fleurentin pour les garçons…

J’ai dit qu’Onésime pouvait être attribué à une fille… mais aussi Arsène (Arcénne) ou Etienne. Et je trouve Robertine, Ferdinande/Ferdinante.

Je reconnais certains prénoms, bien que je les aie rarement rencontrés dans mes recherches : Napoléon, au début du 19ème, se trouve ; Clovis… beaucoup moins. Quant à Charlemagne, même en 2ème prénom, je crois ne l’avoir jamais croisé jusqu’alors… Séverin/Severain, Florimont ou… Polyxène (fille) ! non plus !

Jolie galerie également de prénoms qualifiants : Aimez, Amand/Amant , Amateur, Fructueux, Honeste, Vital pour des garçons, Aimable, Aimé, Argentine, Divine, Eternelle, Pacifique, Privatine pour des filles… Où l’on voit d’ailleurs qu’on est bien dans des registres d’état-civil, et non des registres catholiques… Outre que le curé, en général, savait écrire le nom des saints (sauf Catherine/Chaterine…), il aurait sûrement refusé, sous peine de sacrilège, les prénoms de Divine et Eternelle !

Enfin, un certain nombre de prénoms dont j’ignore totalement d’où ils viennent… Pour des garçons : Beleunie, Gordin, Hémire, Hismerie, Origine, Walle, Zulphire/Zuphyr…

Et pour des filles : Algise, Ambroisie, Aphrazie, Arienne, Célanie, Dalmanie, Damaris, Emérentienne, Eflemie, Emélie, Eufime, Salaberge, Helanie, Hufinie, Maximile/Maximille, Milesie, Théodose, Théotine…

Si vous cherchiez des idées de prénoms originaux… je vous les offre !

Un long fleuve tranquille…

mercredi, octobre 9th, 2013

Le chercheur débutant en généalogie s’imagine parfois n’avoir qu’à remonter le fleuve : forcément, en amont, il trouvera ses ancêtres…

Voire…

C’est oublier qu’un fleuve peut s’enrichir de dizaines, de centaines d’affluents… Lequel, lesquels, remonter ? Et que certaines sources demeurent bien cachées…

La vogue de la généalogie conduit des milliers de personnes à rendre leurs données accessibles sur Internet : avec un peu de chance, quelqu’un a sûrement recherché telle branche qui vous pose problème ! Vous n’avez plus qu’à recopier sagement les données trouvées…

Voire (répété-je)…

Car rien ne vous dit que le généalogiste « miracle » n’a pas trouvé ses sources chez un autre, qui lui-même… Il faut donc, de toutes façons, rechercher les actes de naissance ou baptême, mariage, et décès ou sépulture.

Pas trop de difficultés tant qu’on est dans l’état-civil (depuis 1792 pour la plupart des départements). Quand on arrive aux actes religieux (et encore ne parlé-je ici que des registres catholiques, car la situation est bien plus complexe pour les autres religions), cela se complique un peu… D’une région à l’autre, d’une paroisse à l’autre, d’un curé à l’autre, ces actes apparaissent bien différents ! Et les renseignements qu’ils nous apportent ne sont pas forcément ceux qu’on cherche… Il est sans doute tout à fait consolant, si l’on est catholique, d’apprendre que tel ancêtre est décédé « après avoir reçu les sacrements de pénitence, d’eucharistie et d’extrême-onction », qu’il est « décédé en véritable chrétien »… mais on aimerait quand même que soit mentionné le nom de son épouse (le nom de l’époux est généralement indiqué…), que les gens ayant assisté à l’enterrement soient précisés (avec, de préférence, leur lien de famille avec le décédé), et/ou qu’on leur ait fait signer (s’ils savent le faire !) l’acte…

Le curé (trop pressé ?) se montre parfois sibyllin, ne mentionnant pas, par exemple, les parents des époux ; se contentant parfois d’indiquer qu’est décédé « un enfant de Jean Colin »… alors que dans ce village, les Jean Colin pullulent… Quel Jean Colin ? Quel enfant ? Quel âge ? Parfois, il économise le papier, écrivant si petit que l’on n’arrive pas à déchiffrer à coup sûr les noms. Les registres ont pu être abîmés, déchirés, ou avoir pris l’eau… sans parler, évidemment, de ceux qui ont été perdus !

J’ai rarement eu la chance (?) de tomber sur un registre antérieur au 17ème siècle… Mais, avant 1650, il arrive fréquemment que les difficultés de lecture/déchiffrage soient extrêmement gênantes.

Vous voyez ?

Et les « blancs »… Si le curé n’oublie jamais le nom (mais parfois le prénom !) du père de l’enfant baptisé, il oublie parfois de mentionner celui de la mère… encore heureux s’il se souvient de son prénom !

Aux problèmes de déchiffrage d’écriture s’ajoutent ceux des abréviations… Il faut parfois avoir consulté plusieurs actes avant de comprendre que franc) signifie François…

Le dimanche 21 novembre
fut b[aptisé] nicolas fils de
martin Cadou et michelle
masson ses p[ère] et m[ère]
Le p[arrain] nicolas Cattaire (?)
La m[arraine] Marie Laurent

On trouve parfois de belles écritures (pas forcément faciles à lire !) :

De belles signatures, aussi :

Des signatures qui vous font parfois rejoindre l’Histoire (avec un H majuscule) :

Cette signature (si c’en est une… car toutes les « signatures » de cet acte de mariage semblent écrites d’une même main…) a aiguisé ma curiosité : duchesse d’Angoulême… c’était là un titre réservé à la « Maison de France », non ?

Effectivement : Marie Françoise de Nargonne était alors (en 1678) veuve de Charles de Valois, Bâtard de France, comte d’Auvergne, duc d’Angoulême, etc.. Lequel Charles (dont elle avait été la seconde épouse), était le fils de Charles IX (vous savez, celui de la Saint-Barthélémy…) et de Marie Touchet…

C’est toujours impressionnant de croiser un nom « connu »…

Sur les traces… (bis)

jeudi, août 30th, 2012

Avez-vous une idée des efforts fournis par nos ancêtres pour que nous soyons là, nous, aujourd’hui ? Je veux parler ici du fort pourcentage d’enfants morts en bas âge… et même de la courte vie des femmes, suite aux couches à répétition…

J’en veux pour exemple ces Brigaudin dont j’ai déjà parlé : je ne sais si ceux que je vais citer figurent parmi mes ancêtres : j’ai pour le moment un gigantesque puzzle… dont il me manque encore des morceaux pour relier les uns aux autres !

Par exemple, Thomas, pêcheur à Soisy-sous-Etiolles :
Il se marie en 1683 (23 ans) avec Jeanne Dubosc.
En 1684 (il ne faut surtout pas perdre de temps !) naît Antoine.
En 1686, Nicolas, qui meurt à 1 mois 1/2.
En 1689, Marie Élisabeth, qui meurt à 19 mois.
En 1692, Pierre.
En 1693, Nicolas.
L’année 1694 est particulièrement dure à Thomas, qui habite maintenant Ris, de l’autre côté de la Seine : ses fils Pierre et Nicolas meurent en mars (l’un à 31 mois, l’autre à 1 an) ; sa femme au mois de juin.
Il se remarie en septembre, avec Marie Anne Legrand : il a 34 ans, elle 25. Et, apparemment, supportera beaucoup mieux les grossesses ! Pour preuve :
En 1695 naît Marie.
En 1696, Thomas.
En 1698, Jean, qui meurt à 3 jours.
En 1699, Marguerite (elle se mariera en 1723).
En 1700, Henriette, qui meurt à 3 mois.
En 1702, Jeanne (elle se mariera en 1726).
En 1704, Nicolas, qui meurt à 1 an (Thomas cessera alors d’appeler ses fils Nicolas…).
En 1706, Antoine Barthélémy, qui meurt à 3 ans.
En 1708, Hélène Claude, qui meurt à 9 mois.
En 1712, Marie Geneviève (qui se mariera en 1734… et décédera 8 ans plus tard, à 30 ans).
Auxquels il faut ajouter Marie Anne, dont je n’ai pu trouver l’acte de baptême, qui se mariera en 1718 et décèdera 5 ans plus tard.

Je n’ai pas réussi à trouver tous les actes, certains étant fort elliptiques et oubliant, par exemple, de nommer la mère… Comme les prénoms Thomas et Nicolas se retrouvent fréquemment dans la famille, cela n’aide pas la reconstitution des familles !

Mais bon, sur 16 enfants, bien peu ont (peut-être) atteint l’âge adulte !

Thomas mourra en 1728 à 68 ans (dit l’acte de sépulture : je n’ai pas retrouvé de façon certaine l’acte de baptême), et sa deuxième épouse en 1748, à 82 ans dit l’acte de sépulture, en fait à 79 ans, ce qui n’est pas si mal pour une femme de cette époque qui a eu 11 enfants !

Louis n’aura que 2 enfants de sa première épouse, mais 14 de la seconde, dont 4 arriveront (peut-être) à l’âge adulte, et 2 morts à la naissance…

Tout de même… tant d’enfants pour faire si peu d’adultes !

Sur les traces de mes ancêtres…

mercredi, août 22nd, 2012

Eh bien non ! Je n’en suis pas arrivée à l’homme du Néanderthal, ni à Adam et Ève ou à Ramsès II, dont se réclament certains de mes semblables. Même pas à Charlemagne, dont descendent, paraît-il, de nombreux généalogistes… Sans Nobles Gentilshommes ni Gentes Dames dans mon ascendance jusqu’ici, je suis limitée aux registres catholiques qui, dans les paroisses consultées, ne commencent qu’au 17ème siècle… Charlemagne est encore loin !

Mais j’ai réussi à débloquer une branche, coincée depuis le début de mes recherches… J’en avais débloqué une autre l’année dernière, par pur hasard, en faisant des recherches pour une « cousine » (en fait, nièce de la 2ème femme de mon arrière-grand-père maternel) : j’avais découvert que ce second mariage s’était déroulé à Saint-Clément (89)… où vivaient les grands-parents de l’époux, dont je n’avais pas trouvé trace jusque là…

Encore suis-je redevable au sens de conservation de ma famille maternelle : les papiers de famille ont été pieusement conservés. Reconstitutions des actes de l’état-civil de Paris, extraits de registres de 1822, et même actes de propriété de 1750 !

C’est l’extrait de 1822 qui me posait problème : mariage de mon ancêtre François Pascal Deforges le 12/4/1812 à Epinay-sous-Sénart (91) avec Arthémise Henriette Jouagny. Si j’avais pu remonter la branche de l’épouse à Epinay (jusqu’à être noyée sous les « Gilles Houdard fils de Gilles Houdard » !), j’étais restée bloquée sur l’époux : fils de défunt Philbert Sévère Desforges, arpenteur royal, et de Marie Catherine Brigodin. J’avais bien trouvé son acte de baptême à Corbeil (date indiquée dans l’acte de mariage), mais rien de plus…

Les archives étant désormais en ligne, les recherches sont plus aisées… et me voilà découvrant à Corbeil (91) en l’an XIV (1805) que Nicolas Sévère Deforges, frère de mon ancêtre, s’est marié… Il a bien les mêmes parents… mais son père est dit maître d’école !

Je trouve, grâce à cet acte, le décès de son père en l’an IV : 49 ans… arpenteur ! (on n’est plus « royal », à cette époque…)

Peut-on passer de maître d’école à arpenteur ??? Les autres actes concernant cette famille mentionnent arpenteur (royal ou non)…

Ne trouvant décidément rien de plus sur les origines Deforges-Brigodin à Corbeil, je retourne à cet acte de l’an XIV, où l’époux est dit avoir 28 ans 1/2 et être né à Plessis-Pâté (91). 1805 – 28,5… il a dû naître en 1776 ou 1777…

En fait, il s’est un peu rajeuni, car je trouve son baptême en 1773… fils de Philbert Sévère Desforges, maître d’école dans la paroisse… La monographie de Plessis-Pâté m’indique d’ailleurs qu’il y a été maître d’école de 1770 à 1774…

Et avant 1770, où diable était ce couple ???

Deuxième retour sur cet acte de l’an XIV : un témoin du mariage est Louis Barthélémi, oncle de l’époux, élagueur à Soisy-sous-Etiolles…

Qu’à cela ne tienne ! Allons voir les Tables Décennales de Soisy-sous-Etiolles… devenu Soisy/Seine (91)… (Pour les non-avertis, les tables décennales sont ces merveilleux registres, tenus tous les 10 ans, où sont indiqués les actes d’état-civil classés par catégories – naissances, mariages, décès – et par ordre alphabétique : très très pratique !) J’y trouve le décès de mon Louis en 1837… et celui d’un Brigaudin en 1833… lequel est dit né à Ris (91) !

Soisy-sous-Etiolles, c’était déjà amusant : c’est là où est née ma grand-mère maternelle… Ris, c’est encore plus curieux : mes grands-parents s’y sont connus enfants (bien que non originaires de ce village), ils s’y sont mariés, y ont fait construire, y ont élevé leurs 3 enfants qui s’y sont mariés… et j’y ai passé mon enfance et mon adolescence !

Et le problème se corse : baptême en 1769 de Philibert Sévère Deforge, fils de Philibert Sévère Deforge maître d’école à Ris et de Marie Catherine Brigaudin… Parrain : Philibert Deforge… arpenteur royal à Corbeil !!!

De quoi s’arracher les cheveux… Y a-t-il deux Philibert, l’un maître d’école et l’autre arpenteur,… ayant tous deux épousé une Marie Catherine Brigaudin ???

C’est d’ailleurs la seule année où je trouve ce Philibert à Ris… Je poursuis cependant, car des Brigaudin, il y en a des tas ! De quoi faire des petites fiches familiales pour tenter de m’y retrouver… sans pour autant pouvoir les relier entre elles : curieusement, ils semblent presque tous se marier ailleurs… me privant de leurs ascendants ! Et avant 1686, je n’en trouve même plus !

Eh bien ! Retournons donc à Soisy, puisqu’il y avait là aussi des Brigaudin…

Bingo !

Le 29/8/1768, mariage Deforge-Brigaudin !

Lui a 21 ans (mineur à l’époque), né à Ozoi le Voulgi (en fait, Ozouer-le-Voulgis, 77), et est maître d’école à Ris. Elle a 21 ans 9 mois (mineure également), née à Soisy.

J’ai leurs parents et leurs lieux de naissance ! Je n’ai plus qu’à poursuivre mes recherches dans ces 2 paroisses… en espérant que leurs ancêtres n’aient pas trop bougé…

Un autre détail amusant est qu’à ce mariage sont témoins deux maîtres d’école (dont un oncle de l’époux)… Il va falloir que je compte combien de maîtres d’école j’ai dans mes ascendants… cela commence à faire beaucoup…

Ça existe, les vocations génétiques ???

En bref… En vrac… En bref… En vrac… En bref…

dimanche, octobre 9th, 2011

Pub

Après les pubs de Microsoft Office, ce sont des pubs d’Eram que je vais brièvement évoquer. Un article du Nouvel Obs les évoque, citant quelques-uns des messages :

« Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré. »

« Comme disent ma maman et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré. »

« Comme disent mon papa, ma maman et la troisième femme de mon papa, la famille c’est sacré. »

Évidemment, on ne voit pas très bien le rapport entre les messages et la vente de chaussures… Si ce n’est que sous la photo de ladite famille apparaissent les prix des chaussures…

Je ne suis pas très sûre que ces messages génèrent une meilleure acceptation des familles qui ne correspondent pas au schéma traditionnel. Et j’avoue que le 2ème message me choque : mettre dans la bouche d’un gamin de 5-6 ans (et qui a l’air plutôt dubitatif) un tel commentaire sur le « petit copain » me semble davantage accuser la mère que la « banaliser »… Vous me direz peut-être ce que vous en pensez ?

Généalogie

Lu dans un forum de généalogie de la Nièvre, cet extrait d’un acte de mariage :

 » …Jean LOUVRIER fils de René LOUVRIER vivant manouvrier et de Marguerite DESPASTI et Edmée DELEUSME fille de deffunt Jean DELUSME manouvrier et de Edmée DUCROT, je leur ay donné la bénédiction nuptiale avec les cérémonies accoutumées en présence de François DELUSME frère de l’épouse et beau père du mary, de Marguerite DESPATIT leur mère et belle soeur, … »

Comprenons bien :

La mère de Jean Louvrier s’est remariée avec François Delusme (ou Deleusme). Elle est donc devenue la belle-sœur d’Edmée Delusme.

Jean Louvrier, en se mariant avec Edmée Delusme, devient donc beau-frère de sa mère. Et son beau-père, François, devient son beau-frère.

Quant à Edmée, sa belle-sœur devient sa belle-mère… et son frère, son beau-père…

Trop compliqué pour faire une pub, non ?

École

Allez voir, si ce n’est déjà fait, le petit film réalisé avec des playmobiles, qu’Odile nous a récemment signalé, École en danger par le collectif PEC de Besançon et du Doubs :

Effectivement, la récitante n’est pas terrible… Mais le film est assez bien fait, je trouve… Et le propos est clair…

Rentrée 2012

Conseil des ministres : Luc Chatel prévoit la suppression de 14 280 postes (donc 80 280 postes supprimés depuis 2007…). Monsieur TVB a répété que l’école comptait plus de profs et moins d’élèves qu’il y a 20 ans, que le budget de l’éducation représentait 6% du PIB, plus que la moyenne des pays de l’OCDE… C’est drôle : je n’avais pas ce souvenir du rapport de l’OCDE… On ne doit pas avoir eu la même méthode de lecture, lui et moi…

Été indien

Après avoir vu mes rosiers refleurir plus ou moins abondamment, alors que les années précédentes ils s’étaient contentés d’une seule floraison en juin, j’ai failli tomber de saisissement devant une pervenche ! Une pervenche ! Fin septembre ! Mais, lors de mon séjour dans la Meuse, j’ai pu voir un petit massif de pervenches !

Dans la Meuse toujours, j’ai été surprise par des vols d’oiseaux… qui, à coup sûr, étaient des hirondelles ! Comme je les avais vues se rassembler après le 15 août et se préparer au départ en se réunissant sur les fils télégraphiques, je suis restée ébahie… Mais ces vols du début octobre, qui ne se posaient pas sur les fils en rangs serrés, regroupaient seulement quelques dizaines d’oiseaux : des couvées tardives ?

Bon dimanche… avec pulls et parapluies !

Retour aux sources ???

mardi, juin 14th, 2011

Eh bien non, mon (long) silence n’est pas dû à une semaine de méditation consécutive à une année supplémentaire, ni à une cure de jeunesse via un Institut hautement spécialisé ou à une Croisière qui s’amuse, ni à de petites vacances hors saison…

Non, tout bêtement… je suis retombée dans la généalogie…

Je peux rester des mois sans presque toucher à la généalogie, mais si j’y remets ne serait-ce que le bout du doigt… j’y replonge entièrement !

Le site sur lequel je mets mes données m’envoie régulièrement des « alertes » sur les patronymes que je lui ai indiqués : si de nouvelles entrées correspondent, il me les signale.

Or, j’ai reçu la semaine dernière une « alerte » concernant – entre autres – les LAPLANCHE de Montereau-Faut-Yonne, branche en panne depuis quelques années, et les arbres d’autres généalogistes ayant traité ce nom m’ont donné envie de m’y replonger… d’autant que les archives sont en ligne…

Un petit détail a joué son rôle : je trouve sur presque tous les arbres consultés, comme mère d’une épouse LAPLANCHE, une certaine Catherine BOBARD… qui figure déjà dans mes données, en tant que fille d’un ancêtre.

Mais… impossible d’avoir confirmation ! Les aléas des registres… Ici, des années manquent, là les pages sont illisibles (écriture… et transparence des pages !)…

Et puis… Montereau est une « grande ville », avec plusieurs paroisses… Dans laquelle chercher ? Et les intitulés des registres sur le site d’archives sont le plus souvent une cote suivie de dates… pas de mention de la paroisse traitée…

Une heureuse surprise quand même : de « braves gens » ont créé, pour 3 paroisses, des listes alphabétiques des personnes baptisées, inhumées et mariées jusqu’à 1792 (date à laquelle les actes seront « civils »… et où des « tables décennales », qui recensent alphabétiquement naissances, mariages et décès tous les 10 ans, seront créées…) : merci pour les généalogistes !

Parmi mes découvertes, 3 qui m’ont « amusée » :

– Jean Louis LAPLANCHE se marie le 7/1/1732 avec Marie Louise ORSON… laquelle décède en 1743. Il se remarie en 1744 (malheureusement, c’est là un acte illisible !) avec Marie Anne VIVIEN. A quelle date ? le 7/1/1744… Si ce n’est pas là de la fidélité !!!

– Son père, lui, a varié les dates de ses mariages : 3 en tout, ayant enterré 2 de ses épouses. La 3ème, épousée en 1741, lui survivra : il décède en 1754… à l’âge « d’environ 80 ans et demi »… (j’aime bien ces « environ 80 ans et demi »…).

– Jean GUILLIN est baptisé le 24/4/1712… et le curé précise qu’il est né du 28 ! Abus de vin de messe ???

Ce n’est pas toujours très facile de s’y retrouver : un certain Jean Claude VIVIEN, selon les actes, se prénomme Jean, Claude ou Jean Claude… Reconstituer les familles n’est pas simple, d’autant que les écritures des noms propres varient (et je ne parle pas de la « calligraphie », parfois difficilement déchiffrable !) : ainsi, j’ai parfois trouvé « Marie Anne VIVIENNE », le patronyme étant mis au féminin…

Mais… excusez-moi : il faut que j’y retourne !!!

En bref… et en vrac…

samedi, août 14th, 2010

Retour de « vacances » (j’ai un peu l’impression d’être en « vacances » depuis 1 an, mais bon…) : mes lecteurs aussi sont en vacances : 850 visites depuis un mois… Il va falloir travailler dur pour remonter la pente !

* * *

Visites dans le Midi à des amies de longue date : ce qui est amusant, c’est que je les ai toutes les 3 connues dans le Nord ! L’une comme élève, une autre comme collègue dans le même collège, la 3ème comme collègue dans un autre collège…

* * *

Rencontré chez une amie un nouvel agrégé (de physique) qui ne connaîtra son affectation qu’à la fin du mois… quelques jours avant la rentrée ! Décidément, on fait tout pour les « mettre en condition », ces petits nouveaux ! La fille d’une de mes amies est aussi nouvelle agrégée (en sciences)… et dans la même incertitude…

* * *

Visite aux Archives Nationales d’Outre-Mer, à Aix : là aussi, quelques incertitudes et inquiétudes : 9 départs en retraite… non remplacés, évidemment ! Économies, économies…

* * *

Pour terminer sur une note plus optimiste : si vous voyagez dans le coin, je vous recommande vivement les chambres d’hôtes de la Commanderie des Taillades, à Cazan. Le décor est superbe (plus d’un kilomètre dans les bois depuis la route jusqu’au gîte), les chambres confortables et agréables, l’accueil très sympathique…

Bonne suite de vacances !

Généalogie : une affaire juteuse… (suite de suite)

vendredi, juillet 16th, 2010

Un message émanant d’un forum de généalogie m’envoie vers d’intéressantes questions posées par Pascale Verdier, directrice des Archives départementales du Bas-Rhin.

Je vous les livre telles quelles. Vous trouverez sur Francegenweb d’autres articles sur la question, si elle vous intéresse.

Sur le fond, je comprends par ailleurs votre inquiétude, qui me semble très légitime et que je ne suis pas très loin de partager. Nous sommes à un tournant, et nous ne savons pas du tout ce que sera l’avenir.
Ce que je voudrais dire encore, c’est que la numérisation, indépendamment des sommes investies par les départements, a nécessité également beaucoup de travail, de matière grise (même si les internautes ne s’en rendent pas compte – il suffit de lire les forums, tout ceci est un dû, doit être gratuit, c’est leur travail etc.) : l’apparente simplicité du résultat est permise par des heures et des heures de travail, de contrôle, d’application… tout cela réalisé par les Archives départementales et leur personnel, au service du public.

Ceci pour indiquer qu’il y a également un investissement « affectif » important (je me mets dans le lot !) dans ces projets ; par voie de conséquence, une partie de la communauté archivistique vit relativement mal que tout ce travail, réalisé dans le cadre du service public et de l’intérêt commun, puisse être remis (quelles qu’en soient par ailleurs les conditions financières) au secteur privé à fins de bénéfices commerciaux – surtout quand celui-ci fait preuve d’une certaine brutalité dans son approche – à peine la mise en ligne réalisée.

Que veulent faire ces entreprises ? Des bases de données géantes (je vous renvoie par ailleurs aux communiqués de l’association des archivistes français), dans lesquelles, après avoir tapé un nom, on trouvera des actes.
– Pourquoi veulent-elles le faire ? Parce que cela répond à une demande sociétale : les usagers du service public, qui sont très en colère quand on leur demande de payer, quelle que soit la somme, pour les sites des AD, seront prêts, lorsqu’ils se tourneront vers des entreprises privées, à payer pour accéder via un nom, à une image. Ca ne choquera personne, alors même que les entreprises privées auront acquis le travail du service public… personnellement j’y vois un paradoxe. Le travail du public a donc moins de valeur que celui du privé…
– Pourquoi, alors les archivistes ne se sont-ils pas lancés dans l’aventure de l’indexation nominative ? pour des raisons de respect des libertés individuelles (respect de la loi Informatique et libertés), et surtout, parce qu’ils sont des établissements scientifiques : ils ne sont pas à même de garantir la fiabilité de l’indexation. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais indexer des actes du XVIe siècle nécessite des connaissances paléographiques avérées. Et sans même aller jusque-là, indexer des actes en allemand gothique présente des difficultés !
Personnellement, je veille à la qualité du travail scientifique rendu aux usagers par le biais des Archives départementales.
– Les entreprises privées ne sont pas dans cette optique : les erreurs d’indexation ne seront pas graves pour elles. L’usager, pardon il est devenu le client, s’il ne trouve pas, reviendra une autre fois (donc prolongera son abonnement), et, au pire, imprimera un acte qui ne le concerne pas…
Il n’y aura plus le plaisir de chercher dans les fonds, et de trouver, ou pas, son ancêtre. Quand vous taperez votre nom, Contrelesbandits (!), vous trouverez peut-être un acte vous concernant, mais ce pourra être aussi votre père, votre frère, etc.

J’ai le sentiment que notre travail a été ressenti comme un dû (ce qu’il n’est pas) et que les usagers se rendent compte un peu tard que ce travail a une grande valeur marchande. C’est le sens des avis de la CADA : les archives sont des biens absolument comme les autres, comme des boîtes de conserve par exemple. Cela fut un choc pour les archivistes, qui se voyaient plutôt comme des acteurs culturels. Je persiste à penser, mais c’est une opinion personnelle, qu’ils avaient raison de se voir comme tels. La seule chance est qu’un juge définisse le périmètre de l’exception culturelle prévue par la loi.

De nombreuses questions ont été posées au gouvernement par des députés à ce sujet.

Affaire à suivre…

Généalogie : une affaire juteuse… (suite)

lundi, juillet 12th, 2010

J’ai parlé récemment de la tentative d’une société commerciale pour mettre la main sur – entre autres – les actes d’état-civil et religieux détenus par les archives départementales. Je viens d’apprendre que ladite société a racheté Archimaine, spécialisée dans la numérisation d’archives :

La société NotreFamille.com vient de finaliser le rachat de 100% du capital d’Archimaine, bien connue des généalogistes pour s’être vue confier par 20 départements le soin de numériser et mettre en ligne leur état civil ancien. Archimaine, fondée en 1994 à… Laval en Mayenne est un opérateur majeur de la numérisation, l’archivage électronique, l’hébergement, et le développement de logiciels de consultation d’archives sur Internet. La société emploie 20 personnes et dispose d’une capacité de numérisation de plus 1,6 million de documents anciens par mois. Elle héberge pour le compte de collectivités plus de 140 millions d’images (plus de 100 To de données). Archimaine devient une filiale de NotreFamille.com, placée sous la direction de son ancien gérant, Jacques de Baglion. Ce rapprochement avec Archimaine arrive à point nommé, au moment où NotreFamille.com lance un ambitieux mais très critiqué projet de numérisation, notamment dans le cadre du Grand Emprunt.

Ladite société s’est évidemment placée en première ligne pour bénéficier du Grand Emprunt voir à ce sujet l’article bien documenté de papiers.poussieres.

Depuis l’année dernière, une pétition circule contre le danger de privatiser l’accès aux archives et contre les licences payantes .

Plus récemment, le Conseil Général du Bas-Rhin a répondu aux prétentions de la société qui le menace – lui comme les autres Conseils Généraux – de le contraindre à remettre ses archives numérisées :

La directive européenne du 17 novembre 2003 encourage la réutilisation des informations publiques. Cette directive a été transposée en droit français par l’ordonnance du 6 juin 2005. Cette dernière complète la loi du 17 juillet 1978 en y ajoutant un chapitre II consacré à la réutilisation des informations publiques, mais en exempte expressément, dans son article 11, les services culturels, exception dont relèvent les Archives départementales.

La réutilisation des informations publiques produites et reçues par les Archives départementales n’est donc pas régie par les règles de droit commun fixées par le chapitre II du titre Ier de la loi du 17 juillet 1978, mais, par dérogation à ce chapitre, par les règles qu’il appartient à chacun de ces services de définir, conformément aux dispositions de cet article 11 (Voir conseil CADA n° 20082643 du 31 juillet 2009).

C’est un tout autre point de vue que défendent les Archivistes de France : ils s’inquiètent de l’énorme fichier croisant de multiples données qui sera mis à disposition de tous – moyennant finances, évidemment. Si vos recherches généalogiques ou familiales vous amènent à découvrir que votre arrière-grand-père a été envoyé au bagne, vous ne tenez pas forcément à ce que cette information soit accessible à votre employeur, par exemple…

Le pro­jet affi­ché par cette société est de cons­ti­tuer la plus grande base nomi­na­tive jamais réa­li­sée sur l’ensem­ble de la popu­la­tion fran­çaise jusqu’au début du XXe siè­cle, com­por­tant plu­sieurs cen­tai­nes de mil­lions de don­nées, indexées (patro­ny­mes et autres infor­ma­tions dis­po­ni­bles) et reliées aux ima­ges cor­res­pon­dan­tes, sous des aspects qui tou­chent non seu­le­ment l’iden­tité, mais aussi le domaine médi­cal, pénal, fis­cal, judi­ciaire… Pour les seuls actes d’état civil, cette base concer­ne­rait plus d’un mil­liard d’indi­vi­dus, dont des per­son­nes évidemment encore vivan­tes. Sur la base de docu­ments cer­tes com­mu­ni­ca­bles de plein droit au regard de la loi, ce pro­jet, par sa cou­ver­ture géo­gra­phi­que natio­nale et par ses carac­té­ris­ti­ques tech­no­lo­gi­ques (indexa­tion patro­ny­mi­que sys­té­ma­ti­que, rap­pro­che­ment des don­nées, entre­croi­se­ment de fichiers), abou­tit à ficher toute la popu­la­tion fran­çaise, en exploi­tant des don­nées nomi­na­ti­ves d’un grand poids juri­di­que.

Comment faire abs­trac­tion du ris­que direct de concen­tra­tion, à visée com­mer­ciale ou sécu­ri­taire, par un ou plu­sieurs opé­ra­teurs pri­vés de mil­liards de don­nées publi­ques nomi­na­ti­ves, croi­sées, inter­connec­tées et indexées ? Comment garan­tir le res­pect des prin­ci­pes de pro­tec­tion de l’indi­vidu atta­chés au droit fran­çais, si tel opé­ra­teur choi­sis­sait ou se voyait contraint, du fait de son rachat par une société étrangère par exem­ple, de céder à un tiers les vues numé­ri­ques acqui­ses et toute la base de don­nées asso­ciée ? Comment pré­mu­nir, enfin, ces don­nées publi­ques, indi­vi­duel­les et sen­si­bles de la cons­ti­tu­tion de pro­fils d’inter­nau­tes par des opé­ra­teurs pri­vés, qui pro­fi­te­raient d’acti­vi­tés généa­lo­gi­ques, d’achats en ligne ou de par­ti­ci­pa­tions aux forums qu’ils pro­po­sent sur leurs sites, à des fins de mar­ke­ting, de com­merce électronique ciblé ou de pro­fi­lage sécu­ri­taire ?

Je ne doute pas que ce projet trouve écho auprès de responsables (irresponsables ?) acharnés à défendre la SSécurité de notre pauvre territoire… Pensez donc : tout le travail sera fait par une société privée ! Il n’y aura plus qu’à négocier avec cette société pour acquérir tout ou partie de ses dossiers et bases de données…